
INDISCRETION. Après les errements de Malanda Samba qui a tenté de s’accaparer du Figa pour en faire un patrimoine personnel, on a cru que les politiques accorderaient leurs violons pour rehausser le niveau de l’éducation et pour améliorer l’offre de santé détruits par Rosaire Ibara, Bruno Jean Richard Itoua, Anatole Collinet Makosso (ACM), Gilbert Ondongo et autres, grosse erreur ! Les récentes décisions de la ministre Delphine Édith Emmanuel Adouki soutenues par le président Sassou Nguesso contre la forfaiture de Makani et Cie qui s’appuient sur les réseaux de ACM et Jean Jacques Bouya sont au centre des tensions.
Aux origines de la dégradation du système éducatif
À la suite des évènements de 1997, l’université Marien Ngouabi (UMNG) fonctionnait avec des moyens limités. Malgré un budget modeste, le recteur Charles Gombé Mbalawa, le vice-recteur Laurent Tchissambou, le secrétaire général Jean Marie Soungoua sous le magistère du ministre François Lumwamu, avaient engagé des efforts de réhabilitation des infrastructures détruites et tenté de maintenir la qualité de la formation universitaire. Mais la cadence imprimée par cette équipe post-conflit n’avait pas été suivie par les cadres nommés plus tard, et ce, en dépit de l’augmentation des budgets alloués. Ces cadres se sont progressivement illustrés par des dérives dans la gouvernance des universités tant publiques que privées : recrutements abusifs et sélectifs (des demoiselles et autres devenues amantes et maîtresses), droit de cuissage, détournements de fonds, délivrance des faux diplômes, spoliation des immobilisations corporelles de l’université et du CHUB (terrains et bâtiments), le cas du terrain situé à côté du Service d’hygiène où plusieurs personnes dont, le ministre Pierre Nzila, avait fait construire sa villa… Le ministre Henri Ossebi, son remplaçant, s’était solidarisé de cette spoliation. Il n’en avait dit mot.
Fermeture et ouverture controversées
En 2013, face à la multiplication de cas de fraudes académiques et de falsification de diplômes sous les yeux du ministre Ange Abena, Georges Moyen prend la mesure forte de suspendre la formation des masters pour l’ensemble des établissements privés d’enseignement supérieur. Propulsé ministre sous les auspices reconnaissantes de JDO ( dont-il avait sauvé l’enfant et l’épouse au CHUB), il suscite l’ire et l’opprobre d’un club ethno-politique de Bayardel.
En 2018, Bruno Jean Richard Itoua (Lucifer), au mépris des avis contraires, procède à la réouverture en accordant anarchiquement des agréments pour les licences et les masters. Dans le même sillage, Jean-Rosaire Ibara (Juda) commence l’oeuvre de crucification de l’UMNG : recrutements d’enseignants sans qualification entre 2018-2021 dont plusieurs sont détenteurs de Master pourtant interdits car produits entre 2012 et 2018; régularisation de ces faux diplômés devenus opportunément CETP (Chargés d’Encadrement Technique et Professionnels). Lesdites régularisations ont été faites via de pseudo thèses de doctorat passées après une année académique au lieu de trois ou quatre ans, le cas à la fac des sciences sous Mathias Adrien Ndinga : c’est le règne des rabaisseurs de formation avec des étudiants qui viennent baver en Occident. Pareil dans les établissements privés, sans fondement ni corps professoral permanent sérieux.
ESGA et ENAM sous les feux des projecteurs
Lundi 4 mai 2026, l’ESGAE de Makany a récidivé en s’engageant dans la soutenance de thèse alors que son établissement est dépourvu d’une école doctorale. Malgré l’absence du décret et l’interdiction du ministre Adouki par lettre n°00342/MERSIT/CAB/DGESUP du16/05/22, Makani perdure dans ses thèses, autorisé par Lucifer via Macaire Batchi. Des doctorats refusés au Cameroun par le ministre Jacques Fame Ndongo, mais soutenus au Congo par ces compatriotes. La situation s’est empirée à l’ENAM avec l’arrivée du Pr Yvon Ndongo Ibara : le concours d’entrée 2026 a été glauque et pourri dans tous les départements de formation dont celui de la Magistrature. Les recalés du Bénin ont été recasés portant la formation d’un numérus clausus de 75 à plus de 250 (c.f rapport d’enquête de la CID ). D’ailleurs, le profs Parisse Akouango et Cie ont été entendus à la CID. A son temps, Pacifique Issoibeka avait suspendu les formations d’Inspecteur des impôts, des douanes et du trésor. En 2009, sans maîtriser les contours, Gilbert Ondongo (Belzébuth), les réouvre, résultats : vols, concussion, tromperies et autres comportements s’accélèrent dans les administrations financières. Complexé et obséder de paraître, les congolais sont à la quête des distinctions honorifique. Rien que pour l’année 2025, 120 doctorats honoris causa ont été délivrés : Silvère Dongou, docteur honoris causa contre espèces sonnantes, Céphas Germain Ewangui, Luc Missidimbazi, Flavie Lombo, Innocent Péa, Yves Moundélé Ngolo…Ces doctorats ne sont reconnus, ni par les universités membres du CAMES ni dans le monde et n’ouvrent à aucun droit à former, moins encore à enseigner. Au Nigeria, leur mention est strictement interdite.
Pourquoi cette profusion de diplômes ?
La reconnaissance par l’État ouvre au recrutement à la fonction publique et dans le secteur privé. Même l’UMNG a des Masters ESGAE qui travaillent et enseignent en son sein depuis la forfaiture du Prof Gontran Ondzotto, président de l’UMNG (2021-2024). Ainsi, les ATOS deviennent enseignants avec le CETP faisant exploser le budget de l’université de 38 à 63 milliards.
Certes, la ministre Emmanuel Adouki a annulée cette fameuse thèse de doctorat en gestion et pris des décisions pour restaurer la crédibilité académique, mais des observateurs pensent comme nous l’avions esquissé dans notre livre , » le système éducatif francophone au creux de la vague : cas du Congo « , que, les problèmes d’éducation sont connus. A M. Sassou de prendre des mesures de protection et de sauvegarde de tout le système de formation universitaire public et privé. ACM, censé apporter le changement est lui-même cité dans cette confusion pour avoir validé des recrutements à l’université des enseignants de masters ( ex Parfait Iloki ) et son Université dit Internationale de Brazzaville (UIB) à…
Ghys Fortune BEMBA DOMBE