Congo : une crise de trésorerie, de légitimité étatique dans un bain de violences ( lecture en 5minutes )

Congo : une crise de trésorerie, de légitimité étatique dans un bain de violences ( lecture en 5minutes )

PARLONS-EN. L’année 2026 s’ouvre sous les auspices de la confusion du gouvernement Makosso. La conjugaison de faits récurrents, absence de liquidités totales de l’État, crispation armée et gigantesque crise sociale, risque de tout emporter. Il y a quelque temps, nous prédisions que les ministres Yoka, Bouya, Sassou, Mabiala, Mboulou et Collinet sont condamnés par le vent de l’histoire. Rien ne sera plus comme avant. Le 15 janvier 2026, nous parlions de la rencontre entre le ministère de l’intérieur et les hommes de Ntumi qui accoucherait d’une souris. Le petit Serges Oboa nous l’a confirmé par sa distraction devant les vrais problèmes économiques et financiers. Sa doctrine de Bandenbekämpfung et les tirs des mortiers qui n’ont touché aucun Ninja ce 16 janvier de 4-8h00, ont fait flop! Faire la guerre dans le Pool sans renseignements précis dans un contexte financier tendu relève d’une démarche schizophrénique. La recherche des criminels et rétablir l’autorité de l’État est une chose. Mais, terroriser la population, ridiculise les institutions et refroidit les investisseurs à s’intéresser au Congo. Un choc régional qui devient national à force d’inanités gouvernementales Le sommet extraordinaire convoqué ce 22 janvier 2026 à Brazzaville par la CEMAC constitue un signal institutionnel implacable : les mécanismes ordinaires de stabilisation macroéconomique sont jugés insuffisants face à un choc imminent de liquidités externes. La détérioration rapide des réserves de change, la hausse des remboursements extérieurs et l’absence de programmes actifs avec le FMI pour la plupart des États membres placent la sous-région dans une situation plus grave que celle de 2016.En effet, la BEAC est confrontée à l’érosion des réserves (–1 300 Md fcfa en six mois), pour une politique monétaire restrictive aux fins de défendre la parité du franc fcfa en relevant ses taux directeurs. Le taux d’intérêt des appels d’offres (TIAO) est passé ainsi de 4,50 % à 4,75 %, tandis que le taux de la facilité de prêt marginal a été porté à 6,25 %. Il s’agit des niveaux les plus élevés enregistrés par l’institution depuis au moins 2017. Ce choix, rationnel au niveau régional, transfère la contrainte sur les trésoreries publiques nationales, en particulier celles structurellement dépendantes du refinancement domestique et de la rente pétrolière, comme le Congo. Une architecture budgétaire du Congo trompeuse : excédent comptable, déficit de caisse Le PLF 2026 du Congo (projet toujours pas adopté à ce jour !) affiche un solde budgétaire global excédentaire, mais ce signal est économiquement secondaire. L’indicateur décisif est le solde primaire hors pétrole fortement négatif, révélant une incapacité structurelle à financer les dépenses courantes sans recettes extractives. Cette fragilité devient critique au premier trimestre (PT) 2026 car l’État ne fait pas face à un problème de trajectoire annuelle, mais à un mur de trésorerie immédiat : une dette intérieure en OTA/BTA estimée à 800 Md fcfa, dont 17 % exigibles dès le PT 2026 (selon nos estimations), soit environ 136 Md fcfa, conséquence directe de défauts et reports successifs en fin 2025 ; à cela s’ajoutent des engagements extérieurs auprès des bailleurs estimés à 355 Md fcfa par an, soit près de 90 Md fcfa en équivalent PT. Ainsi, plus de 220 Md fcfa de pressions financières pèsent sur les trois premiers mois de 2026, avant même toute tentative de normalisation sociale ou d’investissement public. À cette contrainte financière s’ajoute une défaillance sociale systémique : retards de salaires et de transferts sociaux de 5 à 9 mois (CHU, CFCO, UMNG, Parlement Administration de la présidence et de la primature, etc.), des cotisations sociales jamais reversées, des pensions de retraite impayées depuis plus de trois ans. Ces phénomènes traduisent une rupture de la fonction redistributive minimale de l’État. Au PT 2026, cette situation a trois effets cumulatifs : Ghys Fortuné BEMBA DOMBE

Congo entre miracle, records et mirage : MM. Sassou, Collinet et Yoka s’affranchissent des 20 ans de tutelle de Bouya, Mboulou et Cie sur les finances, la justice et la sécurité (lecture en 5 minutes)

Congo entre miracle, records et mirage : MM. Sassou, Collinet et Yoka s’affranchissent des 20 ans de tutelle de Bouya, Mboulou et Cie sur les finances, la justice et la sécurité (lecture en 5 minutes)

PARLONS-EN. La fin du quinquennat et de l’année approchent. Ce quinquennat et 2025 resteront dans les esprits comme des saisons de tous les records. Après des alertes sur l’insécurité, les violations des droits, la défaillance de la diplomatie, la gestion peu orthodoxe des finances du Congo, les difficultés continuent à s’accumuler. Ni la levée de 670 millions de dollars opérée par le ministre Christian Yoka (CY) ni même le rechamboulement de l’affaire Moshen Hojeij mené grâce aux bons offices du lobby américain qui a l’oeil sur ce chef du Hezbollah et sur les dignitaires congolais cités dans ladite affaire, moins encore le chantier de gaz lancé par M.Sassou ce 17 novembre à Pointe Noire. Rien de tout cela ne peut baisser drastiquement la courbe de la dette et la gestion publique pour rassurer les Congolais. Des records sans précédents Depuis l’existence du Congo, la mort n’a été autant banalisée et la pauvreté célébrée par les tenants du pouvoir. À 120 jours de l’échéance électorale de mars 2025, on devrait compter les victoires, les succès, énumérer les résultats obtenus au cours du quinquennat. À l’évidence, tout est mitigé, les lampes de l’espoir sont résolument éteintes. Cette fin de quinquennat a un goût très amer. Elle porte une signature eschatologique qui se décline en enlèvements, exécutions sommaires, hôpitaux devenus des mouroirs, paupérisation des fonctionnaires et des personnels de l’université, des hôpitaux et des mairies, clochardisation et mort lente des retraités, souffrances infligées aux étudiants sans bourses et des grèves . Bref, le ciel est toujours nuageux malgré le retour du Congo sur la scène juridico-financière internationale qui rebat les cartes de l’omniprésente tutelle Bouya et Cie. M. Sassou semble partiellement se dégager de la prise mortelle dans laquelle l’a entraîné le chef de l’axe Bokouélé et se remet en scène pour 2026. Si le sourire est revenu sur les lèvres des gouvernants, la joie de vivre des jours heureux n’habite pas l’esprit des Congolais. Le doute plane sur la destination que vont prendre les 670 millions . Les députés qui devraient contrôler l’action gouvernementale sont abattus. La timide participation à la dernière séance des questions orales au gouvernement où seulement 53 % ont répondu présents est la preuve du désespoir et de la désillusion qui gagnent la représentation nationale. La situation demeure opaque et préoccupante. Des interrogations Comment le Congo, économie fortement dépendante des hydrocarbures, a traversé une trajectoire financière marquée par des soubresauts de dette extérieure, des restructurations et un accès limité aux marchés obligataires internationaux a-t-elle pu accéder à un nouveau prêt peu transparent et à des intérêts exorbitants comparé à d’autres pays comme la Côte d’Ivoire qui a pu lever des sommes plus importantes à moins de 6% ? Qu’est ce qui a bien pu être hypothéqué ou gagé pour qu’on en arrive là ? Il est à craindre que nos gisements, le gaz, les minerais et terres rares aient été gagés pour sauver le système. Il est fort probable qu’en dessous, il y ait un recyclage des fonds pillés par les dignitaires ( cavalerie et corruption pour régaler les membres du clan qui portent des obligations hautement spéculatives souscrites ). Doit-on se réjouir de ces taux usuraires de 10% qui rappellent la mafia Zidane soutenu par l’Archer et Élite Capital ? Selon la Banque mondiale, son ratio dette publique/PIB atteignait encore près de 93,6 % en 2024, avec des pressions importantes sur la liquidité et le refinancement. L’un des jalons antérieurs est l’émission de juin 2007 d’un euro-bond intitulé « Congo 6 % 30/06/29 » d’un montant approximatif de USD 477,79 millions, coupon 6 %, avec une échéance le 30 juin 2029. Ce type d’émission s’inscrivait dans le cadre d’une ouverture de marché souverain en Afrique peu de temps avant la crise obligataire qui devait toucher plusieurs émetteurs africains. Toutefois, l’expérience s’est soldée par des incidents : le Congo a traversé, en 2017, un défaut technique, la dette ayant été jugée risquée et les marchés devenus frileux. Retour sur ladite émission L’émission de USD 670 millions, coupon 9,875 %, échéance novembre 2032, remboursable en cinq tranches égales entre novembre 2028 et novembre 2032 bouclée par Christian Yoka (C.Y) lors de sa visite à Paris le 31 octobre marque des ruptures stratégiques :1) retour sur les marchés internationaux ;2) un coût d’emprunt élevé (coupon ~9,875 %) reflet de la prime de risque souverain ;3) un usage ciblé des fonds : non pour de nouveaux projets d’investissement, mais pour rallonger la maturité et réduire la pression de refinancement à court terme, en internalisant une dette intérieure plus coûteuse et risquée ;4 ) un alignement avec les réformes de gouvernance, de transparence et de gestion de la dette (engagement de publication trimestrielle, dialogue avec les investisseurs) voulu comme signal aux marchés. Il sied de noter qu’il est fréquent de voir que la conjoncture économique mondiale oblige à plus de pragmatisme et moins de dogmatisme pseudo-démocratique. Avec l’appui de Citigroup Corp, l’idylle financière Congo-Chine se complique. Est-ce la fin du chantage financier et politique de Bouya ou un jeu de chaise musicale ? Stratégie de financement ou détournement des fonds au profit de la campagne présidentielle de M. Sassou ? Officiellement, le nouvel eurobond, vise quatre objectifs, mais officieusement, il vise à financer la campagne présidentielle de M. Sassou : allonger les maturités et la gestion des risques de refinancement. Dans ce cadre, l’utilisation des produits de l’émission pour refinancer la dette intérieure avec une échéance à court terme (novembre 2025 – février 2026) montre une intention manifeste de réduire le risque de rollover. En substituant une dette à courte maturité par un titre de long terme (2032), le Congo cherche à réduire la vulnérabilité aux chocs de liquidité et à alléger l’échéancier immédiat de remboursement. Cette logique est recommandée dans les rapports de la Banque mondiale et du FMI pour les pays à forte servitude aux recettes volatiles. Prélude de poursuivre lesdits objectifs et plancher sur : les derniers voyages de M. Sassou, le rebondissement de l’affaire Berebi et la

Bouya, Itoua, Mboulou et Ondongo : le quatuor maléfique de la paupérisation et l’insécurité des Congolais( lecture en 5 minutes )

Bouya, Itoua, Mboulou et Ondongo : le quatuor maléfique de la paupérisation et l’insécurité des Congolais( lecture en 5 minutes )

HAUT ET FORT. Après sa vadrouille en Chine en compagnie de quelques membres du Gouvernement, M. Sassou a regagné le Congo, les traits tirés, le sourire amer, contrarié non seulement pour avoir ramené une gibecière plus ou moins vide, mais aussi à cause des tensions et des rivalités au sein de l’appareil politique, sécuritaire, et des conflits dans le clan familial pour la succession au trône. Pendant ce temps, les Congolais et l’économie du pays agonisent en scrutant en vain les cieux chinois d’où descendrait la manne. Les attentes placées sur le séjour du Chef de l’Etat congolais en Chine ont été infructueuses par ce que les pillards qui l’avaient précédés n’ont pas assez puisé dans leurs réserves pour réinjecter dans les tuyaux. En lieu et place, c’est la guerre de succession qui préoccupe les esprits et Chaque membre du clan se voit pousser les ailes et brandit sa puissance érigée sur la base des rapines. Chacun s’est servi à l’épicerie nationale, le trésor public l’a asséché allègrement pour se constituer un trésor de guerre. Si, partout ailleurs, les services de sécurité et judiciaires se distinguent par la discipline, la rigueur, par leur neutralité et leur statut apolitique, au Congo, ils sont en collusion ouverte avec les politiciens, et mettent sous le paillasson les textes et les lois de la république. Conséquences, rupture des équilibres internes des services de sécurité. Des écuries s’affrontent de plus en plus au nez et à la barbe des autorités qui affichent une incompétence notoire. Chacun des membres du clan s’est constitué une écurie qu’il entretient grâce aux moyens colossaux accumulés sur le dos du peuple. On les qualifie souvent « d’axes » en raison des logiques de regroupements claniques et lignagiers qui les caractérisent. Les grands axes Le premier est l’axe Grand Nord qui a toujours vu la suprématie politique comme une congruence de tous les groupes ethniques du Nord (Mbochi-Tékés-Bomitaba-Likouba-… ,)Idem pour les ressortissants de Boundji (Lekoundzou, Nonault, Odzali Martin de la ligne Foura ansit, Gokana malgré son cœur, croit bouiller la voie du général Mondjo, nommé CEMG par décret n°2002-341 du 18 août 2002 qui avait trahit Ntsourou,…), Ngoko (Dabira, Dambenz et…), Ewo (Ota William, Obara…), etc. Le second axe, jadis le plus fort et central, est celui de Gamboma-Ollombo-Sainte Radegonde. Il est le cœur administratif et politique réel qui a su un temps agréger autour de lui. Porté par Emmanuel Ngouélondélé, Moundélé-Ngolo, Pierre Oba, Otto Mbongo, Elenga Ngamporo… Il a souffert des rivalités internes qui ont conduit à l’élimination de nombreux d’entre eux. Cet axe est tenu actuellement par des pseudo chrétiens, pseudo francs-maçons et pseudo Kani qui ne respectent pas leurs serments, le cas de Pierre Oba, Bruno Jean Richard Itoua (BJRI), Pierre Ngolo, Ludovic Gatsé, Ngatsé Nianga Mbouala, Jean Claude Gakosso, etc. Axe révigoré par le mariage de Bongo Junior via Joujou qui vient de prendre OAGC et 60% des parts de AGC, acte qui fâche des ressortissants de Boundji et de Makoua notamment, Gokana qui observe tout depuis la France où il est planqué. L’axe Bokouélé, le plus fortuné et le plus hégémonique. Il repose sur la dette morale de l’octroi au Président Sassou du Kiébé-Kiébé après la mort de Pierre Anga en 1986 et la rupture avec le pouvoir Koyo. Porté par Jean-Jacques Bouya, Serges Oboa, passé de capitaine à lieutenant-colonel de guerre en 1999, cet axe est actuellement le plus dangereux. À la tête d’une fortune colossale qu’on estime à plus de 42000 milliards de fcfa en espèces et en biens immobilier dissimulé çà et là, leur héros JJB qui voulait remplacer le général Florent Ntsiba en 2022 comme directeur de cabinet du président, attend son heure. Ses réseaux économiques qui dominent les Douanes (Guénolé Mbongo), les Impôts (Itoua), les Finances (Yoka Christian), le Trésor (Yoka Raymond), le Plan (Ngatsé Ludovic), la Santé (Pr Bouya), le port de Pointe Noire (Bouya Eugène Rufin), le Pétrole (Ominga Raoul), s’étendent aujourd’hui partout : les universités, l’Armée, la Magistrature, les ministères, le parlement sont des espaces de placement des affidés et ceux qui sont redevables depuis 2009. Les fruits sont mûrs. L’axe Oyo-Obouya est celui de Jean Dominique Okemba, lui aussi nommé général et conseiller par décret n°97-14 du 12 décembre 1997 puis SGCNS suivant le décret n°2002-372 du 3 décembre 2002, s’appuyant sur Jean-François Ndengué, Philippe Obara, Raymond Zéphyrin Mboulou et son directeur de cabinet qu’il avait imposé à ce dernier, etc, reste puissant, il est dans tous les voyages de M. Sassou. N°2 de la GLNC, la plupart des dignitaires lui vouent soumission. En 27 ans, JDO a tissé des toiles orbitèles d’administration militaire, civile, politique et financière ou il a positionné ces pions. Kiki Sassou et Cie tentent de se débarrasser desdits toiles mais en vain. Il gère les renseignements. L’éjection de Ndengué, bien qu’il ait encore la mainmise sur la moitié des policiers, aura créé un choc qu’il n’arrive pas à supporter. Putatif parent de M. Sassou par Poroporo, sa légitimité réelle est sujette à caution et en effraie plus d’un. Il est pointé de doigt pour avoir fait sauté brutalement Bonaventure Engobo suspecté de preparer un coup d’État avec le soutien des Angolais. L’axe FROLIBABA (Alliance des Tékés) est le plus diffus, le plus caché mais aussi le plus expérimenté. Mené par le général Florent Ntsiba, il a su chaque fois que le feu se rapprochait trop près, couper les branches les plus en vue. Le lâchage du colonel Ntsourou et d’Okombi Salissa ne trompe pas. Il a seulement permis à plusieurs personnalités de Lékana, Djambala ou Ewo de comprendre que l’ambition portée par Ntsiba n’a jamais été que pour lui-même et personne d’autre. L’épée de Damoclès que M. Sassou fait peser sur lui l’incite à prendre des risques, allant jusqu’à se dévoiler. Le placement du colonel-major de la gendarmerie Juste-Florent Ngouloubi Ntsiba à l’Office central du renseignement de la Gendarmerie nationale (OCRGN) comme chef du pôle « Sûreté de l’État » (décret du 18/07/2025), celui d’Héliodore Francis Alex Ngouloubi à l’Agence de

Gouvernance économique, judiciaire, socio-sanitaire et éducatif : sursaut pour corriger une trajectoire mal engagée ?

Gouvernance économique, judiciaire, socio-sanitaire et éducatif : sursaut pour corriger une trajectoire mal engagée ?

TRIBUNE. La deuxième quinzaine du mois de janvier 2025 est marquée par l’affaire Okombi Salissa et le premier conseil des ministres . Des faits parmi tant d’autres qui interrogent sur la qualité de la gouvernance au Congo. Sur les fonds baptismaux du PCT, le 25 mars 2025, Denis Sassou Nguesso va se positionner pour l’élection présidentielle de 2026. Certes, pipé d’avance, mais il redoute le printemps noir qui a emporté Ali Bongo Ondimba qui avait pourtant toutes les cartes de la tricherie en mains. Ainsi, face à la pression continue sur les besoins essentiels de la population dont le grondement de l’insatisfaction s’amplifie, le 18 janvier 2025, lors du 1er conseil des ministres du gouvernement Makosso III, M. Sassou a tancé ses ministres. L’élection présidentielle de 2026 s’annonce grave, sans résultats dans l’électricité, l’eau, les routes, les hôpitaux, les universités, les infrastructures agricoles et énergétiques, qui sont des priorités absolues connues et reconnues par lui-même depuis 30 ans qu’il est avec nombre de ces incompétents au gouvernement. Espérer un changement maintenant est simplement de la folie ! Le Congo est passé du rouge au noir : rien ne va plus et tout va à rebours. Mobiliser les ressources financières et humaines comme unique réponse ? C’est la solution dictée par M. Sassou. On peut se demander par ailleurs si c’est possible de faire du nouveau avec du vieux ? C’est un monumental et éternel coup d’épée dans l’eau ! Un regard évasif nous emmène dans l’Électricité et l’Eau, des secteurs clés d’une nation qui sont en réalité des domaines de souveraineté patriotique de l’État. Mais par incompétence et ignorance, ils ont été privatisés. Cette privatisation appropriative de E2C et LCDE par Gilbert Ondongo et Jean jacques Bouya (JJB) explique leur affaissement. Mais tout peut être rattrapé si les dignitaires mettent leurs intérêts de côté et associent toutes les intelligences. En fait, il suffit : de revenir sur les deux statuts juridiques et de remettre ces sociétés d’États dans le giron du portefeuille public en éliminant la chaîne des fournisseurs véreux (type ENCO dirigé par Roger Kwama Matiti avec comme PCA, Jean-Marc Boukoro Nkombo, époux de la nièce de M.Sassou, Mwabé Ndinga Oba) et le groupe banque mondiale à travers IFC fournira la recapitalisation et le monitoring nécessaire. Délais pour arriver aux résultats : 7 mois ! -pour les routes, il faut se tourner encore une fois vers monsieur 21.000 milliards, JJB qui doit rapatrier les fonds cachés à Hong-Kong, Macau, etc ! Des chaussées en mix terre battue et briques rouges ou pavés seront de la partie avec la méthode HIMO. Des contrats aidés financés par la convention France-Congo appelée C2D que Christian Yoka connaît bien ferons l’affaire pour payer les cantonniers : délais de résultats : 9 mois ! Que dire des Hôpitaux et des évacuations sanitaires, des université etc. ? Dans la loi de finances 2025, le budget de la santé représente 8,29% (211 milliards de francs CFA), très loin des 15% recommandés par l’OMS ou les 18,2% pratiqués par les USA. Rappelons qu’en 2020 seulement, ce budget était de 4,4%… en étant réputé être consacré à la construction de nouveaux hôpitaux généraux ou la réhabilitation des plateaux techniques anciens en version modernes. Mais depuis 25 ans de sulfureuse politique de grands travaux rien n’a été réalisé. Bien au contraire tout est détruit. Et les morts se comptent en centaines de milliers par an. La carte sanitaire montre dans le secteur public un total de 8 Hôpitaux Généraux, 31 hôpitaux de base/districts, 320 Centres de Santé Intégrés (CSI) dont 224 à Paquet Minimum d’Activités Santards (PMAS) et 96 à Paquet Minimum d’Activités Élargies (PMAE) et 232 dispensaires. Dans le secteur privé, ce sont 54 cliniques, 71 centres médico-sociaux, 167 cabinets médicaux, 19 cabinets dentaires, 11 cabinets de kinésithérapie et 499 cabinets de soins infirmiers. À côté, les dignitaires et leurs parents sont évacués en Europe à coups de centaines de milliards de FCFA, consacrant une véritable république à deux vitesses. Les évacuations, la corruption et la mauvaise gestion sont l’apanage des dirigeants. En 2019, le coût des évacuations sanitaires à l’étranger a représenté quasiment 100% du budget de la santé de l’exercice (soit 157,48 milliards de FCFA). Les critères objectifs de ces prises en charge tous azimuts par l’État sont impossibles à connaître en l’état actuel des choses. Jean Rosaire Ibara n’inspire d’ailleurs aucune confiance pour gérer les structures sanitaires, y compris de la part des anciens prestigieux tels le Pr Assori Itoua Ngaporo ou Christophe Mbouramoué ayant créé et dirigé l’INSSA. Accusé de détournements massifs de fonds à l’université Marien Ngouabi pour monter ses deux cliniques, ce gastroentérologue réputé pour ses perforations endoscopiques stomachales dans les années 90 a laissé des cicatrices très profondes et douloureuses partout où il est passé. La vraie clé dans ce secteur est la qualité de la formation qui s’est affaissée, notamment à la FSSA, … ! En effet, la formation des médecins est tellement au rabais qu’on a aujourd’hui des équivalents de garçons de salle/infirmiers qui ont été hissés au rang de docteurs au CHU grâce à un circuit de tricherie internationalement dénoncé au niveau du concours d’agrégation de médecine du CAMES. Demandez au Pr Hervé Iloki qui y a contribué pour des raisons d’hégémonie tribale depuis 2001 si dans les REHFRAM c’est le même chaos depuis 2023 ! Pour remediez à ces chaos, Il faut entre autres : * exiger un retour au recrutement sérieux en première année et sélectionner une cohorte expresse et spéciale d’au moins 350 jeunes, bacs scientifiques exclusivement (et non littéraires ou techniques comme c’est devenu le cas) pour une formation d’urgence financée par l’état. * 10 professeurs expatriés devront venir, c’est plus simple et plus efficace. * structurer le système d’évacuation • limoger les directeurs généraux incompétents, à l’instar de celui du CHU de brazzaville, dont les résultats sont médiocres etc. Délais des résultats : 6 ans ! -Les questions dans le secteur de la pharmacie sont toutes aussi graves : on y trouve

Congo : le piège se referme sur MM. Sassou, Bouya et Cie avec le casse du siècle au GUP de la BPC et…

Congo : le piège se referme sur MM. Sassou, Bouya et Cie avec le casse du siècle au GUP de la BPC et…

TRIBUNE. A la recherche d’un bilan de fin de mandat, le président Sassou est chaque jour enfoncé par son entourage. Entre la stratégie de conservation du pouvoir, la guerre de succession à la primature, voire à la présidence de la République, la gestion orthodoxe des finances publiques, le régime de Mpila se cherche. De la conservation du pouvoir Depuis 1997, M. Sassou et son clan ont conçu des méthodes de conservation du pouvoir : le clanisme, le déni, la dictature, le vol et l’impunité. La preuve, au lieu de se préoccuper du chômage des jeunes, des hôpitaux qui ferment, des universités en faillite, des pénuries de toute genre, le PCT se précipite à lancer les précampagnes de la présidentielle de mars 2026 avec la nomination des commissaires politiques (directeurs de campagne) et parle de bonne gouvernance du Congo par des dirigeants actuels. A beau mentir qui vient de loin. L’humiliation du PCT et de son chef Sassou, causée par son gouvernement Pour la petite histoire, le 4 novembre 2021 a été réalisé un « casse » curieux à la Banque Postale du Congo (BPC) : le système informatique de la BPC a été hacké par des Camerounais en complicité des agents internes occasionnant une perte de plusieurs milliards XAF. Les enquêtes menées par la Centrale de Documentation et d’Information (CID) sous l’autorité du Sérénissime Grand Maître du Grand Orient et Loges Associées du Congo (GOLAC), le Général de Brigade de Police Philippe Obara, fraîchement nommé, n’ont donné aucune suite publique. Et pour cause ! Plusieurs grands pontes des finances publiques du Congo étaient largement impliqués dans cette affaire sombre et scabreuse. Le 10 mai 2021 lorsque le Ministre des Finances, du Budget et du Portefeuille Publique d’alors, Calixte Nganongo signe une prétendue Convention n°0320/MEF-CAB portant « Mandat de Gestion du Guichet Unique de Paiement(GUP) entre le Ministère des Finances et la Banque Postale » au mépris des accords avec le FMI et la Banque Mondiale, de la Directive de la CEMAC N°01/11 du 19 décembre 2011, en son article 67, ainsi qu’à la Loi organique congolaise n°36/2017 du 9 octobre 2017, relative aux Lois de finances, en son article 80, alinéa 2. L’ensemble de ce cadre juridique, y compris les Lois des finances votées pour les cinq dernières années ont établi le Trésor Public comme exclusif gestionnaire des fonds publics à travers un « Compte Unique du Trésor ! » (CUT). Depuis ce 27 décembre 2024 tout cela explose en une seule gigantesque déflagration… Rappelons que ce document nommé « Convention » constitue déjà un précédent juridique inconcevable : un Ministère ne peut signer un acte réglementaire « enregistré » (c’est-à-dire authentifié) par le DGIDD et valant mandat synallagmatique entre la BPC et lui-même alors que ce premier relève réglementairement lui… Où est la réciprocité ici ? Roger Rigobert Andely porte ici une responsabilité historique car il est le premier à avoir créé et eu recours à ce type de stratagème en 2004 avec Gabriel Bopounza alors Directeur général de la COFIPA Investment Bank détentrice des fonds transférés d’Alassane Ouattara. Une lettre d’instruction aurait amplement et simplement suffit sur le principe d’une réquisition par l’autorité administrative moyennant compensation. On est donc entrés depuis 2004 dans un cadre juridique inédit et jamais vu ni pratiqué ailleurs. Les dispositions qui encadrent le fonctionnement du Trésor, domaine souverain de l’État, ne peuvent être subrogées par convention de niveau réglementaire suivant le principe de la hiérarchie des normes et surtout que la souveraineté de la fonction de trésorier de l’état dont les fonds sont insaisissables. Le procureur général près la Cour suprême Théophile Mbitsi aurait dû s’auto-saisir de cette situation pour arrêter ces troubles à l’ordre des finances publiques qui relèvent de la Loi et non du règlement. Par ailleurs, la Cour suprême de Monsieur Henri Bouka en sa qualité de conseil d’État aurait dû dénoncer un dispositif qui n’a jamais été transmis pour conformité a priori, ni même au secrétariat général du gouvernement. Pire qu’une cacophonie, c’est un viol concupiscent des corps de l’état. Ministre d’avril 2016 à mai 2021, Calixte Nganongo avait préparé cet accord depuis le 18 octobre 2016 mais le savait difficile à faire avaler. Son Accident Vasculaire Cérébral a précipité dans le puits des enfers des finances publiques déjà malmenées. Profitant du vide créé, Ludovic Ngatsé alors Ministre délégué aux Finances et Budget s’est engouffré tête baissée dans la brèche pour s’approprier le pouvoir de Grand Argentier du Congo sous l’impulsion de son mentor Jean-Jacques Bouya. Il faut dire que les sectateurs de ce « Club-Clan » ont la suite dans les idées pour préparer le prochain remplacement de Sassou Nguesso le moment opportun. C’est un secret de polichinelle ! C’est donc alors qu’il est encore Gérant Unique de la Société d’audit international Ernst & Young Congo (EY), mandat obtenu grâce à un fameux « rappel de créances perdues et miraculeusement retrouvées » de huit milliards de francs opportunément payés rubis sur ongle par le ministre des finances Pacifique Issoibeka sur la pression de son Dircab Wilfrid Ossié en 2004, que Ludovic Ngatsé a pu ainsi accéder sans coup férir au rang de Partner (actionnaire unique), en évinçant au passage son réel formateur et tuteur Nicéphore Fylla de Saint Eudes, promoteur des métiers d’auditeur, commissaire aux comptes et expert-comptable au Congo entre 1988 et 2007. EY aura été la seule compagnie d’audit international crédible qui aura certifié tous les comptes d’État comme ceux de la SNPC ou d’ECAir, mais aussi la Banque Postale du Congo (cf. Arrêté n° 14093 du MEFBPP du 23 octobre 2012 signé par Gilbert Ondongo nommant EY comme commissaire aux comptes de la BPC). Placé de fait en situation de juge et partie, Ludovic Ngatsé a voulu se soustraire d’une situation qu’il a manipulée en secret, notamment en accélérant le rythme avant la nomination de Roger Rigobert Andely comme remplaçant de Calixte Nganongo. D’ailleurs, les décisions d’éviction de Calixte Médard Tabangoli, directeur général de la BPC et compagnie, étaient préparées et en attente d’exécution

Congo/Gestion des affaires : les ministres Ibombo, Matondo ainsi que les présidents Oligui et Biden, contredisent Bouya et le Général Sassou en prend jusqu’ à la lie

Congo/Gestion des affaires : les ministres Ibombo, Matondo ainsi que les présidents Oligui et Biden, contredisent Bouya et le Général Sassou en prend jusqu’ à la lie

TRIBUNE. Les sorties médiatiques de la fin d’année 2023 à l’instar de celle du ministre congolais, Léon Juste Ibombo et Cie dérident le président Denis Sassou Nguesso qui vient de recevoir une douche froide à travers la magistrale leçon de bonne gouvernance que lui offrent les présidents gabonais, Brice Oligui Nguema et américain, Joe Biden. Le premier ministre congolais Anatole Collinet Makosso(ACM), le ministre Jean Jacques Bouya et autres, sont transi de honte en écoutant comment le Gabon a opéré le changement en quatre mois à peine et le gouvernement américain a dit niet au déportement des Gazaouis au Congo et ailleurs. Comparaison n’est pas raison, mais M. Oligui force nécessairement l’admiration. Chiffres à l’appui, la population est édifiée. Depuis quelque temps, M. Sassou exhorte ses ministres au travail ardu, mais rien n’y fait. On croirait qu’il prêche dans le désert. Le gouvernement sait-il communiquer ? Suscite-t-il suffisamment l’attention des investisseurs? Leur offre-t-il des garanties? L’employabilité des jeunes n’est-il pas un vœu pieux ? Bis, repetita, on parle de nouveau de la jeunesse. Une autre année de la jeunesse est décrétée comme si les problèmes de cette jeunesse venaient à surgir alors qu’ils existent depuis la nuit des temps. Année de la femme, année de la jeunesse et bientôt, année des personnes du 3è âge dont la détresse rejoint celle d’une jeunesse abandonnée, meurtrie, désespérée anéantie par des promesses non tenues. La boucle est bouclée. La jeunesse prend de l’âge et perd sa fraîcheur en attendant des emplois hypothétiques, une assistance chimérique. La jeunesse est désabusée. On lui prend ses terres et bientôt, elle sera asphyxiée par l’arrivée des migrants Palestiniens et autres, rebuts de la politique israélienne et britannique. On ment à la jeunesse, on lui fait miroiter des lendemains meilleurs. Le langage sibyllin porté par le gouvernement à l’endroit des populations a un goût très amer. Il ne convainc plus personne. Alors on gesticule, on utilise des subterfuges. Conséquence, les ministres ne savent plus quelle potion administrer au peuple. Ils paniquent au point de faire les choses de travers. Le ministre Ibombo par exemple, ignore les textes et les cahiers de charge qui lient son département aux directions et entreprises sous-tutelle. Il a oublié que l’ARPCE est doté d’une autonomie de gestion; il ne sait pas que le cahier de charges d’Airtel oblige cette société à rester dans certaines zones mais pas dans d’autres moins peuplé surtout si elle ne fait aucun bénéfice. Si ce n’est pas de l’amnésie, comment comprendre qu’il ne sait pas qu’une entreprise est conçue pour faire des bénéfices et non des pertes. Pourquoi donc médiatiser maladroitement une réunion technique où il croyait imposer ou ridiculiser les D.G des sociétés sous – tutelle ? Une entreprise qui ne fait que 50.000 de chiffre alors qu’elle perd 450.000 fcfa chaque mois doit-elle continuer par ce que l’unique député du ministre N’silou ou la ministre Rosalie Matondo se seraient plaints? La ruse est un pêché. La raison de surveiller les élections de la à R.D.C qui devraient déboucher sur les violences avancées dans des hauts lieux ne tient pas la route. Les congolais frontaliers avec la R.D.C utilisent constamment le réseau de ce pays. En plus, l’internet n’était pas interrompu comme la dictature brazzavilloise le fait lors des compétitions électorales. Selon certaines sources qui ont gardé l’anonymat, la panique d’Ibombo procéderait de la peur d’être éjecté de son poste au cas où le remaniement est confirmé. La colère se perçoit aussi pour avoir cédé la présidence du Fond pour l’Accès et le Service Universels des Communications Electroniques (Fasuce) après des mois de résistance alors que, les textes sont clairs. Ces mensonges rejoignent ceux des MM. Sassou, Collinet et Bouya, qui rejettent les malheurs du Congo sur le FMI, sur la covid-19, sur le conflit Russo-Ukrainien. Pourtant, les effets de cette guerre sont atténués, la preuve, les prix du blé ont baissé pendant que le baril du pétrole oscille depuis bientôt deux ans entre 71 et 119 dollars. Il sied de souligner, que le Congo n’a pas vraiment été impacté par la covid-19. Au contraire, il a bénéficié de plusieurs dons et legs qui malheureusement ont été détournés. Au lieu d’arrêter les prêts et gage, le gouvernement Makosso avec la théorie du chaos, continue de s’enfoncer dans les dettes, de gager et brader le pétrole, le gaz liquéfié et autres au profit des dépenses de prestige. Les malheurs du Congo se résument en cinq mots : le tribalisme, la méchanceté, l’égoïsme, l’incompétence et le manque d’empathie et de compassion des dirigeants envers les populations. Pour sortir ce pays du gouffre, il faut commencer par « mettre l’homme qu’il faut à la place qu’il faut », réinjecter l’argent caché çà et là dans les canaux officiels, procéder au remaniement ministériel en réduisant l’équipe gouvernementale à un nombre plus raisonnable de 25 ministres, réduire de 50%, leurs émoluments ainsi que ceux des parlementaires, des conseillers à la présidence de la république, à la primature et dans différents cabinets. Si, comme on l’a clamé haut, la jeunesse est portée sur les cimes de l’espoir et de l’employabilité, la priorité est d’utiliser ces bras valides dans un domaine porteur comme l’agriculture. Par conséquent, optons pour moins de véhicules de luxe pour les parlementaires au profit de l’achat des tracteurs et autres équipements agricoles. La jeunesse en a cure des dépenses de prestige. Arrêter les évacuations sanitaires qui coûtent chaque année des milliards de francs CFA à la place, renforcer les plateaux techniques, investir dans les infrastructures, dans l’éducation notamment dans, la recherche, insister sur la formation continue des différents agents, etc. Le président gabonais Olingui vient de prouver qu’on a pas besoin du Fond monétaire international (FMI) ou du Rwanda ou encore des prêts pour améliorer les quotidien des citoyens, mais il suffit d’une dose de patriotisme et de volonté politique pour réaliser des prouesses. Pourquoi les gouvernants congolais sont-ils incapables d’une telle chose ? L’année de la jeunesse sera-t-elle encore un autre slogan qui s’ajouterait au déjà trop long

Incompétence et magouilles au Congo : à quand la démission des ministres Bouya, Nsilou, Mabiala, Ngonimba et du député Olou Nganongo ?

Incompétence et magouilles au Congo : à quand la démission des ministres Bouya, Nsilou, Mabiala, Ngonimba et du député Olou Nganongo ?

LIBRES PROPOS. Les affres des inondations font paraître au grand jour, l’incompétence des ministres, Nsilou, Ngonimba et Bouya sur lesquels pèsent des soupçons des détournements de fonds à l’image du député Ganongo Olou qui aurait détourné plusieurs millions de fcfa des primes de ces collègues parlementaires de la majorité présidentielle. Il ne se passe plus de jours sans que la moindre pluie inonde les villes de Brazzaville et Pointe Noire. Croyant prendre des Congolais pour des naïfs, les responsables politiques congolais à court d’idées, pointent du doigt le changement climatique alors qu’ hier, ils disaient autre chose. A beau mentir qui vient de loin Faux, la première cause des inondations se nomme, détournements de fonds injectés dans la réalisation des travaux urbains et d’assainissement des villes. La deuxième est l’incivisme qui se caractérise par l’occupation anarchique des terrains non viabilisés ou malheureusement, les décideurs corrompus et inconscients autorisent souvent les populations à s’y installer et réduisent les lits des rivières. La troisième est l’imperméabilité due aux différents déchets qui empêchent les eaux de s’infiltrer dans le sol. Et la quatrième raison relève encore une fois de l’incompétence des dirigeants. Ces incompétents n’ont pu construire le réseau de drainage des eaux, ni des caniveaux bien dimensionné pour évacuer les eaux. Ils n’ont pas repensé les villes en créant par exemple, des évacuations d’eau de pluies et usée par des égouts en tenant compte de la pluviométrie la plus importante qui est tombée au Congo depuis 40 ans. La non vulgarisation et la non application des textes existant en matière d’urbanisme peuvent être citées comme cinquième raison. Parmi les textes non vulgarisés, figurent en bonne place le code d’urbanisme et de construction de 2019, les plans directeurs d’urbanisme, les plans locaux d’urbanisme pour Brazzaville et Pointe Noire. Comme sixième raison, il y a la construction maladroite des routes au-dessus du niveau des parcelles. Par ailleurs, il y a une septième raison qui n’est autre que la concentration des villes au lieu de les étendre avec toutes les commodités. Après le Djoué par exemple, on n’arrive pas à construire des caniveaux ni un deuxième pont sur le fleuve Djoué pour soulager les populations vivant aux quartiers Madibou, Sangolo, Nganga lingolo, etc. Nsilou ne nous dira pas qu’il n’avait pas de moyens de sa politique sinon pourquoi n’a -t-il pas démissionné comme l’avait fait la ministre Gnali Gomez et autres ? De là, il n’y a qu’un pas à confirmer les propos des congolais qui pensent qu’il n’avait pas terminé ces études d’architecture en Italie. Nsilou et Bouya, devraient expliquer aux populations qu’ont-ils fait des milliards de francs CFA décaissés pour toutes les municipalités et autres. Qu’ils nous disent pourquoi certains riverains de la tsiémé n’ont pas été expropriés depuis belle lurette alors que la ressource de l’Union européenne est disponible pour dérouler le programme des travaux d’assainissement et de construction comme cela s’est effectué dans les quartiers Sud de Brazzaville. Si Nsilou, Bouya et autres doutent de leur incompétence, qu’ils nous expliquent comment Brazzaville qui est irrigué par plusieurs rivières (Madoukou, Tsiémé, Djiri, Mfilou, le Djoué) et le fleuve Congo n’a pu être doté d’un véritable plan et réseau d’évacuation d’eau pendant les années de municipalisation avec autant d’argent sortie du trésor? Pour comprendre que ces deux mousquetaires sont incompétents et dangereux, nous leurs invitons à se remémorer à leurs déclarations au Parlement et leurs fameux grands travaux qui font des dégâts dans les quartiers Boueta- Mbongo et des morts des riverains de Mfilou depuis l’ouverture de l’aéroport international de Maya-Maya et la construction des casernes de Mfilou-Barnier. Par ailleurs, on croyait que Rodrigue Ngonimba en épiant Nsilou et le réclamant auprès du président Sassou pour s’être accaparé de dizaines de maisons du programme de logement qu’il avait en charge, devrait mieux faire, grosse erreur. Depuis qu’il a le portefeuille ministériel de la construction qu’il convoitait, rien à changer. Au contraire, c’est le pire… Il sied de rappeler aux ministres Jean Baptiste Ondaye et Ludovic Gatsé que donner une prime de 5 millions de francs CFA à chaque député pour voter le budget frise la corruption. Il aurait fallu remettre 200 mille à chaque député et 4 millions 800 auprès des étudiants ou réparer les appareils au CHU. Le peuple doit se réveiller et prendre ses responsabilités devant des gouvernants et parlementaires mafieux et incompétents qui se remplissent les poches. Que dire de Mabiala qui oublie des vraies cibles pour détruire les maisons des pauvres(À Suivre) … Par Ghys Fortune BEMBA DOMBE Journaliste engagé (fondateur du groupe de médias Talassa)

Congo-Kenya/Diplomatie. Bouya au centre du renforcement de l’axe Brazzaville-Nairobi

Congo-Kenya/Diplomatie. Bouya au centre du renforcement de l’axe Brazzaville-Nairobi

TRIBUNE. Denis Sassou Nguesso, seul président de la zone Cemac à avoir pris part à l’investiture du cinquième président Kenyan William Ruto, veut-il renforcer des axes de coopération économique sud-sud avec le Kenya , première puissance économique de l’Afrique de l’Est et l’une des plus dynamiques économies du continent? Les voyages au Kenya, de Jean-Jacques Bouya,ministre de l’Aménagement, de l’Equipement du Territoire et des grands travaux, ont-ils préparé le terrain à cette coopération sectorielle envisagée dans les domaines du digital, agriculture, tourisme…? À l’observation, le Kenya présente une meilleure perspective de coopération économique que le Rwanda. C’est un pays plus attractif et ouvert que j’ai déjà visité plus d’une fois. Le dynamisme de son tourisme se vérifie à l’entrée, à Jomo Kenyatta international airport. Sa compagnie aérienne, Kenya airways, qui a quitté Brazzaville pour Kinshasa parce son accord d’installation au Congo profite plus à une agence de voyage appartenant à une puissante dame du pouvoir, est l’une des plus dynamiques compagnies aériennes du continent après Ethiopian, Air Muritius… Les universités kenyannes sont bien cotées par les agences de rating. Son industrie digitale et automobile est une référence, tandis que ses produits agricoles s’exportent vers l’Union Européenne. Des niches de coopération sectorielle que Brazzaville doit saisir à bon compte. Sur le plan sociologique, les Kouyous, au nord du Congo, seraient des peuples guerriers, descendants des Kikuyus du Kenya. Peut-être, les historiens africains pourraient nous en dire davantage au terme de leurs recherches. Si Denis Christel Sassou Nguesso paraît plus favorable à une coopération sud sud avec le Rwanda, Jean-Jacques Bouya sollicite plutôt la meilleure expertise d’Afrique de l’Est et l’une des meilleures du continent. Par A.Ndongo Journaliste économique et financier