Paris. Cérémonie de présentation du livre consacré à Mgr Hervé Itoua

Paris. Cérémonie de présentation du livre consacré à Mgr Hervé Itoua

LIVRE. Dimanche 3 mai 2026, sous un ciel printanier, une salle au cœur de Paris s’est remplie bien avant l’heure du début de l’événement. L’Église et des gens de culture, dont de nombreux fidèles, s’étaient donné rendez-vous pour une belle et rare cérémonie qui a consisté à présenter solennellement à Mgr Hervé Itoua, ancien Évêque du Diocèse de Ouesso, en République du Congo, un livre qui lui est entièrement dédié. L’ouvrage, fruit d’un long travail de mémoire et de gratitude, est signé de deux prêtres du Diocèse de Ouesso, les Pères Lys Mokoko et Chanel Motondo. La forte affluence témoignait de l’intérêt de la cérémonie. Prêtres, laïcs engagés, membres de la diaspora congolaise, amis de l’Église d’Afrique y étaient. Présence par ailleurs remarquée de Son Excellence M. l’Ambassadeur Extraordinaire et Plénipotentiaire de la République du Congo en Italie, M. Henri Okemba, venu à titre individuel. À ses côtés, M. Armand Remy Balloud Tabawe Ministre Conseiller, représentant Son Excellence M. l’Ambassadeur Extraordinaire et Plénipotentiaire de la République du Congo en France, M. Rodolphe Adada. Parmi les hommes d’Église, on reconnaissait Messeigneurs Jean Cardin et Abagna, sur les lieux pour entourer leur frère Mgr Hervé Itoua. Dans ce décor, à la fois solennel et familial, en ma qualité de modérateur, j’ai eu l’honneur d’ouvrir et de conduire la cérémonie. Ma mission a consisté à veiller à la solennité des prises de parole, maintenir le fil spirituel de la rencontre et honorer la mémoire vivante de Mgr Hervé Itoua. J’avais conscience d’accompagner un moment d’histoire pour le Diocèse de Ouesso et pour l’Église qui est en France et au Congo. L’ensemble des interventions avait une empreinte religieuse axée sur l’apostolat de Mgr Hervé Itoua. Chaque orateur a déposé sa pierre. Les Pères Lys Mokoko et Chanel Motondo ont raconté le pasteur de terrain, l’homme des pistes de la Sangha, le formateur exigeant et aimant. Ils ont salué un bâtisseur de paix, un homme de culture et de dialogue. Témoigné de sa paternité exigeante, envers les jeunes prêtres et de son zèle missionnaire en terre Sangha-Likouala. Messeigneurs Cardin et Abagna, MM. les Abbes Suijes Samba et Thierry Dorel ont évoqué, Mgr Itoua, l’évêque de prière, d’annonce et de charité. Des interventions qui respiraient l’Évangile la foi, la fidélité, le don total. Pour sa part, M. le Ministre Conseiller Armand Remy Balloud Balawe a souligné l’esprit constructif de Mgr Hervé Itoua et mis en relief son rôle de pont entre les peuples et les cultures. Saluant par ailleurs, l’ouvrage écrit pour matérialiser son apostolat et relever son parcours d’homme. En soutane et bonnet rouge, Mgr Hervé Itoua avait une allure grave qui fera date. Sa voix posée a livré un enseignement d’une densité rare. Avec des brins de conseils offerts comme un testament, il a exhorté l’assistance à ne jamais se détacher de Dieu. Restez greffés au Christ », a-t-il lancé. C’est là, a t-il ajouté notre force, notre joie, notre avenir. S’en sont suivis un silence, puis une ovation debout, respectueuse. A cet instant, l’expression Mgr Hervé Itoua  » Fondateur » a traversé la salle comme un refrain. En effet, fondateur de paroisses au fond de la forêt, fondateur de structures de formation, fondateur de vocations, Mgr Itoua a posé des fondations invisibles dans les cœurs. Le livre en témoigne. Mgr Hervé Itoua a semé. D’autres moissonnent. Si cet après-midi du 3 mai 2026 doit laisser une trace, c’est une convergence des pensées vers l’apostolat de Mgr Hervé Itoua. Les prises de parole, les présences, le livre, les applaudissements, le silence même, n’avaient qu’un seul centre de gravité, Mgr Hervé Itoua. Un homme qui a donné sa vie pour l’Évangile à Ouesso. Dans sa vie, Mgr Hervé Itoua n’a pas cherché les honneurs. Il a cherché les âmes. Et ce 3 mai 2026 à Paris, l’Église et les fidèles, réunis autour d’un livre, n’ont fait que rendre à son apostolat ce qu’il a lui-même reçu de Dieu. Comme l’a écrit Mme l’Ambassadrice Rosalie Kama Niamayoua, dans la préface du livre, l’Évêque fondateur demeure l’apôtre. Et l’apôtre continue de parler, à travers ceux qu’il a engendré à la foi. La séance de dédicace du livre par les Révérends Pères Lys Mokoko et Chanel Motondo, suivie d’un verre d’amitié offert aux participants, a clos la cérémonie après le mot de remerciement de M. Jean Pierre Benga. Au final, la cérémonie a été pour moi, et j’imagine pour d’autres participants aussi, un vrai moment de bonheur. Paris, 4 mai 2026 Ouabari Mariotti Ancien élève du Collège Catholique Chaminade des Pères Marianistes, Brazzaville République du Congo

Inès Nefer INGANI : « les violences faites aux femmes ne sauraient être tolérées en République du Congo »

Inès Nefer INGANI : « les violences faites aux femmes ne sauraient être tolérées en République du Congo »

SOCIETE. C’est ce qu’a déclaré, il y a quelques jours, Inès Nefer INGANI VOUMBO YALO, ministre de la Promotion de la femme, de l’Intégration de la femme au développement, du Pacte social et de l’Économie informelle, dans une publication sur les réseaux sociaux, en réaction à des images « particulièrement choquantes » circulant en ligne et montrant une femme victime de graves violences, présentée comme l’épouse d’un membre du Gouvernement congolais. Ci-dessous sa réaction. « Alerte sur les violences faites aux femmes Depuis plusieurs heures, des images particulièrement choquantes circulent sur les réseaux sociaux, montrant une femme victime de violences graves, présentée comme l’épouse d’un membre du Gouvernement. Si les faits relayés s’avèrent exacts, ils constitueraient une violation intolérable des droits humains, une atteinte grave à la dignité de la femme ainsi qu’une violation inacceptable de son intégrité physique. En ma qualité de Ministre en charge des Droits de la Femme, je tiens à rappeler avec force et vigueur que les violences faites aux femmes, notamment les violences conjugales, ne sauraient être tolérées en République du Congo, quels que soient le statut, la fonction ou la position sociale de l’auteur présumé. La République du Congo s’est dotée d’un cadre légal clair à travers la *Loi Mouebara*, portant lutte contre les violences faites aux femmes, laquelle protège les victimes et prévoit des sanctions à l’encontre de leurs auteurs. Encore une fois, si ces faits sont avérés, face à la gravité des images diffusées et à l’émotion légitime qu’elles suscitent au sein de l’opinion publique, j’en appelle à la responsabilité des autorités compétentes, afin que toute la lumière soit faite sur cette affaire dans le strict respect des procédures judiciaires tout en oeuvrant à la protection immédiate de la victime. J’invite une fois de plus les femmes à briser le silence face aux violences dont elles sont victimes. Je voudrais également rappeler que la lutte contre les violences faites aux femmes est une priorité dans notre société, elle exige de chacun, courage et exemplarité. – _Aucune femme ne doit vivre dans la peur._ – _Aucune femme ne doit être réduite au silence par la violence._ – _Aucune considération sociale ou politique ne peut justifier l’inacceptable._ J’exprime enfin toute ma solidarité et mon soutien à toutes les femmes victimes de violences, et réaffirme l’engagement du Gouvernement à poursuivre sans relâche le combat pour leur protection, leur dignité et leur sécurité. La Ministre Inès Nefer INGANI VOUMBO YALO« 

Le Président Diomaye face au mur : Dissoudre l’Assemblée ou laisser le régime se consumer de l’intérieur

Le Président Diomaye face au mur : Dissoudre l’Assemblée ou laisser le régime se consumer de l’intérieur

TRIBUNE. Le pouvoir actuel était arrivé avec une promesse simple : casser le vieux système, tourner la page, ouvrir une nouvelle ère. Mais à force de vouloir faire du neuf avec du vieux, le régime donne aujourd’hui l’impression d’avoir simplement repeint les murs d’une maison dont les fondations restent occupées par les mêmes réflexes, les mêmes habitudes et les mêmes survivants du système d’hier. Le président Bassirou Diomaye Faye voulait incarner la rupture. Pourtant, en maintenant une partie des mécanismes de l’ancien appareil, il a progressivement installé un climat de malaise politique au sommet de l’État. Au plan politique, peut-être que Ousmane Sonko et Diomaye ont des divergences. Peut-être même des désaccords profonds sur la méthode, les priorités ou la direction du fameux “Projet”. Mais au plan institutionnel, ils continuent officiellement de travailler ensemble. Et c’est précisément là que réside le paradoxe : un pouvoir qui affiche l’unité devant les caméras pendant que les rumeurs de fractures internes envahissent les couloirs du pouvoir, les réseaux sociaux et les états-majors politiques. Alors oui, si — je dis bien si — ces divergences existent réellement et qu’elles deviennent suffisamment profondes pour paralyser durablement le fonctionnement du sommet de l’État, alors le président n’aura bientôt plus que ses choix à faire. Pas ses hésitations. Pas ses calculs tactiques. Ses choix. Car depuis plusieurs mois, le Sénégal donne parfois le spectacle d’un exécutif absorbé davantage par ses tensions internes que par les urgences nationales. Pendant que les Sénégalais affrontent la vie chère, le chômage et les difficultés quotidiennes, le sommet de l’État semble prisonnier d’une guerre froide politique permanente. Et certains pensent encore que limoger le Premier ministre réglerait le problème ? Ce serait probablement l’erreur politique la plus risquée du quinquennat. Parce que la réalité parlementaire est brutale : l’actuelle majorité reste largement acquise à Sonko et à PASTEF. Écarter le Premier ministre reviendrait à ouvrir une crise institutionnelle majeure où chaque vote deviendrait un champ de bataille et chaque décision un bras de fer. Quant à gouverner par ordonnances pendant trois ans, cela transformerait la présidence en bunker politique assiégé, isolé et continuellement contesté. Le Sénégal n’a pas besoin d’un pouvoir qui se surveille lui-même. Le Sénégal a besoin de clarté, de stabilité et de cohérence. La seule issue crédible aujourd’hui exige du courage politique et non des calculs de survie : Dissoudre l’actuelle Assemblée nationale, Organiser des élections législatives anticipées, Redonner la parole au peuple sénégalais. Et si, à l’issue de ces élections, le président n’obtenait pas une majorité claire, stable et renouvelée, alors il devrait avoir l’élégance républicaine de mettre son propre mandat dans la balance. Oui, ce serait un séisme politique. Mais ce serait aussi un acte inédit de responsabilité démocratique dans une Afrique où beaucoup considèrent encore le pouvoir comme une propriété privée. Car au fond, l’Histoire ne retient jamais ceux qui se sont accrochés au fauteuil. Elle retient ceux qui ont accepté de risquer leur pouvoir pour préserver la crédibilité des institutions et la dignité de la République. Par Malick BA Journaliste

Roch Régis BIKOUA : Nous continuons à brasser du vent pendant que les catastrophes climatiques se multiplient

Roch Régis BIKOUA : Nous continuons à brasser du vent pendant que les catastrophes climatiques se multiplient

INTERVIEW. « Dix ans après l’Accord de Paris, les promesses ne sont toujours pas tenues », constate l’écrivain congolais Roch Régis Bikoua qui a construit une réflexion profondément nourrie par son engagement pour l’environnement et par les réalités climatiques vécues sur le continent africain. Dans La gouvernance responsable pour le climat, son nouvel ouvrage paru aux éditions libres-opinions, le Président de l’association Espoir pour l’avenir dénonce une diplomatie climatique mondiale qu’il juge prisonnière des discours, des effets d’annonce et de l’inaction. Pour l’auteur de Un regard sur l’environnement au Congo et L’excellence environnementale, une énergie à bon marché, l’heure n’est plus aux grands discours.  PAGESAFRIK.COM : « La gouvernance responsable pour le climat » est le titre de votre nouvel ouvrage. Quel constat principal vous a poussé à poursuivre cette réflexion et pourquoi estimez-vous que, dix ans après l’Accord de Paris, les résultats restent insuffisants ? Roch Régis BIKOUA : L’idée de mon troisième livre est née d’une colère froide, celle de voir l’intelligence humaine et la puissance diplomatique s’enliser dans une mise en scène permanente où l’on feint de soigner le malade tout en alimentant sa fièvre. J’ai écrit ce livre pour celles et ceux qui, comme moi, se sentent trahis par l’écart considérable entre les discours et les actes lors des grands soirs de signatures internationales sur le climat. On organise des sommets qui coutent très chers pour promouvoir juste «  les effets d’annonce » pendant le monde brule. Les populations les plus vulnérables payant le prix d’une crise qu’elles n’ont pas provoqué, ont besoin des actes palpables sur le terrain que les effets d’annonce des décideurs. Le problème est que les promesses des Etats riches ne sont toujours pas tenues et qu’ils refusent de financer d’avantage et c’est le point de blocage dans les négociations internationales. C’est ainsi où je me suis posé des questions sur la crédibilité de la parole politique. Comment sortir de la pauvreté sans polluer la planète ? Comment donner l’accès à l’énergie aux populations du sud qui ont des problèmes d’électricité ? Comment se développer ? Bref ! Dix ans après l’accord de Paris, les promesses ne sont toujours pas tenues Les Pays riches font un semblant de promouvoir les énergies renouvelables avec les publicités des voitures électriques mais aucune mesure sur les énergies fossiles qui continuent à faire d’eux les pays les plus riches. Dix après l’accord de Paris, la planète est loin d’être sauvée. On nous embrouille dans les médias des pays riches avec des trajectoires montrant une légère baisse des émissions du CO2  alors que sur le terrain Il y a un constat sur la hausse des émissions de gaz à effet de serre causant des catastrophes énormes dans les pays pauvres. Ceci étant, dix ans après l’accord de Paris, dix ans après la mise en place des objectifs de développement durables des Nations unies, rien n’a avancé dans les actes et cela met en cause le leadership climatique. C’est ainsi où j’alerte que La COP21 est un accord histotoxique trahi par l’inaction d’une part, et d’autre part il y a l’échec des ODD en matière climatique. Vous évoquez un fossé entre les discours et les actes, tout en dénonçant l’écoblanchiment et l’inaction institutionnelle. Comment ce décalage se manifeste-t-il aujourd’hui dans les politiques climatiques internationales ? Des prétentions écolo qui ne sont pas appuyées par les faits se manifestent du jour au lendemain. Ce marketing commercial originaire des pays riches, a été inventé pour plonger le monde dans un embrouillamini, est une preuve de l’irresponsabilité pour le climat. Il se manifeste en attirant les consommateurs soucieux de l’environnement en présentant des publicités, des slogans, des logos et des emballages soulignant les attributs ou les avantages environnementaux d’un produit ou service. Le non-respect des engagements climatiques est aussi une forme d’écoblanchiment malgré la multiplicité des discours écolo sans lendemain. Présenter un produit ou service comme ayant plus d’avantage environnemental qu’ils n’en ont pas, est illégal car c’est une publicité trompeuse. Dans les politiques climatiques internationales, on nous fait croire que le thermomètre mondial est placé sous haute surveillance diplomatique. Pourtant, quand on regarde les graphiques de concentration de concentration de CO2 dans l’atmosphère, on a l’impression d’observer les débris d’un naufrage. Quand l’accord de Paris devient aujourd’hui une cathédrale de papier, magnifique à contempler mais incapable de nous abriter contre les catastrophes climatiques, est une trahison historique. Car il est insupportable de voir un succès médiatique planétaire se transformer en un désert législatif national. Les grandes puissances économiques portent-elles, selon vous, une responsabilité particulière dans l’échec des engagements climatiques et l’inefficacité des mécanismes de justice climatique ? Les responsables historiques de la dégradation du climat mondial sont censées être exemplaires dans la lutte contre le réchauffement climatique surtout en ce qui concerne le respect des engagements. Triste est de constater l’écart considérable entre les discours et les actes. La diplomation mondiale pour le climat a brillamment échoué. Cependant, je m’explique : Les pays ayant ratifié l’accord de Paris, avaient pris l’engagement de le faire valider au niveau de leur parlement respectif ? Est-ce le cas aujourd’hui ? Même la France, pays organisateur de la COP21 n’a jamais pensé faire valider cet accord dans son arsenal législatif. Pourquoi ce refus tacite des dirigeants du monde d’intégrer l’accord de Paris dans la loi nationale des pays ayant ratifié ledit accord? A mon avis, les décideurs ont peur que le juge puisse annuler une décision gouvernementale au nom de la protection du climat. Voilà la raison du refus de faire entrer l’accord de Paris dans la loi ; le refus de donner le pouvoir au citoyen de trainer leur propre Etat devant les tribunaux pour « faute climatique ». Vous affirmez que l’Afrique paie le prix d’une crise qu’elle n’a pas provoquée. Quels sont aujourd’hui les impacts climatiques les plus alarmants sur le continent et que faudrait-il changer concrètement ? Les impacts climatiques les plus alarmants sont partout en Afrique : Bref, la liste des catastrophes climatiques en Afrique est tellement longue que le temps de cette interview n’y suffirait pas. Voilà pourquoi le changement ne peut que

D.A.T.A 2026 : les étudiants de l’INPT lancent un rendez-vous dédié à la data et à l’IA à Rabat

D.A.T.A 2026 : les étudiants de l’INPT lancent un rendez-vous dédié à la data et à l’IA à Rabat

Deux jours de débats, workshops et hackathon autour de l’intelligence artificielle La première édition de D.A.T.A – Data & AI Talents Assembly se tiendra les 14 et 15 mai 2026 à Rabat au Maroc, à l’initiative des étudiants de la filière Data Science de l’Institut national des postes et télécommunications (INPT) qui annoncent la participation de près d’une vingtaine de grandes écoles. Consacré aux enjeux de la donnée et de l’intelligence artificielle au Maroc, cet événement inédit « vise à devenir le rendez-vous annuel fédérateur de l’écosystème numérique marocain », soulignent les organisateurs qui souhaitent créer, à travers cette rencontre, un espace d’échange réunissant décideurs, entrepreneurs, chercheurs, experts et jeunes talents autour des grandes transformations technologiques en cours. Une initiative portée par les étudiants pour contribuer à la compétitivité du Maroc dans la révolution des données et de l’intelligence artificielle Placée sous le thème « Innover ou dépendre : Startups, souveraineté numérique & compétitivité économique à l’horizon 2030 », un choix qui s’inscrit pleinement dans les priorités actuelles de l’écosystème technologique et économique marocain, soulignent-ils. Plus de 200 participants issus des milieux académique, professionnel et entrepreneurial sont attendus à cette édition, qui mettra en lumière les défis liés à la souveraineté technologique, à l’innovation et à la compétitivité économique dans un contexte mondial marqué par l’accélération de la transformation numérique. Seront notamment du rendez-vous : des étudiants, professionnels, experts et acteurs du numérique. S’articulant autour de deux journées dédiées à la réflexion, à la pratique et à l’innovation autour de la data et de l’intelligence artificielle, le programme comprendra des conférences, des panels d’experts, des workshops pratiques ainsi qu’un hackathon. La première journée sera marquée par des panels et workshops animés par des professionnels du secteur numérique. Un panel plénier réunira, en martinée, des experts issus d’entreprises de premier plan du secteur numérique pour débattre des enjeux de l’écosystème data, IA et startups au Maroc, avant un atelier pratique prévue dans l’après-midi et consacré à l’IA agentique, permettant aux participants de découvrir et d’expérimenter des outils d’IA appliqués à des cas concrets. La deuxième journée sera entièrement consacrée à un hackathon autour d’une problématique réelle liée à la data et à l’IA dans le contexte économique marocain. Les équipes participantes devront concevoir et développer des solutions innovantes avant de présenter leurs projets devant un jury lors d’un pitch final. Les trois meilleures équipes seront récompensées à l’issue de la cérémonie de clôture. Patricia Engali A PROPOS DE L’INPT ET DE LA FILIÈRE DATA SCIENCE. L’Institut National des Postes et Télécommunications (INPT) est un établissement d’enseignement supérieur d’excellence, rattaché à l’ANRT. Fort de ses valeurs d’innovation, d’entrepreneuriat et d’ouverture, l’école forme les leaders de demain et contribue activement au développement de l’écosystème numérique marocain et africain. C’est dans cette dynamique de formation et d’innovation que s’inscrit la filière Data Engineer de l’INPT qui forme des ingénieurs spécialisés dans la gestion, l’analyse et l’exploitation des données à grande échelle. Elle combine l’ingénierie des données (architecture, stockage, pipelines, gouvernance) et l’intelligence artificielle (modélisation statistique, machine learning, aide à la décision). Les ingénieurs formés interviennent sur l’ensemble de la chaîne de valeur de la donnée, avec une double maîtrise technique et managériale qui les distingue sur le marché du travail

Sénégal. Désonkorisation en marche : Diomaye déroule… jusqu’où ?

Sénégal. Désonkorisation en marche : Diomaye déroule… jusqu’où ?

TRIBUNE. Le mot est lâché, brutal, sans vernis : désonkorisation. Et depuis quelques semaines, il ne relève plus du fantasme mais d’un mode opératoire. Décret après décret, le Président Diomaye taille, ajuste, remplace, toujours avec le même fil conducteur : les fidèles de Sonko sortent, les profils “Diomaye Président” entrent. Ce n’est plus du réglage, c’est une ligne politique. Le limogeage d’Ousseynou Ly, aussitôt remplacé par Me Tine, n’est qu’un épisode de plus dans ce feuilleton où la loyauté d’hier devient le motif d’éviction d’aujourd’hui. Une mécanique froide, assumée, presque chirurgicale : on efface les traces du projet originel pour redessiner le pouvoir à son image. Dans les salons, personne n’est dupe. Derrière cette valse des postes, une cible flotte comme une évidence : Ousmane Sonko. L’homme, le symbole, l’ombre portée. Le cœur du logiciel qu’on semble vouloir réécrire. Et voici que les rumeurs ajoutent de l’électricité à l’air déjà chargé : un décret de limogeage visant Sonko serait prêt, posé quelque part sur la table du Président. Prêt à être signé… mais retenu au dernier moment. Pourquoi ? Parce qu’au-delà du geste, il y a le rapport de force. Et il mène tout droit à l’Assemblée nationale, où Sonko pèse lourd, très lourd. Un terrain miné où chaque décision peut se transformer en bras de fer institutionnel. Voilà le hic : on ne rase pas une maison quand on ne tient pas toutes les clés. Sans majorité parlementaire totalement acquise, Diomaye avance… mais contraint. Le bulldozer reste au garage, remplacé par un scalpel politique. On écarte, on isole, on repositionne, en attendant le moment décisif. En face, Sonko ne plie pas. Il verrouille. Refus catégorique de démissionner. Posture droite, presque provocante. Et pendant que certains s’accrochent aux fauteuils, lui coupe dans les privilèges : fonds politiques supprimés, salaire abandonné, argent réinjecté dans des causes sociales. Un contre-récit puissant dans un système habitué aux accumulations discrètes. Résultat : le contraste claque. D’un côté, un pouvoir qui recompose en silence. De l’autre, un leader qui radicalise l’éthique. Deux trajectoires. Deux visions. Et entre les deux, un projet qui tangue. Alors la vraie question n’est plus de savoir s’il y a désonkorisation. Elle est déjà là. La seule inconnue, la vraie, la dérangeante : Diomaye ira-t-il jusqu’au bout de sa logique ? Signera-t-il ce décret… au risque d’ouvrir une guerre frontale avec Sonko et son bastion parlementaire ? Dans ce théâtre politique aux allures de purge douce, chacun affine déjà sa position. Car au final, les postes passent, les décrets s’effacent… Mais les lignes de fracture, elles, restent. Par Malick BA Journaliste

TRIBUNE – LA CONVERGENCE CITOYENNE

TRIBUNE – LA CONVERGENCE CITOYENNE

VIE DES PARTIS. Sous la conduite de son Secrétaire national chargé à l’organisation, le camarade Jean Phaite Makoumbou, La Convergence Citoyenne s’est résolument engagée dans une dynamique de restructuration et de redynamisation de ses instances dirigeantes. Cette démarche, qui vise à renforcer l’efficacité organisationnelle du parti et à consolider ses bases militantes, s’inscrit dans une vision claire : bâtir une formation politique structurée, cohérente et tournée vers les défis à venir. Après une première étape réussie dans la ville de Pointe-Noire, le 30 avril 2026, consacrée notamment à la mise en place du comité de pilotage, le processus s’est poursuivi à Brazzaville le 3 mai 2026. Dans la capitale, l’assemblée générale a procédé à la mise en place de la coordination fédérale ad hoc de BVZ, ainsi qu’à l’élection des responsables des sections de Mfilou et Madibou. Ces différentes étapes traduisent la volonté du parti d’assurer la continuité de ses activités, tout en préparant, avec rigueur et méthode, l’organisation des prochains congrès en vue de la mise en place des instances définitives. À Pointe-Noire comme à Brazzaville, les camarades ont également procédé à l’élection du bureau fédéral ad hoc et des responsables des sections de Ngoyo, Tié-Tié et Mongo-Mpoukou, puis Mfilou et Madibou, démontrant ainsi la capacité du parti à se structurer efficacement sur l’ensemble du territoire. Les prochaines étapes de cette dynamique concerneront les départements du Niari, de la Bouenza et du Pool. La Convergence Citoyenne salue l’engagement, la discipline et la mobilisation de l’ensemble des militants et cadres ayant pris part à ces activités. Leur détermination constitue un socle essentiel pour la consolidation et le rayonnement du parti. Aux camarades nouvellement investis de responsabilités, le parti adresse ses sincères félicitations et les exhorte à faire preuve de rigueur, de loyauté et de sens du devoir dans l’accomplissement de leurs missions. Plus que jamais, La Convergence Citoyenne réaffirme sa détermination à poursuivre cette dynamique de structuration dans l’unité, la cohésion et le travail, afin de relever avec succès les batailles politiques à venir. Fait à Brazzaville, le 4 mai 2026 Pour la Cellule de communication du parti.

Pool : entre le buffle, le chasseur et l’épine — lecture stratégique et morale des violences politiques

Pool : entre le buffle, le chasseur et l’épine — lecture stratégique et morale des violences politiques

LIBRES PROPOS. Denis Sassou Nguesso, ou l’État qu’il incarne, n’a pas un problème spécifique avec Ntumi en tant qu’individu, mais plutôt avec les populations du Pool, qu’il a souvent perçues comme étant en opposition à son autorité. Que cela soit clairement établi. Une incompréhension récurrente du débat sur le Pool Chaque fois que les violences politiques dont sont victimes les filles et fils du Pool sont dénoncées, une réponse revient de manière presque automatique dans les échanges publics : « débarrassez-vous de Ntumi ». Cette réaction, répétée au fil des années, traduit une lecture réductrice d’une situation pourtant profondément complexe. Dans une précédente publication, nous avions déjà tenté d’aborder cette question en refusant les simplifications faciles. Car réduire les tensions du Pool à un seul acteur revient souvent à masquer les dynamiques structurelles, les responsabilités multiples et surtout les conséquences humaines durables de ces violences. C’est dans cette logique que nous proposons aujourd’hui une relecture à travers une métaphore, non pas pour caricaturer, mais pour mieux éclairer les rapports de force, les logiques politiques et les responsabilités morales en présence. La métaphore du buffle, du chasseur et de l’épine Pour comprendre les violences politiques dans le Pool, nous utilisons l’image du buffle, du chasseur et de l’épine. Dans cette représentation, le buffle incarne Denis Sassou Nguesso, symbole de la puissance de l’État, de sa force institutionnelle et militaire, et de sa capacité de contrainte. Le buffle avance avec lourdeur et détermination, parfois sans percevoir les conséquences de sa course sur le terrain humain qu’il traverse. Le chasseur représente les populations du Pool. Il incarne la vie quotidienne, la survie, la mobilité contrainte, mais aussi la résilience. Le chasseur avance dans un environnement instable, marqué par les tensions, les déplacements forcés et la recherche permanente de sécurité. L’épine, enfin, représente Ntumi, perçu comme un élément de friction, une source de blessure dans le parcours du chasseur. En marchant dessus, celui-ci se blesse, saigne et souffre, ajoutant une douleur supplémentaire à un contexte déjà difficile. Lecture stratégique : comprendre les rapports de force Au-delà de la métaphore, une lecture stratégique s’impose. Dans toute configuration de conflit, il existe des niveaux de danger différents. L’épine est visible, localisée, et peut être contournée ou retirée avec des moyens adaptés, dans un environnement sécurisé. C’est souvent en fuyant la furie du buffle que le chasseur perd le contrôle de sa trajectoire et finit par marcher sur l’épine. Elle représente un problème tactique, souvent circonscrit. Le buffle, en revanche, incarne une force systémique. Il agit à grande échelle, avec un impact direct sur l’ensemble de l’espace traversé. Sa trajectoire, sa puissance et sa dynamique déterminent l’état général du terrain. Dans cette logique, réduire toute la problématique du Pool à l’épine revient à ignorer la structure du danger principal. Le chasseur peut survivre à une blessure, se soigner, s’adapter et même résoudre ce problème dans un cadre apaisé. Mais face au buffle en mouvement, sans espace de protection ni de médiation, les marges de manœuvre se réduisent considérablement. Lecture politique : la confusion des responsabilités Sur le plan politique, cette métaphore met en lumière une confusion fréquente dans les débats publics : celle qui consiste à confondre cause structurelle et facteur déclencheur. En désignant uniquement l’épine comme problème central, on occulte la question de l’environnement global dans lequel elle existe. Or, aucune épine ne peut être analysée indépendamment du terrain dans lequel elle s’inscrit, ni des forces qui l’écrasent ou la renforcent. Ainsi, limiter la lecture des violences dans le Pool à une seule figure revient souvent à déplacer le débat et à éviter les questions de gouvernance, de gestion des conflits et de responsabilité de l’État dans la protection des populations. Lecture stratégique : sortir du piège de la focalisation D’un point de vue stratégique, toute approche durable d’un conflit suppose une hiérarchisation claire des problèmes. Une erreur fréquente consiste à traiter les symptômes comme des causes principales. Dans le cas du Pool, la focalisation exclusive sur l’épine détourne l’attention des dynamiques plus larges. Or, tant que le cadre global reste instable, toute tentative de traitement localisé reste fragile et souvent temporaire. La véritable stratégie de paix ne peut donc pas reposer sur la seule élimination d’un acteur, mais sur la transformation de l’environnement qui produit les tensions et les violences. Lecture morale : responsabilité et conscience Au-delà de la stratégie, une dimension morale essentielle doit être prise en compte. La question centrale est celle de la protection de la vie humaine. Quelle que soit la lecture que l’on adopte des responsabilités individuelles ou collectives, aucune justification ne peut rendre acceptable la souffrance prolongée des populations civiles. La morale impose donc une hiérarchie claire : la protection des vies humaines doit toujours primer sur les considérations politiques, sécuritaires ou symboliques. Dans cette perspective, continuer à exposer durablement les populations du Pool à des logiques de violence, quelles qu’en soient les justifications, pose une question éthique fondamentale. Conclusion : vers une sortie par le haut Ainsi, que le buffle laisse le Pool en paix. Les filles et fils du Pool, en tant que chasseur, sauront eux-mêmes, dans un cadre apaisé, comment gérer l’épine, traiter les blessures et reconstruire leur trajectoire. Mais aucune solution durable ne peut émerger dans un environnement dominé par la peur, la contrainte et la répétition des violences. La paix véritable ne naît pas de la disparition d’un seul élément du problème, mais de la transformation de l’ensemble du cadre qui produit ces déséquilibres. Et c’est à cette condition seulement que le chasseur pourra marcher sans blessure, et que le terrain pourra enfin redevenir un espace de vie et non de survie. Serge Armand Zanzala Écrivain, chercheur, citoyen engagé, Directeur de La Société Littéraire, Initiateur du projet Kongo Ya Sika