L’IA et les infrastructures numériques accompagnent la transition de l’Afrique vers des systèmes de santé plus résilients, plus préventifs et mieux connectés

L’IA et les infrastructures numériques accompagnent la transition de l’Afrique vers des systèmes de santé plus résilients, plus préventifs et mieux connectés

GITEX FUTURE HEALTH AFRICA Morocco, dont la première édition se tient du 4 au 6 mai, mettra en lumière l’innovation pharmaceutique, le diagnostic de précision et les technologies dédiées au parcours patient Le système de santé marocain connaît aujourd’hui une transformation profonde. Il s’éloigne progressivement d’un modèle principalement réactif, centré sur la prise en charge des épisodes aigus, pour évoluer vers des dispositifs de santé davantage portés par le numérique, la prévention, le dépistage précoce et le suivi des maladies dans la durée. Cette dynamique sera au cœur de GITEX FUTURE HEALTH AFRICA Morocco, dont la première édition se tient du 4 au 6 mai à la Foire Internationale de Casablanca. Organisé sur trois jours, l’événement se tient sous le Haut Patronage de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, que Dieu L’assiste, sous l’égide du ministère de la Santé et de la Protection sociale du Royaume du Maroc, en partenariat stratégique avec la Fondation Mohammed VI des Sciences et de la Santé (FM6SS), et sous l’organisation de KAOUN International, organisateur des événements GITEX à l’échelle mondiale. Cette première édition met en avant les opportunités d’investissement dans les startups africaines de la health-tech et contribuera à faire émerger des partenariats transfrontaliers capables de répondre aux défis spécifiques du continent. Elle réunit des acteurs publics et privés mondiaux du secteur de la santé, issus de plus de 27 pays, ainsi que 200 marques exposantes, parmi lesquelles AstraZeneca du Royaume-Uni, Pfizer des États-Unis, Sanofi et Numih de France, MedLabs de Jordanie, SEDCO des Émirats arabes unis et Elekta de Suède. La dynamique d’investissement et d’accélération des startups sera portée par des jeunes entreprises primées, à l’image de LifeBank, au Nigeria, qui fournit du sang et de l’oxygène dans les zones rurales d’Afrique. Des entrepreneurs issus de Pradaan Innovation Labs, pionnier des nanotechnologies, ainsi que Baby FM, fabricant de dispositifs connectés dédiés à la santé maternelle, ambitionnent également d’étendre leurs activités sur le continent africain à partir du Maroc. Ces startups et entrepreneurs seront mis en relation avec des investisseurs internationaux représentant plus de 10 milliards de dollars d’actifs sous gestion, ainsi qu’avec des accélérateurs et institutions internationales encore jamais présents au Maroc. Parmi eux figurent Amethis, Boehringer Ingelheim, Gobi Partners, Southeast Asia Exponential Ventures (SeaX), UM6P Ventures et Villgro Africa. Plusieurs ONG prendront également part à l’événement, notamment ABCHealth, Africa Healthcare Federation et Healthtech Hub. Les innovateurs qui donnent corps à la transformation de la santé Les organisations internationales présentes lors de l’événement donneront à voir l’ampleur de la transformation en cours, depuis l’innovation pharmaceutique jusqu’au diagnostic de précision, en passant par les technologies dédiées au parcours patient. À titre d’exemple, AstraZeneca présentera des déploiements numériques déjà appliqués sur le terrain, illustrant la manière dont l’intelligence clinique, la donnée et la technologie peuvent être intégrées pour favoriser un diagnostic plus précoce et une gestion plus intelligente des maladies. Cette approche permet aux professionnels de santé d’identifier les risques plus en amont et d’orienter les patients avec davantage d’efficacité, depuis le dépistage jusqu’au traitement. Rami Scandar, Cluster President, AstraZeneca Near East and Maghreb, a déclaré : « GITEX Future Health Africa représente une formidable opportunité pour AstraZeneca d’échanger avec l’écosystème marocain de la santé et de l’innovation. En réunissant des leaders technologiques et des partenaires du secteur de la santé, cette plateforme crée un espace privilégié pour explorer la manière dont la donnée, la science et l’IA peuvent soutenir des systèmes de santé résilients et durables, tout en favorisant un accès équitable des patients aux médicaments innovants. » Il a également souligné qu’AstraZeneca travaille avec Qure.ai au déploiement d’une solution de tri par imagerie thoracique alimentée par l’IA, afin d’aider les équipes de radiologie à signaler plus rapidement les lésions pulmonaires suspectes et à réduire ainsi le délai critique entre la première image et l’examen par un spécialiste. Pour les patients atteints, ou à risque, de maladie rénale chronique, un parcours baptisé « Healthy Route » associe une évaluation simple du risque en soins primaires, des rappels numériques pour réaliser des tests de fonction rénale et des orientations structurées vers la néphrologie, avec pour objectif de ralentir la progression de la maladie grâce à une intervention plus précoce. Ces initiatives ne sont pas de simples programmes pilotes, a insisté Rami Scandar. « Elles reflètent l’élargissement de notre réseau de collaborations formelles, notamment à travers un protocole d’accord portant sur un centre d’excellence dédié aux maladies rares avec la Fondation Mohammed VI des Sciences et de la Santé, ainsi qu’un partenariat avec la Fondation Lalla Salma dans le domaine de l’oncologie. Ces collaborations montrent comment l’innovation peut être intégrée aux priorités de santé publique du Maroc afin de générer un impact mesurable pour les patients. » MedLabs, groupe de référence dans le diagnostic, participera également à l’événement, marquant ainsi sa première présence en tant qu’exposant sur le continent africain. L’entreprise mettra en avant son modèle de solutions de santé intégrées, notamment le séquençage clinique du génome entier, porté par plusieurs plateformes de séquençage de nouvelle génération (NGS). Il s’agit du premier et unique service commercial de ce type disponible en Jordanie, désormais proposé aux marchés africains. « L’accès à des diagnostics de haute qualité est une condition essentielle à l’efficacité des soins de santé. Notre participation à GITEX Future Health Africa constitue une étape importante dans l’exploration de nouvelles opportunités pour contribuer au développement des systèmes de santé à travers le continent », a souligné le Dr George Sahyoun, COO de MedLabs. De son côté, SEDCO, fournisseur de solutions intelligentes pour la santé, présentera sa plateforme « Phygital Patient Journey », conçue pour répondre à l’un des défis les plus persistants du secteur : l’expérience fragmentée et discontinue que vivent les patients, depuis le premier contact avec le système de santé jusqu’au traitement. Son système unifié permet de gérer l’ensemble du parcours patient au sein d’un environnement intelligent unique. « L’avenir de la santé repose sur la création d’expériences fluides, intelligentes et centrées sur le patient. Notre participation à GITEX Future Health Africa reflète

CINEMA. « IL EST MINUIT », le nouveau film de Paul Lebon à la conquête du public congolais

CINEMA. « IL EST MINUIT », le nouveau film de Paul Lebon à la conquête du public congolais

Dans les salles dès le 4 juillet prochain A L’AFFICHE. Le réalisateur congolais Paul Lebon annonce la sortie prochaine de son nouveau film intitulé « Il est Minuit », produit par Djon Mora Studio, en coproduction avec 242 Webtv. Le long-métrage dont la première affiche est dévoilée ce vendredi 1er mai à l’affiche dès le 4 juillet 2026. Parallèlement à sa sortie en salle, la nouvelle production portée par Jorus Mabiala, Stève Tchibinda, Germaine Ololo, Veroshka Badinga et Djo Fely Balende, partira à la conquête du public à travers une tournée nationale prévue du 4 juillet au 29 août 2026. Inédit. « Ce n’est pas une simple sortie en salle, c’est une caravane culturelle. Pour la première fois, un film congolais va à la rencontre de son public dans 8 villes, y compris celles qui n’ont plus de salles de cinéma fonctionnelles », indique-t-on dans le dossier de presse. Dans une véritable dynamique de proximité, l’équipe du film, qui conjugue thriller, action et drame social, ira à la rencontre du public à Pointe-Noire, Dolisie, Nkayi, Madingou, Kinkala, Brazzaville, Gaboma et Oyo. Précisons que c’est à Pointe-Noire que sera donné le coup d’envoi de cette caravane qui proposera une projection événementielle chaque week-end, suivie d’échanges avec l’équipe du film. Cette démarche  vise à « faire revivre la flamme du cinéma dans l’arrière-pays et prouver que le cinéma congolais peut être une industrie rentable et populaire », explique-t-on. Ancré dans les réalités sociales, le thriller social relate l’histoire du personnage ÉTRANGER élevé avec les valeurs humaines et culturelles par une mère très aimante qui a pu lui offrir les meilleures écoles grâce à ses champs, et aux légumes de son jardin. Mais après avoir réussi sa vie aujourd’hui, ETRANGER rejette le passé et la terre qui l’a nourri, allant jusqu’à considérer l’agriculture comme un domaine pour les pauvres sans éducation ni métier. Mais alors qu’il vivait paisiblement, il perd son emploi, ce qui met son foyer dans une situation financière instable. Pour s’en sortir et espérer maintenir son train de vie et assurer son rôle d’homme envers sa femme BADINGA, ETRANGER accepte de rencontrer un mystérieux « Grand Maitre » que lui présente un vieil ami, Mabiala. Mais un jour, à minuit précisément, une présence vient déranger son sommeil. « Après le succès de mon premier film « LE DESTIN » (2022), j’ai voulu explorer une narration plus intense, plus rythmée, tout en restant profondément ancré dans nos réalités du pays et d’Afrique »,  confie le réalisateur Paul Lebon. Martin Kam LES DATES DE LA TOURNEE NATIONALE : 04 – juillet: Pointe-Noire (Grande Première) 11-Juillet: Dolisie 18-Juillet: Nkayi 25-juillet: Madingou 01 – Août: Kinkala 08 – Août: Brazzaville 15 – Août: Oyo 22 – Août: Gaboma 29 – Août : Retour à Pointe-Noire Première (Soirée de clôture)

23e Forum Arts et Métiers-Entreprises : l’ingénieur marocain au cœur de la stratégie d’influence internationale du Royaume

23e Forum Arts et Métiers-Entreprises : l’ingénieur marocain au cœur de la stratégie d’influence internationale du Royaume

La 23ème édition du Forum Arts et Métiers-Entreprises aura lieu le jeudi 14 mai 2026 à la salle de Conférences d’Agropolis-Meknès, sous le Haut Patronage de sa Majesté le Roi Mohammed VI. Plateforme incontournable d’échanges entre étudiants, entreprises et experts, le Forum Arts et Métiers-Entreprises est organisé par l’École Nationale Supérieure d’Arts et Métiers Meknès (ENSAM Meknès), « dans une dynamique nationale visant à renforcer la compétitivité marocaine et à consolider son rayonnement régional et international », souligne-t-on dans un communiqué. Comme le suggère le thème de cette année, « L’ingénieur marocain: pierre angulaire du soft power national », l’édition 2026 met en lumière le rôle stratégique de l’ingénieur dans le rayonnement du Maroc à l’échelle continentale et internationale, en plus d’offrir une véritable opportunité d’insertion professionnelle pour les élèves-ingénieurs. Cet événement, très attendu par la communauté estudiantine, constituer également une occasion d’échanger directement avec les entreprises partenaires présentes aux stands. Selon le comité d’organisation, le Forum s’ouvrira par une conférence plénière réunissant des personnalités éminentes: hauts responsables ministériels, ambassadeurs, experts industriels et acteurs culturels et sportifs, qui apporteront leur éclairage sur le rôle central de l’ingénieur marocain dans le rayonnement national. Le programme prévoit, en complément, des panels thématiques qui « approfondiront le débat sur les enjeux du développement du capital humain, de la technologie au service de la performance sportive, ainsi que de l’expression du génie marocain à travers les arts et la culture », précise-t-il. La journée sera également marquée par la remise des prix Innov’AM, récompensant les meilleurs projets innovants développés par les étudiants, ajoute l’ENSAM Meknès qui s’engage, « à travers cette initiative, à former une nouvelle génération d’ingénieurs polyvalents, capables d’accompagner les projets ambitieux et les chantiers ouverts et initiés par Sa Majesté le Roi Mohammed VI ». Pour l’ENSAM Meknès, l’ingénieur marocain s’impose comme un acteur central du développement durable, de la souveraineté industrielle et du leadership national, dans un contexte où l’influence d’une nation repose sur l’innovation et la valorisation du capital humain. A travers les projets structurants, les infrastructures, l’énergie et la technologie, il contribue directement au positionnement stratégique du Royaume du Maroc, explique-t-elle affirmant que « la transformation de ce potentiel en un levier d’influence durable repose sur une synergie entre formation d’excellence, innovation, entreprises performantes ».         Patricia Engali

Congo. Une recomposition gouvernementale aux accents stratégiques sur l’empreinte de Jean Jacques Bouya

Congo. Une recomposition gouvernementale aux accents stratégiques sur l’empreinte de Jean Jacques Bouya

PARLONS-EN. L’annonce du nouveau gouvernement conduit par Anatole Collinet Makosso constitue un signal politique majeur dans la reconfiguration des équilibres internes du pouvoir en République du Congo. Au-delà de sa composition formelle, cette équipe gouvernementale révèle des dynamiques d’influence et des rapports de force qui dépassent le cadre institutionnel. L’analyse de cette nouvelle architecture gouvernementale suggère l’émergence d’un centre décisionnel structuré autour de Jean-Jacques Bouya, vice-Premier ministre et acteur clé du dispositif étatique. La distribution des portefeuilles, loin d’être neutre, semble refléter une stratégie de consolidation d’un réseau d’alliances politiques et administratives lui étant favorable. Dans cette configuration, le Vice Premier ministre apparaît davantage comme un pivot institutionnel que comme un véritable centre d’impulsion politique, laissant entrevoir une dissociation entre pouvoir formel et pouvoir réel. Une stratégie d’occupation des leviers régaliens L’un des éléments les plus significatifs réside dans le contrôle, direct ou indirect, des ministères dits régaliens (Intérieur, Finances, Affaires étrangères, Énergie). Cette mainmise stratégique permet de sécuriser les instruments essentiels de gouvernance, de régulation économique et de projection diplomatique. Une telle configuration traduit une logique classique de verrouillage institutionnel dans les systèmes politiques caractérisés par une forte personnalisation du pouvoir. La bataille de succession : un enjeu central. En toile de fond, cette recomposition s’inscrit dans la perspective de la succession du président Denis Sassou Nguesso. Dans cette compétition implicite, Jean-Jacques Bouya semble prendre une longueur d’avance en structurant un appareil politique loyaliste et opérationnel. Face à lui, Denis Christel Sassou Nguesso incarne une autre hypothèse qsuccessorale, reposant notamment sur un éventuel réaménagement constitutionnel qui pourrait redéfinir les équilibres institutionnels en sa faveur. Des réseaux d’influence étendus, y compris au sein de l’opposition Un autre aspect notable réside dans la capacité d’influence transversale attribuée à Jean-Jacques Bouya, qui dépasserait les frontières de la majorité présidentielle. Certains acteurs politiques, y compris dans l’opposition, seraient perçus comme entretenant des relations de proximité ou de dépendance stratégique avec son réseau. Cette porosité des clivages politiques témoigne d’un système où les logiques d’allégeance et de positionnement priment parfois sur les oppositions idéologiques formelles. Un jeu d’acteurs encore ouvert Si certains prétendants à la succession semblent s’être effacés, à l’instar de Jean-Dominique Okemba, d’autres acteurs majeurs demeurent en observation stratégique, prêts à intervenir en fonction de l’évolution du rapport de force. Dans ce contexte, des figures comme Pierre Oba pourraient jouer un rôle d’équilibre ou de régulation au sein de l’appareil sécuritaire et politique. Conclusion : une dynamique de transition sous tension Au total, la formation de ce gouvernement apparaît comme une étape dans un processus plus large de transition politique anticipée. Elle traduit une volonté de structuration du pouvoir en vue de l’après-Denis Sassou Nguesso, dans un contexte où les scénarios de succession semblent déjà en gestation. Toutefois, la fluidité des alliances, la multiplicité des acteurs et les incertitudes institutionnelles laissent ouverte l’issue de cette compétition stratégique. L’évolution de cette séquence politique dépendra autant des équilibres internes que des variables exogènes, régionales et internationales. George Orwell : « Le pouvoir n’est pas un moyen, il est une fin. » Fait à Tours, le 27 Avril 2026. Evrard NANGHO Le Patriote Engagé

Gabon/Passeport diplomatique d’Ali Bongo : entre mensonge d’État et dénis de droit – une honte républicaine

Gabon/Passeport diplomatique d’Ali Bongo : entre mensonge d’État et dénis de droit – une honte républicaine

HAUT ET FORT. Une information circule depuis quelques jours sur les réseaux sociaux gabonais et gagne en intensité depuis lors : Ali Bongo Ondimba aurait reçu son passeport diplomatique d’ancien chef d’État. Cette information est reprise, amplifiée, mise en scène, au point de donner l’illusion d’un fait acquis, d’une normalisation administrative, d’un geste institutionnel tardif mais salutaire. Certains allant même jusqu’à y voir un acte d’apaisement politique, une marque d’élégance républicaine. Cette présentation est doublement fausse. Elle est factuellement fausse et juridiquement trompeuse. À la suite de son propre fils, Nourredin Bongo Valentin, qui l’a publiquement démenti, je démens à mon tour fermement cette information, d’autant mieux que je suis actuellement aux côtés d’Ali Bongo Ondimba, en séance de travail en France sur le dossier du Parti Démocratique Gabonais. Je sais donc de source directe et certaine que le Président Ali Bongo Ondimba n’a pas reçu de passeport diplomatique. Le mensonge est donc triplement établi : par la réalité des faits, par le témoignage de la famille elle-même, et par son entourage proche. Mais je n’entends pas m’en tenir à ce seul démenti. Car ce qui est en jeu ici est bien plus grave qu’une simple fake news. Ce qui est en jeu, c’est l’indignité dans laquelle le régime de transition maintient délibérément le premier ancien président vivant de l’histoire du Gabon, et la manipulation cynique d’un document administratif qui aurait dû lui être remis il y a plus de trente mois. I. UN FAUX GROSSIER, UNE TRIPLE VIOLATION DU DROIT, ET LE SILENCE COMPLICE DU RÉGIME Commençons par établir ce que ce document est réellement. Ce passeport qui circule sur les réseaux sociaux est, j’en suis convaincu, un faux grossier. Un faux qui expose publiquement les données personnelles d’Ali Bongo Ondimba – sa photographie, sa date de naissance, ses éléments d’état civil – sous le sceau supposé de la République gabonaise. Or, cette diffusion constitue, en droit gabonais positif et en vigueur, une triple violation que le régime se refuse obstinément à sanctionner, alors même qu’il en détient désormais tous les instruments légaux. En premier lieu, la loi n°025/2023 du 12 juillet 2023 relative à la protection des données à caractère personnel protège explicitement les données personnelles de tout citoyen gabonais, a fortiori celles d’un ancien chef d’État. La diffusion non consentie de la photographie, de la date de naissance et des éléments d’identification d’Ali Bongo Ondimba dans un document présenté comme officiel constitue une atteinte manifeste à cette protection. Le Président de la Commission nationale de protection des données à caractère personnel devrait se saisir d’office, de cette violation flagrante. Son silence est inexplicable. En deuxième lieu, l’Ordonnance n°0011/PR/2026 du 26 février 2026 portant réglementation de l’usage des réseaux sociaux, que le Président de la République a lui-même signée il y a à peine deux mois, est d’une clarté implacable. Son article 32 interdit expressément tout contenu imitant l’identité visuelle d’une institution étatique gabonaise à des fins de désinformation. La fabrication d’un faux passeport arborant les attributs visuels d’un document officiel de la République tombe précisément sous le coup de cette interdiction. Son article 52 punit quiconque usurpe l’identité d’un tiers via un réseau social pour porter atteinte à son honneur ou à sa considération. Ses articles 7 et 8 établissent par ailleurs la fameuse responsabilité solidaire de tout utilisateur ayant participé à l’amplification d’un contenu illicite – ce qui, en application de la nouvelle loi de ce régime, inclut chacun de ceux qui ont partagé ce document falsifié. En troisième lieu, l’Ordonnance n°0013/PR/2026 du même jour portant réorganisation de la Haute Autorité de la Communication lui confie, en son article 3 nouveau, la mission expresse de prévenir, détecter et sanctionner la désinformation. Elle lui ouvre, en ses articles 38 à 42, une procédure de référé numérique déclenchable d’office, permettant d’ordonner la suspension du contenu, son déréférencement ou la publication forcée d’un correctif. Pourquoi le Président de la HAC ne s’est-il pas saisi de cette affaire ? Pourquoi le Ministère Public n’a-t-il pas, de sa propre initiative, saisi le juge des référés pour ordonner le retrait de ce faux document circulant sous le sceau supposé de la République ? Pourquoi le gouvernement, dont plusieurs membres ont contresigné ces ordonnances, laisse-t-il prospérer en silence une désinformation qui engage la crédibilité de ses propres institutions ? La réponse tient en deux hypothèses, et deux seulement. Première hypothèse : le régime est à l’origine de cette information. Il aurait alors délibérément orchestré la diffusion d’un faux sous les couleurs de la République, s’attribuant un mérite fictif pour un acte qu’il n’a pas accompli. Ce serait là une manœuvre de communication non seulement méprisable, mais pénalement caractérisée au regard des textes qu’il a lui-même édictés. Deuxième hypothèse : le régime n’en est pas l’auteur. Dans ce cas, son inaction face à une désinformation massivement relayée par les réseaux sociaux et les médias en ligne notamment le rend complice de fait. Lorsqu’un mensonge est amplifié au vu et au d’un pouvoir et que ce pouvoir se tait, la conclusion s’impose : soit le régime en est l’auteur, soit il en est le complice. Dans un État de droit digne de ce nom, ni l’une ni l’autre de ces qualifications n’est acceptable. II. LE VRAI SCANDALE : PARTIR DU GABON AVEC UN SIMPLE PASSEPORT ORDINAIRE Ce qui rend cette situation proprement scandaleuse, ce n’est pas seulement le mensonge. C’est la réalité qu’il dissimule. Lorsqu’Ali Bongo Ondimba a quitté le territoire gabonais pour raisons de santé, après sa libération, le pouvoir en place dans notre pays ne lui a remis qu’un simple passeport ordinaire. Pas même un passeport de service. Pas un passeport diplomatique. Un passeport ordinaire, identique à celui délivré à tout citoyen gabonais lambda. Qu’on mesure bien l’abjection de cette situation : un homme qui a présidé aux destinées du Gabon pendant quatorze années, qui a représenté l’État gabonais sur la scène internationale, qui a signé des traités au nom de la République, qui a reçu des chefs d’État du monde entier,

Le Pavillon Italie au SIAM 2026 met en lumière l’excellence technologique italienne au service de la filière agricole

Le Pavillon Italie au SIAM 2026 met en lumière l’excellence technologique italienne au service de la filière agricole

Dans le cadre de la 18ème édition du Salon International de l’Agriculture au Maroc, organisée à Meknès au Maroc du 20 au 28 avril 2026, ICE, Agence italienne pour le commerce extérieur, et l’Ambassade d’Italie au Royaume du Maroc, en collaboration avec FederUnacoma, la Fédération italienne des constructeurs de machines agricoles, ont organisé un Pavillon Italie au sein du Pôle international de l’exposition. Déployé sur une superficie de 150 m², le Pavillon Italie a réuni cinq entreprises italiennes de référence, venues présenter leur savoir-faire dans des domaines stratégiques pour le développement agricole et agro-industriel. Cette participation a permis de mettre en avant des expertises complémentaires couvrant la certification alimentaire, les machines de remplissage et d’emballage automatique pour l’industrie agroalimentaire, les pompes à eau de haute performance, les systèmes d’abattage et de transformation de la viande, ainsi que la production, la sélection et la distribution de plantes et d’arbres fruitiers de haute qualité, notamment les variétés de pommiers, poiriers, kiwis et fraisiers, en plus des machines agricoles. Cette présence italienne au SIAM 2026 a également illustré la volonté de renforcer les relations commerciales, industrielles et technologiques entre les entreprises italiennes et marocaines. À ce titre, ICE, organisme gouvernemental italien chargé du développement des échanges et des partenariats internationaux, a porté cette initiative aux côtés de FederUnacoma, qui regroupe sept associations sectorielles représentant l’industrie des machines agricoles, forestières et de jardinage, ainsi que les systèmes et technologies numériques appliqués aux machines et à la production agricoles. Le Pavillon Italie a accueilli plusieurs acteurs spécialisés. CCPB, organisme d’inspection et de certification pour l’agroalimentaire et les produits non alimentaires, a présenté son expertise en matière de conformité et de qualité. COGEMAT a mis en avant ses solutions de planification et de construction de systèmes d’abattage complets et de lignes de transformation de viande clé en main, notamment avec certification halal. GALDI, groupe international spécialisé dans les solutions d’emballage alimentaire de haute technologie, a exposé ses innovations destinées aux industries agroalimentaires. Dolomit Fruits Plants / Thaler Gerhard a présenté son offre dédiée aux plantes et arbres fruitiers, aux accessoires et aux machines agricoles. UDOR, fabricant de pompes à moyenne et haute pression, a également valorisé ses solutions destinées aux usages agricoles et hydrauliques. Tout au long de l’événement, les entreprises participantes ont animé des présentations et des approfondissements techniques sur le Pavillon Italie, permettant aux professionnels, partenaires et visiteurs d’échanger directement avec les exposants autour de solutions concrètes, d’innovations sectorielles et d’applications adaptées aux besoins du marché. Dans le prolongement de cette dynamique, ICE et FederUnacoma ont organisé, le 23 avril, une conférence dédiée à la presse et aux opérateurs du secteur autour de la technologie italienne pour la filière agricole. Cette rencontre a également été l’occasion de présenter la 26ème édition d’EIMA, le Salon international des machines pour l’agriculture et le jardinage, qui se tiendra à Bologne du 10 au 14 novembre 2026. À travers cette participation, le Pavillon Italie a confirmé le rôle de l’innovation, de la mécanisation et des technologies spécialisées dans l’accompagnement des mutations de l’agriculture. Il a aussi constitué un espace d’échanges privilégié entre opérateurs italiens et marocains, en ouvrant de nouvelles perspectives de coopération dans des secteurs à forte valeur ajoutée.

Elections générales 2026 en Guinée : La diaspora à la conquête du Sénat

Elections générales 2026 en Guinée : La diaspora à la conquête du Sénat

ACTUALITE. Les préparatifs des élections législatives et communales en Guinée vont bon train. Prévues du 31 mai 2026, ces consultations sont cruciales pour la refondation du pays, initiée par le Général Mamadi Doumbouya, Président de la République. Elles visent à renouveler l’Assemblée nationale de 147 membres et les 342 mairies. Concernant le futur Sénat, institué par la nouvelle Constitution, il est composé de 87 membres dont: 58 sénateurs sont élus par un collège électoral au niveau préfectoral et régional. Ils représentent les collectivités décentralisées. Quant aux 29 autres membres, ils sont directement nommés par décret du Président de la République. Ces nominations visent notamment à assurer la représentation des diverses composantes socioprofessionnelles de la nation. Dans cette optique, la chambre haute du Parlement (système bicaméral) sert d’assemblée représentative des collectivités et des forces vives du pays.Le décor étant planté, rentrons dans le vif du sujet. Ainsi pour les observateurs, ces élections générales sont perçues comme un jalon clé pour la mise en place des institutions étatiques. Dans cette perspective, parmi les Guinéens de l’intérieur et ceux de l’extérieur (la Diaspora donc), chaque candidat affûte ses armes pour faire adhérer à son programme les électeurs. Qu’il s’agisse de l’Afrique (Nord et Sud, Ouest et Est), de l’Amérique, de l’Asie ou d’autres régions de la terre, l’engouement est de taille. Justement parlant de l’Amérique, c’est un pur produit du terroir, en la personne de Bangaly Condé, affectueusement appelé « Malbanga », qui part à la conquête du Sénat. Cette nouvelle institution a été créée par la nouvelle Constitution, adoptée par référendum le 21 septembre 2025 et promulguée le 26 du même mois de la même année, instituant un régime présidentiel avec un mandat de 7 ans. L’homme en question n’est pas méconnu du public pour avoir fondé et dirigé l’Association des Stagiaires, Élèves et Étudiants Guinéens au Maroc (ASEGUIM) avant d’être Secrétaire général de la Confédération des Étudiants et Stagiaires Africains au Maroc (CESAM). À la tête de cette instance, véritable « Union africaine en miniature », regroupant 10.000 adhérents, issus de plus de trente pays, il a eu l’honneur d’être l’interlocuteur direct auprès des autorités du Royaume Chérifien. Et ce n’est pas tout. Journaliste chevronné, économiste et politologue, titulaire d’un doctorat de 3ème cycle, il a acquis, aux États-Unis et ailleurs, une solide expérience du terrain et de la gestion humaine. De son passage à la Radiotélévision Marocaine (RTM) à ses fonctions de Directeur des programmes et Consultant politique à la Radio Mandingue de New York, il a cultivé une expertise qu’il souhaite désormais mettre au service de sa patrie, la Guinée, et ses compatriotes. Un parcours de combattant Le double scrutin de mai vient clôturer le processus électoral, après l’élection du Général Mamadi Doumbouya à la présidence, le 28 décembre 2025, avec plus de 86 % des voix exprimées. D’ailleurs, 28 partis politiques sont en lice pour la liste nationale. Pour le candidat Bangaly Condé, « Malbanga », l’occasion est belle pour montrer son engagement politique, son dévouement et son amour du pays. Fondateur et Rédacteur en Chef du site « guineevision.info », Vice-président de la grande mosquée africaine Abubakr and Community Center de Queens à New York, « Malbanga » a toujours été au cœur des activités civiles, culturelles, économiques et politiques.Ce n’est pas pour rien si cet ancien Attaché de presse de l’ex-Haut Représentant de l’Union Africaine (UA) pour l’opérationnalisation de la force africaine en attente (FAA) et chargé de la planification et de la gestion stratégiques des opérations de soutien à la paix, le Général Sékouba Konaté, à Addis Abeba en Ethiopie, a beaucoup de cordes à son arc. Un atout majeur qui fait de lui un candidat sérieux sur qui il faut compter. Patricia Engali

Hommage au Général Sadio Camara et solidarité au peuple malien

Hommage au Général Sadio Camara et solidarité au peuple malien

𝐃𝐞́𝐜𝐥𝐚𝐫𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐝𝐞 𝐆𝐮𝐢𝐥𝐥𝐚𝐮𝐦𝐞 𝐊𝐢𝐠𝐛𝐚𝐟𝐨𝐫𝐢 𝐒𝐨𝐫𝐨 𝐬𝐮𝐢𝐭𝐞 𝐚𝐮𝐱 𝐚𝐭𝐭𝐚𝐪𝐮𝐞𝐬 𝐭𝐞𝐫𝐫𝐨𝐫𝐢𝐬𝐭𝐞𝐬 𝐜𝐨𝐧𝐭𝐫𝐞 𝐥𝐞 𝐌𝐚𝐥𝐢 TERRORISME. Dans la nuit du 24 au 25 avril 2026, le Mali a de nouveau été frappé par la barbarie terroriste. De Bamako à Kati, de Gao à Kidal, jusqu’à Sévaré, des hommes armés ont semé la mort et la terreur, s’en prenant aux casernes, aux institutions, aux fondements mêmes de l’État malien. Parmi les victimes de cette nuit d’horreur figure une perte d’une dimension exceptionnelle. Le général de corps d’armée Sadio Camara, ministre d’État, ministre de la Défense et pilier du gouvernement de transition, a été assassiné avec une partie de sa famille lors d’un attentat suicide visant son domicile de Kati. Homme de confiance et architecte de la stratégie sécuritaire malienne, le général Sadio Camara incarnait aux côtés du président Assimi Goîta, la volonté d’un État à tenir debout face à la menace. Sa mort, tragique et brutale, est une blessure profonde infligée à toute la nation malienne. J’adresse à sa famille, à ses proches et à ses compagnons d’armes, mes condoléances les plus sincères et ma compassion fraternelle. En ces heures sombres, je veux également m’incliner, avec respect et émotion, devant la mémoire des soldats maliens tombés les armes à la main pour défendre dans l’honneur et dans le devoir, leur patrie, leur drapeau et leur peuple. Ces hommes ont choisi le sacrifice suprême plutôt que la capitulation. À leurs familles durement éprouvées, j’adresse, au nom de Générations et Peuples Solidaires (GPS), ainsi qu’en mon nom personnel, mes condoléances les plus émues, ma compassion sincère et ma solidarité fraternelle. Je salue également avec force la bravoure, le professionnalisme et le sang-froid des Forces armées maliennes. Attaquées sur plusieurs fronts, dans une stratégie de déstabilisation coordonnée, elles ont résisté et riposté avec une remarquable efficacité. Face à un ennemi déterminé à semer le chaos, à installer la peur et à fragiliser l’autorité de l’État, les FAMa ont opposé la discipline, l’honneur militaire et l’amour de la patrie. Ce que nous avons vu le 25 avril 2026 n’est pas seulement une attaque contre le Mali. C’est une attaque contre la souveraineté de nos États, une tentative de fracture de nos nations et la mise à l’épreuve de la résilience des peuples africains. En tant qu’Ivoirien, en tant qu’Africain, en ces moments d’épreuve, je dis ma solidarité et ma fraternité au gouvernement et au peuple maliens. Le terrorisme ne gagnera pas. 𝐆𝐮𝐢𝐥𝐥𝐚𝐮𝐦𝐞 𝐊𝐢𝐠𝐛𝐚𝐟𝐨𝐫𝐢 𝐒𝐨𝐫𝐨 𝘈𝘯𝘤𝘪𝘦𝘯 𝘗𝘳𝘦𝘮𝘪𝘦𝘳 𝘮𝘪𝘯𝘪𝘴𝘵𝘳𝘦 𝘈𝘯𝘤𝘪𝘦𝘯 𝘗𝘳𝘦́𝘴𝘪𝘥𝘦𝘯𝘵 𝘥𝘦 𝘭’𝘈𝘴𝘴𝘦𝘮𝘣𝘭𝘦́𝘦 𝘯𝘢𝘵𝘪𝘰𝘯𝘢𝘭𝘦 𝘗𝘳𝘦́𝘴𝘪𝘥𝘦𝘯𝘵 𝘥𝘦 𝘎𝘦́𝘯𝘦́𝘳𝘢𝘵𝘪𝘰𝘯𝘴 𝘦𝘵 𝘗𝘦𝘶𝘱𝘭𝘦𝘴 𝘚𝘰𝘭𝘪𝘥𝘢𝘪𝘳𝘦𝘴 (𝘎𝘗𝘚)