Afrique du Sud/RDC. Apprendre à tirer les leçons de notre passé…

PARLONS-EN. Lorsqu’après la publication de la liste des multinationales qui pillent la RDC, j’avais noté trois grandes entreprises qui ont leur siège en Afrique du Sud, j’avais compris que chaque fois que les dirigeants sud-africains s’immiscent dans la crise congolaise, c’est rarement pour l’instauration d’une paix durable. Leur orientation va plutôt dans le sens de servir de relai à la fameuse Pax Americana, ce plan géopolitique et géostratégique mis en place par Bill Clinton pour redéfinir des règles de pillage des richesses congolaises par procuration du Rwanda, de l’Ouganda et de la constellation d’autres pays sous-régionaux dont l’Afrique du Sud, chacun dans son rôle de nègre de service, détenant bien entendu un agenda qui lui est propre. Pour ce qui regarde les dirigeants sud-africains, l’ex-président Thabo Mbeki se distingue par ses prises de position ouvertement pro-rwandaises dans la résolution de la crise congolaise. L’on sait de quelle manière en 2002, Sun City avec sa formule de 1 + 4 avait été taillé sur mesure pour satisfaire les appétits hégémoniques et prédateurs du pays agresseur et pour lui octroyer la part de lion dans le partage des postes du pouvoir congolais. Par ailleurs, outre l’effet collatéral des multinationales sud-africaines en RDC, les archives attestent que Thabo Mbeki serait en collusion d’affaires avec les intérêts vitaux de l’Etat congolais. Des investigateurs dignes de respect ont indiqué que le concerné est membre influent du conseil d’administration d’une grande société exploitant les minerais congolais à Rutsuru, dans cette zone là même qui est sous occupation rwandaise et que l’ancien président sud-africain voudrait bien voir se détacher du pouvoir de Kinshasa pour ses intérêts personnels. Thabo Mbeki sait bien que la cause profonde de la crise congolaise n’est pas principalement dans les velléités des officiels congolais, quoique ceux-ci aient fait de ce conflit leur fonds de commerce. Il sait que les Yankees sont les principaux instigateurs grâce à l’efficacité de leurs relais africains. Il sait aussi que les causes du conflit étant ailleurs, tout dialogue entre congolais est un coup d’épée dans l’eau et n’aura aucun impact réel sur la restauration d’un climat de paix tant que les pilleurs extérieurs et intérieurs du Congo auront choisi la stratégie du chaos organisé pour vider le Congo de sa souveraineté pour en faire un Etat failli livré à la merci de tous les charognards. Ceci dit, la convocation d’un autre dialogue intercongolais dit Sun City II par la Fondation Thabo Mbeki du 3 au 6 septembre 2025 prochain risque bien d’être fatale pour l’avenir du peuple congolais dans la mesure où, plus qu’une simple exploitation des richesses congolaises, c’est plutôt de la partition pure et simple du pays qui est exigée par les ennemis du Congo en instrumentalisant les élites politiques et religieuses congolaises. Que ceux des politiciens et des religieux qui répondront à l’invitation de la Fondation Thabo Mbeki apprennent plutôt à tirer les leçons du passé récent de la RDC et mesurent dès maintenant leur grande part de responsabilité dans l’officialisation et la légalisation en cours de la balkanisation du pays. Le jugement de l’histoire ne sera pas tendre à leur endroit. Par Germain Nzinga
Mariage princier au Congo : gabegie, pouvoir personnel, christianisme performatif et personnalisation psychotique extrême de Bruno Itoua et Cie ( lecture en 5 min)*

LIBRES PROPOS. Les relations politico-familiales entre le Congo et le Gabon sont vieilles (mariage Omar Bongo–Édith Lucie Sassou-Nguesso) et connaissent depuis 2023 un réchauffement visible avec la noce annoncée d’Omar Denis Junior Bongo et Julia Otto présentée par la presse internationale comme un événement « fastueux et très politique ». À la tête de ces festivités, Bruno Jean Richard Itoua (BJRI) est entre décor, le ministère des hydrocarbures, le pétrole, la courtisanerie et les affiches géantes. Si partout ailleurs au monde, un ministère des hydrocarbures se juge à ses chiffres de production, à ses contrats, à ses réformes et aux retombées qui profitent à la population, au Congo ; il se mesure aux incantations d’un ministre qui joue au pseudo – apôtre et aux affiches géantes où son visage occupe plus de place que celui des mariés. Quelle flagornerie éhontée ! BJRI, ancien patron de la SNPC, recyclé dans les portefeuilles stratégiques depuis vingt ans est devenu le symbole d’un État confisqué par l’autosacralisation. C’est le culte de la personnalité qui se mue en adulation et en idolatrie condamnées sévèrement par la Bible (Exode 20:5, I Cor 10:7-15). Ministre par décret, «disciple» par maman Olangui Oshio, bombardé apôtre en avril puis consacré le 25 mai 2025 sans église et en l’absence de son épouse par Bafounguissa Jean Baptiste et Miyouna Léandre. Le commun des mortels se demande si BJRI a été réellement éprouvé comme le recommande, Timothée 3:10. Miyouna et Bafounguissa ont-ils vérifié si BJRI est irréprochable, n’est pas arrogant, ni colérique, ni adonné au vin, ni violent, ni porté à un gain déshonnête, etc comme exigé en Tite 1:6-8 ? Certainement les borgnes et les Nepios qui ignorent les livres d’Esaïe 58:1, d’Ephesien 5 :11de Matthieu et autres diront de ne pas juger alors que la bible et la langue de Molière parlent de jugements ( 1er… dernier). BJRI incarne la fusion obscène du pouvoir et du religieux. Son nom traîne dans les Panama Papers, dans le faux et la surfacturation mais surtout dans la désorganisation du système éducatif, son ministère dans les cérémonials de cour, et sa gouvernance dans un théâtre où la logique publique se confond avec les logiques privées. Le pétrole est censé irriguer l’économie ; il sert plutôt de parfum dans une liturgie narcissique où l’homme de pouvoir encense sa propre image. Le dispositif : Tartuffe au baril et prophétisme patrimonial BJRI n’est pas un ministre, c’est un metteur en scène de lui-même. Ses prières quotidiennes ne relèvent pas de la chrétienté, mais d’un entrepreneuriat syncrétiste qui légitime son pouvoir temporel. Il n’administre pas, il manipule. Il ne régule pas, il maudit. Il ne signe pas… Les commissions mises en place pour un mariage princier qu’il préside sont la caricature du néo-patrimonialisme triomphant : ministres transformés en maîtres de cérémonie, directeurs généraux en porteurs de dragées, parlementaires en figurants obligés. La République est prostituée à l’événementiel privé. L’État devient un traiteur de luxe pour noces claniques. À ce stade, il n’y a plus de distinction entre administration et sanctuaire, budget et offrandes, fonction publique et fanfare de cour. Le Congo est gouverné comme un sanctuaire privé, où le citoyen n’est qu’un adepte soumis au manipulateur, et où la logique du service public s’efface derrière l’économie morale de la loyauté. Jugez-en vous-même : le noyau du Directoire Nkeni-Alima s’est réuni le 05 août 2025 sous la direction du président de Sénat Pierre NGOLO, entouré des ministres Pierre OBA, BJRI, Hugues Ngouélondélé, Léon Juste IBOMBO, etc., qui ont été rejoints dans la cour du roi Petaud pour la circonstance par des parlementaires et des cadres à l’image du Cardiologue Bertrand ELENGA-MBOLA qui a abandonné les malades au CHUB au profit de l’organisation du mariage et et de la mobilisation des cadres surtout haut placés. Inimaginable pour Hugues Ngouolondélé qui s’est marié avec Ninelle en toute modestie et Cie qui suivent le dévoyé apôtre BJRI. Curieux pour le pervers BJRI qui se constitue un trésor de guerre pour remplacer le très discret Denis Sassou Nguesso. Le pétrole qui lui monte à la tête nous oblige à lorgner son ministère. Un ministère captif, une tragédie annoncée L’avenir du ministère des Hydrocarbures sous BJRI s’écrit : hyper-personnalisation, confusion d’intérêts, pilotage par l’apparat. Le pétrole ne se négocie plus dans des contrats, mais dans des cérémonials, et la crédibilité internationale se délite à mesure que la flagornerie remplace la gestion axée aux résultats. Les investisseurs réclament de la prévisibilité ; ils trouvent une messe superflue. Les Congolais et les partenaires veulent des chiffres ; ils obtiennent des affiches. Ce système est dangereux. Car il engendre un ministère schizophrène, partagé entre une administration fantôme et un cabinet de fait dominé par le christianisme performatif. Le moindre choc exogène – chute du baril, pressions internationales, déstabilisation clanique – fera s’écrouler ce décor de carton-pâte. La vérité crue est là : tant que ce modèle perdure, le Congo perd des milliards, perd sa crédibilité et perd son avenir. Car un État qui remplace ses ingénieurs par des chantres, ses directeurs par des diacres improvisés, et ses politiques publiques par des prières syncrétistes ne peut récolter que le déclin. Le cas de ya « B.J.R.I. » n’est pas une anecdote : il est la métaphore d’un pays otage d’une gouvernance théâtrale et narcissique. Un État réduit au rôle de sanctuaire privé, où la rationalité publique est sacrifiée sur l’autel d’un ego hypertrophié. Tant que l’encensement et la courtisanerie tiendront lieu de stratégie et que la personnalisation extrême tiendra lieu d’institution, le pétrole congolais continuera d’être brûlé non pour le développement, mais pour la gloire éphémère d’un seul homme. Comme quoi, la politique et l’argent rendent folles toutes les personnes non préparées pour les hautes fonctions. Ce mariage offusque plus d’un congolais qui broie le noir alors qu’à côté, les dépenses de prestiges… Ghys Fortuné BEMBA DOMBE
Le Sultanat d’Oman manifeste son intérêt pour les opportunités d’investissement au Burkina Faso

Le Président Ibrahim TRAORÉ a accordé, mercredi 27, une audience au Président de la Haute autorité du Fonds souverain du Sultanat d’Oman, Son Excellence Abdulsalam Bin Mohammad Al MURSHIDI à la tête d’une forte délégation, a annoncé un communiqué de la présidence du Burkina Fasa. Selon la même source, le Chef de l’État burkinabé et ses hôtes ont échangé sur les opportunités d’investissement du Fonds souverain du Sultanat d’Oman dans notre pays qui compte investir dans les secteurs des mines, de l’agriculture et d’autres secteurs au Burkina Faso. A l’issue de l’audience, le Président de la Haute autorité du Fonds souverain de Sultanat d’Oman a déclaré à la presse : « Nous procéderons à la signature d’autres conventions et nous espérons également multiplier les échanges commerciaux entre le Burkina Faso et le Sultanat d’Oman ». Patricia Engali
Sassou à Kinshasa : pour un mariage à la diplomatie dans une région en recomposition ( lecture en 4 minutes)

La nouvelle cartographie logistique et sécuritaire qui se redessine dans la sous région depuis l’arrivée de Trump, augure des mauvais jours pour Brazzaville. Ainsi, le 23 août 2025, M. Sassou a crû gagner un jackpot en assistant au mariage de Patrick Ngele et Christina Tshisekedi, fille et collaboratrice de Félix Tshisekedi. Peine perdue. L’accueil de M. Sassou par la ministre des Affaires étrangères, Thérèse Kayikwamba Wagner, et non par le président Tsisekedi ni même par la Première ministre, se lit comme un palimpseste protocolaire qui suscite déjà une interrogation sur les relations entre les deux voisins du fleuve Congo. Le contexte est tout sauf placide. D’un côté, Kinshasa revendique désormais un alignement assumé avec les USA et a accepté un « accord de paix » (parrainé par Washington) avec Kigali en juin 2025. La fragilité de cette initiative attribuée à l’entregent direct de Trump a été mise en évidence par la persistance des violences de l’AFC/M23 et des massacres rapportés ensuite à l’Est. De l’autre, Kigali demeure une puissance sécuritaire structurante en Afrique centrale (CAR, Mozambique), ce que reconnaissent la documentation onusienne, les centres de recherche et la presse internationale. Côté Brazzaville, les liens politiques avec Kigali se sont resserrés depuis les accords Léonins de 2022 dont celui sur la cession des terres dénoncé officiellement en juin 2025 par l’État congolais sous pression du peuple qui attend toujours le texte de confirmation de la caducité. Ce dernier épisode est le signe d’une tentative de recalibrage sous la pression politique intérieure et régionale. Dans ce climat, la présence de Sassou à Kinshasa ressemble à un geste de réassurance ou, pour ses critiques, à une « Canossa » diplomatique : rechercher la photo d’unité chez un voisin qui diversifie ses dépendances et réorganise ses routes de sortie. L’option Kribi–Zongo via la RCA discutée par Kinshasa et Yaoundé aux mois de mai-juin 2025 matérialise cette logique de désenclavement par redondance : réduire la sensibilité au corridor fluvial face à Brazzaville, et développer une échine logistique alternative vers l’Atlantique. Corridors, armements et accords secrets Le corridor Kribi–Zongo (Cameroun – RCA – Nord-RDC) s’inscrit dans un moment charnière dès l’instant où la RDC multiplie les options (Banana, Lobito, et désormais Kribi via la RCA). La sélection d’un itinéraire terrestre via la RCA est lisible comme une volonté de marginalisation de Brazzaville dans la chaîne d’exportation du Nord-RDC. C’est une rupture stratégique à coûts mutualisés avec le Cameroun. Une enquête OCCRP documente des achats massifs d’armes par le Congo-Brazzaville auprès de l’Azerbaïdjan (plus de 500 tonnes livrées depuis 2015, dont plus de 100 tonnes en 2020 pour la Garde républicaine). C’est attesté et recoupé médiatiquement. Des sources proches recoupent la réédition avec de nouveaux stocks qui seraient acquis « pour le compte du Rwanda » qui devraient être acheminés par un pont aérien avec le concours de Françoise Joly (à vérifier). Sur le front RDC-RCA, l’accord de coopération militaire du 18 octobre 2024 prévoit renseignements, formations et opérations conjointes le long des 1 600 km de frontière (Bas-Uélé, Nord-Ubangi). L’accord s’inscrit à contre-courant de l’emprise sécuritaire croissante de Kigali en RCA (déploiements bilatéraux RDF, rôle de protection VIP, créneaux économiques), et entend colmater une partie des débordements (UPC, CPC, flux d’armes). C’est cohérent avec la volonté de Kinshasa de diminuer son exposition aux proximités politico-sécuritaires de ses voisins. En juin-août 2025, plusieurs médias américains (Reuters, Washington Post, WSJ) décrivent un cadre de désescalade « américano-parrainé » entre Kigali et Kinshasa. Mais, la cinétique sur le terrain (massacres imputés à des forces affiliées M23/AFC et recul de trêves locales) relativise la portée immédiate de ces annonces. Cela ressemble aux accords politiques au sommet, résilience des violences au sol. Lecture stratégique : « Canossa », sécurité percluse et fenêtres d’action Sassou « va à Canossa »? Certainement. En choisissant Kribi-Zongo, en serrant les liens militaires avec Bangui, et en validant une ingénierie diplomatique américano-angolaise avec Kigali, Kinshasa diversifie ses leviers et recompose ses dépendances. Brazzaville perd une partie du levier logistique implicite que lui conférait la proximité fluviale et l’intermédiation bilatérale, d’où la tentation de réafficher la proximité au plus haut niveau – fût-ce par la symbolique familiale : le Congo « prend de l’eau » de toutes parts, notamment dans les services de sécurité qu’il faut réformer en urgence et de fond en comble. Certes, nous reviendrons sur l’aspect sécuritaire dans notre publication feuilleton consacrée à la défense et la sécurité, mais il sied de dire ici et maintenant que ce voyage de Kinshasa a saigné le trésor public, et a été un véritable camouflet couvert par l’invitation laissée à Félix Tshisekedi de venir assister au mariage de Junior Omar. Brazzaville doit inciter à réoptimiser son rôle de pivot de transit (services, valeur ajoutée logistique) que de miser sur la seule rente de voisinage. Cela passe par un réaménagement de la gouvernance et surtout des départements régaliens : Justice, Affaires étrangères, Défense, Intérieur. Le 23 août 2025 n’est pas qu’un cliché. C’est le miroir d’une transition : Kinshasa qui diversifie, Bangui qui se couvre, Kigali qui projette et pendant ce temps, Brazzaville ne se réajuste pas. Ghys Fortuné BEMBA DOMBE
KINSHASA 27 AOÛT 2025 : TRIPLE SCENARIO APRÈS LE VERDICT SUR CONSTANT MUTAMBA

POINT DE VUE. C’est connu de tous que l’ancien ministre de la Justice est poursuivi pour tentative de détournement de 19 à 20 millions USD, destinés à la construction d’une prison à Kisangani. Le ministère public a requis 10 ans de travaux forcés et 10 ans d’inéligibilité. MUTAMBA nie toute implication et parle d’un complot politique. Ce mercredi 27 août 2025 sera prononcé le verdict contre l’accusé Constant Mutamba, l’ex-Ministre de la justice et garde des Sceaux. Les partisans de Constant MUTAMBA se sont encore massivement mobilisés ce mardi 26 août 2025 dans les rues de la capitale à moto en signe de solidarité. Et ce soir ils font la veillée devs t sa résidence dans l’attente du verdict des juges. Trois scénarios sont à l’ordre du jour. SCÉNARIO numéro 1 : La Cour de Cassation mise sous grande pression politique et celle de la communauté internationale prononce son verdict en innocentant l’illustre accusé. Le camp de ce dernier jubile et ceux qui, pour des intérêts qui leur sont propres, ont délibérément voté pour la levée de son immunité grincent les dents tout comme les barrons du pouvoir judiciaire qui s’en trouvent publiquement humiliés par la libération de celui qui les a dénudés durant son mandat ministériel. SCÉNARIO numéro 2 : La Cour de Cassation prononce sa condamnation en demandant dix ans de travaux forcés et d’inéligibilité. Déception générale mais l’ordre formel du procureur général de ce mardi 26 août fait à la police nationale d’empêcher tout regroupement des pro-Mutamba empêche tout débordement populaire. Pour votre gouverne, porter un T-shirt ou un calicot avec le visage de Constant Mutamba à Kinshasa sera désormais considéré comme une infraction ce mercredi. Oser chanter son nom sera directement passible d’une arrestation et d’un jugement en flagrance ! La police a reçu l’ordre d’interpeller toute personne qui va oser troubler le verdict aujourd’hui. SCÉNARIO numéro 3 : La Cour de Cassation prononce sa condamnation en requérant dix ans de travaux forcés et d’inéligibilité. La condamnation de Mutamba se transforme alors en une bombe à fragmentation. La colère gronde dans la rue kinoise au regard du traitement plutôt clément vis-à-vis d’autres pilleurs de la République qui sont encore aux postes de commande et la jeunesse kinoise éprise d’affection pour la lutte de Mutamba contre la maffia politico-judiciaire ayant pris ses racines dans la capitale congolaise décrète une ville morte comme cela a été annoncé ce mardi soir sur les réseaux sociaux ou encore, par un raz-le-bol généralisé contre ce pouvoir corrompu, entame un soulèvement populaire que les forces de l’ordre peinent à contenir. Celles-ci tirent à balles réelles sur les manifestants et la mort d’hommes exacerbe encore davantage les tensions sociales qui font vaciller le pouvoir en place. Quoi qu’il en soit, cette journée de mercredi sera chargée d’électricité et s’ouvre à toutes les probabilités. Si j’étais à la place du décideur, je prendrais plus de prudence à cautionner un procès par trop politisé. L’analyse des données en place me pousse à croire que, dans pareil contexte explosif, toute force répressive de la police pourra s’orienter à agir comme de l’essence jetée sur le feu. Wait and see ! Par Germain Nzinga
Pour la CNC, la réquisition de la peine de mort contre Joseph Kabila est un refus du processus de Doha par le pouvoir de l’Union sacrée souillée

La réquisition de la peine de mort contre Joseph Kabila pour le dossier AFC-M23 est un signe du refus du processus de Doha par le pouvoir de l’Union sacrée souillée en RDC Comme nous l’avons souligné dans notre message du 31 juillet 2025, la Coalition pour un Nouveau Congo (CNC) estime que la réquisition de la peine de mort contre Joseph Kabila, ancien Président de la République Démocratique du Congo (RDC), pour le dossier AFC-M23, est un signe clair du refus de processus de Doha par le pouvoir de l’Union sacrée souillée de Mr Félix Tshilombo Tshisekedi. Le processus de Doha va demeurer dans l’impasse jusqu’à son échec final. La Coalition pour un Nouveau Congo (CNC) est pour une justice équitable et non pour la théâtralisation et l’instrumentalisation de la justice. La Coalition pour un Nouveau Congo(CNC) est très attachée à une justice équitable rendue dans des normes acceptables au niveau international. L’ancien Président Joseph Kabila est un justiciable comme tout le monde. Il n’est donc pas au-dessus de la loi. Mais quand des poursuites doivent être menées contre un ancien Président de la République, la justice doit être rendue de manière juste, équitable et exemplaire pour que cela serve de témoignage et de leçon pour l’histoire aux acteurs politiques et au Peuple Congolais. Et cela parce que c’est la première fois qu’un procès est ouvert contre un ancien Chef d’Etat dans notre pays. Dans la forme, ce procès contient beaucoup de lacunes qui peuvent être utilisées par le camp Joseph Kabila pour parler de la théâtralisation et de l’instrumentalisation de la justice dans le dessein d’éliminer politiquement et physiquement un concurrent ou un adversaire politique. Ce procès rapide et instrumentalisé va entamer davantage l’unité et la cohésion nationales dans la recherche de la paix en RDC. Le pouvoir de l’Union sacrée souillée compte sur l’implication des Etats-Unis d’Amérique pour mettre fin au processus encombrant de Doha. Le pouvoir de Kinshasa a-t-il une nouvelle option pour récupérer les territoires occupés par L’AFC-M23 ? N’allons-nous pas tomber dans un piège insensé de balkanisation de fait de notre pays ? Il ne faut rien attendre. Il nous faut une révolution pour sauver notre pays. La CNC va accélérer sa campagne pour une véritable révolution tricolore en République Démocratique du Congo pour le départ maîtrisé du pouvoir de Mr Félix Tshilombo Tshisekedi La Coalition pour un Nouveau Congo (CNC) a déjà décrété une révolution de l’article 64 de la Constitution pour une transition nationale de la justice et de la paix sans Félix Tshilombo Tshisekedi. La CNC ne cesse de soutenir l’engagement personnel du Président Donald TRUMP pour l’avènement de la paix en RDC et dans la région des Grands Lacs. Elle continue d’appuyer toutes les différentes initiatives qui vont dans ce sens, comme le Pacte social de la CENCO et de l’ECC. Il est clair aujourd’hui que seule une révolution du Peuple Congolais permettra d’établir les vraies conditions d’une paix durable et d’une véritable prospérité. Il nous faut une transition sans Mr Félix Tshilombo Tshisekedi pour mettre fin définitivement à la grave crise congolaise. Ce dernier n’a plus rien à proposer au Peuple Congolais, à part la liste impressionnante de corrompus et de voleurs des ressources de l’Etat de son groupe. La Coalition pour un Nouveau Congo (CNC) demande à toutes les forces vives congolaises de se mettre debout maintenant avec la CNC pour une révolution tricolore de la justice et de la paix en RDC devant conduire à une transition sans Félix Tshilombo Tshisekedi. Ainsi fait à Kinshasa, le 25 août 2025 Pour la Coalition pour un Nouveau Congo Bonaventure MUTONJI WA MUTONJI Chargé de relations internationales
Congo. Les TPMEA, cœur battant de l’économie congolaise (Branham Kintombo)

TRIBUNE ECO. En République du Congo, les Très Petites, Petites et Moyennes Entreprises et l’Artisanat (TPMEA) ne se contentent pas de participer à l’activité économique : ils en sont la force vive, la source constante d’innovation et de résilience au cœur des territoires. De Brazzaville à Pointe-Noire, en passant par les zones rurales souvent éloignées des grands circuits économiques, ces promoteurs congolais réinventent chaque jour des réponses adaptées non seulement aux besoins de leurs communautés, mais aussi aux réalités, aux contraintes et aux enjeux propres à leur environnement local. Pourtant, ce dynamisme se heurte encore à des obstacles bien connus : difficulté d’accès au financement, offre de formation technique encore à renforcer, ou encore faible accès à la commande publique. Ces freins limitent la capacité des TPMEA à se structurer, à croître et à créer davantage de valeur. Et pourtant, leur rôle est capital. En Afrique, les transactions des PME représentent la majeure partie de l’activité économique : elles constituent l’épine dorsale du tissu productif, avec plus de 90 % des entreprises et environ 60 % des emplois, dont une part significative occupée par des femmes et des jeunes actifs. En République du Congo, comme ailleurs sur le continent, les TPMEA sont un levier central pour la structuration des filières locales et la construction d’une croissance plus inclusive, durable et portée par une économie nationale progressivement diversifiée. Pour que ce potentiel se transforme durablement en croissance inclusive, l’accompagnement ciblé de ces promoteurs est une priorité nationale. Car ce n’est Pas uniquement de financement qu’il est question. Un soutien bien pensé, au bon moment, peut enclencher une transformation durable : un renforcement de compétences, un appui à la formalisation, ou encore une meilleure orientation vers les débouchés du marché peuvent suffire à faire toute la différence dans la trajectoire d’une TPMEA. En 2023, ce sont plus de 500 TPMEA et artisans congolais qui ont pu bénéficier du soutien du Fonds d’Impulsion, de Garantie et d’Accompagnement (FIGA), notamment à travers des garanties de crédit bancaire et des services d’accompagnement non financier. Ce chiffre, en forte progression, témoigne d’un besoin réel et croissant. Mais il reste modeste à l’échelle d’un pays où l’entrepreneuriat informel reste majoritaire. C’est pourquoi le renforcement des dispositifs d’appui, en volume et en qualité, constitue un impératif si l’on souhaite libérer pleinement l’énergie économique portée par les TPMEA. Cette dynamique d’accompagnement se manifeste également à travers des initiatives innovantes à fort impact social. Le programme Tatungueno, mis en œuvre par le FIGA, s’attache à favoriser la réinsertion socio-économique des ex-combattants en leur offrant un cadre structuré d’accès à l’entrepreneuriat. Dans le même esprit, le label Kolisa valorise le savoir-faire artisanal congolais, tandis que le crédit Kolisa soutient l’essor des activités génératrices de revenus par un financement de proximité. Ces projets témoignent de la capacité de nos politiques publiques à conjuguer inclusion, valorisation des talents locaux et transformation économique durable. Nous devons cultiver notre ambition. Responsables publics, partenaires techniques et financiers, acteurs privés : chacun doit faire corps pour construire un écosystème favorable à la réussite des promoteurs congolais. L’État continuera à impulser, en synergie l’alliance avec les acteurs bancaires, les incubateurs ou encore les collectivités locales. Accompagner les TPMEA, c’est construire dès aujourd’hui l’économie congolaise de demain – plus inclusive, plus locale, et plus résiliente. Branham Kintombo, Directeur Général du FIGA
Congo/Maroc : Aleks SAK’S, passeur d’émotions et tisserand d’histoires à travers la musique et les mots

ZOOM. Originaire de la République du Congo, Aleks SAK’S est un artiste pluriel : musicien, conteur et explorateur des sonorités du monde. Son identité artistique est profondément enracinée dans les rythmes et les mélodies de l’Afrique, qui ont forgé son âme et nourri son imagination. « Mon parcours est également marqué par une ouverture aux influences venues d’autres horizons, telles que la musique du monde, le jazz, le funk et bien d’autres encore », confie l’artiste qui évolue actuellement à Casablanca, au Maroc. Récemment marié à Marrakech, Aleks SAK’S se définit comme un passeur d’émotions, un tisserand d’histoires à travers la musique et les mots, cherchant à créer un pont entre les cultures et célébrer l’unité dans la diversité. Lors de nos échanges, celui que ses collègues artistes appellent affectueusement l’homme d’orchestre a expliqué : « Mon objectif est de créer des œuvres qui parlent à l’âme, qui invitent à la réflexion, à la danse et à la célébration de la vie. Je suis convaincu que la musique et les arts ont le pouvoir de transcender les frontières et de nous unir dans une même vibration ». Artisan de l’harmonie, il est constamment en quête de nouvelles sonorités, de textures inédites et d’émotions à partager avec le public. Rien donc d’étonnant pour celui qui affirme haut et fort : « Mon art est une invitation à voyager, à explorer et à découvrir les richesses de la diversité culturelle, tout en célébrant notre humanité commune ». Enseignant dans des structures scolaires où il transmet l’art de la parole (narration et théâtre) ainsi que l’éveil musical et rythmique jusqu’à la théorie musicale, Aleks SAK’S est en constante évolution. Toujours désireux de repousser les limites de la créativité et d’explorer de nouvelles voies d’expression, il n’a qu’un souhait : « laisser une trace positive dans le monde ». Il veut « contribuer à la beauté et à l’harmonie de notre société et partager mon amour de la musique et des arts avec le plus grand nombre ». Détenteur d’un baccalauréat littéraire a d’abord poursuivi des études de droit, puis des études en génie civil. Il a exercé pendant neuf ans en tant que technicien topographe dans diverses grandes entreprises (OCP Jorf Lasfer à El Jadida ici au Maroc, EGIS International, SGEC, ASPERBRAS et ASTALDI au Congo – Brazzaville). Martin Kam