Benin Business Forum 2025 à Osaka : Une offensive de charme envers les investisseurs japonais

Le Bénin a franchi une nouvelle étape dans sa stratégie d’ouverture économique internationale en organisant, le jeudi 28 août 2025, le Benin Business Forum 2025. L’évènement, tenu dans les locaux du Creation-Core Higashi-Osaka – Creators’ Plaza, a rassemblé décideurs béninois et acteurs économiques japonais autour d’un objectif clair : positionner le Bénin comme porte d’entrée privilégiée vers le marché ouest-africain et renforcer les partenariats d’affaires. La cérémonie d’ouverture a été marquée par l’allocution de Monsieur Mahouton Mathieu HOUKANRIN, Chargé d’Affaires par intérim de l’Ambassade du Bénin au Japon, suivie des mots de bienvenue du Maire de Higashi-Osaka, S.E. Yoshikazu NODA. L’un des temps forts fut la signature d’un protocole d’accord entre la Chambre de Commerce et d’Industrie d’Osaka (OCCI) et celle du Bénin (CCI-Bénin), témoignant de la volonté mutuelle de développer des échanges économiques durables. Dans sa présentation, Monsieur Sindé CHEKETE, Directeur général de l’Agence de Promotion des Investissements et des Exportations (APIEx), a souligné l’ambition du Bénin qui est de « transformer nos réformes, nos infrastructures et notre capital humain en succès partagés ». Il a mis l’accent sur les opportunités d’affaires dans des secteurs stratégiques tels que l’agro-industrie, la logistique, les énergies vertes, le numérique et le tourisme. Le forum a été également l’occasion de mettre en valeur les expériences des acteurs japonais déjà implantés au Bénin. Ainsi, Toyota Tsusho Corporation, représentée par Monsieur Hiroumi OHARA, a partagé son expérience dans le développement d’infrastructures énergétiques, tandis que Monsieur Hirokazu TANAKA, entrepreneur social, a témoigné des perspectives offertes par l’écosystème béninois. Des panels thématiques ont ensuite permis de mettre en lumière les atouts du pays : le climat des affaires, la Zone industrielle de Glo-Djigbé (GDIZ) comme moteur de l’industrialisation, la logistique avec Africa Logistics Zone, et la filière noix de cajou, présentée comme un levier de transformation locale et d’exportation. La clôture officielle de Benin Business Forum 2025 a été suivie d’une session de consultations individuelles Business to Government (B2G), où les investisseurs japonais ont pu échanger directement avec les représentants institutionnels béninois, bénéficiant d’un accompagnement personnalisé. Avec cette rencontre, le Bénin confirme son ambition de devenir un hub économique régional et une destination de choix pour les investissements directs étrangers. À Osaka, il a réussi à séduire un auditoire composé de dirigeants d’entreprises, de fonds d’investissement et de représentants institutionnels, tout en posant les bases de futures collaborations concrètes entre le Japon et le Bénin. Le Benin Business Forum est organisé par l’Agence de Promotion des Investissements et des Exportations (APIEx) en collaboration avec le Ministère des Affaires étrangères, la Chambre de Commerce et d’Industrie d’Osaka (OCCI), la Municipalité de Higashi-Osaka et le Japan Institute for Overseas Investment (JOI).
RDC. Félix Tshisekedi reçoit Filippo Grandi : le HCR salue les premiers résultats de la tripartite

Le Président Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo a reçu, mardi 26 août, dans ses bureaux de la Cité de l’Union africaine, M. Filippo Grandi, Haut Commissaire des Nations Unies pour les réfugiés, annonce la présidence dans un communiqué. La rencontre entre le Chef de l’État congolais et son hôte a tourné essentiellement autour de la mise en œuvre des engagements pris, dans le cadre de l’Accord de paix signé à Washington (USA) et la Déclaration des principes de Doha (Qatar), en faveur des réfugiés et des déplacés internes, a indiqué la présidence ajoutant qu’il était aussi question de l’harmonisation des messages clés à véhiculer lors de la Conférence internationale sur la paix prévue à Paris (France), en octobre prochain. En visite officielle en République Démocratique du Congo (RDC) dans le cadre d’une mission d’évaluation de la situation humanitaire, le Haut Commissaire de l’ONU pour les réfugiés a rappelé qu’« Il y a deux ans, le Président Tshisekedi nous avait demandé de revitaliser le dialogue tripartite avec le Rwanda; nous l’avions fait à l’époque. Maintenant, avec l’Accord de Washington et les engagements pris à Doha, une ouverture politique s’est produite ». Pour lui, « cette ouverture politique va permettre de travailler encore mieux sur ce dossier qui est humanitaire, mais qui a bien-sûr des retombées et des liens avec la situation politique ». Il a également indiqué que « ces deux derniers jours, il y avait un groupe d’à peu près 600 réfugiés rwandais ou un peu moins ici, en RDC. On a eu l’autorisation des deux États, dans ce contexte tripartite, de les rapatrier et ils sont rentrés de façon correcte chez eux ». Dressant le bilan sur ce volet, il a affirmé que la RDC offre l’asile à 515 381 réfugiés dont 201 568 Rwandais. Et de préciser: « Il y a également 1 224 592 réfugiés congolais dans les pays limitrophes dont 78 787 au Rwanda. En plus, la RDC est le deuxième pays en Afrique avec le plus grand nombre de personnes déplacées internes, soit 5,92 millions au 31 mars 2025 ». Concernant la récurrence de conflits armés et de violences dans la partie Est de la RDC, M. Grandi a indiqué que ce cycle est assuré par 260 groupes armés actifs dans les provinces du Nord-Kivu, Sud-Kivu, Ituri, Maniema et Tanganyika, comme le souligne le communiqué. Martin Kam
RD Congo/ KOFFI OLOMIDÉ. « Une Vie en Musique, Une Légende en Or »

ZOOM. Koffi Olomidé est un rare mélange de génie et de grâce, un savant dosage d’inspiration divine et de discipline artistique. Chez lui, tout respire le travail soigné, le goût du beau, et la quête de l’intemporel. Les êtres exceptionnels ont souvent le chic de se combattre eux-mêmes par leurs excès. Chez Koffi, c’est sa communication émotionnelle, aussi instinctive qu’émotive, qui lutte parfois contre ce don inouï, ce glissement céleste que Dieu n’accorde qu’à une poignée d’hommes, sur une aussi longue durée et avec une telle constance dans la réussite. N’est-il pas un fils légitime de la République Démocratique du Congo ? Ce pays-symbole, ce scandale géologique aux entrailles débordantes de richesses ? Qui, aujourd’hui, dans l’univers de la création artistique, peut encore tenir en haleine des générations entières, sur une journée, sur une vie, avec un répertoire aussi vaste qu’exigeant ? Chez Koffi, la quantité se mêle à une qualité qui dépasse les standards et redéfinit les classiques. Il est le trait d’union des émotions, le relais vivant des générations post-indépendance. De lui, chacun de nous garde une chanson, un vers, un souvenir, une séquence de vie. Pour le comprendre, il faut l’écouter. L’écouter comme on écoute Julio Iglesias ou Mike Brant, ces artistes d’émotion pure. Il faut aller le chercher loin, car Koffi est le fruit d’influences multiples, de courants artistiques croisés, d’une formation riche et d’une démarche quasi-scientifique. Il a écouté, étudié, collaboré. Les premières années de sa carrière passent par toutes les grandes figures de la rumba : il a croisé tous les faiseurs de hits. Il est un athlète de l’art, méticuleux, méthodique, qui conçoit chaque œuvre comme un entraînement au sommet. Ses albums, ses prestations, ses mises en scène, tout est pensé. Koffi a déjà touché le ciel. Le ciel artistique. À l’approche de ses 70 ans, l’homme aux mille idées est une bibliothèque vivante, un carrefour de mémoires. Plus de cinquante ans de musique, de rencontres, de joies et de blessures ont façonné l’homme derrière la légende. Car derrière le nom Koffi Olomidé se tient aussi Antoine Agbepa, l’homme. Avec ses peines, ses doutes, ses colères, ses solitudes. Un homme que le succès n’a pas toujours comblé, qui espère encore que le temps arrangera les choses. Mais le temps file, et la fatigue du guerrier devient un terrain vulnérable aux attaques et aux revancheurs. Et pourtant, malgré tout, malgré tous, le Grand Mopao traverse les décennies et inscrit son art et son nom au Panthéon de notre culture. Koffi Olomidé, c’est aussi Antoine Agbepa : Deux faces d’une même pièce. Une pièce en or que chacun doit garder précieusement. Eddy Fleury Ngombé Acteur Culturel depuis 1992 Président de CULTURE CONGO AVENIR Administrateur de TAMARIS
Élection présidentielle au Cameroun : Quand l’objection de conscience rencontre la dissonance cognitive

TRIBUNE. Des millions de Camerounais vivent dans cet inconfort à la veille du scrutin controversé du 12 octobre prochain. Partagés entre le boycott, par respect pour les valeurs de justice, d’équité et d’égalité, et l’obligation d’y aller pour espérer un miracle du changement par les urnes. Cette lutte interne que beaucoup d’entre nous traversent révèle au moins deux choses : • La profonde déception, cette blessure intime toujours ouverte après l’éviction du professeur Maurice Kamto dans ce qui demeure, pour beaucoup, une conspiration flagrante. • L’intensité et l’enracinement de notre engagement pour le changement dans notre pays. Nous sommes face au choix entre l’égoïsme et l’objectivité. Refuser de voter pourrait, sans doute, satisfaire notre ego et notre principe. Pourtant, cette décision ne changera rien à la situation du Cameroun ; au contraire, elle servira d’alibi pour justifier l’hypothétique victoire d’un régime depuis longtemps habitué à la fraude et à la mascarade. Par contre, choisir d’aller aux urnes renforce le sens de notre lutte. L’enjeu est trop énorme pour nous offrir le luxe, à ce stade, d’être de simples spectateurs. Nous devons y aller, pour accomplir jusqu’au bout notre engagement en faveur du changement. Les questions majeures sont désormais de savoir : comment y aller ? Par quelle stratégie ? Sans doute à travers le jeu des alliances. Mais avec qui, et comment ? Autant d’interrogations encore en suspens, mais qui constituent désormais, à mes yeux, l’axe primordial de notre réflexion. Par Teddy Patou Journaliste et animateur radio
RDC/Le ministre Patrick Muyaya : La Conférence de Thabo Mbeki ne nous intéresse pas

L’invitation de la Fondation Thabo Mbeki pour une Conférence sur la paix en République démocratique du Congo « est une initiative informelle qui ne peut nullement nous intéresser », a déclaré le ministre congolais de la Communication et médias, Patrick Muyaya. Dans un entretien accordé à l’Agence congolaise de presse (ACP) et à la Radiotélévision nationale (RTNC), le ministre a rappelé que la RDC est déjà engagée « dans un processus bilatéral avec le Rwanda à Washington, dans un processus avec les supplétifs, notamment dans ce qui se fait à Doha ». Quoi qu’il en soit, l’invitation de la Fondation Thabo Mbeki « est une main mal placée pour penser pouvoir parler ou contribuer au retour de la paix en RDC. Nous nous souvenons tous des déclarations qui ont été tenues par le président Mbeki, des déclarations malheureuses qui ont illustré une forme de méconnaissance de la crise actuelle », a ajouté Patrick Muyaya. Par ailleurs, a-t-il poursuivi, « nous pensons véritablement que quelles que soient ses intentions, ça ne nous intéresse pas, et il n’y a aucune personnalité dans les institutions actuelles, ni le conseiller spécial du Président de la République, encore moins le président de l’Assemblée nationale, qui pourra participer à ces discussions ». Dans un ton ferme, il conlut : « nous sommes déjà engagés sur trois pistes pour nous conduire à la paix. On n’a pas besoin de pistes supplémentaires, surtout pas de celle qui est perçue comme partisane, parce que ce sont ses propres déclarations ». Adrien Thyg
RD Congo : suspension des activités minières en Ituri pour vérifier la conformité des entreprises

L’annonce de la suspension de toutes les activités minières sur l’ensemble du territoire provincial a été faite, vendredi 29 août, à Bunia, par le gouverneur de la province de l’Ituri, le général Luboya N’kashama Johnny. Cette décision vise à remettre de l’ordre dans le secteur minier, tout en garantissant que les ressources naturelles profitent à l’État congolais et non aux groupes armés, rapporte Radio Okapi relevant que le général Luboya justifie cette suspension comme une étape nécessaire pour contrôler la conformité des entreprises minières, en particulier celles qui exploitent de l’or dans la région. Ce dernier précise que cette mesure n’est pas une attaque contre les opérateurs économiques, mais plutôt une démarche de régularisation : « Nous allons discuter avec eux, voir comment ils ont géré les mines, s’ils ont payé les impôts et les taxes. Ensuite, nous rouvrirons les sites, une fois que Kinshasa aura évalué la situation sur place ». Patricia Engali
Pêche et sécurité alimentaire : la Banque africaine de développement offre des équipements de laboratoire à la RDC

La Banque africaine de développement annonce avoir fait un don d’une vingtaine d’équipements de laboratoire de pointe à l’Agence de normalisation de la République démocratique du Congo pour renforcer la pêche et la sécurité alimentaire. Cette initiative marque une étape majeure dans le renforcement de la sécurité alimentaire, du commerce et de la croissance économique du pays, souligne la banque panafricaine dans un communiqué. Selon la même source, « ce don avait pour cadre le Programme pour l’amélioration de la gouvernance de la pêche et des corridors commerciaux de l’économie bleue dans la région de la Communauté de développement de l’Afrique australe (PROFISHBLUE) ». Il est à souligner que le lot d’équipements de laboratoire offert comprend des poids d’étalonnage, des distillateurs d’eau et des tubes à centrifuger, comme le précise le communiqué précisant que ces équipements, acquis dans le cadre du projet PROFISHBLUE, permettront au pays de réaliser des analyses reconnues au niveau international sur les poissons et les produits de la pêche. D’après les explications de l’institution financière, « cette modernisation répond directement à des lacunes essentielles en matière d’infrastructures identifiées par l’étude d’analyse des lacunes régionales de la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC), à laquelle l’Agence congolaise de normalisation a participé, et qui a révélé des besoins importants dans le secteur de la pêche, en particulier en matière de ressources humaines et d’équipements de laboratoire ». S’exprimant lors de la cérémonie de remise du matérie, l’économiste financier en chef de la Banque Edson Mpyisi, a déclaré : « il ne s’agit pas seulement de machines ; il s’agit de donner aux institutions nationales les moyens de protéger les consommateurs, de stimuler le commerce et de favoriser l’autonomisation économique ». Par ailleurs, a-t-il poursuivi, « en renforçant l’épine dorsale de l’assurance qualité, nous posons les bases d’une Afrique plus intégrée et plus sûre sur le plan alimentaire ». Enfin, « en dotant l’Agence de normalisation de la RDC de ces équipements, nous garantissons que les produits de la pêche répondent aux normes continentales et internationales, favorisant ainsi l’intégration africaine dans le cadre de la ZLECAf », a pour sa ârt déclaré Hermogene Nsengimana, secrétaire général de l’Organisation africaine de normalisation (ARSO). Le programme PROFISHBLUE s’achèvera en décembre 2025 Martin Kam
Etats-Unis : la sénatrice Jeanne Shaheen qualifie d’illégale la rétention de fonds de sécurité nationale par le président Trump

WASHINGTON. « La tentative du président Trump d’annuler un financement de 4,9 milliards de dollars que le Congrès a déjà approuvé et que le président lui-même a promulgué est illégale et dangereuse », selon la sénatrice américaine Jeanne Shaheen (D-NH), membre de la commission des affaires étrangères du Sénat. « En refusant de dépenser ces fonds, le président Trump rend l’Amérique moins sûre et moins prospère », a-t-elle estimé dans une déclaration en réponse à la tentative du président américain d’annuler ce financement. Pour la sénatrice Jeanne Shaheen, le président Trump « sape les efforts de lutte contre le terrorisme en Afrique, bloque les programmes de renforcement de la démocratie et de lutte contre la corruption et met fin aux initiatives de sécurité alimentaire et d’agriculture qui profitent aux entreprises américaines ». Et de rappeler qu’«alors que les États-Unis se retirent, la République populaire de Chine accélère ses investissements et se définit comme le partenaire politique et économique le plus fiable ». « C’est le Congrès, et non le président, qui décide de la manière dont l’argent des contribuables est dépensé. Cette prise de pouvoir inconstitutionnelle est une fin de course illégale autour du Congrès et devrait être catégoriquement rejetée par le Congrès des deux côtés de l’allée », a-t-elle conclu. Adrien Thyg