MUSIQUE. Issam Kamal enflamme la scène du Moroccan Souk Festival à Toronto

MUSIQUE. Issam Kamal enflamme la scène du Moroccan Souk Festival à Toronto

Toronto a vibré au rythme des sonorités marocaines samedi dernier, le 5 juillet 2025, alors que l’artiste Issam Kamal montait sur scène au Moroccan Souk Festival. Devant une foule enthousiaste réunie à la place Mel Lastman Square, Issam Kamal a livré une performance mémorable, confirmant son statut d’icône de la musique marocaine contemporaine. Dès les premières notes, l’énergie communicative d’Issam Kamal a conquis le public. Alternant entre ses tubes entraînants et des morceaux plus introspectifs, l’artiste a offert un voyage musical éclectique, mêlant habilement tradition et modernité. Sa voix puissante et son charisme naturel ont créé une ambiance festive et chaleureuse, invitant les festivaliers à chanter et danser avec lui. Ce concert a été un véritable moment de partage culturel, célébrant la richesse et la diversité de la musique marocaine. Issam Kamal a su captiver son auditoire, laissant une impression durable et prouvant, une fois de plus, que la musique est un langage universel capable de rassembler les cœurs, même à des milliers de kilomètres de chez soi. Prochain concert à Rabat : Un hommage aux Marocains Résidant à l’Étranger Pour ceux qui n’ont pas pu assister à cette performance ou qui souhaitent revivre la magie, Issam Kamal donnera un autre concert très attendu à Rabat, au théâtre Yaacoub El Mansour, ce samedi 12 juillet 2025 à 20h00. Cette soirée spéciale est dédiée aux Marocains Résidant à l’Étranger (MRE), leur offrant une opportunité unique de renouer avec leurs racines à travers la musique. Ne manquez pas cette chance de découvrir ou redécouvrir l’énergie contagieuse de cet artiste exceptionnel lors d’un concert célébrant la culture marocaine et sa diaspora.

S.O.S SALSA fête ses 30 ans : la salsa congolaise portée par la vision de Romain Gardon

S.O.S SALSA fête ses 30 ans : la salsa congolaise portée par la vision de Romain Gardon

ZOOM. Le 27 août 2025, l’orchestre S.O.S SALSA soufflera ses 30 bougies. À sa tête, un homme, un artiste complet, une figure emblématique de la musique afro-cubaine en Afrique centrale : Romain Gardon, de son vrai nom Romain Nimi, ingénieur de formation, mais avant tout musicien de vocation. Retour sur un parcours hors du commun, entre Brazzaville, Cuba et les grandes scènes africaines. De Santa Clara à Brazzaville : un destin façonné entre sciences et musique Né au Congo, Romain Gardon fait partie de cette génération envoyée très jeune à Cuba dans le cadre d’un programme de coopération éducative entre les deux pays. À seulement 11 ans, il quitte son pays natal pour suivre un cursus complet à l’Université Centrale de Las Villas, à Santa Clara, où il obtient un diplôme d’ingénieur en génie chimique. Mais dans l’ombre des laboratoires, un autre amour grandissait : celui de la musique. Guitariste, harmoniciste, puis pianiste, il se forme sur le tas, participe à des festivals multiculturels sur l’île de la jeunesse, représentant fièrement la République Populaire du Congo dans diverses manifestations. Le jeune pionnier devient peu à peu artiste. Naissance de S.O.S SALSA : sauver la salsa, mission acceptée. De retour au pays en juillet 1995, Romain Gardon crée, à peine deux mois plus tard, l’orchestre S.O.S SALSA, avec d’anciens étudiants congolais formés comme lui à Cuba. La date est symbolique : le 27 août 1995, dans un contexte musical congolais alors dominé par la rumba et le ndombolo, naît un groupe avec une mission claire : sauver la salsa. « S.O.S SALSA signifie tout simplement ‘Sauvons la salsa’ », explique l’artiste. Un clin d’œil à l’effervescence des années 60-70 où la musique afro-cubaine rayonnait, avant d’être éclipsée par d’autres styles émergents comme le zouk, le rap ou le soukous. Le groupe se fixe alors un objectif ambitieux : redonner ses lettres de noblesse à la salsa, version africaine. Une ascension spectaculaire : prix, tournées et reconnaissance Depuis sa création, S.O.S SALSA a multiplié les succès et les distinctions : Lauréat du prix BCDA en 1997 Double Tam-Tam d’Or Participant fidèle au FESPAM depuis 1996 Scènes prestigieuses à Libreville, Kinshasa, Cabinda, Abidjan, Bamako, Cotonou… L’orchestre devient vite une référence incontournable de la musique métissée, « un trait d’union entre la musique jeune et celle des vieux », comme le souligne son fondateur. Une amitié musicale avec Boncana Maïga Autre chapitre marquant : la collaboration étroite entre Romain Gardon et le maestro Boncana Maïga, légende vivante de la musique africaine. Tous deux diplômés de Cuba, ils se retrouvent artistiquement dès 2017 au festival Tounka Gouna, puis de nouveau en 2024 à Cotonou, lors de l’hommage pour les 50 ans de carrière de Maïga. Une relation quasi filiale s’est tissée, nourrie de respect mutuel, de projets partagés et d’une passion commune pour la salsa africaine. S.O.S SALSA, un survivant dans un paysage musical mouvant Dans un environnement dominé par la rumba congolaise et ses variantes, S.O.S SALSA a su résister, se renouveler sans renier son style. « Tous les orchestres nés à la même époque que nous ont disparu. Nous avons tenu bon », affirme Romain Gardon, fier du chemin parcouru. Le groupe revendique aujourd’hui 5 albums à succès, 3 banquets présidentiels animés, des tournées internationales et une identité artistique inaltérable.2025, année de la jeunesse et des grands projets. L’année du 30e anniversaire de S.O.S SALSA coïncide avec un événement majeur : la 12e édition du FESPAM, qui revient en force après les perturbations liées à la pandémie et aux crises économiques. Pour Romain Gardon, ce rendez-vous est plus qu’un simple festival : c’est « la tribune de la jeunesse africaine et de sa diaspora ». Le thème choisi, « Musique et enjeux économiques à l’ère du numérique », trouve pleinement écho dans sa vision : « Il faut repenser l’industrie musicale africaine, créer de vrais modèles économiques où les artistes vivent de leur art », plaide-t-il.Un avenir encore en musique Pour célébrer ses trois décennies, l’orchestre prévoit : Un documentaire rétrospectif Un album Best of S.O.S SALSA Une tournée et des performances live exceptionnelles et comme le résume si bien Romain Gardon avec humilité : Et comme le résume si bien Romain Gardon avec humilité :-  « Nous ne sommes pas les meilleurs, mais dans tous les cas, nous sommes les favoris. » En 30 ans, S.O.S SALSA a su allier exigence artistique, fidélité aux racines afro-cubaines et modernité. Un modèle de persévérance et d’innovation. À Brazzaville, la salsa n’est pas un simple rythme : c’est une mission, un combat, un héritage vivant. Fred Gunther Mbemba

« This is Africa » : Casablanca vibre au rythme de la rumba congolaise avec l’orchestre Thiabuala Feeling

« This is Africa » : Casablanca vibre au rythme de la rumba congolaise avec l’orchestre Thiabuala Feeling

CONCERT. L’espace culturel « This is Africa », 100 % africain et installé sur la place Nevada, au cœur de Casablanca, en prélude à la CAN 2025, a vibré du 27 au 29 juin dernier au son envoûtant de la rumba congolaise. Une prestation haute en couleurs signée par l’orchestre Thiabuala Feeling, venu spécialement de Rabat. Durant trois jours, la capitale économique du Maroc a vécu au rythme de la culture congolaise, portée par les concerts intenses et vibrants de l’orchestre. Enracinée dans l’âme du peuple congolais, la rumba — inscrite au patrimoine culturel immatériel de l’humanité par l’UNESCO — a une nouvelle fois démontré sa capacité à rassembler et à émouvoir. Un message de paix et de mémoire Dès leur entrée sur scène, les artistes congolais ont donné le ton. Vêtus de noir et arborant le drapeau de la République Démocratique du Congo (RDC), Fiston Jaguer et Tony Le Best, chef d’orchestre du groupe, ont ouvert le concert par une minute de silence en hommage aux victimes des conflits, notamment dans l’Est de la RDC. Un moment fort, suivi d’une prise de parole poignante de Tony Le Best, soulignant l’importance de la paix et du devoir de mémoire. Un concert riche en émotions et en énergie Pendant plus d’une heure, les sonorités caractéristiques de la rumba congolaise ont envahi le village africain. Le public, nombreux et curieux, s’est laissé emporter par les interprétations vibrantes de morceaux emblématiques tels que Lumbamba de Sam Mangwana, Show Me the Way de Papa Wemba, ou encore Africa Mokili Mobimba et Parafifi de Grand Kallé. « C’est une musique que je découvre pour la première fois. J’ai beaucoup apprécié leur manière de chanter et de danser. J’ai même esquissé quelques pas ! », confie Mustapha, exposant sur place. Un orchestre talentueux et engagé Authenticité, rigueur artistique et énergie scénique : l’orchestre Thiabuala Feeling a conquis le public. Steve Kabeya, benjamin du groupe, a brillé à la batterie et au chant, tandis que Samuel à la basse et Hervé Mutu aux claviers ont posé une base solide et envoûtante. À la guitare solo, Jean Baptiste Sahoua Bi Kouassi (JBsolo) a apporté une touche de virtuosité, magnifiée par les voix puissantes et complémentaires de Tony Le Best et Fiston Jaguer. Grâce à cette prestation, la rumba congolaise a trouvé un nouvel écho auprès du public marocain, et Casablanca a démontré sa capacité à accueillir, avec ferveur, l’âme musicale du Congo. Dans un mot de remerciement, Tony Le Best a exprimé la fierté du groupe : « Nous espérons bénéficier du soutien de nos autorités pour faire rayonner la rumba congolaise à travers diverses activités culturelles pendant la Coupe d’Afrique des Nations prévue au Maroc en décembre 2025. » Il a également salué l’engagement de Fred Gunther Mbemba, communicant, manager et promoteur culturel, pour son soutien constant aux artistes congolais installés au Maroc. Un projet panafricain fédérateur Organisé par les associations Anya et Atlas Azawan, le projet This is Africa – Sur la route de la Coupe ambitionne de célébrer la richesse et la diversité des cultures africaines à l’approche de la CAN 2025. Véritable carrefour artistique et culturel, le village africain confirme ainsi l’ambition du Maroc de s’imposer comme une plateforme culturelle continentale de premier plan. Fred Gunther Mbemba

Un inoubliable voyage musical au cœur du Salento : Canzoniere Grecanico Salentino fait vibrer Casablanca aux sons et danses du sud de l’Italie

Un inoubliable voyage musical au cœur du Salento : Canzoniere Grecanico Salentino fait vibrer Casablanca aux sons et danses du sud de l’Italie

L‘extraordinaire et fascinante fusion entre musiques traditionnelle et moderne est la marque de fabrique du groupe « Canzoniere Grecanico Salentino » qui s’est produit récemment en plein air au Théâtre Italia au sein du Consulat général d’Italie de Casablanca. Considéré comme le premier et le plus important groupe de musique populaire du Salento, dans les Pouilles, l’ensemble italien a donné un concert exceptionnel, organisé par le Consulat général d’Italie et la Dante Alighieri de Casablanca. Dans une ambiance joyeuse annonçant les couleurs de la saison estivale, les musiciens Giancarlo Paglialunga (batterie et voix), Massimiliano Morabito  (accordéon), Mauro Durante (batterie, violon et voix), Alessia Tondo (batterie et voix), Giulio Bianco (flûte et basse), Emanuele Licci (guitares et voix) et la danseuse Silvia Perrone ont embarqué le public casablancais dans un voyage émouvant au cœur des musiques et des danses traditionnelles du sud de l’Italie. Ce soir-là, le groupe emblématique a fait vibrer la cours du Théâtre Italia en réinterprétant notamment, « dans une version contemporaine la célèbre pizzica, une sorte de tarantelle rituelle, qui avait le pouvoir de guérir la morsure de la légendaire araignée taranta à travers la musique, la transe et la danse », comme l’avait annoncé la présidente de la Dante Alighieri de Casablanca, Dr Marina Sganga Menjour. Il est 20h31 lorsqu’une voix féminine suave émerge de la scène, vêtue d’une robe noire et rompt le silence, après les discours officiels. Elle est bientôt rejointe par une autre voix plus puissante, tandis que la danseuse, toute de rouge vêtue, entre en scène pour donner le ton du spectacle. Sept minutes plus tard, alors que les premières notes dévoilent la richesse culturelle des Pouilles, le public, cosmopolite, qui trépignait d’impatience savoure déjà la puissance des sonorités dans une ambiance joyeuse et détendue. Puis, l’ensemble Canzoniere Grecanico Salentino – qui se produisait pour la première fois au Maroc et en Afrique – change de tempo. D’abord, avec des jeux de mains ; puis avec des fusions audacieuses qui captivent rapidement les spectateurs ». Dirigé par le percussionniste et violoniste Mauro Durante, qui a hérité des rênes  du groupe en 2007 après son père,  l’ensemble enchaîne des rythmes inspirés de cultures italiennes lointaines. A 20h54, alors que le programme de la soirée n’est qu’à son début, le public manifeste sa joie et son enthousiasme en applaudissant avec ferveur. Quatre minutes plus tard, comme pour préserver l’énergie débordante du public, les musiciens reviennent à un rythme plus doux avant de relancer des sonorités plus intenses et captivantes acclamés par le public. 21:07, place à la danse de guérison marquée par une séquence instrumentale de cinq minutes qui sera très brièvement accompagnée par la sublime voix d’un des musiciens. Cette séquence précèdera le retour sur scène de la danseuse qui remonte pour plus d’une dizaine de minutes de transes sans interruption. Passée cette séquence intense, une chanson d’amour au tempo apaisant prend le relais suivi de titres plus intimistes. Il s’en suit une démonstration de tambourin suivie d’un titre évoquant la Word music, tandis que le public danse et acclame les sept artistes du groupe réputé pour leur créativité et leur rayonnement à l’étranger. Des artistes qui ont été bien accueillis aux Etats-Unis, au Canada, en Europe et au Moyen-Orient. D’autres morceaux et chorégraphies toujours dynamiques s’enchaînent jusqu’à la fin du concert devant un public très enthousiaste qui n’a cessé d’applaudir le groupe, qui va le gratifier de deux morceaux supplémentaires avant de clore le concert. Rappelons que le groupe italien a reçu en 2018 un prix exceptionnel, le Songlines Music Awards, décerné à Londres et le consacrant comme le meilleur musical de l’Europe. Alain Bouithy

Année de la culture | Cheick Tidiane Seck rend hommage aux légendes de la musique malienne

Année de la culture | Cheick Tidiane Seck rend hommage aux légendes de la musique malienne

Le célèbre claviériste malien Cheick Tidiane Seck, parrain du mois de juin de l’Année de la Culture 2025, a donné un concert en live, le vendredi 20 juin 2025, à la Maison des Jeunes de Bamako en hommage aux artistes disparus. C’était sous la présidence du Chef de Cabinet, Nohan Sow, représentant le Ministre de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie Hôtelière et du Tourisme, Mamou DAFFÉ. Cheick Tidiane Seck et son groupe ont offert une performance live exceptionnelle devant un public enthousiaste et de nombreux acteurs culturels. Ce concert, présenté comme un « 𝑴𝒂𝒓𝒂𝒕𝒉𝒐𝒏 𝒑𝒐𝒖𝒓 𝒍𝒆𝒔 𝒍𝒆́𝒈𝒆𝒏𝒅𝒆𝒔 𝒅𝒆 𝒍𝒂 𝒎𝒖𝒔𝒊𝒒𝒖𝒆 𝒎𝒂𝒍𝒊𝒆𝒏𝒏𝒆 », a permis de célébrer la richesse musicale du Mali tout en rendant vibrant hommage et en magnifiant ses compagnons et tous ceux ont porté le flambeau de la musique malienne avant de s’éclipser. Cet événement important s’inscrit dans le cadre des activités de l’Année de la Culture, décrétée par Son Excellence le Général d’Armée Assimi GOÏTA, Président de la Transition, Chef de l’État. Ce grand rendez-vous musical n’était pas seulement un spectacle, mais un moment clé pour l’Année de la Culture. Il a rappelé l’importance de la culture pour le Mali comme un vecteur de paix et de vivre-ensemble.

ORCHESTRE DE LA PRÉSIDENCE DU FASO : Une première sortie réussie avec maestria à Pô !

ORCHESTRE DE LA PRÉSIDENCE DU FASO : Une première sortie réussie avec maestria à Pô !

L’orchestre de la Présidence du Faso a réalisé son concert inaugural dans la nuit du dimanche 15 juin dernier à la Place Nemaro de Pô sous le regard d’un public admirateur. Selon le chef d’orchestre de la Présidence du Faso, le Capitaine Aimé Césaire OUÉDRAOGO, le baptême de feu de l’orchestre se tient en marge de la sortie de la 24e promotion de l’Académie militaire Georges-NAMAONO dans la ville de Pô, une « ville historique d’où est partie la Révolution de Thomas SANKARA ». Sur scène et pendant plus de deux heures d’horloge, l’orchestre de la Présidence du Faso a interprété avec maestria des œuvres nationales emblématiques, de grandes œuvres classiques de la musique africaine et un répertoire international devant une population de Pô sortie massivement pour l’occasion. Baptisée « Concert de la résilience et du triomphe », cette première sortie officielle de l’orchestre de la Présidence du Faso « est un acte de foi de notre capacité collective à transcender les épreuves et à faire triompher les valeurs de paix, d’unité et de dignité », soutient le Haut-commissaire de la province du Nahouri, Sié Aristide Mohamed KAM. A l’issue de la prestation, le chef d’orchestre a exprimé sa satisfaction d’avoir exécuté une quarantaine d’œuvres du terroir burkinabè et d’un répertoire panafricain et international. Selon le Capitaine Aimé Césaire OUÉDRAOGO, « la remise en selle de l’orchestre de la Présidence du Faso au moment où notre patrie combat résolument l’hydre terroriste sous toutes ses formes indique que nous résistons, nous combattons et nous vaincrons très prochainement avec aussi notre patrimoine immatériel ». Rattaché à l’État-Major particulier de la Présidence du Faso, l’orchestre a pour entre autres missions, d’assurer, à la demande, le bon déroulement et l’exécution pratique des cérémonies militaires ou civiles d’envergure nationale, de contribuer au rayonnement de l’image de la Présidence du Faso sur le plan national et international, de promouvoir la culture burkinabè et de participer au soutien moral et psychologique des troupes. L’orchestre de la Présidence du Faso est le fruit de la vision stratégique du Président du Faso pour la promotion de l’excellence artistique et la célébration de notre patrimoine culturel. Cet ensemble musical créé par décret le 13 février 2025 par le Chef de l’État, le Capitaine Ibrahim TRAORÉ est composé de cinq sections : une section d’instruments traditionnels, une section rythmique, une section d’instruments à vent, une section de cordophones et une section de choristes.

Neila Tazi : « Le Festival Gnaoua défend une singularité marocaine qui assume fièrement sa profondeur africaine »

Neila Tazi : « Le Festival Gnaoua défend une singularité marocaine qui assume fièrement sa profondeur africaine »

MAROC. Dans un monde où les repères culturels s’uniformisent, le Festival Gnaoua et Musiques du monde, qui en est à sa 26ème édition, « défend une singularité marocaine qui assume fièrement sa profondeur africaine », affirme sa productrice Neila Tazi. Le secret du Festival, qui se tient du 19 au 21 juin courant à Essaouira au Maroc, « réside dans sa capacité à concilier fidélité et transformation », a-t-elle confié dans un entretien accordé à l’agence marocaine MAP. Il faut dire que, depuis sa création, ce grand rendez-vous cultive un équilibre entre la préservation rigoureuse d’un art ancestral, celui des Maâlems Gnaoua, et l’ouverture à des musiques et influences venues d’ailleurs. « Ce positionnement, à la fois enraciné et universel, permet au festival de parler à toutes les générations, à tous les publics », poursuivit Neila Tazi  soulignant que c’est cette cohérence dans la vision, nourrie d’un engagement culturel et politique fort, qui explique la longévité du festival. Martin Kam

Kin Orchestra, porte-étendard de la Rumba congolaise au féminin, vise la scène du festival Visa For Music

Kin Orchestra, porte-étendard de la Rumba congolaise au féminin, vise la scène du festival Visa For Music

Kin Orchestra, un groupe composé exclusivement de musiciennes originaires de la République Démocratique du Congo, espère participer à la 12ᵉ édition du prestigieux festival Visa For Music, prévu du 19 au 22 novembre 2025 à Rabat, au Maroc. La démarche de celles que l’on appelle affectueusement « Les Léopards de la musique féminine de la RDC », s’inscrit dans une volonté de valoriser le talent féminin congolais sur la scène internationale plus précisément au Maroc où elles n’ont encore jamais joué. Cette initiative est chaleureusement soutenue par la communauté africaine notamment congolaise résidant au Maroc, qui voit en cet  ensemble un symbole de fierté et de représentation culturelle. L’ensemble Kin Orchestra a été créé en 2020 à l’initiative de Charly Maïwan, producteur culturel, manager, initiateur et promoteur du Festival Mondial de Musique de Femmes d’ici et d’ailleurs (FMMF), lors d’un séjour à Kinshasa. Son objectif était de mettre en lumière les talents féminins congolais dans le domaine musical, et d’ouvrir ces artistes à des collaborations ainsi qu’à des scènes internationalement reconnues. Le groupe a fait sa première apparition publique dans la province du Kongo Central, plus précisément dans la ville de Muanda, où il a donné deux concerts à l’occasion de la Journée internationale des droits des femmes, en mars 2021. À l’heure où la Rumba congolaise est inscrite au patrimoine culturel immatériel de l’humanité par l’UNESCO, le groupe Look La Prod Events – spécialisé dans la promotion de la culture africaine, et plus particulièrement de la Rumba congolaise au Maroc – apporte son soutien à Kin Orchestra dans son projet de se produire sur les scènes marocaines. Il rappelle à ce titre : « Kin Orchestra propose un répertoire qui valorise la Rumba, avec des interprétations des grands compositeurs congolais de toutes les époques tels que Tabu Ley Rochereau, Papa Wemba, Pépé Kallé, Koffi Olomide, Mbilia Bel, Pongo Love, etc. » Fredrich Gunther Mbemba