
MAROC. Dans un monde où les repères culturels s’uniformisent, le Festival Gnaoua et Musiques du monde, qui en est à sa 26ème édition, « défend une singularité marocaine qui assume fièrement sa profondeur africaine », affirme sa productrice Neila Tazi.
Le secret du Festival, qui se tient du 19 au 21 juin courant à Essaouira au Maroc, « réside dans sa capacité à concilier fidélité et transformation », a-t-elle confié dans un entretien accordé à l’agence marocaine MAP.
Il faut dire que, depuis sa création, ce grand rendez-vous cultive un équilibre entre la préservation rigoureuse d’un art ancestral, celui des Maâlems Gnaoua, et l’ouverture à des musiques et influences venues d’ailleurs.
« Ce positionnement, à la fois enraciné et universel, permet au festival de parler à toutes les générations, à tous les publics », poursuivit Neila Tazi soulignant que c’est cette cohérence dans la vision, nourrie d’un engagement culturel et politique fort, qui explique la longévité du festival.
Martin Kam