Congo/Maroc : Aleks SAK’S, passeur d’émotions et tisserand d’histoires à travers la musique et les mots

ZOOM. Originaire de la République du Congo, Aleks SAK’S est un artiste pluriel : musicien, conteur et explorateur des sonorités du monde. Son identité artistique est profondément enracinée dans les rythmes et les mélodies de l’Afrique, qui ont forgé son âme et nourri son imagination. « Mon parcours est également marqué par une ouverture aux influences venues d’autres horizons, telles que la musique du monde, le jazz, le funk et bien d’autres encore », confie l’artiste qui évolue actuellement à Casablanca, au Maroc. Récemment marié à Marrakech, Aleks SAK’S se définit comme un passeur d’émotions, un tisserand d’histoires à travers la musique et les mots, cherchant à créer un pont entre les cultures et célébrer l’unité dans la diversité. Lors de nos échanges, celui que ses collègues artistes appellent affectueusement l’homme d’orchestre a expliqué : « Mon objectif est de créer des œuvres qui parlent à l’âme, qui invitent à la réflexion, à la danse et à la célébration de la vie. Je suis convaincu que la musique et les arts ont le pouvoir de transcender les frontières et de nous unir dans une même vibration ». Artisan de l’harmonie, il est constamment en quête de nouvelles sonorités, de textures inédites et d’émotions à partager avec le public. Rien donc d’étonnant pour celui qui affirme haut et fort : « Mon art est une invitation à voyager, à explorer et à découvrir les richesses de la diversité culturelle, tout en célébrant notre humanité commune ». Enseignant dans des structures scolaires où il transmet l’art de la parole (narration et théâtre) ainsi que l’éveil musical et rythmique jusqu’à la théorie musicale, Aleks SAK’S est en constante évolution. Toujours désireux de repousser les limites de la créativité et d’explorer de nouvelles voies d’expression, il n’a qu’un souhait : « laisser une trace positive dans le monde ». Il veut « contribuer à la beauté et à l’harmonie de notre société et partager mon amour de la musique et des arts avec le plus grand nombre ». Détenteur d’un baccalauréat littéraire a d’abord poursuivi des études de droit, puis des études en génie civil. Il a exercé pendant neuf ans en tant que technicien topographe dans diverses grandes entreprises (OCP Jorf Lasfer à El Jadida ici au Maroc, EGIS International, SGEC, ASPERBRAS et ASTALDI au Congo – Brazzaville). Martin Kam
Côte d’Ivoire: Instant détente avec Kedjevara dans « ça fait mal » (Clip Officiel)
XVIIE Festival international de musique militaire Spasskaya Tower : L’orchestre de la Présidence du Faso conquiert le public moscovite

MOSCOU. Après sa brillante prestation à la cérémonie d’ouverture du XVIIe Festival international de musique militaire Spasskaya Tower, l’orchestre de la Présidence du Faso a fait samedi 23 août, une parade au parc VDNKH, le Centre panrusse, où il a émerveillé le public moscovite. Quatre étapes dans le parc VDNHK, un engouement fascinant, un public conquis et en osmose avec les musiciens. Pour sa deuxième sortie à Moscou, la capitale russe, l’orchestre de la Présidence du Faso, a mis en valeur le potentiel artistique et culturel du Burkina Faso. Certains moscovites ont esquissé des pas de danse, tandis que d’autres répétaient « Burkina Faso ». « Ce matin au parc, ou nous avons retrouvé une population très enthousiaste, l’orchestre de la Présidence du Faso a démontré une fois de plus qu’il savait promouvoir les valeurs traditionnelles burkinabè. Nous avons vu la mise en cohérence des instruments modernes avec les instruments traditionnels burkinabè. Ici nous avons montré aux populations qui étaient curieuses de découvrir ce pan du patrimoine culturel burkinabè », a déclaré le ministre de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme, Pingdwendé Gilbert OUEDRAOGO. Tout en exprimant et sa satisfaction pour la prestation de l’orchestre de la Présidence du Faso, le ministre OUEDRAOGO a rappelé que la participation du Burkina Faso à ce festival contribue au renforcement de la coopération entre la Fédération de Russie et le Burkina Faso. Au cours de ce festival, l’orchestre de la Présidence du Faso va réaliser des animations dans la ville de Moscou, en proposant aux mélomanes russes un répertoire varié d’artistes de renommée comme Georges OUEDRAOGO, Joseph SALAMBO, Manu DIBANGO.
Congo. Tidiane Mario : « Ma musique ne sera jamais un instrument de division, encore moins une apologie de la violence »

C’est ce qu’a déclaré la star congolaise Tidiane Mario dans un communiqué publié sur les réseaux sociaux, au lendemain des violences survenues lors de sa prestation à l’occasion des festivités de l’indépendance de la Répulique du Congo. Pour rappel, au cours de ces deux jours de festivités de l’indépendance de la République du Congo, alors que le chanteur congolais se tenait sur scène pour partager avec ses nombreux fans et à son public sa passion et son art, « j’ai été la cible d’actes regrettables : lynchage, lapidation. Ces violences ont entraîné une altercation entre certains de mes fans et ceux qui avaient choisi de troubler la fête », relate-t-il. Cette situation a visiblement affecté l’artiste qui n’a pas caché sa douleur face au déroulement des événements. « Monter sur scène, c’est offrir une part de soi, c’est tendre la main au public dans un geste d’amour et de partage. Voir cet instant transformé en chaos a profondément blessé mon cœur », avoue-t-il. L’occasion pour la star de hausser le ton pour dire : « ma musique ne sera jamais un instrument de division, encore moins une apologie de la violence. Elle restera toujours un chant d’unité, de paix et d’espérance. La haine n’aura jamais le dernier mot là où l’amour et l’art cherchent à guérir et à rassembler ». S’adressant particulièrement à ses fans et à tous ceux qui croient en lui, Tidiane Mario les appelle à « rester dignes, de ne jamais répondre à la violence par la violence ». Et de rappeler: « notre plus grande force réside dans notre capacité à rester debout, à garder la tête haute et à faire rayonner notre culture et nos valeurs au-dessus de toute provocation ». Avant de remercier tous ceux qui l’ont soutenu dans cette épreuve. Adrien Thyg
Tétouan donne le coup d’envoi de la 13ᵉ édition du Festival Voix de Femmes : Ambiance festive et un public conquis

La 13ᵉ édition du Festival Voix de Femmes a débuté ce vendredi sur la scène Al Matar, offrant au public une première soirée de concerts placée sous le signe de la diversité musicale. Dès fin d’après-midi, un bus musical a parcouru la ville, annonçant le début des festivités et créant un premier rendez-vous convivial avec les habitants. Sur scène, la diversité musicale était au rendez-vous avec trois artistes aux univers multiples et une présence singulière, chacune portant haut la richesse et la modernité de la scène féminine marocaine. Kawtar Sadik, DJette et chanteuse tangéroise, a ouvert la soirée avec une performance mêlant rythmes gnaoua, basses électro et spoken word, portée par une présence scénique affirmée. Elle a été suivie de Douaa Lahyaoui, star montante de la chanson marocaine moderne, et dont le répertoire oscille entre ballades pop orientales et fusions soul. Sa performance a conquis un public venu nombreux. En tête d’affiche, Zina Daoudia, figure incontournable de la scène chaâbi, a enflammé la scène avec ses titres emblématiques repris en chœur. Fidèle à son style direct et festif, elle a transformé la soirée en célébration populaire. Le festival se poursuit ce samedi 16 août avec une nouvelle déambulation musicale en ville, suivie des concerts de Jaylan, étoile de la pop urbaine marocaine, et de Diana Haddad, figure de la chanson arabe.
RDC/Congo. La rumba congolaise appelée à évoluer sans se dénaturer (opérateur culturel)

Un vœu a été émis mardi à Kinshasa, capitale de la République démocratique du Congo, par un opérateur culturel au cours d’un échange avec l’ACP, de voir la rumba congolaise évoluer sans se dénaturer, après son inscription au patrimoine immatériel de l’humanité. «La rumba congolaise doit évoluer mais sans être dénaturée. Elle doit aussi être mieux encadrée et codifiée. C’est-à-dire qu’un étranger qui arrive à Kinshasa ou à Brazzaville, qui veut faire de la rumba, doit savoir par quoi commencer (…). Il faut que ce soit codifié pour que le monde entier sache ce qu’est la rumba congolaise», a indiqué Ossinondé, expert de la rumba congolaise. Pour ce spécialiste, la reconnaissance de la rumba comme patrimoine immatériel de l’humanité entend donner un coup de pouce aux jeunes artistes. «Cela arrive à point nommé, surtout à un moment où la production musicale entre les deux Congo connaît d’énormes difficultés. Je pense que la reconnaissance de la rumba comme patrimoine immatériel de l’humanité va donner un coup de pouce aux jeunes artistes, pour qu’ils s’approprient le travail sur ce sujet», a-t-il indiqué. Il a également recommandé la création d’un musée de la rumba, l’organisation régulière de festivals, ainsi que le positionnement des orchestres congolais dans les grands rendez-vous musicaux internationaux en vue de présenter la rumba sur la scène mondiale. Née sur les rives du fleuve Congo entre Kinshasa et Brazzaville, la rumba congolaise a traversé l’Atlantique lors de la traite négrière, tout en conservant son identité marquée par les notes de guitare et de basse. Aux dires de M. Ossinondé, la Rumba s’appelait à l’origine « Nkumba », un terme transformé en « Rumba » par les colons espagnols après leur arrivée dans les Caraïbes. ACP/ODM
Voix de Femmes 2025 au cœur de Tétouan : à l’affiche, Diana Haddad, Zina Daoudia, Jaylan, Douaa Lahyaoui et Kawtar Sadik

Le Festival Voix de Femmes revient à Tétouan pour sa 13ᵉ édition, avec une programmation qui met à l’honneur des voix féminines, des animations urbaines et des actions de proximité, annoncent les organisateurs. Valoriser les talents féminins tout en contribuant à faire vivre le patrimoine séculaire de la ville de la colombe blanche : telle est la mission de ce festival, organisé sous le Haut Patronage de Sa Majesté le Roi Mohammed VI. Placée sous le thème « La femme, pilier majeur d’un développement durable », l’édition 2025 investira plusieurs espaces pour célébrer les voix, les talents et les expressions portées par les femmes, indiquent les prometteurs de ce grand rendez-vous dont le coup d’envoi sera donné, le jeudi 14 août, par une animation mobile, un format participatif accessible à toutes et tous, qui traversera plusieurs quartiers de Tétouan. Décliné en deux temps, le programme musical prévoit d’abord une animation à travers les rues de la ville, en fin d’après-midi, puis avec deux grandes soirées sur la Grande Scène Al Matar. Une programmation musicale plurielle et ancrée dans son époque Le vendredi 15 août, la Place Al Matar accueillera deux voix féminines issues de la nouvelle scène marocaine : Douaa Lahyaoui, star montante originaire de Fès, dont la voix navigue entre ballades soul et pop orientale et Kawtar Sadik, DJette et chanteuse tangéroise qui mêle sons électro et rythmes gnaoua. La soirée se clôturera avec Zina Daoudia, figure nationale du chaâbi et de la aïta. Le lendemain, samedi 16 août, la programmation s’ouvrira avec Jaylan, chanteuse de talent à la croisée de la pop et du rap marocain, récemment propulsée sur le devant de la scène grâce à son single “Ha Wlidi”, devenu viral, et une performance remarquée à la cérémonie d’ouverture de la CAN U23. Le public aura ensuite rendez-vous avec Diana Haddad, grande star de la scène arabe avec des titres devenus emblématiques du répertoire arabe populaire. Sa présence sur scène à Tétouan s’annonce comme l’un des temps forts de cette édition. Comme cela est indiqué dans un communiqué, dans un deuxième temps et dans la continuité de sa vocation sociale, le Festival se consacrera, du 18 au 20 septembre 2025, aux actions sociales et solidaires. Ainsi, plusieurs initiatives seront menées au profit des catégories vulnérables de la population en partenariat avec des acteurs médicaux et associatifs, locaux et nationaux. Le programme concocté comprend : la distribution de dons, l’organisation d’une caravane « Santé pour tous » au Centre de Sidi Frej et au Complexe Social Kouilma, ainsi que des activités sociales et solidaires diverses, précise-t-on. Présidente de l’Association Voix de Femmes, Mme Karima Benyaich affirme que « cette édition poursuit la vocation du festival : porter la voix des femmes dans l’espace public, en valorisant leur expression artistique et leur rôle dans la société. Qu’il s’agisse de création ou d’action solidaire, Voix de Femmes reste fidèle à son engagement culturel et humain ». Patricia Engali Avec CP
Le Ballet Africa du Maroc, groupe congolais, annoncé au Village Africa « This Is Africa » à Casablanca

Dans le cadre du projet culturel « This Is Africa sur la Route de la Coupe », célébrant la richesse et la diversité des cultures africaines à l’occasion de la Coupe d’Afrique des Nations de football prévue au Maroc du 21 décembre 2025 au 18 janvier 2026, le Ballet Africa du Maroc offrira une prestation exceptionnelle en septembre 2025 au Village Africa, sur la Place Nevada, boulevard Rachidi à Casablanca. Groupe congolais basé à Casablanca, le Ballet Africa du Maroc est un ensemble pluridisciplinaire composé d’artistes originaires du Congo-Brazzaville et établis au Maroc. Réputé pour son professionnalisme et son dynamisme, il s’illustre dans plusieurs disciplines : danse traditionnelle, percussions, chant et théâtre. Inspiré des traditions africaines, le Ballet Africa propose des spectacles vibrants, mêlant héritage congolais et influences multiculturelles. À travers la musique et la danse, il célèbre les liens entre les peuples, dans une vision de l’art comme vecteur d’unité, de dialogue et de rencontre interculturelle. Reconnu au Maroc comme à l’international Grâce à de nombreuses prestations sur les scènes marocaines, le Ballet Africa du Maroc s’est forgé une solide réputation dans le paysage culturel du Royaume. Cette reconnaissance lui a ouvert les portes de sa première tournée européenne, avec une participation remarquée au Festival international folklorique de Veliko Tarnovo, en Bulgarie (23–29 juillet 2023), d’où il est reparti distingué par la direction du festival pour la qualité de sa prestation. Forte de ce succès, la troupe poursuit sa tournée européenne, avec une participation attendue à la 25e édition du Festival international du folklore « Baragan’s Flower » en Roumanie, prévue du 11 au 15 et du 18 au 25 août 2025. Fierté du Congo, du Maroc et de la diaspora À travers ses tournées et son engagement artistique, le Ballet Africa du Maroc rend hommage à la République du Congo, d’où sont issus ses membres, mais aussi au Maroc, leur terre d’accueil, et à l’ensemble de la diaspora africaine résidant dans le Royaume. Alors que le Maroc s’apprête à accueillir l’un des plus grands rendez-vous sportifs du continent, le groupe entend bien contribuer activement à cette fête panafricaine. « Nous sommes très heureux d’avoir été annoncés dans le cadre du projet culturel This Is Africa sur la Route de la CAN, qui célèbre la diversité de la culture africaine en terre marocaine, ma seconde patrie. En tant qu’artiste, je suis prêt à apporter, tant soit peu, mon soutien à la réussite de ce grand rendez-vous continental qu’est la Coupe d’Afrique des Nations de football », déclare Steven Kiminou, chef du Ballet Africa du Maroc. Une ambiance électrique en perspective L’ambiance s’annonce électrique au Village Africa, avec le retour très attendu du Ballet Africa du Maroc, fraîchement rentré de sa tournée européenne. Pour le plus grand bonheur des amoureux de la culture, la troupe revient célébrer, en musique et en danse, la richesse et la diversité des cultures africaines, dans un esprit de fête, d’unité et de partage, avant et pendant la Coupe d’Afrique des Nations. Porté par le label ANYA, le projet « This Is Africa » ambitionne de mettre à l’honneur les expressions culturelles du continent africain, avant et pendant cet événement sportif majeur. La participation du Ballet Africa du Maroc illustre parfaitement cette volonté de valoriser les arts vivants africains au sein d’un programme festif et culturel ouvert à tous. Fredrich Gunther Mbemba