Marchés des matières premières: Remontée des cours de pétrole début novembre

Les marchés des matières premières continuent de fluctuer. Ainsi, l’indice des prix des produits énergétiques, calculé par la Banque mondiale, a marqué un repli de 3,7% en octobre après un rebond de 4,6% en septembre, affecté par une baisse des prix pétroliers (-4,7% après +5,2% en septembre). De son côté, l’indice des prix des produits non énergétiques a poursuivi sa légère reprise en octobre (+0,9% après +0,5% en septembre). L’augmentation des prix des produits alimentaires (+2,5%) contraste, toutefois, avec la diminution de ceux des métaux de base (-0,4%) et des fertilisants (-0,1%). Les prix du pétrole (Brent) ont enregistré une baisse de 4,7% en octobre pour s’établir à 59 dollars le baril en moyenne, suite à une restauration rapide de la capacité de production saoudienne, dans un contexte marquée par une offre abondante par rapport à une demande faible. Toutefois, les cours pétroliers sont inscrits en hausse début novembre pour s’établir à 61 dollars le 19 du mois, suite à l’annonce de nouvelles positives sur les négociations commerciales sino-américaines. En moyenne, depuis début 2019, les prix du Brent se sont établis à 64 dollars, en baisse de 12% en glissement annuel. L’Agence internationale de l’énergie (AIE) a révisé à la baisse la croissance de la demande mondiale de pétrole en 2019, pour la ramener à 1,0 million de barils par jour (mbj), son plus faible niveau depuis 2011. Pour 2020, l’AIE prévoit une reprise modérée de la demande mondiale de pétrole (+1,2 mbj). Pour soutenir les prix pétroliers, l’OPEP et ses alliés (dits « OPEP+ ») devraient prolonger leur accord de réduction de la production, lors de leur rencontre à Vienne début décembre 2019. En termes de perspectives, les prix pétroliers devraient rester globalement modérés, dans un contexte marqué par un marché bien approvisionné et une économie mondiale fragile. Toutefois, le marché pétrolier reste confronté à des risques élevés, liés notamment aux tensions géopolitiques au Moyen-Orient. Par ailleurs, les prix du gaz butane se sont inscrits en forte hausse pour atteindre à 476 dollars la tonne le 19 novembre, marquant une hausse de 37% depuis début 2019. En moyenne, depuis début janvier 2019, les prix du butane ont enregistré 416 dollars, en baisse de 23% en variation annuelle. Les prix du phosphate brut sont restés stables à 77,5 dollars la tonne en octobre, marquant une baisse de 22% depuis début 2019. De leur côté, les cours des engrais phosphatés DAP se sont établis à 277 dollars la tonne en octobre, en repli de 3% en un mois et de 29% depuis le début de l’année. Sur les dix premiers mois de 2019, les cours moyens du DAP ont diminué de 19% en glissement annuel, alors que ceux du phosphate brut se sont accrus de 5%. Les cours du blé tendre (SRW) ont atteint 213 dollars la tonne en moyenne en octobre, en hausse de 5,4% sur un mois. Ils sont soutenus par une demande à l’export assez dynamique et par un regain d’optimisme sur la conclusion d’un accord commercial sino-américain. Toutefois, la remontée reste freinée par des disponibilités immédiates confortables et par des perspectives de récoltes favorables. Selon la FAO, la production mondiale de blé devrait augmenter de 5% en 2019/2020 pour atteindre un record de 766 millions de tonnes. Dans le même sillage, les prix du maïs se sont établis à 167 dollars la tonne en moyenne en octobre, en hausse de 6,3% sur un mois, malgré des perspectives de récolte importante, notamment aux États-Unis, le premier producteur et exportateur mondial de maïs. Les cours internationaux du sucre brut (ISA) se sont établis à 277 dollars la tonne en octobre, en hausse de 5,8% sur un mois. Ce rebond des prix sucriers découle notamment des prévisions tablant sur un resserrement de l’offre mondiale de sucre pour la saison 2019/2020. Depuis début 2019, la moyenne des prix du sucre s’élève à 278 dollars la tonne, marquant une légère hausse en glissement annuel (+1,1%). En somme, les prix du sucre continuent de fluctuer, en raison de l’instabilité des cours du pétrole brut, des variations du taux de change du réal brésilien et de l’évolution des conditions météorologiques en Inde. Avec DEPF
La Coalition Business Afrique voit le jour à Marrakech à l’initiative de la CGEM

La CGEM a organisé vendredi 29 novembre à Marrakech, en marge de la deuxième édition du Sommet d’Affaires Union Européenne – Afrique, un business dialogue qui a réuni les présidents et représentants des patronats présents à l’événement. Présidée par M. Laaziz EL KADIRI, Président de la Commission Diplomatie économique, Afrique et Sud-Sud, cette rencontre a permis de discuter des moyens de renforcer davantage les relations de coopération et de créer une nouvelle impulsion forte entre les communautés d’affaires du continent en faveur de son développement économique et social. Les représentants des patronats présents à cette séance de travail ont ainsi décidé de lancer la Coalition Business Afrique (CBA). Il s’agit d’une task force panafricaine qui oeuvrera pour fédérer l’ensemble des acteurs économiques du continent autour d’une vision et d’une stratégie de développement communes. Selon le Président de la Commission Diplomatie économique, Afrique et Sud-Sud, initiatrice de ce projet, la CBA compte s’ouvrir à l’ensemble des acteurs économiques privés africains afin de porter leur voix et défendre leurs intérêts, notamment en étant un interlocuteur fort, exigeant et à l’écoute face aux institutions africaines et internationales. La Coalition Business Afrique aura des discussions avec Business Europe, association patronale européenne qui défend les intérêts des employeurs privés auprès de l’UE, en vue de lancer un dialogue entre les deux groupements qui portera sur les étapes de développement de la CBA et la mise en oeuvre de sa feuille de route.
Côte d'Ivoire: Conseil des ministres du mercredi 27 novembre 2019

Le mercredi 27 novembre 2019, un Conseil des Ministres s’est tenu de 11h30 à 15h30, à la Préfecture de Katiola, sous la présidence de Son Excellence Monsieur Alassane OUATTARA, Président de la République, Chef de l’Etat. L’ordre du jour de cette réunion comportait les points suivants : A/-Mesures Générales Projets de loi Projets de décrets B/-Mesures IndividuellesC/-CommunicationD/-Divers A/– MESURES GENERALES PROJETS DE LOI 1- Au titre du Ministère de la Justice et des Droits de l’Homme, en liaison avec le Ministère auprès du Président de la République, chargé des Relations avec les Institutions de la République; Le Conseil a adopté un projet de loi organique portant statut des parlementaires. Ce projet de loi fixe, en application de la Constitution, notamment en son article 90, le nombre des membres de chaque Chambre du Parlement, les conditions de désignation des parlementaires, le régime des incompatibilités des parlementaires et détermine le montant de leurs indemnités et avantages. En outre, il précise les immunités du parlementaire, organise les modalités de la suppléance du parlementaire et renvoie au Code électoral, les questions électorales se rapportant notamment aux conditions d’éligibilité et aux modalités du scrutin des deux tiers des sénateurs. 2- Au titre du Ministère de la Justice et des Droits de l’Homme; Le Conseil a adopté deux (02) projets de loi. Le premier projet de loi est relatif au nom. Ce projet de loi s’inscrit dans le cadre de la réforme des codes usuels, rendue nécessaire par l’évolution de la société ivoirienne et l’impératif de l’adaptation de la législation nationale aux standards internationaux, notamment en matière d’égalité homme et femme. Ainsi, ce dispositif autorise désormais, sur la base du principe d’égalité entre l’homme et la femme, la mère à faire adjoindre son nom à celui du père, de sorte que l’enfant, issu aussi bien de la filiation légitime que de la filiation naturelle, puisse porter un nom double. Entre autres innovations, la procédure de changement de nom, qui permet à des personnes ayant des noms différents de porter le nom de leur auteur commun, en vue d’uniformiser les noms dans la même famille, devient pérenne par l’effet du présent projet de loi. Le second projet de loi est relatif au domicile. Ce projet de loi introduit des innovations importantes dans les règles législatives qui gouvernent la vie des personnes et de la famille. Il apporte une définition précise du domicile, qu’il distingue de la résidence, et fixe les conditions du changement du domicile. Aussi, il impose à toute personne physique une obligation de déclaration de domicile à la Mairie ou la Sous-préfecture où se situe le domicile choisi, dans les six (06) mois de son installation. 3- Au titre du Ministère auprès du Premier Ministre, chargé du Budget et du Portefeuille de l’Etat, en liaison avec le Ministère de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation et le Ministère de l’Economie et des Finances; Le Conseil a adopté un projet de loi portant régime financier des Collectivités territoriales et des Districts autonomes. Ce projet de loi intervient dans le cadre de l’uniformisation des législations nationales de l’espace UEMOA portant sur la décentralisation. Il participe précisément de la transposition en droit ivoirien de la directive n° 01/2011/CM/UEMOA portant régime financier des Collectivités territoriales au sein de l’UEMOA. Il institue notamment la Comptabilité matière pour retracer les existants et les mouvements concernant les biens meubles et immeubles, les valeurs du portefeuille et les stocks de matériel et fournitures. Plus spécifiquement, en matière de développement local, il prévoit la possibilité pour les Collectivités territoriales et les Districts autonomes, de créer, d’exploiter ou de faire exploiter des services publics à caractère industriel et commercial dont les conditions de fonctionnement sont similaires à celles des entreprises privées. PROJETS DE DECRETS 1- Au titre du Ministère de la Justice et des Droits de l’Homme, en liaison avec le Ministère de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation; Le Conseil a adopté un décret fixant les modalités d’application de la loi n° 2018-863 du 19 novembre 2018 instituant une procédure spéciale de déclaration de naissance, de rétablissement d’identité et de transcription d’acte de naissance. La loi susmentionnée apporte des solutions à la situation des personnes nées en Côte d’Ivoire et qui n’ont jamais été déclarées à l’état civil et à celle des personnes dont les deux (02) exemplaires des registres d’état civil dans lesquels ont été enregistrées leurs naissances sont détruits, détériorés ou portés disparus. Le délai d’un (01) an prévu pour la mise en œuvre de la mesure dérogatoire arrivant à expiration, le présent décret proroge de deux (02) ans, en application de la loi, ledit délai. Il précise, en outre, relativement à la conduite de la procédure, les compétences des officiers de l’état civil, les compétences du Procureur, du Président du tribunal ainsi que du greffe, territorialement compétents. Afin de simplifier, d’uniformiser et de sécuriser le processus sur toute l’étendue du territoire national, il définit également les modèles d’imprimé à l’usage de la procédure. Ces imprimés seront produits exclusivement par l’Imprimerie Nationale. 2- Au titre du Ministère des Eaux et Forêts, en liaison avec le Ministère de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation, le Ministère de l’Agriculture et du Développement Rural et le Ministère auprès du Premier Ministre, chargé du Budget et du Portefeuille de l’Etat; Le Conseil a adopté un décret portant procédures de classement des forêts et des agro-forêts. La nouvelle loi forestière prévoit au profit de l’Etat, un domaine forestier privé constitué des forêts classées et d’agro-forêts. En application de cette loi, ce décret précise les procédures de classement des forêts et des agro-forêts au nom de l’Etat et des Collectivités territoriales. Il détermine les détenteurs de l’initiative des différentes procédures, les organes chargés de les conduire, et établit, en fin de procédure, la compétence exclusive du Conseil des Ministres pour décider, en définitive, du classement des forêts et du classement en agro-forêts. Ainsi, en matière de classement des forêts, il met en place une Commission de classement chargée de conduire la procédure à l’initiative
Rugby Africa Cup : Le Sénégal prend le dessus sur l'Ile Maurice

L’équipe du Sénégal de Rugby a rempli samedi la mission de valider son ticket pour la phase de groupe de la Rugby Africa Cup 2020. Devant une foule de supporters, les lions ont dominé sans pitié l’île Maurice. Dans la phase de poules de la Rugby Africa Cup 2020, le Sénégal jouera dans le Groupe C contre l’Algérie et l’Ouganda. Le Sénégal a donné le ton avec une pénalité inscrite par Mansour Sall à la 5ème minute. L’avance précoce de l’équipe hôte (3-0) a ensuite donné lieu à une bataille d’usure qui a vu les deux équipes commettre une série de fautes. L’équipe de Johann Moinet a cependant réussi quelques essais avec Fofana et Moussa Barry, qui ont donné l’avantage au Sénégal (20-0) après 28 minutes de jeu. Les Lions étaient déterminés à remporter la victoire. Ils sécurisent leur avance avant la mi-temps, dominant l’Ile Maurice 39-0 durant la première mi-temps. Après une heure de jeu, le Sénégal mène par 51-0. L’équipe hôte a continué à faire preuve d’un jeu offensif qui a permis de consolider l’avantage à la 70ème minute grâce à un essai de Pape Alassane Sagna (58-0). Mamadou Ndiaye scelle la victoire sénégalaise d’un essai après une course solitaire de 70 mètres. La tentative d’allonger l’avance du Sénégal 65-0 n’a pas été couronnée de succès car Mamadou Ndiaye n’a pas réussi à transformer l’essai. La contribution de l’arrière à la victoire et à la performance globale de son équipe a été récompensée et il a été reconnu homme du match. Réactions : « C’est une victoire d’équipe. Nous nous sommes bien défendus et les joueurs locaux ont vraiment bien joué. C’est un grand exploit pour l’équipe », a déclaré le Sénégalais Mamadou Ndiaye, qui joue pour le club français de 3ème division Lavaur. Pour le sélectionneur sénégalais Johan Moinet, le match était tout sauf une tâche facile pour ses joueurs : « Les 20 premières minutes ont été assez compliquées, car nous n’avons pas trouvé la faille. Grâce à un changement dans notre stratégie offensive, qui s’est traduit par une offensive sur leurs flancs, nous avons changé la donne. » Quant au sélectionneur mauricien Raphael Bax, il est plutôt satisfait par ce match, compte tenu du manque d’expérience de son équipe : « Je suis fier de mon équipe. Beaucoup de joueurs ont fait leurs débuts internationaux aujourd’hui. Certains des joueurs sont moins expérimentés dans le rugby du XV, donc ils méritent d’être félicités d’en être arrivés là où ils sont aujourd’hui. » Prochaines dates pour le Sénégal dans la phase de groupes de la Rugby Africa Cup 2020 :20 juin 2019 : Algérie – Sénégal en Algérie4 juillet 2019 : Sénégal – Ouganda au Sénégal Par APO
L'Afrique devrait être autorisée à utiliser ses ressources

Dans le contexte du débat sur le changement climatique, l’Afrique se trouve dans une position malheureuse dans laquelle le secteur mondial de l’énergie exige de ralentir ses progrès et de ne pas exploiter pleinement son potentiel en hydrocarbures. Ça n’est pas correct. À la Chambre africaine de l’énergie, nous ne nions pas les impacts et la gravité du changement climatique. Nous reconnaissons le rôle et l’importance de l’Accord de Paris que plus de 30 pays africains ont signé. Cependant, nous pensons que la transition énergétique devrait être progressive et tenir compte du manque criant d’électricité en Afrique. Sur le continent, notre principale obligation en tant que chefs de file de l’industrie est de faire en sorte que les populations africaines aient accès à l’énergie. Nous sommes déterminés à résoudre les problèmes quotidiens auxquels le continent est confronté. La pauvreté énergétique est la préoccupation la plus critique de l’Afrique. Pour nous, c’est une situation de vie ou de mort. En Afrique, plus de 600 millions de personnes n’ont toujours pas accès à l’électricité. Et nous restons un importateur net d’énergie, mais nous disposons de 125 milliards de barils de réserves de pétrole prouvées, représentant 7,3% des réserves mondiales de pétrole et 509 Tcf de gaz, soit 7,2% des réserves mondiales. Nos ressources naturelles sont importantes pour notre développement. Nous ne pouvons ignorer ce dont le continent a besoin pour soutenir les tendances mondiales lorsque nos économies restent sous-développées. Notre potentiel en hydrocarbures est vaste et l’Afrique abrite un certain nombre d’économies émergentes qui tiennent fermement à prendre la place qui leur revient dans le secteur énergétique mondial. Le temps de nous industrialiser est venu. Nous félicitons nos frères, sœurs et amis de l’Ouest, tels que la Norvège et l’Allemagne, d’avoir utilisé leurs ressources pétrolières et gazières pour développer leurs pays et bâtir des économies prospères. Mais l’Afrique mérite la même opportunité de construire des économies de classe mondiale. « À la Chambre africaine de l’énergie, nous comprenons que les problèmes liés au changement climatique sont importants, mais cette nouvelle initiative de colonisation environnementale incite les pays africains à laisser leurs ressources et à dépendre du soleil », a déclaré NJ Ayuk, président de la Chambre africaine de l’énergie et auteur du best-seller sur Amazon, « Des milliards en jeu : L’avenir de l’énergie et des affaires en Afrique ». Dans le passé, l’Afrique était beaucoup trop dépendante de l’aide étrangère et si, à certains égards, elle a été extrêmement utile et bénéfique, elle a également porté atteinte à notre indépendance. Dans plusieurs cas, l’Afrique a toujours pris le siège du passager pour décider de son avenir, mais cela doit prendre fin maintenant. Notre continent doit rester indépendant pour décider de son propre destin. La Chambre africaine de l’énergie s’oppose fermement à l’idée selon laquelle l’Afrique devrait ignorer son potentiel et sa capacité à tirer parti de ses ressources pour stimuler la croissance, créer des opportunités d’investissement et de développement. En tant que porte-parole du secteur énergétique africain, nous sommes fiers d’annoncer notre campagne contre le fait que le continent devrait poursuivre un avenir énergétique moins intensif en carbone afin de soutenir les intérêts mondiaux dont l’Afrique n’a pas encore bénéficié. Pour soutenir notre campagne, signez notre pétition sur Par APO
CGEM: La formation dispensée en Afrique devrait tenir compte des besoins des métiers mondiaux et de demain

La formation dispensée en Afrique devrait tenir compte des besoins des métiers mondiaux et de demain, qui de plus en plus, font appel au digital, à l’intelligence artificielle et à tout ce qui est technologique, a souligné jeudi, à Marrakech, le Président par intérim de la Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM), Mohamed Bachiri. « L’Afrique est appelée à être plus proactive en proposant des offres de formation relatives aux volets industriel, technologique et digital », a-t-il ajouté lors d’une session sur le thème « Assurer l’adéquation des compétences avec des marchés du travail en pleine mutation » dans le cadre de la 2ème édition de l’EU-Africa Business Summit. L’Afrique est aussi appelée à prendre toutes les mesures qui s’imposent afin de stopper cette « fuite des cerveaux », un phénomène qui touche tous les pays du continent, et qui coûte très cher à ces pays, de même qu’elle doit résoudre le problème de l’adéquation entre l’éducation et la formation et le marché de l’emploi, a-t-il insisté. « Le monde de l’entreprise est intimement lié à celui de la qualité des ressources humaines, puisqu’il y va de la compétitivité des entreprises africaines dans une économie mondialisée », a-t-il ajouté. M. BACHIRI a à cette occasion, rendu hommage aux différentes parties prenantes qui œuvrent au Maroc à régler rapidement la question de l’offre en compétences et dont le travail a abouti à la mise en place de « la nouvelle feuille de route relative à la formation professionnelle », basée sur les Hautes orientations Royales. Cette feuille de route permet de mettre en phase la formation professionnelle avec la réalité des besoins économiques et sociaux du pays, de développer l’employabilité et d’encourager davantage l’entrepreneuriat, a-t-il précisé. Et d’indiquer que le nouveau dispositif de formation professionnelle au Maroc, baptisé « Cités des Métiers et des Compétences », s’articulera autour de la création d’une nouvelle génération de centres de formation professionnelle dans chacune des 12 régions. Par ailleurs, M. BACHIRI a souligné que le Maroc a développé une importante expérience dans la co-gestion entre le public et le privé, d’instituts de formation professionnelle, relevant dans ce cadre, que le Royaume met à disposition des pays africains cette importante expérience cumulée comme dans les secteurs de l’automobile et l’aéronautique par exemple. « Le thème de cette session nous interpelle tout particulièrement car à la CGEM nous plaçons le capital humain et la formation au cœur de nos chantiers prioritaires », a-t-il insisté. L’EU-Africa Business Summit vise à promouvoir les relations économiques et commerciales entre les deux continents. Avec CMP
Nord-Kivu: Le CICR prend en charge plus de 30 blessés à Béni et Butembo et appelle tous les acteurs à la retenue

Suite à la détérioration de la situation humanitaire dans le territoire de Béni, le CICR soutient les structures médicales de la région pour la prise en charge des blessés, à travers la fourniture de médicaments et autres matériels médicaux essentiels. A ce jour, plus de 30 blessés ont été soignés. « Nous demandons à tous les acteurs de faire preuve de retenue, la population civile ne devrait pas être ciblée et les organisations humanitaires, les structures et le personnel médical doivent être respectés », a dit Nour Khadam, chef du bureau du CICR à Beni. Les blessés sont évacués vers les hôpitaux et structures médicales soutenus par le CICR, notamment l’hôpital de référence de Béni. Depuis plusieurs mois, les équipes du CICR travaillent avec le personnel de cet hôpital pour renforcer leurs capacités en soins chirurgicaux afin de soigner les blessés victimes de violences dans la région. Depuis le 19 novembre, ces structures médicales ont pu prendre en charge cinq blessés des attaques dans la ville de Béni, 27 blessés à Béni et Butembo suite aux manifestations ayant éclaté ces derniers jours. Le CICR fournit également des antibiotiques et des kits médicaux d’urgence afin que toutes les victimes et blessés puissent être soignés. Par ailleurs, 2 tentes, 20 lits et 20 matelas sont actuellement en route pour Beni pour augmenter la capacité d’assistance de l’Hôpital général de référence de Beni. Un kit pour la prise en charge des 50 blessés par arme fait également partie de ce convoi. Le CICR se tient prêt à évaluer la situation humanitaire des déplacés et autres personnes touchées par les attaques et la violence dès que la situation sécuritaire le permet. CM
De nouvelles armes contre la corruption dans le secteur financier (Maroc)

La prévention et la lutte contre la corruption dans le secteur financier s’intensifient avec la signature, jeudi 28 novembre dernier à Rabat, d’une convention de coopération entre quatre grandes institutions opérant dans le monde de la finance. En effet, à la veille des Journées internationale et nationale de lutte contre la corruption, célébrées respectivement les 9 décembre et 10 janvier prochains, Bank Al-Maghrib, l’Instance nationale de la probité, de la prévention et de la lutte contre la corruption (INPPLC), l’Autorité marocaine du marché des capitaux (AMMC) et l’Autorité de contrôle des assurances et de la prévoyance sociale (ACAPS) ont procédé à la signature d’une convention de coopération qui fixe les domaines et les modalités de coopération entre les parties signataires, en matière de prévention et de lutte contre la corruption dans le secteur financier. «Cette action qui s’inscrit dans le sillage de la stratégie nationale de lutte contre la corruption, traduit la volonté commune des quatre institutions de renforcer le cadre de gouvernance régissant l’accomplissement de leurs missions respectives, en la matière», ont souligné les parties signataires dans un communiqué conjoint. L’échange d’expériences et d’expertises dans le domaine de la prévention et de la lutte contre la corruption, l’organisation d’actions de sensibilisation et de formation au profit de leur personnel et des acteurs du secteur financier, ainsi que l’élaboration d’études et d’analyses permettant de renforcer la maîtrise du risque de corruption. Tels sont les principaux domaines couverts par cette convention dont la mise en œuvre se traduira par l’élaboration d’un plan d’action dédié et la publication d’un bilan annuel de sa réalisation. Si le fléau de la corruption n’est plus considéré comme un tabou, «les principales institutions internationales s’accordent pour le reconnaître comme une entrave au développement, dans la mesure où il fragilise les institutions, compromet la confiance entre les acteurs sociaux et menace l’économie et la paix sociale», a déclaré le wali de Bank Al- Maghrib, Abdellatif Jouahri, lors de la cérémonie de remise du certificat ISO 37001 à BAM. A ce propos, il est à noter que Bank Al-Maghrib a obtenu la certification à la norme ISO 37001 de son Système de management anti-corruption, pour l’ensemble de ses processus métier et support, au terme de l’audit effectué par le Cabinet Euro-Compliance, en octobre 2019. La cérémonie de remise du certificat a eu lieu le 28 novembre, à Rabat, en présence des membres du Conseil de la banque, de ses partenaires institutionnels et de représentants de la société civile. «Cette certification vient renforcer les actions entreprises par Bank Al-Maghrib, en matière d’éthique et de déontologie, en dotant la banque d’un dispositif de lutte anti-corruption intégré et structuré», a indiqué BAM dans une note rendue publique le jour même. Piloté par le haut management de BAM, le système est construit autour des principales composantes. A savoir : une politique anti-corruption, publiée en interne et en externe ; un dispositif de gestion des risques spécifiques aux activités de la banque ; des actions continues de sensibilisation et de formation ainsi qu’un système d’alerte éthique ouvert au personnel et aux partenaires. «A travers ce système, Bank Al-Maghrib a également pour ambition de contribuer activement, aux côtés de l’ensemble des acteurs du secteur financier, à la dynamique de lutte anti-corruption et ce, dans le sillage de la stratégie nationale adoptée en la matière», souligne la banque centrale dans sa note. Pour Abdellatif Jouahri, «la confiance que notre institution doit inspirer pour mener les missions qui lui sont dévolues et qui ont été récemment élargies par son nouveau statut, exige de nous un ancrage sans faille à l’éthique et un engagement permanent, empreint de rigueur et d’intégrité». Alain Bouithy