Exposition. L’œuvre de Nadia Chellaoui investit au Centre culturel de l’Agdal

Plus vive, plus sublime, la palette de l’artiste peintre Nadia Chellaoui s’invite jusqu’au 17 mai au Centre culturel de l’Agdal de Rabat. Organisée par D’Art Louane ou la Maison d’artistes et des couleurs, cette exposition invite les amateurs de l’art contemporain marocain à découvrir les œuvres récentes de cette plasticienne sur le thème « Voyages entre trombines». Le vernissage de l’exposition est prévu le vendredi 5 mai à partir de 20 h en présence de plusieurs personnalités du monde de l’art e de la culture et de divers horizons. Couleurs expressives, formes de confession symbolique, l’univers pictural de la plasticienne marocaine Nadia Chellaoui est le reflet de sa palette riche et sa gestuelle hautement symbolique où la vie est toujours présente. Nommée ambassadeur auprès de Divine Académie française des Arts, Lettres et culture, cette artiste peintre nous propose aujourd’hui le fruit de sa longue quête de formes et de couleurs. Elle révèle ainsi une palette diversifiée d’œuvres inspirées de fragments et de symbolisme, plus gestuelles et moins formelles. Pictographies finement tracées, productions plus libres reposant sur l’emploi de signes, de symboles, de motifs géométriques riches en termes de plasticité et de picturalité. Une synthèse d’expressions à la fois proches et lointaines. Avec des gestes successifs aux crayons, fusains, pinceaux ou couteaux, Nadia enchevêtre des bleus, des roses, des jaunes, des verts, des oranges, des violets pour offrir un va-et-vient entre des tons clairs et obscurs, harmonisés par un mélange trichrome qui a pour effet d’épargner les contrastes. Un rythme cohérent pour sublimer la couleur via une lumière évanescente, ce qui offre une douceur fascinante. Des couleurs qui caressent l’espace, audacieuses et discrètes, restent toujours la source, la rive vers la peinture. Cette exposition, qui se poursuit au Centre culturel d’Agdal, est l’occasion pour le public de découvrir le travail pictural d’une artiste qui marie bien les couleurs froides et chaudes pour un rapprochement inédit, surtout dans ses portraits individuels. Il faut dire que les couleurs s’imposent énormément dans cet univers où l’identité des personnages, souvent féminins, frise la fiction, voire le fantasme. Le bleu outremer ou opalin cohabite avec le rouge bordeaux ou carmin, les gris colorés destinés à meubler le fond ressortent des zones sourdes. Le tout en adéquation avec les plans du devant, dans un rendu visuel attrayant où la vie est toujours présente. Et la fantaisie qui caractérise sa liberté d’expression demeure quasiment lyrique. Son œuvre capte une réelle intuition qui se nourrit d’une créativité qu’elle maîtrise avec une aisance sans aucune complaisance. C’est la clé de lecture qui permet aux visiteurs de décoder ses tableaux. Délivrée des contraintes canoniques de la forme, Nadia Chellaoui, disciple de maîtres expressionnistes comme Kokoschka, Modigliani ou Soutine, se concentre sur ce qui fait la force et la spécificité : rythme et harmonie de la composition dans l’espace, tensions et contrastes des lignes, vigueur et mouvement du trait. Artiste de talent, elle sait bien que ce qu’elle met sur le support n’est pas seulement affaire de subjectivité, il s’agit surtout d’anticiper sur la réalité de ce qu’elle ressent au moment de l’exercice. Cela aboutit à des résolutions qui tiennent de l’aventure, nées qu’elles sont d’une véritable force de tempérament. L’acte pictural est alors un acte de libération et une possibilité unique de se retrouver tel qu’en soi-même. L.M
Législatives algériennes 2017 : un scrutin pour rien !

Le jeudi 04 mai 2017, le pouvoir algérien a déployé tous les moyens pour amener les quelque 23 millions d’Algériens à voter pour élire leurs 462 représentants à l’Assemblée Nationale. En effet, le résultat étant connu à l’avance, il était primordial pour l’oligarchie politico-militaire algérienne de s’assurer d’un taux de participation assez élevé pour se légitimer, mais aussi pour préparer le paysage politique de l’après-Bouteflika ; résultat quelque peu obtenu avec un taux d’abstention annoncé officiellement à 12h00 heure par Alger, après un tripatouillage éhonté, de 38,25%. Face à ce résultat tronqué, on ne peut que s’interroger sur l’honnêteté et la crédibilité de ce scrutin sans enjeu qui offre aux seuls deux partis, sous les ordres de l’armée, des services de renseignement et de la mafia financière, à savoir le Front de Libération Nationale (FLN) et le Rassemblement National Démocratique (RND), le gouvernail de l’Algérie après avoir avoir réalisé le casse électoral de cette année 2017 en faisant main basse, respectivement, sur 164 et 97 sièges et assisté dans ce hold-up par le Mouvement de la Société pour la Paix, dit HAMAS, (MSP/Front du Changement), un parti islamiste proche des frères musulmans, avec ses 33 élus, soit une majorité dictatoriale et intéressée de 294 strapontins à l’Assemblée Nationale. Ces élections législatives, marquées par le saccage de nombreux bureaux de vote dans la Wilaya de Bouira où des affrontements entre manifestants anti-vote et gendarmes à Rafour, Est de la Wilaya de Bouira, ont eu lieu ainsi que le dépôt de 358 plaintes pour fraudes massives et délits de corruption, bafouent les principes de la démocratie, permettant au Front de Libération Nationale (FLN), parti du Président Bouteflika de conserver une large majorité, et ne reflètent en rien le choix populaire. Ces élections serviront au final à entretenir l’illusion de la démocratie à une population algérienne, victime d’une interminable et intenable crise économique, alors que d’importantes réserves de pétrole et de gaz enrichissent toujours une oligarchie financière et militaire bien connue. Ces élections volées au peuple algérien annoncent aussi une instabilité inquiétante de l’Algérie ainsi qu’une accentuation de la répression abominable des peuples Kabyle et M’Zab ainsi que des Algériens de confessions chrétienne et juive. L’Algérie, rongée de l’intérieur par la faute du système Bouteflika, ne produit presque rien et survit grâce aux importations. Quant à l’argent du pétrole, il a été gaspillé et pillé, et les besoins sociaux vitaux de près de 45 millions d’habitants ne pourront bientôt plus être couverts. Enfin, il est à noter que les autorités algériennes ont interdit l’accès au territoire algérien à des représentants des médias étrangers, notamment marocains, égyptiens et qataris, attestant par là-même, que celles-ci ne souhaitaient pas que les législatives soient couvertes par des organes de presse qui refuseront de relayer les versions officielles d’Alger. En fait, les législatives du 4 mai 2017, une fiction politique à laquelle ont participé 63 partis politiques, confirment la faillite du modèle de régime, en place depuis l’indépendance confisquée, perpétué par Bouteflika, ainsi que le probable effondrement du système algérien après son départ dont les effets s’en ressentiront bien au-delà des frontières algériennes. D’ailleurs, les appels au boycott ont fait florès dans les réseaux sociaux, comme en témoigne une vidéo mise en ligne, le 02 mai 2017, sur Youtube sous le titre « Algérie: Grand buzz pour la vidéo qui appelle au boycott des élections législatives ». Elle est sans commentaire sur la mal vie des Algériens. Enfin, on ne peut faire l’impasse sur le cas de la Kabylie où les responsables algériens ont procédé à des transferts de populations d’autres Wilayas et contraint les étrangers en situation illégale à voter pour bourrer les urnes et ce, suite au boycott massif de la population Kabyle qui représente près de 30% des électeurs algériens. Toujours en Kabylie, de nombreux journalistes de médias francophones étrangers ont été empêchés violemment par les forces de sécurité d’exercer leur métier ; une atteinte flagrante et honteuse à la liberté d’expression et au droit d’être informé.
Maroc: Les importations sur un trend ascendant durant le premier trimestre

Les importations au titre des biens et services ont connu une hausse plus importante que celle des exportations au titre du premier trimestre de l’année 2017, a annoncé l’Office des changes dans sa dernière publication. Selon les indicateurs mensuels des échanges extérieurs du mois de mars relevés dans son étude, les importations et les exportations ont progressé respectivement de +11.243MDH et +1.886MDH. Cette évolution se traduit par un accroissement du déficit commercial de 9.357MDH (-30.618MDH contre -21.261MDH à fin mars 2016), a-t-il indiqué notant que le taux de couverture s’est situé, ainsi, à 73,3% au lieu de 79,5% un an auparavant. La hausse des importations de biens et services est imputable à l’accroissement des importations de biens (FAB) de +9.363MDH, notamment de produits énergétiques, et dans une moindre mesure, à celui des dépenses de services (+1.880MDH), a expliqué la même source. La hausse des exportations est attribuée à la progression des exportations de marchandises qui se sont établies à +2.260MDH, notamment des ventes de phosphates et dérivés et du secteur de l’agriculture et agroalimentaire. Selon les indicateurs mensuels, cette hausse a été atténuée, en partie, par la diminution des recettes de services estimée à 374MDH. A noter que les réserves internationales nettes se sont établies à 246,8Mds DH contre 251,9Mds DH à fin 2016 alors que « les avoirs officiels de réserve se sont chiffrés à 253,4Mds DH contre 256,1Mds DH à fin 2016 et les engagements extérieurs à court terme en monnaie étrangère à 6,6Mds DH contre 4,2Mds DH à fin décembre 2016 », a souligné l’étude. En détail, le déficit commercial de biens (CAF-FAB) s’est établi à -45.942MDH contre-37.687MDH à fin mars 2016, en hausse de 8.255MDH. Le taux de couverture des importations de marchandises par les exportations s’est situé à 56,8% au lieu de 60,8% à fin mars 2016. Les importations CAF se sont élevées à 106.302MDH contre 96.048MDH un an auparavant, soit une hausse de 10,7% ou +10.254MDH. « Cette évolution fait suite à l’augmentation des approvisionnements en produits énergétiques de 56,3% (+6.227MDH), en relation avec l’augmentation des prix d’achat sur le marché international », note-t-on soulignant qu’hors facture énergétique, les importations n’ont augmenté que de 4,7% ou +4.027MDH. A propos de la facture énergétique, signalons que sa part dans le total des importations a atteint 16,3% à fin mars 2017 au lieu de 11,5% un an auparavant, suite principalement à l’augmentation des approvisionnements en gas-oils et fuel-oils (+4.038MDH). Précisons que sur le marché international, le prix de gas-oils se situe en moyenne à 1,59 US Dollars/gallon à fin mars 2017 contre 1,07 US Dollars/gallon à fin mars 2016. L’étude a fait état, en revanche, d’une baisse des achats de produits alimentaires de 220MDH, notamment le blé (-939MDH). Selon les indicateurs, les achats de produits céréaliers ont reculé de 28,1%, à 3.594MDH contre 5.000MDH un an auparavant, suite à la régression des importations de blé de 939MDH. Le recul des importations de blé s’explique par l’effet quantités (-34,7%: 1.089mT contre 1.668mT). Le prix d’importation du blé augmente, quant à lui, de 11,8%: 2.331DH/T au lieu de 2.084DH/T un an auparavant. De leurs côtés, les exportations ont connu une hausse de 3,4%, soit +1.999MDH (60.360MDH contre 58.361MDH à fin mars 2016). Cette évolution est le résultat des variations contrastées des différents secteurs dont ceux des phosphates et dérivés (+11,1%), de l’agriculture et l’agroalimentaire (+4,2%), l’aéronautique (+7,9%), de l’électronique (+9,3%), de l’industrie pharmaceutique (+2,9%), du textile et du cuir (-2,5%), de l’automobile (-1,2%). Soulignons qu’hors phosphates et dérivés, les exportations n’ont augmenté que de 2% soit +975MDH. En ce qui concerne les services, la balance commerciale fait ressortir un excédent en retrait de -2.254MDH: +12.215MDH contre +14.469MDH à fin mars 2016. A cette même date, les importations ont affiché une amélioration de 1.880MDH (21.219MDH contre 19.339MDH) alors que les exportations se sont isncrites en baisse de 374MDH (33.434MDH contre 33.808MDH). En détail, l’étude souligne un recul de 1,2% des envois de fonds effectués par les MRE à 13.983MDH contre 14.146MDH à fin mars 2016 et souligne une légère baisse du flux des investissements directes étrangers (IDE) de 1,7% (-94MDH) imputable à la baisse des recettes (-1.872MDH) plus importante que celle des dépenses (-1.778MDH). De son côté, le flux des investissements directs marocains à l’étranger s’est chiffré à 1.392MDH contre 1.082MDH un an auparavant, soit une augmentation de 28,7% ou +310MDH. « Cette évolution provient de la hausse des investissements directs marocains réalisés à l’étranger (+544MDH) atténuée en partie par l’augmentation des cessions d’investissements directs marocains à l’étranger (+234MDH) », a-t-on expliqué.
Festival de Fès de la diplomatie culinaire. «Le déjeuner champêtre des mille convives» s’invite à Sefrou

Le Festival de Fès de Diplomatie culinaire a clôturé son programme dimanche, comme l’année dernière, par un déjeuner champêtre dans un site d’une beauté sidérante, surplombant le lac du barrage Allal al Fassi. Des très grandes tantes berbères ont été plantées en haute altitude précédées de dizaines de stands pour la présentation des produits de terroirs de la région, soutenus pour la plupart par le programme de l’INDH. Des dizaines de visiteurs sont venus en autocar et en voitures, marocains de différentes villes et étrangers, se joindre à de nombreux invités de la province de Sefrou. Cette manifestation partenaire du Festival de Diplomatie culinaire est organisée par le Gouverneur de Sefrou, Monsieur Hamdaoui et le Président de son Conseil préfectoral, Monsieur Azelmad. C’est une manifestation grandiose à laquelle ont participé cette année des groupes de musique traditionnelle d’Ahidous et le grand artiste du Moyen Atlas, Younès Baami, accompagné de son ensemble. Une manifestation préparée avec un grand soin qui figure désormais en bonne place dans le programme culturel de Sefrou et de sa région. Un buffet présentant essentiellement des mets gastronomiques de la tradition Amazigh et de la tradition judaïque de Sefrou (la fameuse Dafina) a impressionné l’ensemble des convives aussi bien par sa qualité que par son extraordinaire diversité. Cette rencontre porte très justement son titre du » Déjeuner champêtre des mille convive » et s’inscrit évidemment dans une volonté d’attirer l’attention sur de nombreux projets de développement initiés par la Province de Sefrou et liés entre autres à la promotion des produits du terroir et au développement d’un tourisme rural et thématique , impliquant notamment des thèmes culinaires et des séjours chez l’habitant. Il s’agit là d’une vision judicieuse des responsables de cette belle manifestation qui réunit des convives de cultures, de nationalités et de religions différentes dont certains Sefrioui qui reviennent avec enthousiasme revoir leur région originelle et qui sont prêts à apporter tout leur soutien aux projets qui s’y développent actuellement. C’est cette approche unique en son genre qui a été louée par les différents personnalités qui ont participé à ce Festival dont Monsieur Francesco Pisano, Directeur des Affaires Culturelles de l’Office des Nations-Unis à Genève, le Consul d’Espagne au Maroc et les représentants de la ville de Huelva, partenaires du Festival cette année. Le Directeur du Festival, Oussama Skali, a invité l’ensemble des participants a faire part de leur suggestions et contributions sur le site du Festival (www. diplomatie culinaire.org) pour commencer dès à présent à explorer les différents prolongements qui pourront être donnés à celui-ci , au-delà de son aspect événementiel qui doit par ailleurs être également élargi. Rappelons que la deuxième édition du Festival de Fès de la diplomatie culinaire (27 au 30 avril) a été marquée par une activité culturelle et artistique très dense autour du thème «Diplomatie culinaire dans le monde méditerranéen : les recettes de Ziryâb». Outre les prestations artistiques et les soirées (dîners-débats) organisées pendant le Festival, l’art gastronomique, mais également la réflexion intellectuelle ont été les vecteurs privilégiés d’un échange interculturel. Chaque jour, un pays méditerranéen et une tradition marocaine était à l’honneur. Les Chefs nationaux et internationaux étaient invités à faire leur marché dans la Médina. Des ateliers de cuisine dans des établissements publics de formation hôtelière ont lieu sous la supervision de Chefs renommés. Ce Festival s’appuie sur un concept d’une grande originalité qui consiste à mettre les arts culinaires au cœur du dialogue et des échanges inter-culturels. C’est l’une des approches «diplomatiques» de ce Festival. «La Méditerranée est davantage un appel à la rencontre qu’une frontière. Ses composantes multiples et diverses finissent par former, comme le soulignait Braudel, « une image cohérente, un système où tout se mélange et se recompose en une unité originale ». C’est précisément ce que va démontrer ce festival en faisant dialoguer des cuisines de pays du sud et du nord de la Méditerranée, dans une démarche qui, loin de relever de la compétition ou de la concurrence, vise à faire ressortir le meilleur de chacune en les associant, en les amenant à se répondre selon une approche que l’on pourrait effectivement qualifier de « diplomatique ». Le Maroc et la France, tous deux pays de grande cuisine, s’inscrivent naturellement dans cette perspective», indique à ce propos le Consul de France, François-Xavier Tilliette. Soulignons en fin que cette manifestation est organisée par la société d’ingénierie culturelle Par Chemins. L.M
Explorer le potentiel de la croissance bleue au Maroc

Un nouveau moment de communion autour de la mer. C’est ce que promet l’équipe d’organisation du Forum de la mer dont l’engagement et la motivation n’ont visiblement pas faibli. Poussés par le vent de l’échange et de la découverte, experts reconnus, institutionnels, acteurs économiques et associatifs, universitaires et nombreux étudiants se retrouveront de nouveau à El Jadida dans le cadre de ce rendez-vous international dédié au développement durable de la mer et du littoral dont la cinquième édition s’ouvre aujourd’hui, dans la capitale de Doukkala. Une invitation à la découverte qui promet. En effet, pour cette nouvelle édition, placée sous le thème « La mer, notre richesse », les organisateurs ont concocté un programme riche et diversifié. L’objectif n’ayant pas changé, il est notamment question d’«amener les Marocains à mieux connaître la mer et à prendre conscience de son immense richesse et proposer des solutions concrètes et durables pour le développement, la promotion et la préservation de la mer », ont rappelé les organisateurs. Pour cette cinquième édition, les organisateurs proposent, à l’instar des précédentes, des ateliers d’experts pour les professionnels, des conférences, du théâtre et des projections pour le grand public ainsi que des activités ludiques et sportives pour les plus jeunes. Résolument tournés vers l’action et vers l’avenir, les ateliers rassemblent de nombreux experts marocains et internationaux afin de mesurer la valeur de la mer et d’explorer le potentiel de l’économie bleue au Maroc, ont indiqué les organisateurs. Pour leur part, « les conférences et activités du programme culturel grand public chercheront à inspirer, à faire rêver en évoquant les valeurs véhiculées par la mer et la richesse du patrimoine culturel et historique maritime », ont-ils souligné. En détail, l’équipe du Forum a précisé que le programme culturel grand public investit le centre-ville d’El Jadida et prolonge les thèmes abordés durant les matinées mais avec une approche plus large et plus accessible. De son côté, « le théâtre Afifi accueille des conférences, rencontres-débats, projections, concours étudiants, spectacles pour inspirer en évoquant les valeurs véhiculées par la mer», a-t-elle poursuivi. « L’Archipel des enfants », une autre activité qui s’adresse en particulier à la jeunesse, s’installe de nouveau sur la plage pour proposer aux jeunes une multitude d’activités ludiques et éducatives pour connaître et aimer la mer. Comme l’a maintes fois rappelé le Forum, 71% de la surface du globe est constituée d’eau, 50% de la population mondiale vit à moins de 50km des côtes alors que 75% des grandes villes sont situées sur les côtes. Par ailleurs, 90% des marchandises mondiales sont transportées par mer et 30% du pétrole et du gaz mondial provient de la mer. A noter que la valeur du patrimoine océanique est estimée à 24.000 milliards de dollars. Un chiffre qui en dit long sur l’intérêt et la nécessité de préserver cette immense étendue bleue dont on ne connaît qu’une infime partie des trésors qu’elle renferme. Il est à signaler que le Forum de la mer, qui devrait cette année drainer quelque 6.000 visiteurs, a reçu en mars dernier le Trophée Lalla Hasnaa littoral durable de la Fondation Mohammed VI pour la protection de l’environnement. Ce prix consacre l’implication citoyenne en matière de développement durable, de protection du littoral et d’éducation pour des comportements socialement et écologiquement responsables.
Le Roi du Maroc reçu à l’Elysée, nouveau témoignage de la relation d’exception qui lie la France et le Maroc.

A moins d’une semaine du verdict du scrutin du second tour de la présidentielle, le Président de la République française, François Hollande, qui ne s’est pas représenté, a tenu à marquer, avant son départ, la solidité des liens historiques qui unissent le Maroc et la France en recevant, ce mardi 02 mai 2017, au Palais de l’Elysée, le Roi Mohammed VI du Maroc pour un déjeuner informel et convivial au cours duquel il a été souligné la densité des relations de coopération franco-marocaines sur les plans diplomatique, économique, social, culturel, cultuel et sécuritaire. Des personnalités du monde politique, de la société civile, des arts et de la culture, françaises et marocaines, ainsi que des amis de la France et du Maroc, ont pris part, aux côtés des deux Chefs d’Etat, à ce déjeuner convivial, à l’image du Chef de la diplomatie française, Jean Marc Ayrault, et de son homologue marocain, Nasser Bourita, de la Ministre française de l’Environnement, Ségolène Royal, de la Ministre française de la Culture, Audrey Azoulay, du Président de l’Institut du Monde Arabe (I.M.A), Jack Lang, du Président de la Fondation Nationale des Musées, Mehdi Qotbi, de l’islamologue Rachid Benzine, de l’humoriste et producteur, Jamal Debbouze, et des deux Prix Goncourt, Leila Slimani et Tahar Benjelloun. Cette conviviale attention du Président français à l’endroit du Roi du Maroc témoigne, si besoin est, de l’estime et du respect réciproques que se vouent les deux Chefs d’Etat, base du renouveau du partenariat bilatéral d’exception dans les domaines de la sécurité, du développement durable, de la culture et de l’éducation. A cette occasion, le Président Hollande a félicité le Souverain marocain pour le retour du Maroc au sein de l’Union Africaine et salué ses initiatives pour le développement du continent. En retour, le Roi Mohammed VI a remercié le Chef de l’Etat français pour son engagement personnel e faveur de l’amitié maroco-française, tout en l’assurant de sa détermination à consolider encore davantage la relation déjà exceptionnelle qui existe entre les deux pays.
Les réformes, un véritable moteur de croissance

Les pays de la région MENA (Moyen-Orient et Afrique du Nord) vont devoir s’en remettre aux réformes s’ils veulent relancer la croissance, a laissé entendre le Fonds monétaire international (FMI). « Dans la région Moyen-Orient et Afrique du Nord, les réformes peuvent réalimenter les moteurs de la croissance », a précisément indiqué le FMI. Si la croissance s’améliore légèrement dans cette région, essentiellement tirée par une hausse des cours du pétrole et une amélioration des perspectives d’exportation, cette institution a noté que les conflits civils et le chômage élevé continuent cependant de peser sur les perspectives régionales. Selon les dernières projections, la croissance s’améliore dans les pays importateurs de pétrole de la région, mais devrait ralentir dans les pays exportateurs de pétrole du fait de la baisse de la production, a relevé le FMI dans un dossier réalisé par Bruno Versailles et Magali Pinat. « La croissance globale des pays importateurs de pétrole de la région devrait être portée de 3,7 % en 2016 à 4 % en 2017, essentiellement grâce aux politiques qui ont réduit les déficits budgétaires et amélioré le climat des affaires, comme au Maroc et au Pakistan », peut-on lire sur le portail officiel de cette institution chargée de promouvoir la coopération monétaire internationale et de garantir la stabilité financière. En dépit des baisses de production consécutives à l’accord de l’OPEP/non-OPEP qui vont provisoirement réduire la croissance globale, cette tendance serait aussi observée dans les pays exportateurs de pétrole où la croissance hors pétrole devrait s’accélérer et passer de 0,4 % en 2016 à 2,9 % en 2017. Le FMI prévient cependant que la croissance prévue dans les pays importateurs de pétrole ne sera pas suffisante pour faire reculer sensiblement le taux de chômage élevé de la région, qui s’établit à 12 % environ. « Dans les pays exportateurs de pétrole de la région, les ajustements de la politique économique comme les réductions des dépenses publiques vont continuer à freiner l’activité économique. De plus, les conflits risquent de peser encore sur la région », a-t-il averti. Même s’ils s’améliorent, le FMI a estimé que les efforts de réduction des déficits doivent se poursuivre en tirant parti des progrès déjà réalisés dans la réduction des dépenses, notamment en Algérie et en Arabie saoudite. « D’après le rapport, les déficits budgétaires devraient être ramenés de 10 % du PIB en 2016 à moins de 1 % en 2022, ce qui représente une amélioration sensible qui contribuera à renforcer la résilience », a relevé l’institution qui souligne une amélioration de la situation des finances publiques dans les pays importateurs de pétrole. En effet, « dans l’ensemble de la région, le déficit budgétaire moyen a été ramené de 9,25% du PIB en 2013 à 7 % environ du PIB en 2016, en grande partie grâce à la réduction des subventions des combustibles (Égypte, Maroc, Soudan) et aux efforts d’augmentation des recettes et de renforcement de la perception des impôts (Pakistan) », a-t-il soutenu rappelant toutefois que la dette publique demeure élevée, et le ratio dette/PIB demeure supérieur à 90 % dans certains pays importateurs de pétrole. D’après le rapport, les coûts liés au service de la dette devraient augmenter, au rythme de la hausse prévue des taux d’intérêt dans le monde. « Les coûts accrus du service de la dette vont exercer de nouvelles pressions sur la situation des finances publiques et réduire la marge de manœuvre pour financer les dépenses publiques porteuses de croissance, dans les infrastructures et l’éducation par exemple », a affirmé le FMI. Cela dit, le FMI pense qu’il faut poursuivre l’ajustement budgétaire, favoriser par des efforts de renforcement des recettes fiscales en élargissant la base d’imposition, et mener à bien les réformes des subventions. S’ils veulent relancer la création d’emplois, l’institution a estimé que les pays exportateurs de pétrole de la région doivent poursuivre leur diversification et réduire la place des hydrocarbures au profit d’autres secteurs afin de rendre la croissance régulière et durable. S’agissant des pays importateurs de pétrole, le FMI craint que la croissance reste trop faible pour faire reculer le chômage. Ce n’est pas tout. Il observe aussi que les autorités des pays concernés ont une marge de manœuvre limitée pour engager des dépenses. Ainsi, « pour favoriser l’activité du secteur privé et stimuler l’emploi, les autorités peuvent donner des possibilités de formation et d’éducation, accroître le taux d’activité féminine (par une budgétisation sensible au genre comme au Maroc) et renforcer les règles de protection des investisseurs, comme en Jordanie et en Mauritanie », a estimé l’institution.
Zakaria Fahim, président de «Hub Africa»: c’est l’entrepreneur qui crée de la valeur ajoutée sur le continent africain

VIDEO. HUB Africa, première plateforme des investisseurs et entrepreneurs en Afrique, a dévoilé récemment le programme de la 5ème édition qui se déroulera du 4 au 5 mai à l’Office des Changes de Casablanca. Une édition 2017 qui devrait drainer plus de 10.000 participants venus de plus de 26 pays d’Afrique et d’Europe, selon les organisateurs.