Salon Cartes Afrique de Marrakech : Mobiwire présente en avant-première le MPLite

Salon Cartes Afrique de Marrakech : Mobiwire présente en avant-première le MPLite

Une nouvelle solution spécialement adaptée aux commerçants en milieu rural sera bientôt disponible en Afrique et les pays voisins : le MPLite. Elle a été présentée en avant-première lors du salon Cartes Afrique qui a lieu du 27 au 28 avril à Marrakech au Maroc. MobiWire, industriel reconnu comme héritier de l’activité mobile de Sagem, en est à la 4ème génération de MobiPrint. L’entreprise française s’est lancée en 2009 dans le marché du paiement mobile, en conceptualisant une solution innovante et unique pour les commerçants dans les zones non bancarisées, pour en devenir le leader et en nommant ce concept end-to-end, MobiPrint. Pour continuer à adresser une population majoritairement non-bancarisée, qui règle principalement ses achats par cash, MobiWire décide de lancer en 2017 une nouvelle génération de Mobiprint, le MPLite : un mobile plus une imprimante, dans un circuit fermé, avec comme seul connexion externe, un port microUSB, qui permet l’ajout d’accessoires tels qu’un scanner ou un clavier. Le MPLite dispose d’un socle de chargement pour charger simultanément une deuxième batterie. Il devient ainsi le Mobiprint adapté à tous les commerçants ruraux. MobiWire est un industriel français spécialisé dans la conception, la production et la livraison de terminaux connectés (téléphones mobile, solutions pour l’IoT et terminaux de paiement) adressant les acteurs du monde la téléphonie mobile ainsi que de l’IoT. Agissant en tant qu’Original Design Manufacturer, il a construit sa crédibilité auprès des opérateurs télécoms et continue ainsi son expansion dans le monde. Expert dans la conception et la fabrication de terminaux de paiement électronique et par cash, avec une solution unique, le Mobiprint, MobiWire s’établit comme le leader du marché en lançant en 2017 sa 4eme génération de Mobiprint, le MPLite.

Algérie : un scrutin législatif à l’ombre de l’ignorance

Algérie : un scrutin législatif à l’ombre de l’ignorance

TRIBUNE. A la date du 30 avril 2017, date de clôture de la campagne électorale en Algérie, force est de constater le peu d’enthousiasme du peuple algérien à assister aux meetings orchestrés par les responsables des partis politiques et son total désintérêt manifesté lors des sorties de proximité des candidats. Cette indifférence de l’opinion publique algérienne s’explique par l’atonie des quelques débats politiques, les rivalités de personnalités et de clans et ce, malgré les tensions économiques et sociales préoccupantes qui secouent ce pays. En effet les Algériens constatent avec rage la cherté de la vie, le chômage, la crise de logement et savent que les dés sont pipés en raison de la fraude massive toujours opérée lors des élections et l’intrusion grandissante de l’argent sale dans toutes les joutes électorales. En Kabylie, la campagne électorale a été massivement ignorée par les citoyens kabyles et de gigantesques manifestations et contestations rassemblant près d’un million de personnes, femmes, enfants et hommes, ont secoué cette région, malgré une forte répression des forces de sécurité algériennes. D’ailleurs, suite à cette certitude d’un boycott massif des Kabyles, les dirigeants n’ont pas retiré les personnes décédées des listes électorales. Une situation que l’on retrouve dans l’ensemble de ce pays. C’est pourquoi, à la veille de la clôture de cette campagne électorale terne, le Premier Ministre et les chefs du Rassemblement National Démocratique (RND) et du Front de Libération Nationale (FLN) et dernièrement le Chef de l’État, Bouteflika, ont appelé les Algériens à voter massivement le 04 mai 2017. Même les imams algériens et les leaders islamistes ont été mis à contribution de force pour convaincre les Algériens, en quelques jours seulement, d’aller voter en masse, comme fut le cas du patron du Mouvement de la Société pour la Paix (MSP), Abderzak Mokri, qui a versé dans le ridicule et la calomnie, pour inciter les algériens à voter et de préférence pour son parti afin de, et je le cite : « libérer la capitale Palestinienne qui est aussi celle de tous les Musulmans, El Qods ». Quant à l’imam, Ibrahim Boudoukha, il est allé jusqu’à prédire à ses fidèles, et je le cite : « une calamité si les algériens ne votent pas le 04 mai prochain ». Ainsi, rien n’inspire à l’optimisme et tous les indicateurs plaident en faveur d’un record en terme d’abstention et nul ne pourra calmer une jeunesse nerveuse et échauffée par une corruption endémique. Un grand désespoir qui touche les Algériens en raison d’une vie politique figée, du surplace de l’activité économique et de la chute dramatique des revenus. Seule alternative pour les dirigeants algériens, bourrer les urnes pour gonfler le taux de participation. Au fait, ce scrutin verra t’il la présence d’observateurs étrangers ?

Le Mundia Job Fair zoome sur les opportunités d’emploi des jeunes à l’international

Le Mundia Job Fair zoome sur les opportunités d’emploi des jeunes à l’international

REPORTAGE. Une journée riche et bien remplie pour les étudiants des grandes écoles et universités publiques et privées de Casablanca et de sa région venus prendre part au septième Forum de recrutement « Mundia Job Fair ». Organisé pour la septième année consécutive par l’Université Mundiapolis à Casablanca, ce rendez-vous dédié à l’emploi a été placé sous le thème « Le Grand développement de l’Afrique : quelles opportunités pour les carrières des jeunes à l’international ? ». Le Mundia Job Fair a pour objectif de « permettre aux étudiants de développer leur connaissance du marché de l’emploi et leur agilité culturelle dans le cadre de la coopération des pays du Sud », a indiqué le management de cette institution académique. Inscrite dans le cadre du programme d’accompagnement « Mundiatawjih », qui vise à améliorer l’employabilité des étudiants et leur insertion professionnelle, cette édition a réuni une trentaine d’entreprises marocaines publiques et privées évoluant dans divers secteurs d’activité. Et connu notamment la participation du président de la Commission parlementaire mixte Maroc-UE, Abderrahim Atmoun ; de la DG de Moroccan information technology Company (MITC), Lamiae Benmakhlouf ainsi que de la représentante du Fonds d’investissement britannique Actis, Emma Li. « Le grand projet de l’Université Mundiapolis, c’est de parfaire les standards internationaux dans l’accompagnement de l’étudiant et de le faire ensemble avec des partenaires locaux dans différents pays africains. Pour nous, c’est cela l’intelligence collaborative», a confié satisfait le président de l’Université Mundiapolis, Pr Amine Bensaid. « Nous le faisons aujourd’hui avec des partenaires africains, en Tunisie, très bientôt en Afrique du Sud et dans d’autres pays, en intelligence commune avec des investissements communs et des fonds d’investissement », a-t-il indiqué. Dressant le bilan des précédentes éditions, le patron de ce campus privé a rappelé que « cette année, nous avons un taux d’employabilité de 91%, c’est dire que nous sommes très satisfaits de ce que nous sommes en train de faire. En revanche, nous n’arriverons à la satisfaction totale que lors que nous aurons atteint un taux de 100% ». Le Mundia Job Fair est « un forum de recrutement à travers lequel on essaie de s’adapter à ce qui se passe autour de nous d’un point de vue actualité et des opportunités. On va aller chercher des opportunités là où elles se trouvent afin d’adapter l’offre avec le besoin du marché de l’emploi », a, pour sa part, indiqué Hanane El Jaffali, directrice du Centre d’accompagnement à la réussite des étudiants (CARE). Et la responsable du forum de préciser que « la première particularité du forum, c’est de cibler des entreprises que nous voulons faire rencontrer avec nos étudiants et d’aller chercher celles qui présentent le plus d’opportunités et recrutent plus facilement. Si nous ouvrons ce forum au public, c’est pour que les recruteurs puissent avoir un maximum de profils et constitué une CVthèque importante qui leur permettra de choisir les profils recherchés », a-t-elle expliqué. Intervenant à l’ouverture du forum, au nom des étudiants de l’université, Isaac Dianzinga Sonit a affirmé que l’employabilité demeurait la préoccupation première des étudiants et des universités. S’adressant aux recruteurs, il a déclaré que « dans un contexte mondial où le marché de l’emploi évolue assez vite et exige encore plus, ces genres d’événements viennent mettre les principaux acteurs que nous sommes au contact de la réalité que vous incarnez à travers vos structures respectives ». Dans son mot, le représentant des étudiants a aussi affirmé que les étudiants ont un potentiel au niveau des aptitudes personnelles, professionnelles et sont tout à fait capables de répondre aux attentes de nombreux patrons. «Nous sommes des demandeurs d’emploi motivés et dynamiques, l’idée de faire rencontrer l’offre et la demande était une volonté à laquelle nous tenions tous. En nous tendant la main, vous investissez pour notre avenir. Car, demain nous ferons vivre notre économie, ou pour certains, après avoir acquis l’expérience, le partageront dans leur pays d’origine dans l’optique d’un développement de l’Afrique », a-t-il déclaré. Avant d’assurer que « votre présence ici montre votre volonté de guider, d’épauler, d’accompagner et surtout de partager. » Comme stipulé dans le programme, les responsables de ressources humaines des entreprises participantes ont eu des entretiens avec des étudiants de différents établissements académiques dont ils jugeront « les profils globalement intéressants. Plusieurs répondaient à nos attentes », ont confié les recruteurs à l’issue de cette journée de l’emploi. Un satisfit partagé par les étudiants qui ont assuré avoir trouvé aussi leur compte. Pour Sawabogo Mady, président de l’Association des étudiants et stagiaires burkinabé au Maroc (AEBM-Casa), cette manifestation est une excellente opportunité pour les étudiants en particulier subsahariens qui peinent souvent à décrocher un stage. « Ce forum nous a permis de prendre contact avec des entreprises opérant dans différents secteurs qui vont nous aider à en trouver », s’est-il réjoui notant que certaines d’entre elles comme Technoparc vont prochainement s’implanter en Côte d’Ivoire. Ce qui est de bon augure pour les étudiants formés au Maroc. De son côté, son compatriote Abdoul Aziz Sirima, secrétaire général de l’AEBM-Casa, a estimé que ce forum « est une très bonne opportunité pour les étudiants de se mettre en relation avec l’entreprise d’autant plus que ce n’est pas toujours facile d’avoir des contacts. Aujourd’hui, à travers le forum, nous avons pu discuter avec plusieurs entreprises, connaître leurs attentes, nous situer et déposer des CV et souvent échanger sur bien de choses ». Anass Khoualed, étudiant marocain de 4ème année génie industriel à l’Université Mundiapolis a de son côté rappelé que le Mundia Job Fair est un forum d’entreprises consacré à l’emploi. « Plusieurs sociétés reconnues à l’échelle internationale participent à cette manifestation organisée, chaque année, par notre université. Ce qui est intéressant pour les étudiants d’autant plus qu’elles nous aident à trouver des stages et proposent d’embaucher aussi bien nos lauréats que ceux d’autres établissements », a-t-il confié. Etudiant comorien à la Faculté de médecine et secrétaire de Ngoshao-Maroc, Nassuf Abdourahamane a qualifié cette journée d’extraordinaire estimant que « ce n’est pas tous

L’édition 2017 du salon Logismed s’installe à la Foire Internationale de Casablanca

L’édition 2017 du salon Logismed s’installe à la Foire Internationale de Casablanca

La 6e édition du salon Logismed s’annonce : un rendez-vous incontournable pour les professionnels du transport et de la logistique en Méditerranée et en Afrique. Elle se déroulera du 17 au 19 mai 2017 à la Foire Internationale de Casablanca, sous le thème : « Votre logistique, levier d’une rentabilité certaine ». L’équipe d’organisation a choisi ce nouveau lieu d’exposition dans l’objectif de réunir tous les exposants dans un seul Hall et donner au salon une visibilité maximale. Par ailleurs, ce nouveau lieu est plus proche du centre-ville et offre une plus grande superficie d’exposition, compte tenu du nombre croissant de participants et de visiteurs. Logismed est un ensemble d’expertises, de solutions et de technologies, un concept dynamique conçu pour et avec les professionnels. Il s’appuie sur un comité scientifique composé d’experts reconnus, de logisticiens opérationnels et de professionnels du secteur. L’édition qui s’annonce sera rythmée de plusieurs animations : Conférences thématiques, Ateliers Experts, Ateliers Pro, Business Meeting, Trophées marocains de la logistique de l’AMDL « Moroccan Logistics Awards » avec un nouveau trophée consacré au meilleur projet Green Logistics, etc.

Sahara marocain : les dirigeants algériens et leurs complices polisariens essuient un cuisant échec au Conseil de Sécurité de l’ONU

Sahara marocain : les dirigeants algériens et leurs complices polisariens essuient un cuisant échec au Conseil de Sécurité de l’ONU

La résolution n° 2351, tant attendue sur le Sahara marocain a été adoptée à l’unanimité de ses membres par le Conseil de Sécurité de l’ONU, le vendredi 208 avril 2017 ; un vote programmé initialement pour le jeudi 27 avril 2017, mais reporté d’une journée, suite aux manœuvres dilatoires du polisario sur son refus de retrait de ses miliciens armés de Guerguerate. Ce retrait obligé et décidé à la dernière minute, pour éviter une condamnation du Conseil de Sécurité de l’ONU, marque une défaite d’abord pour les responsables algériens qui mobilisent tous ses moyens diplomatiques, financiers et médiatiques en faveur du polisario qui bat en retraite, humilié, la tête basse. Des dirigeants algériens qui auront fort à faire face à leur opinion publique à laquelle il a vendu pendant des mois une « victoire éclatante » sur le Maroc. Où sont donc passées les fanfaronnades militaires des responsables algériens et des terro-polisariens le long de la zone tampon et à Guerguerate ? Juste de la « gonflette » auprès de supports médiatiques acquis et des coups de pub à la fantomatique RASD sans légitimité internationale. Quoi qu’il en soit, même après ce retrait des miliciens du polisario de Guerguerate, l’Ambassadeur Représentant Permanent du Maroc auprès des Nations Unies a mis en garde, lors d’une conférence presse donnée au siège de l’ONU à New York lors d’une conférence de presse donnée à l’issue du vote de la résolution, qu’ »il n’y aura pas de processus politique pour le règlement de la question du Sahara marocain s’il reste une seule trace du polisario à Guerguarate”. A rappeler que, conformément à l’accord de cessez-le-feu signé le 06 octobre 1991, le Maroc a évacué de manière unilatérale Guerguerate le 26 février 2017, en interaction avec l’appel du Secrétaire Général de l’ONU, Antonio Guterres, et la Cheffe de la MINURSO, Kim Bolduc. Il faut également souligner que cette initiative, prise sur décision du Roi Mohammed VI, avait été saluée par le tout nouveau Secrétaire Général de l’ONU, Antonio Guterres, suivi du Département d’Etat américain et du Ministère Français des Affaires Etrangères. Autre point saillant de la résolution 2351, la reprise du processus de négociations dans le cadre du « nouvel esprit » que le nouveau Secrétaire Général de l’ONU a décidé d’insuffler aux pourparlers une approche innovante et audacieuse, notamment quand il a appelé à la redéfinition de la nature et de la forme d’ »autodétermination », qui ne signifie en aucun cas « indépendance ». De plus, cette résolution onusienne entérine la nomination du nouvel émissaire du Secrétaire Général de l’ONU, l’ancien Président allemand, Horst Köhler. Quant à l’élargissement des prérogatives de la MINURSO à la surveillance des Droits de l’Homme, elle a été purement et simplement rejetée et donc non citée dans cette résolution. Mieux, elle « salue les mesures et les initiatives récentes prises par le Maroc, et le rôle joué par les Commissions du Conseil National des Droits de l’Homme opérant à Dakhla et Laâyoune ». Par ailleurs, cette résolution prolonge également d’un an le mandat de la mission de maintien de la paix de l’ONU sur place (MINURSO) et appelle à la conduite d’un recensement des Sahraouis marocains séquestrés dans les camps de la honte de Tindouf ; demande toujours refusée par Alger et le polisario pour des raisons connues de tous. Fait remarquable, le Conseil de Sécurité de l’ONU n’a jamais qualifié la situation au Sahara marocain d’occupation, et le plan d’autonomie présenté par le Maroc en 2007 avait permis de lancer le processus politique ; un processus parasité par le régime algérien, principale partie à ce différend régional, qui a créé et continue d’héberger, de financer et d’armer le polisario, tout en refusant de s’investir dans les négociations, comme le lui demande le Conseil de Sécurité de l’ONU dans plusieurs de ses résolutions. Aujourd’hui, force est de constater que, faisant l’unanimité contre lui au Conseil de Sécurité de l’ONU, le polisario joue les pleurnicheuses auprès de l’Agence de Presse Algérienne (APS) en se répandant en imprécations contre la France, sans oser nommer les Etats-Unis, après l’adoption de la résolution accablante à son encontre ; des lamentations désespérées qui prouvent, si besoin est, l’agitation des algéro-polisariens face à une résolution onusienne accusatrice envers les vantardises du polisario à Guerguerate. L’APS, agence à l’image de ce voisin de l’Est du Maroc, fait de la désinformation une pratique récurrente, reposant sur le traitement de l’accessoire et l’ellipse de l’essentiel car ce n’est pas bien pour le moral des troupes de dire que les puissances du monde dénoncent le polisario. Alger sait pertinemment que ces puissances ne sont pas dupes de la vraie partie au conflit. Cette nouvelle résolution onusienne est donc une lumière d’espoir pour ces victimes sahraouies marocaines du Boumediennisme de quitter les camps des séquestrés de Tindouf pour rejoindre leur pays qu’est le Maroc et met en selle le plan d’autonomie proposé par le Maroc, seule alternative sur la table jugée « sérieuse et crédible » par le Conseil de Sécurité de l’ONU à travers toutes les résolutions adoptées depuis le lancement en 2007 du processus de Manhasset. Aujourd’hui, les dirigeants algériens et leurs acolytes polisariens constatent avec rage cette énième défaite diplomatique au titre de l’année 2017 et que seulement une vingtaine de pays persiste à croire à leurs calembredaines. On ne peut dire qu’ils auraient été plus inspirés à se rendre à Bruxelles où se tenait, du 25 au 27 avril 2017, le 19ème Salon Seafood Expo (ex-ESE), un rendez-vous mondial annuel des professionnels du secteur des produits de la mer, pour y faire leurs emplettes du mois Sacré de Ramadan en produits de la mer provenant des côtes atlantiques marocaines de Tanger à Lagouira que de faire du lobbying stérile dans les coulisses de l’ONU et de se fendre en désinformation via les médias algériens et étrangers ainsi que les associations et les ONG’s internationales tous connus pour leur hostilité viscérale envers le Maroc. La résolution nr 2351 du Conseil de Sécurité de l’ONU sur le Sahara marocain, fortement défavorable à l’encontre des miliciens du polisario et de leurs sponsors

La reprise de l’activité agricole dope l’économie nationale

La reprise de l’activité agricole dope l’économie nationale

Au premier trimestre 2017, l’économie nationale aurait connu une amélioration de 4,3%, en glissement annuel, au lieu de 1,7% une année auparavant. Dans sa dernière Note de conjoncture, datant du mois d’avril, le Haut-commissariat au plan (HCP) a indiqué que cette performance serait due surtout au redressement de 12,9% de la valeur ajoutée agricole, au lieu d’une baisse de 9% au cours de la même période de 2016. « Hors agriculture, la valeur ajoutée aurait affiché une hausse de 3%, portée notamment par l’augmentation de 2,9% des activités tertiaires, au lieu de 2%, une année auparavant, grâce notamment à la dynamique des activités du commerce et de transport et la poursuite du redressement des activités touristiques », a précisé le HCP soulignant que le secteur secondaire aurait, quant à lui, contribué pour +0,8 point à la croissance du PIB, tiré par la dynamique des activités minières. Le redressement de l’activité agricole aurait ainsi grandement pesé dans l’amélioration de la croissance économique du Maroc. En effet, la valeur ajoutée agricole a contribué pour +1,5 point à la croissance économique globale au titre du premier trimestre de l’année, selon le HCP qui a rappelé que les conditions pluviométriques de démarrage de la campagne agricole 2016-2017 ont été propices à l’implantation et au développement des cultures précoces. « Le cumul pluviométrique depuis le début de la campagne et jusqu’à fin janvier 2017, aurait enregistré une hausse de 2,9% par rapport à la normale saisonnière, mais sa répartition spatio-temporelle aurait été relativement favorable, stimulant une hausse des superficies semées en céréales et légumineuses de 41% et 28% respectivement, en variations annuelles », a relevé le Haut-commissariat dans un communiqué. Comme l’a souligné cette institution, la commercialisation des intrants se serait, également, intensifiée, notamment les engrais et les semences, dont les ventes auraient respectivement affiché des augmentations de 37% et 50%. Ainsi, et en dépit de la faiblesse des précipitations du milieu de cycle (-41% au mois de mars 2017, en comparaison à la normale saisonnière), la production des trois principales céréales aurait enregistré une hausse de 39% par rapport à la moyenne des cinq dernières années et aurait presque triplé en comparaison avec 2016, apprend-on de même source. Au deuxième trimestre 2017, les analystes du HCP s’attendent à une progression de la croissance nationale de 4,6%, en variation annuelle au lieu de +0,5%, à la même période de l’année passée. La valeur ajoutée agricole devrait enregistrer une hausse de 14,8% et les activités non-agricoles une amélioration de 3,2%, a estimé le HCP. « La croissance économique nationale devrait se poursuivre à un rythme plus soutenu au deuxième trimestre 2017, sous l’effet d’un accroissement de 14,8% de la valeur ajoutée agricole, qui aurait porté sa contribution à la croissance économique globale à 1,7 point, au lieu de 1,5 point un trimestre auparavant », ont-ils soutenu. Cette amélioration serait attribuable au renforcement de la production animale, notamment celle de l’avicole et au relèvement de la production des céréales, des légumineuses et des maraîchères de saison, a précisé le HCP. « Dans ce contexte, les prix agricoles devraient connaître une sensible modération, après la flambée ayant marqué les prix des volailles, des œufs, des agrumes et de certains légumes frais au cours de la même période de 2016 », a-t-il annoncé. Et ce n’est pas tout. Selon le HCP, la demande mondiale adressée au Maroc devrait s’améliorer de 4,7%, en glissement annuel. Mais il prévient que « la dépréciation actuelle de l’euro vis-à-vis du dollar sur les marchés de change pourrait jouer en défaveur de la compétitivité-prix de nos exportations à destination de la zone euro d’une part, et renchérir nos importations de produits bruts d’autre part, dans le sillage d’une poursuite de la progression des cours mondiaux des matières premières industrielles ».

HUB Africa 2017 dévoile son programme à Casablanca

HUB Africa 2017 dévoile son programme à Casablanca

Un rendez-vous riche en contenu. C’est ce que promet le Salon des entrepreneurs et investisseurs d’Afrique, Hub Africa, dont la cinquième édition se tiendra les 4 et 5 mai prochains au Parc d’exposition de l’Office des changes, à Casablanca. « L’entrepreneur, acteur de l’intégration régionale ». Tel est le thème de cet important rendez-vous, co-organisé par NGE Impact et le Centre marocain de promotion des exportations (Maroc Export) et parrainé par le ministère des Affaires étrangères et de la Coopération du Maroc. Après le Sénégal, la Côte d’Ivoire et le Gabon sont les invités d’honneur de cette édition, ont annoncé les organisateurs de cet événement lors d’une rencontre tenue récemment à Casablanca. Ils ont expliqué que les choix respectifs de la thématique et de ces deux pays « relèvent de la volonté de mettre en valeur les politiques d’émergence relevées dans ces deux pays et d’aider les opérateurs à fédérer des synergies et s’orienter au mieux vers les marchés à forte valeur ajoutée». Première plateforme des investisseurs et entrepreneurs en Afrique, « Hub Africa est un événement qui met l’accent sur l’esprit entrepreneurial individuel et collectif dans le continent africain », a salué à cette occasion le secrétaire général de Maroc Export, Zouhair Triqui. Une plateforme devenue au fil des éditions « l’outil d’accompagnement par excellence des jeunes entrepreneurs africains vers la réussite en mettant à leur disposition tout l’écosystème favorisant leur développement aussi bien dans leur pays qu’à l’international», a-t-il affirmé. Avant de rappeler que « Maroc Export fait partie justement de cet écosystème puisque qu’il accompagne les jeunes entrepreneurs dans leur développement à l’international ». C’est une bonne initiative que d’aider les jeunes entrepreneures d’autant plus qu’« ils ont besoin de mobilisation et d’encouragement pour pouvoir investir, prendre des initiatives et entreprendre des projets innovants à forte valeur ajoutée pour le continent africain », a expliqué Zouhair Triqui. Soulignons que plusieurs activités figurent au menu de cette édition. En l’occurrence, les plénières qui seront animées par des experts et consultants nationaux, africains et internationaux ; le « Village des solutions » où des entrepreneurs et autoentrepreneurs ainsi que des startups apprendront différentes méthodologies d’accompagnement et conseils ; les « Master Class » ou encore « le Data Checking » ainsi qu’un espace d’exposition et de démonstration de projets (« Espace Démo ») où sera mis en lumière savoir-faire, produits et services des entrepreneurs. Le programme prévoit aussi un espace post- COP22 « Green Business » d’où il sera lancé, en avant-première en Afrique, la première plateforme digitale visant la promotion des gestes éco-responsables et le développement durable dans les TPE et PME marocaines et africaines. A ce propos, le président de Hub Africa, Zakaria Fahim a déclaré : «Nous considérons que le développement durable est un vrai instrument de développement et que la TPE ou la PME peut l’utiliser comme un outil de développement et de performance de son entreprise». Signalons également que le premier Hackathon panafricain (« Hackathon Hub Africa ») sera lancé cette année sous le thème «Créons le rêve des autres ». Il verra la participation de plus d’une centaine de candidats originaires d’une douzaine de pays africains dont des développeurs, des designers et de chefs de projet, qui devront relever le défi de développer en 24 heures et dans un esprit collaboratif un projet informatique, un logiciel ou une application. « L’objectif est de générer des idées et solutions innovantes à des problèmes rencontrés par les populations africaines », ont confié les organisateurs indiquant que les projets les plus innovants bénéficieront d’un accès à la plateforme crowdfunding. Egalement prévu, le « Pitch Hub Africa », une compétition sur fond de road-show africaine qui sélectionne les meilleurs porteurs de projets et startups du continent. « 20 entrepreneurs viendront du Gabon, du Cameroun, du Sénégal, de Côte d’Ivoire et de la République de Guinée. Ils participeront à ce programme de deux jours aux côtés de plus 500 candidats marocains et de l’Afrique du Nord, en plus d’une centaine de RME résidant en France », a indiqué Zakaria Fahim. A cette occasion, « Hub Africa propose, en partenariat avec Afineety crowdfunding Africa, la première plateforme de crowdfunding destinée à renforcer l’accès au financement des projets d’entreprise », a-t-on appris. Il est à noter que Hub Africa célèbre cette année la 5ème édition de la « Caravane Saga Africa » et de « Hub Africa Awards ». Organisée en collaboration avec le CJD Sénégal depuis 2012, la caravane achemine une cinquantaine de porteurs de projets et d’entrepreneurs vers le Maroc en passant par la Mauritanie en vue de leur offrir ainsi qu’aux opérateurs du secteur informel « la possibilité de faire du chemin ensemble (3500 km x 2) et apprendre en partageant leurs expériences mutuelles, de se mettre en réseau et faire émerger des possibilités d’affaires », a-t-on expliqué. « Hub Africa Awards » consacre, quant à lui, des acteurs (entreprise, association, réseau d’accompagnement public ou privé), projets et œuvres d’exception dans la sphère de l’entrepreneuriat en Afrique. Autre temps fort de cette édition : la plateforme «e-learning – intelligence économique» qui entend initier et promouvoir la culture de l’intelligence économique chez les jeunes entrepreneurs du continent. Placée sous le Haut patronage de S.M. le Roi Mohammed VI, Hub Africa 2017 devrait drainer plus de 10.000 participants venus de plus de 26 pays d’Afrique et d’Europe, selon les prévisions des organisateurs.

DOSSIER: La femme, sujet et objet médiatiques ?

DOSSIER: La femme, sujet et objet médiatiques ?

Les médias marocains contribuent-ils efficacement à la déconstruction de stéréotypes sexistes ? Luttent-ils suffisamment contre les clichés fondés sur le genre ? Encouragent-ils la parité des genres dans leur pratique ? Véhiculent-ils toujours une image qui respecte la femme ? Pas si sûr, à en croire les participants à un atelier sur « La représentation médiatique des femmes au Maroc ». Organisée récemment avec le soutien du Conseil de l’Europe à Casablanca, cette rencontre a été l’occasion d’apprécier l’évolution de l’image des femmes et des pratiques dans les contenus médiatiques au Maroc et le rôle des médias et des journalistes marocains dans la construction et la déconstruction des stéréotypes sexistes. Mais pas seulement. La rencontre a permis aussi d’en savoir plus sur les contraintes, dilemmes et défis auxquels les acteurs des médias et leurs organes sont confrontés dans leur pratique professionnelle, entre autres. Bien que le Maroc ait consenti des efforts pour renforcer l’égalité entre les hommes et les femmes dans les médias marocains, notamment par l’adoption de dispositifs de régulation ou d’autorégulation, les intervenantes ont soutenu que l’évolution de cette question dans le paysage médiatique laisse perplexe à plus d’un titre. En effet, « il existe encore des stéréotypes sur la femme dans les médias marocains », a déploré Amina Houjib, journaliste et membre de la Commission genre du Syndicat national de la presse marocaine (SNPM). La panéliste, qui intervenait dans la première session de cet atelier (« Médias et construction des représentations et des perceptions- un rôle essentiel), a accusé notamment la presse électronique de véhiculer les stéréotypes les plus inquiétants et alarmants à l’égard des femmes. La représentante du SNPM, qui a regretté que la Charte nationale pour l’amélioration de l’image de la femme dans les médias n’ait pas encore été mise en œuvre, a toutefois assuré que le syndicat menait diverses actions en vue d’inverser les pratiques consistant à rabaisser la femme et ternir son image dans les médias. En ce qui concerne la discrimination dans le traitement des sujets, Amina Houjib a fustigé cette tendance à confier aux femmes des sujets « légers » et aux hommes ceux considérés comme plus sérieux. Mais cela n’étonne guère l’intervenante, persuadée que « les rôles attribués aux femmes traduisent l’image que nous avons d’elles au sein de notre société ». L’autre préoccupation, et non des moindres, est l’attitude de certains responsables de presse et même des journalistes qui font obstacle aux initiatives prônant une évolution sur ces questions, a-t-elle souligné. S’il ne fait aucun doute que la place de la femme au Maroc a connu une grande évolution, pour Amina Houjib, force est de constater qu’il reste encore un long chemin à parcourir. Avant d’appeler les médias à « présenter les femmes telles qu’elles sont aujourd’hui et pas comme hier ». Pour sa part, la présidente de l’Association démocratique des femmes du Maroc (ADFM), Saida Drissi, a affirmé que l’évolution des femmes dans la sphère politique, économique, sociale et culturelle n’est plus à prouver au Maroc. Malgré des obstacles pour accéder aux postes de responsabilité et de décision, elle a relevé d’importants progrès : « Les femmes ont enfreint les tabous et se sont affirmées par leur présence, diplômes, savoir-faire, compétence et expertise », a-t-elle expliqué. Le problème, « c’est que cette évolution n’est pas visible dans les médias. Ces derniers ne reflètent pas suffisamment cette évolution et ne valorisent pas assez le rôle des femmes en tant qu’actrices de changement et citoyennes qui contribuent au développement de ce pays, a estimé la panéliste. Par contre, la présidente de l’ADFM a aussi noté que « les médias continuent à diffuser des stéréotypes sexistes que nous considérons comme des violences à l’endroit des femmes, parce qu’ils enfreignent son émancipation et les confinent dans des rôles traditionnels, de femmes au foyer, de femmes incapables de prendre des décisions, sous tutelle ou dépendantes du mari ». Les femmes journalistes sont confinées dans des rubriques dites de moindre importance Sur la présence des femmes dans les médias, Saida Drissi a relevé que le pourcentage des femmes journalistes détenant une carte professionnelle de presse reste en deçà des ambitions. Il est passé de 23% en 2005 à 28% en 2011 et à 41% en 2014, alors que le nombre de femmes éditrices de journaux n’est que de 32 sur un total de 322. Par ailleurs, seuls 42% des programmes et de chaînes de télévision marocaines sont présentés par des femmes, contre 52% pour les hommes. Ce chiffre tomberait à 32% contre 68% pour les hommes dans les radios privées. Autre réalité évoquée, la discrimination dans les médias. La présidente de l’ADFM constate que « les femmes journalistes sont confinées dans des rubriques dites de moindre importance comme la culture et la société alors que l’actualité politique et économique est confiée aux hommes ». Sur la question de l’accès des femmes aux postes de responsabilité, l’intervenante a indiqué qu’il n’y a qu’un seul poste de responsabilité de directrice/rédactrice en chef sur l’organigramme de médias visuels et de la presse écrite. Par ailleurs, «les femmes sont quasi absentes de postes de décision, malgré leurs compétences, cursus, ancienneté dans le domaine des médias», a-t-elle ajouté. Sur le portrait que les médias dressent des femmes, Saida Drissi a renvoyé l’auditoire à l’étude réalisée par l’ADFM et dont les conclusions sont très éloquentes. Celles-ci font ressortir : la femme victime, faible à protéger; la femme superficielle à corriger et à apprivoiser; la femme mère, au foyer à célébrer et soutenir; la femme-objet, fatale et consommatrice à désirer et convoiter ainsi que la femme de pouvoir, publique, masculine à railler et à stéréotyper. Passé le point de vue de la société civile, Khadija Boujanoui a, de son côté, édifié l’assistance sur le cas pratique de la chaîne 2M dont elle est la présidente du Comité parité. Soulignant l’importance des médias dans la vie des citoyens marocains, qui représenteraient « la moitié de notre vie avec une prédominance pour la télévision», la troisième panéliste s’est appesantie sur le langage