Cameroun. Conseil d’Administration de la Banque des Etats de l’Afrique centrale (BEAC)

Cameroun. Conseil d’Administration de la Banque des Etats de l’Afrique centrale (BEAC)

Une session ordinaire du Conseil d’Administration de la Banque des Etats de l’Afrique centrale (BEAC) s’est tenue, jeudi 28 septembre 2023 à Douala (Cameroun), sous la présidence de Jean-Baptiste Ondaye, Ministre congolais de l’Economie et des Finances. Les participants ont examiné plusieurs points inscrits à l’ordre du jour, parmi lesquels 9 dossiers, à savoir :

Gabon : Conseil des ministres du jeudi 28 septembre 2023

Gabon : Conseil des ministres du jeudi 28 septembre 2023

Le jeudi 28 septembre 2023, sous la Très Haute Présidence de Son Excellence, le Général de  Brigade Brice Clotaire OLIGUI NGUEMA,  Président de la Transition, Chef de l’Etat, le Conseil des Ministres s’est réuni dès 10h au Palais  de la Présidence de la République.  A l’ouverture du Conseil, le Chef de l’Etat a rappelé  sa vision du travail gouvernemental axée sur la  rigueur, l’efficacité et la collégialité.  Il a tout autant appelé l’ensemble des membres du  Gouvernement au sursaut patriotique dans la  composition de leurs Cabinets et de leurs  administrations en tenant le plus haut compte de la  représentation de toutes les composantes de la  Nation.  Le Conseil s’est ensuite félicité de l’intense activité  diplomatique du Président de la Transition, Chef de  l’Etat et de l’ensemble de l’Exécutif, notamment la visite officielle du Président de la Transition  en République de Guinée Équatoriale ainsi que la  participation du Gabon au Sommet du G77+ la  Chine et à l’Assemblée Générale des Nations Unies.  Au cours de ces deux rencontres de haut niveau le  Premier Ministre de la Transition et le Ministre des  Affaires Etrangères ont présenté à la communauté  internationale la réalité de la Transition en cours au  Gabon.  Enfin, plusieurs émissaires étrangers ont été reçus  par le Président de la Transition, Son Excellence, Le Général de Brigade Brice Clotaire OLIGUI  NGUEMA, Président de la Transition, Chef de  l’Etat.   Il s’agit du Ministre Tchadien des Finances,  Monsieur Tahir Hamid NGUILIN porteur d’un  message du Président de la République du Tchad,  Son Excellence Mahamat Idriss DEBY ITNO, et  de Monsieur Bruno FUCHS, Délégué Général de l’Assemblée Parlementaire de la Francophonie  (APF).  Au cours des échanges qui s’en sont suivis, les  émissaires étrangers ont tous manifesté leur volonté  d’accompagner le Gabon dans sa marche vers la  Restauration des Institutions démocratiques.  Sur un tout autre plan, le Conseil des Ministres de  la Transition a marqué sa satisfaction suite à  l’effectivité de la rentrée scolaire sur l’ensemble du  territoire national.  Par ailleurs, en considération des dégâts enregistrés  en période pluvieuse sur l’ensemble du pays, le  Président de la Transition, Chef de l’Etat, a  décidé de la mise en place, au sein de la Présidence  de la République, d’un Observatoire chargé de  l’analyse et des actions de prévention de risques  ainsi que de la gestion et la prise en charge des  dommages consécutifs aux catastrophes naturelles.  AU TITRE DES PROJETS DE TEXTES  LEGISLATIFS ET REGLEMENTAIRES  Le Conseil des Ministres a délibéré sur les Affaires  suivantes :  MINISTERE DE LA REFORME DES  INSTITUTIONS  –Projet d’ordonnance portant création du  Contrôle Général d’Etat.  Le texte indiqué vise la mise en place d’une  nouvelle Autorité Administrative Indépendante  présentant des garanties d’efficacité et de neutralité  dans l’accomplissement des missions de contrôle,  d’audit, d’évaluation et de Conseil des services de  l’Etat et des Collectivités Locales.  Pour son administration, le Contrôle Général d’Etat  est placé sous l’autorité d’un Contrôleur Général  d’Etat et des agents contrôleurs issus des agents  publics permanents ainsi que des officiers supérieurs et des agents forces de défense et  sécurité.  Aussi, pour une meilleure efficacité dans l’exercice  de ses missions, le Contrôle Général d’Etat se saisit il d’office ou peut-il être saisi de toutes les affaires  relevant de sa compétence.  Pour son fonctionnement, le Contrôle Général de  l’Etat se compose des services suivants :  -les Services d’appui ;  -les Inspections générales ;  -l’Agence comptable.  –projet d’ordonnance portant suppression de  l’Autorité Nationale de Vérification et  d’Audit (ANAVEA).  Le présent texte vient sanctionner l’inefficacité  constaté dans l’atteinte des objectifs dévolus à  l’ANAVEA au terme de ses trois années d’exercice. Au sens de la présente ordonnance, l’ANAVEA est  supprimé afin de faire place à un nouvel organe  renforcé et présentant les garanties d’efficacité et de  neutralité dans l’accomplissement des missions de  contrôle, d’audit, d’évaluation et de conseil.  Par l’effet du présent texte, les agents publics en  service à l’ANAVEA sont remis à la disposition de  leur administration d’origine. Ceux des agents  relevant du code du travail sont régis conformément  aux dispositions des textes en vigueur.  MINISTERE DES COMPTES PUBLICS  –Projet de décret portant modification de  certaines dispositions du décret n°  000211/PR/MEF du 2 juillet 2020 portant  réorganisation de la Direction Générale du  Budget et des Finances Publiques.  –Projet de décret portant modification de  certaines dispositions du décret n°  0280/PR/MBCP du 22 août 2014 portant création et organisation de la Direction  Générale de la Comptabilité Publique et du  Trésor.  Ces deux projets de décret portent modification de  certaines dispositions des textes organiques de la  Direction Générale du Budget et des Finances  Publiques ainsi que de la Direction Générale de la  Comptabilité Publique et du Trésor.  Les modifications indiquées portent essentiellement  sur les conditions d’ancienneté pour l’accès aux  fonctions de responsabilités au sein des Directions  Générales, des Directions et des Services. La  reforme visée intègre désormais, outre les agents  publics permanents, les officiers supérieurs et les  agents de Forces de Défense et de Sécurité.  A cet effet, les articles 5, 48 et 50 du décret  n°000211/PR/MEP du 2 juillet 2020, en ce qui  concerne le premier texte, et les articles 8, 199 et  200 du décret n°0280/PR/MBCP du 22 août 2014  relatif au second projet de texte, sont modifiés. MINISTERE DE L’ECONOMIE ET DES  PARTICIPATIONS  –Projet de décret portant modification de  certaines dispositions du décret n°  0422/PR/MDDEPIP du 09 août 2016 portant  réorganisation de la Direction Générale des  Douanes et Droits Indirects, modifié par le  décret n° 00387/PR/MER du 13 octobre  2020.  –Projet de décret portant modification de  certaines dispositions du décret n°  0122/PR/MECIT du 28 février 2012 portant  réorganisation de la Direction Générale des  Impôts.  Les deux projets de décret cités ont pour objectif de  réaménager le cadre réglementaire relatif aux  conditions d’ancienneté pour l’accès aux fonctions  de responsabilité dans les deux Directions Générales ainsi que l’intégration des officiers  supérieurs et agents des Forces de Défense et de  Sécurité dans les personnels statutairement habilités  à occuper les différentes fonctions.  A cet effet, les dispositions des articles 3, 7, 8, 72,  et 73 du décret n° 422/PR/MDDEPIP du 09 août  2016 portant réorganisation de la Direction  Générale des Douanes et Droits Indirects ainsi que  les dispositions des articles

Willy Didié Foga Konefon : Le Gabon était un magma social latent attendant juste une étincelle pour faire jaillir un feu dévorant

Willy Didié Foga Konefon : Le Gabon était un magma social latent attendant juste une étincelle pour faire jaillir un feu dévorant

L’Afrique renoue avec les régimes militaires et principalement avec le retour des « néo-souverains » en treillis sur la scène politique. Pour le Directeur Afrique du Centre international de recherches sur la prévention des enfants soldats de Dakhla (Maroc), Willy Didié Foga Konefon, l’irruption des militaires traduit « un malaise social générationnel profond ». Qu’il s’agisse de putschs militaires ou de « révolution de palais », ces irruptions traduisent les symptômes d’une véritable « pathologie politique » et un nouveau tournant historique de l’émancipation des peuples noirs, a-t-il déclaré dans un entretien accordé à Lopinion Ainsi, pour Willy Didié Foga Konefon, par ailleurs enseignant-chercheur au département d’Histoire (Spécialisation Relations Internationales) de l’Université de Douala et membre de plusieurs sociétés savantes, tout laisse croire que le continent africain renoue avec les régimes militaires et principalement avec le retour des « néo-souverains » en treillis (Général, colonels et capitaines) sur la scène politique. Analysant ce qui s’est passé avec l’éviction d’Ali Bongo à la tête du Gabon, le 30 août 2023 par la junte militaire portée par le Général Brice Oligui Nguema, le chercheur évoque plusieurs registres d’analyses à la fois historiques, sociaux, psychanalytiques soulignant d’emblée que « le Gabon était un magma social latent qui attendait juste une étincelle pour faire jaillir un feu dévorant ». En outre, poursuit-il, les manifestations dans la rue de Libreville et de Port-Gentil, ponctuées par la révolte des populations relativement aux évènements post-électoraux de 2016 après la « victoire du parti PDG » sur celui de son rival politique, Jean Ping, qui consacrait Ali Bongo comme vainqueur de l’élection présidentielle, étaient déjà fort révélatrices du complexe psychique des Gabonais dans ce temps social et politique agité. Par ailleurs, l’incapacité physique d’Ali Bongo, suite à son accident vasculaire cérébral survenu en octobre 2018, a constitué un handicap sérieux à sa puissance pour gouverner le Gabon ces dernières années. C’est dire que l’idée de briguer un troisième mandat était sur le plan analytique, la preuve d’une cécité politique et de tout son « brain-trust », a estimé Willy Didié Foga Konefon faisant par la suite remarquer que « les Gabonais en avaient assez de voir à la tête de leur pays un homme physiquement malade et incapable de répondre aux besoins sociaux urgents de son peuple ». Poursuivant son analyse, le chercheur a également évoqué « l’accentuation des inégalités sociales, le taux de chômage grandissant et le favoritisme qui étaient des traits caractéristiques de la gouvernance ces dernières années ». D’après ce dernier, tout ceci a constitué « un cocktail social explosif latent ». Car, les Gabonais ne comprenaient qu’un Etat pétrolier aussi riche que le leur et aux ressources naturelles très variées avec une population pas si importante puisse croupir dans la pauvreté, être en manque d’hôpitaux sérieux, d’infrastructures de pointe, d’Universités arrimées aux normes de la mondialisation. Rien donc de surprenant si « le renversement d’Ali Bongo et de ses proches a été accueilli avec enthousiasme par le peuple gabonais qui se sentait frustré et victime de l’ancien ordre », selon Willy Didié Foga Konefon persuadé que les liesses populaires observées dans les villes de Port-Gentil, Libreville, Lambaréné, Bitam et Oyem, le jour du renversement et les journées suivantes, ont témoigné des régimes pulsionnels des Gabonais. Adrien Thyg

Banque des États de l’Afrique centrale (Beac). Une politique monétaire prudente dans une perspective économique internationale contre performante

Banque des États de l’Afrique centrale (Beac). Une politique monétaire prudente dans une perspective économique internationale contre performante

C’est ce qu’il faut retenir de la troisième réunion annuelle du Comité de Politique Monétaire(CPM), qui s’est tenue le 25 septembre 2023 à Douala au Cameroun. Abbas Mahamat Tolli, le gouverneur de la Beac a tenu une conférence de presse, en mode présentiel et virtuel, à l’issue de cette troisième session ordinaire du CPM. Les perspectives macroéconomiques et financières dans la zone cemac, reconnaît Abbas Tolli, restent marquées par plusieurs facteurs, notamment par un léger décrochage du taux de croissance économique, de 2,8 % en 2022 à 2,5 % en 2023. Une contre performance qui s’explique par l’important recul de l’activité pétrolière dont dépendent 5 pays sur 6 de la sous-région. Les tensions inflationnistes resteraient élevées autour de 5,7% en moyenne annuelle en 2023, mais en baisse à partir du troisième trimestre de l’année. Les données budgétaires et commerciales connaissent également des variations. On note cependant une progression des réserves en devises( reserves de change) de 14,6 % qui se situeront à 7 850,8 milliards de fcfa à fin 2023, correspondant à un taux de couverture extérieure de la monnaie de 78,5 % contre 73,1 % en décembre 2022 et des réserves d’importations de biens et services de 5,23 mois en 2023 contre 4,94 en 2022. Compte tenu de ces évolutions économiques et financières, le Comité de Politique Monétaire a décidé de maintenir inchangés les taux d’intérêt, notamment le Taux d’Intérêt des appels d’offres à 5,00 %, le Taux de la facilité de prêt marginal à 6,75 %, le taux de la facilité de dépôt à 0,00 %, et les coefficients des réserves obligatoires à 7,00 % sur les exigibilités à vue et 4,50 % sur les exigibilités à terme. Cette décision, dans une approche prudentielle, vise à assurer la stabilité économique et monétaire de la zone dans un contexte international marqué par le ralentissement l’activité économique, en raison des contreperformances du secteur manufacturier dans les économies avancées, de la faiblesse du secteur immobilier en Chine et du durcissement des conditions monétaires dans la plupart des économies développées et émergentes. Il convient de noter que les perspectives de l’économie mondiale publiées en juillet 2023 par le FMI prévoient une croissance mondiale statique de l’ordre de 3 0% en 2023 et 2024 contre 3,5% en 2022. Les tensions inflationnistes devraient cependant s’atténuer, avec un taux d’inflation qui se situerait à 6,8 % en 2023 et 5,2 % en 2024, après 8,7 % en 2022. Autant d’indicateurs macro économiques qui invitent à l’observation des normes prudentielles en matière de politique monétaire de la sous-région Cemac. Tout à fait sur un autre registre, le gouverneur de la Beac en a profité pour rassurer les agents économiques de la sous-région, sur la qualité des nouveaux billets de banque en circulation. Leur falsification par des faussaires, reconnait-il, reste quantité bien négligeable. Toutefois, la Banque reste vigilante et s’emploie à réduire à une portion congrue ces pratiques de falsification. Les agents économiques doivent donc redoubler de vigilalnce tant la la falsification crève les yeux. En ce qui concerne les quotas fixés aux utisateurs des cartes bancaires internationales(visa, master card…), la Beac, avoue la main sur le cœur, Abbas Mahamat Tolli, a fixé un maximum d’utisation de 5 millions de fcfa pour tout usager détenteur d’une carte bancaire internationale en séjour à l’étranger. Il arrive malheureusement que des banques primaires, faute d’un stock de devises conséquent, limite en interne leur seuil d’utilisation. Par A. Ndongo Journaliste économique et financier, Brazzaville Congo

PROFESSION : ATALAKU

PROFESSION : ATALAKU

INDISCRETION. Un ATALAKU est un PERROQUET (professionnel), OPPORTUNISTE, CARRIERISTE, qui en dehors des FLATTERIES, n’exerce AUCUN vrai métier. C’est un adulte qui a raté sa vie, un partisan du moindre effort qui PARASITE les cercles du pouvoir. Sa VERVE est destinée à séduire les FOSSOYEURS des républiques BANANIERES. ENTREMETTEUR à plein temps, l’ATALAKU est circonstanciellement PROXENETE pour atténuer la LIBIDO des VAURIENS qui s’accrochent au POUVOIR. Il est de tous les voyages officiels, omniprésent dans les halls d’hôtel, pousse la CHANSONNETTE même quand l’occasion ne s’y prête pas pour justifier son DEVOUEMENT. VENTREUX et IGNARE, il offre un spectacle DESOLANT dans sa posture d’Homme cultivé quand il confond GRAMMAIRE et GRAND-MERE. Dès que le NAVIRE commence à être submergé, il s’éclipse en changeant aussitôt d’EQUIPE et de MAILLOT. Les TYRANS préfèrent les ATALAKUS à de VRAIS conseillers pour être caressé dans le sens du poil en excitant leur ORGUEIL. Ces DERNIERS sont en partie responsables de leur CHUTE parce qu’ils sont HERMETIQUES à la VERITE. Ce sont les ATALAKUS qui ont pollué la RUMBA CONGOLAISE, musique autrefois POTABLE. Par Nysymb Lascony

Gabon/Ceac. Qui donc peut donner des leçons de bonne gouvernance politique à Oligui Nguema?

Gabon/Ceac. Qui donc peut donner des leçons de bonne gouvernance politique à Oligui Nguema?

HAUT Et FORT. Archange Faustin Touedera, missi dominici de la Ceeac auprès du nouvel homme fort du Gabon, vient lui-même d’opérer un changement de constitution pour pouvoir s’offrir un troisième mandat. Il emboîte ainsi le pas à Paul Biya et Denis Sassou Nguesso, qui ont respectivement modifié et changé la constitution de leur pays pour s’offrir des mandats présidentiels supplémentaires. Ce que Oiligui Nguema considère comme « un coup d’Etat constitutionnel ». Quant à Obiang Nguema, il est lui-même arrivé au pouvoir après qu’il a renversé son propre oncle Macias Nguema. Félix Tshisekedi est arrivé au pouvoir en RDC dans des conditions calamiteuses dont Joseph Kabila et lui-même détiennent seuls le secret, alors que le très vindicatif Martin Fayula semblait mieux placé. Le tchadien Mahamat Deby Itno devrait, lui aussi, faire profil bas lorsqu’il s’agit de parler de coup d’Etat au Gabon. Il s’est, en effet, fait adouber par la France pour bénéficier d’un contrat de bail, d’une durée de 3 ans, à la tête de son pays. Le Rwanda, pays observateur, et le Burundi, ne sont non plus des modèles en matière de gouvernance politique. Seul le Sao Tome et Principe et, dans une moindre mesure, l’Angola, peuvent parler à Oligui Nguema. Par A.Ndongo Journaliste économique et financier, Brazzaville Congo

Gabon. Brice Clotaire Oligui Nguema voudrait rétablir le pont avec ses pairs d’Afrique centrale

Gabon. Brice Clotaire Oligui Nguema voudrait rétablir le pont avec ses pairs d’Afrique centrale

ACTUALITES. Henri-Claude Oyima, le puissant pdg (président directeur général, et non parti démocratique gabonais) du groupe Bgfi Bank est, selon nos bonnes sources librevilloises, l’homme qui souffle à l’oreille du nouvel homme fort du Gabon, notamment la stratégie économique et financière à adopter pour rassurer les milieux d’affaires du Gabon après la chute d’Ali Bongo, le 30 août dernier. Il est au cœur du système financier gabonais depuis des années. Ne dit-on pas en football qu’un grand joueur ne manque jamais d’équipe. « Oyima a été mis à contribution dans les grandes annonces faites par Oligui Nguema, à l’occasion de la rencontre entre ce dernier et le patronat gabonais », confie notre source. Une rencontre au cours de laquelle ont été annoncées des grandes decisions tant appréciées par le patronat : paiement de la dette intérieure selon la stratégie adoptée par le club de Libreville, le financement de l’economie gabonaise par les banques et institutions du pays, la gestion des pensions de retraite par les 2 caisses de sécurité sociale… Sur le plan sous régional, le pdg de la première banque de la Cemac devant la camerounaise Afriland First Bank, pourrait être le missi dominici du nouvel homme fort de Libreville auprès des réseaux d’influence, particulièrement d’affaires (maçonniques?), à même de préparer la première visite d’Oligui Nguema , d’abord, indique notre source, au Cameroun, Congo Brazzaville et Guinée Équatoriale… L’inquiétude des banques de la sous-région Cemac et des souscripteurs auprès desquels le Gabon avait levé des fonds dans le cadre de son emprunt obligataire devrait être atténuée. Ces visites, croît savoir notre source, seraient possibles après la mise en place d’une équipe gouvernementale constituée, pour l’essentiel, de nouveaux visages. Le général Oligui pourra t-il faire amende honorable après qu’il a tancé, à mots à peine voilés, Mahamat Deby et Denis Sassou Nguesso qui ont condamné « son » coup d’Etat ? Par A.Ndongo Journaliste économique et financier, Brazzaville Congo

Gabon. L’Angola voulait-elle répondre favorablement au « make noise » d’Ali Bongo?

Gabon. L’Angola voulait-elle répondre favorablement au « make noise » d’Ali Bongo?

INDISCRETION. En réponse au « make noise » dont a parlé Ali Bongo aux premiers moments ayant suivi sa mise en résidence surveillée par les putschistes, l’Angola, première puissance militaire de la Ceeac, aurait-elle voulu sauver Ali? Difficile de vérifier cette information lachée par un ami angolais généralement bien informé. En effet, les présidents Ali Bongo Ondimba et João Lourenço entretiennent de bonnes relations. Sauf qu’une opération militaire angolaise au Gabon ne pouvait être menée sans l’offre d’une base arrière assurée par un pays qui fait frontière avec Gabon. Le Cameroun, le Congo, la Guinée Équatoriale et Sao Tome et Principe( pays lusophone comme l’Angola) étaient-ils prêts à assurer cette responsabilité, surtout que même la France et l’Union Européenne approuvent ce coup d’Etat au Gabon? Par A. Ndongo Journaliste économique et financier, Brazzaville Congo.