Aimée Patricia Mavoungou : «Mon festival lutte contre l’exode rural»

Aimée Patricia Mavoungou : «Mon festival lutte contre l’exode rural»

Mademoiselle Mavoungou Aimée Patricia est la directrice du festival «Les journées théâtrales en compagne (Jouthec)». Elle séjourne à Brazzaville où elle est venue participer au festival Tuseo et la rédaction de Starducongo/Pagesafrik l’a rencontrée. Elle a confié à cet effet que son festival contribue à la lutte contre l’exode rural. Comment se porte le théâtre à Pointe-Noire et au Congo ? Merci. Je pense que si on s’occupe de la manière dont le théâtre est traitée au Congo, je crois qu’il y a de quoi jeter l’éponge. J’ai toujours pensé que les congolais sont de bons artistes. Au Congo, on n’est pas prophète, comme on dit, chez soi. Le théâtre n’est pas une action aisée au Congo. Mais il faut y aller parce qu’on aime ce que nous faisons. En tant qu’ancienne comédienne, je sais de quoi je parle.Vous avez dit que vous êtes une ancienne comédienne, pourquoi avez-vous abdiqué ? Je ne suis plus active dans le sens de la comédie. C’est une contrainte sanitaire. Je fais maintenant partie du monde technique. Je suis du côté de la régie, de la lumière, de la scénographie et du plateau. Je précise que je suis dans le théâtre depuis 1993. C’est la perte de la voix à la suite d’une intervention chirurgicale qui m’a fait changer de cap. Pour ne pas quitter cette passion, je me suis reconvertie dans la partie technique depuis 2000. Aussi facilement ? Non, j’ai eu l’avantage de suivre des formations spécialisées. J’ai suivi une première formation au centre culturel français de Pointe-Noire devenu Institut français du Congo. Je suis ensuite allée la poursuivre en France, ensuite en Tunisie et enfin au Burkina Faso. En France et au Burkina Faso, j’ai suivi une formation de lumière et c’est en Tunisie que j’ai été formée en plateau. Est-il aisé de faire le théâtre dans notre pays ? Non. Le manque de salles de spectacle est un handicap important. L’Etat n’a pas de salle en tant que tel. Le théâtre ressemble à une aventure. Nous ne travaillons pas comme les autres dans les autres pays. Je réalise que je perds tout ce que j’ai appris parce qu’il manque de matériel pour que je continue de faire ce que j’ai appris. Heureusement qu’il y a la salle du CCF. A la limite, je puis dire que nous faisons du théâtre artisanal. Le gouvernement et le ministère de la culture doivent tourner leurs regards vers le théâtre et lui apporter un coup de réforme. On ne sait pas où va le théâtre et si on ne lui apporte pas un petit souffle, il y a des risques qu’il s’éteigne et disparaisse. Ce serait dommage. Et qu’en est-il de votre festival ? Mon festival se passe dans les campagnes et contribue au développement culturel des campagnes. C’est après avoir observé la vie en campagne avec la compagnie théâtrale Bivelas que j’ai noté qu’on ne trouve dans les villages que de vieilles personnes. Tous les jeunes sont en ville et cette initiative est une manière de ramener les jeunes vers les villages. Pourquoi avoir choisi les villages ? C’est un festival qui contribue à la lutte contre l’exode rural. Dans notre festival, nous donnons la priorité aux gens qui sont dans les villages. Agissant ainsi, nous avons réussi à ramener plusieurs jeunes dans les campagnes. Nous communiquons beaucoup autour de ce festival, une année avant l’arrivée du théâtre dans un village. Nous y sommes donc vivement attendus. Ce sont les jeunes fréquentant en campagnes qui participent aux ateliers. Ils jouent pendant le festival. Il y a aussi le suivi des formations. Le festival date de 1999 mais le problème de financement se pose toujours avec acuité. On a plus de financement privé que de l’Etat. Toutefois, depuis l’année dernière, l’Etat semble prendre conscience que le théâtre existe. Ce qui me chagrine, c‘est que nous trainons encore des dettes de notre dernière édition. Pour cela, nous courons après les partenaires et les sponsors. Il y a beaucoup de promesses, j’espère que ça devrait aller. Quels textes jouez-vous ? Des textes d’écrivains congolais exclusivement ou de tout le monde ? Pendant nos festivals, nous jouons des pièces de théâtre des écrivains du monde. Nous jouons tout ce qui peut contribuer à éduquer les populations et surtout les jeunes. Avant de jouer un texte, d’adapter un roman ou une pièce de théâtre, nous le lisons d’abord. Nous débattons avec les acteurs sélectionnés. Il nous arrive de faire des lectures publiques. Ce que nous faisons dans les villages, c’est une manière de contribuer au développement des campagnes par la culture. Des perspectives ? Je lance un appel aux gens qui ont de l’argent. Je leur demande d’apporter leur pierre à l’édifice pour le développement de la culture pour que nous sortions de cette mendicité dans laquelle nous nous jetons pour réussir au Congo. Ce qui n’est pas bien. Nous fonctionnons comme si on n’avait pas de ministère de la culture. Je souhaite que le ministre de la culture focalise son attention sur le statut des artistes. Il leur apporter le minimum vital. Les artistes ne doivent pas être la dernière roue du carrosse.

Les Diables rouges du Congo qualifiés pour la CAN 2015

Les Diables rouges du Congo qualifiés pour la CAN 2015

Claude le Roy a tenu son pari : les Diables rouges du Congo se sont qualifiés pour la phase finale de la Coupe d’Afrique des nations qui se déroulera du 17 janvier au 8 février en Guinée Équatoriale. L’équipe nationale a obtenu son ticket, mercredi 19, en battant l’équipe du Soudan 1-0, chez elle, en match comptant pour la sixième et dernière journée des éliminatoires de la Coupe d’Afrique des nations 2015. L’unique but a été marqué par Francis Nganga. Grâce à cette victoire, le onze Congolais retrouve la deuxième place du classement du groupe A avec 10 points au compteur. Place que les Diables rouges avaient « accidentellement » perdu au profil des Super Eagles, qui n’a pu faire mieux en concédant un nul face aux Sud-africains (2-2).La qualification de l’équipe nationale est sans doute la grande nouvelle de ces quinze dernières années. Elle signe le retour de l’équipe nationale sur la compétition phare du continent, après sa courte participation à la CAN 2000. Et redonne espoir à la nouvelle génération de joueurs congolais qui ne croyaient plus aux chances du Congo de hisser haut son drapeau. Mais cette victoire ne devait toutefois pas masquer les difficultés et couacs observés lors des précédentes journées. Car, une équipe qui évolue en dents de scie ne peut espérer aller loin. Il va falloir travailler fort, revoir certaines stratégies et surtout avoir le courage et l’honnêteté de se remettre en question sur certains points. Aussi, à deux mois de l’événement il ne serait pas tôt de régler tous les soucis financiers qui peuvent perturber les prestations de l’équipe durant ce grand rendez-vous. Les joueurs ont fait leur travail, aux autorités de faire maintenant le leur. Le peuple qui a longtemps attendu ce moment ne tolérera aucune fausse note. En attendant de connaître les adversaires des Diables rouges, qui seront désignés le 3 décembre prochain, espérons qu’une belle histoire s’écrira pour l’équipe nationale et son sélectionneur : Claude Le Roy. Ce dernier disputera sa huitième CAN. Sera-t-elle la meilleure ou la pire de sa carrière ?

11èmes jeux africains de Brazzaville : les symboles dévoilés

11èmes jeux africains de Brazzaville : les symboles dévoilés

Le président de la République Denis Sassou N’Guesso a procédé le 17 novembre 2014 à Brazzaville au dévoilement des symboles des 11èmes jeux africains prévus pour le mois de septembre 2015 à Brazzaville. Les trois (3) lauréats du concours, à savoir, Hebdy La chance Yarel Ebiengua, Benjamin Mankessi et Louis Richard Mpandzou ont vu leur travail être récompensé en présence du Président de la République. Ce concours portant sur l’emblème, le logo et la mascotte des Jeux africains Brazzaville 2015 a été organisé par le ministère des sports et de l’éducation physique, en application du protocole d’accord de la commission de l’organisation des 11èmes Jeux africains, et avec l’expertise technique de l’Autorité de régulation des marchés publics (ARMP). Les indications données aux soumissionnaires précisaient que le concours s’adressait aux artistes nationaux ou des pays de l’Union africaine (UA), résidant au Congo, spécialisés dans la conception des œuvres d’art pour concourir, afin de présenter, sous plis fermés, leurs productions symbolisant les valeurs suivantes : l’unité africaine ; l’hospitalité congolaise et une spécialité congolaise pour la mascotte. Un Jury assisté par un huissier de justice, a statué sur les propositions reçues, qui ont été soumises à l’UA pour approbation, après validation par le chef de l’Etat congolais. Les symboles des jeux, retenus, ont été enregistrés par le Comité d’organisation des jeux au siège de l’Organisation africaine de la propriété intellectuelle (OAPI) à Yaoundé au Cameroun. Le ministre des sports et de l’éducation physique, Léon Alfred Opimba qui s’est exprimé à cette occasion a indiqué qu’«A neuf (9) mois des 11èmes jeux africains de Brazzaville, nous voulons rassurer la Commission de l’Union africaine, l’ACNOA, l’UCNOA les confédérations, les partenaires, ainsi que tous les pays africains attendus à Brazzaville du 09 au 19 septembre 2015, que le Congo sera prêt et que le gouvernement, sous la conduite du Chef de l’Etat, travaille ardemment afin que toutes les conditions soient réunies pour la réussite des Jeux » soulignant aussi qu’il était utile de procéder au lancement de la communication de l’événement pour la visibilité la mobilisation de tous les pays africains pour leur participation active à la célébration du cinquantenaire des jeux africains.

Appel à mieux vulgariser l’accord de l’Organisation mondiale du commerce (OMC)

Appel à mieux vulgariser l’accord de l’Organisation mondiale du commerce (OMC)

Les participants aux septièmes journées de l’Union des conseils des chargeurs africains (UCCA) qui ont eu lieu du 10 au 14 novembre 2014 à Brazzaville sous le thème : «Les conseils nationaux des chargeurs, acteurs majeurs de la facilitation des échanges», ont entre autres recommandé la multiplication des actions de vulgarisation de l’accord de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) portant sur la facilitation des échanges. Les septièmes journées de l’Union des conseils des chargeurs africains (UCCA) ont en effet permis d’épingler les maux qui entravent le bon déroulement des échanges commerciaux en Afrique. Les participants à ces rencontres ont exigé que des actions nécessaires soient entreprises afin d’éviter que l’obligation de pesée des conteneurs avant embarquement à l’export n’engendre des coûts additionnels pour les chargeurs. Ils ont aussi demandé aux conseils nationaux des chargeurs d’œuvrer pour la création des guichets uniques du commerce extérieur et des comités nationaux de facilitation des échanges dans les pays où il n’en existe pas, de diversifier leurs sources de revenus afin de renforcer leurs investissements dans les infrastructures et équipements de facilitation des échanges dans leurs pays respectifs. L’UCCA en outre été invité à veiller, en collaboration avec l’Organisation maritime d’Afrique de l’ouest et du centre (OMAOC), à ce que la mise en œuvre de la stratégie africaine intégrée pour les mers et les océans à l’horizon 2050 de l’Union africaine (UA) se fasse en conformité avec la charte africaine des transports maritimes révisée. Il a été exigé à l’UCCA de signer, en vue de sa reconnaissance comme organe technique de ces organisations dans les domaines du commerce international et des transports, des accords de partenariat avec la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC), la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale (CEEAC), l’Union économique et monétaire ouest africaine (UEMOA), la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’ouest (CEDEAO). Pour les participations, l’UCCA devrait aussi procéder à la signature d’un accord de partenariat devant lui permettre de disposer d’un statut d’observateur aux travaux techniques auprès de l’Organisation maritime internationale (OMI). Ces des 7èmes journées ont connu une espèce de foire ayant permis aux exposants de présenter leurs structures. Les participants ont l’occasion de faire la connaissance de la société du congolais Vérone Mankou, qui est devenu une figure emblématique dans la fabrication du Smartphone. Les 8èmes journées du chargeur africain auront lieu à Niamey au Niger.

CAN 2015 : Les Diables rouges échouent à domicile face aux Super Eagles (0-2)

CAN 2015 : Les Diables rouges échouent à domicile face aux Super Eagles (0-2)

Il est vraiment déconcertant de voir son équipe nationale échouer à domicile. C’est quasiment devenu une habitude chez les Diables rouges de laisser filer leur chance chaque fois qu’ils évoluent devant leur public. Ceci est d’autant vrai que la dernière défaite des poulains de Claude Le Roy face aux Nigérians confirme malheureusement une vérité flagrante et déconcertante : les Diables rouges ont du mal à s’imposer chez eux. En effet, les Diables rouges se sont inclinés face aux Super Eagles, samedi 15, à Pointe-Noire, lors de la 5e journée des éliminatoires de la CAN 2015, offrant à leur adversaire du jour une chance inespérée de se relancer dans cette compétition décidément pleine de surprises. L’équipe nigériane est désormais à égalité de points (7) avec celle du Congo. Ce qui n’est pas du tout réjouissant, quand on sait ce dont sont capables les Diables à ce stade de la compétition. A une journée de la fin, on peut craindre le pire. Mais l’heure n’est pas au pessimisme. Souhaitons aux Diables rouges bonne chance ! Les deux buts sont signés: Uche et Olanare, respectivement à la 59ème et 90ème minute.

Economie : Les chargeurs africains envisagent de relever les défis dans leur secteur d’activité

Economie : Les chargeurs africains envisagent de relever les défis dans leur secteur d’activité

La cérémonie d’ouverture des 7èmes journées du chargeur africain, qui se tiennent du 10 au 14 novembre 2014 à Brazzaville sous la thématique : «Les conseils nationaux des chargeurs, acteurs majeurs de la facilitation des échanges», a eu lieu le 10 novembre 2014, sous le patronage du ministre d’Etat, ministre des transports, de l’aviation civile et de la marine marchande, M. Rodolphe Adada. Ouvrant les travaux, M. Adada a dit en substance que les défis à relever dans le secteur passent entre autres, par la modernisation des ports et des installations, la réduction des coûts et des délais de passage des marchandises tout en appelant à une nouvelle politique de gestion de la mer. Pour lui, cette rencontre organisée sous l’égide de l’Union des conseils des chargeurs africains (UCCA) devrait offrir aux participants l’opportunité d’échanger sur les voies et moyens de facilitation des échanges au niveau du continent. «La stratégie africaine intégrée pour les mers et les océans à l’horizon 2050 est une véritable politique globale dont la mise en œuvre passe par la mutualisation des moyens», a-t-il déclaré. Le directeur général du conseil congolais des chargeurs (CCC), M. Jacques Banouanina Dia Ngoma, a quant à lui mis en évidence la réalisation des investissements dans les infrastructures de facilitation des échanges, tout en saluant le retour de la République centrafricaine (RCA) à l’UCCA après plus de vingt ans d’absence. Il a indiqué en outre que les débats et les recommandations de ces assises devraient avoir un impact sur le développement de l’économie maritime de la sous-région d’Afrique de l’ouest et du centre. Le secrétaire général de l’UCCA, M. Adamou Salay Abdourahamane a expliqué que la tenue de ces 7èmes journées est une preuve supplémentaire de l’engagement des autorités congolaises en faveur du développement du secteur maritime. Les participants à ces journées débattent entre autres des thèmes qui portant sur la convention FAL de l’Organisation maritime internationale (OMI) sur la facilitation du trafic maritime international, l’accord de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) sur la facilitation des échanges. Il sied de rappeler que les premières journées du chargeur africain ont eu lieu en 1999 à Accra au Ghana et les sixièmes en 2012 à Libreville au Gabon. Les pays membres de l’UCCA représentent un espace géographique de 12.000.000km2 de la Mauritanie en Angola.  

Situation au domicile de Clément Mierassa

Situation au domicile de Clément Mierassa

Situation survenue au domicile de M. Clément Mierassa, Président du Parti Social Démocrate Congolais (PSDC), le 4 novembre 2014 à Brazzaville. D’abord, il est de bon aloi de restituer les faits. Au cours d’une réunion politique au domicile de M. Mierassa, une altercation entre les membres d’une organisation politique dite Mouvement Citoyen pour le respect de l’ordre constitutionnel. Cette altercation a conduit à un trouble de l’ordre public nécessitant l’intervention de la police pour restaurer la sécurité dans ce quartier de Brazzaville. A cet effet, agissant dans le cadre de leur activité opérationnelle, traditionnelle, les services de police avaient été informés de la convocation d’une réunion publique le Mouvement Citoyen pour le respect de l’ordre constitutionnel. Des tracts à visée séditieux avaient été diffusés appelant à des manifestations de rue, des T. Shirts avaient distribués avec des écrits politiques divers. A la lumière d’un faisceau d’indices concordants, il ressortait bien que cette réunion comportant des risques réels de troubles à l’ordre public. Au vu de ces faits, la Préfecture de Brazzaville, la mairie de Moungali, la direction départementale de la police de Brazzaville, ont régulièrement informé M. Mierassa des risques que comportait cette réunion, en prévision des troubles à l’ordre public qui pouvaient en découler. Il lui a été signifié qu’en invitant tous les congolais et les étudiants, sa réunion perdait son caractère privé pour devenir une réunion politique, donc devant obéir aux lois en vigueur dans le pays. Il sied de souligner que l’exiguïté des lieux où se tenait la réunion ne présentait pas de garantie pour prétendre contenir le nombre de personnes potentiellement invitées. Il a été signifié les règles de droit régissant l’organisation de réunions politiques en république du Congo. Il n’en a pas tenu compte. Il a dit qu’aucune autorité compétente ne l’avait appelé pour cela. C’est faux parce que les autorités précitées peuvent en témoigner. M. Mierassa a balayé d’un revers de la main les prescriptions des autorités compétentes. Il a dit ne pas reconnaitre leurs prérogatives, proférant au passage des menaces, autant dire que pour lui, les lois n’existent pas, le contrat social congolais ne serait qu’une illusion, un songe, mais ce contrat social est l’œuvre du peuple congolais. Ils l’ont sanctifié par leur volonté primaire et en vue d’assumer les missions régaliennes de l’Etat, dévolues à la police nationale, en matière de maintien de l’ordre. Les services de police ont pris des dispositions préventives, en déployant un cordon de sécurité autour du lieu de la réunion. Au moment de cette réunion qui a commencé dans la sérénité avec un peu plus d’une trentaine de personnes, sous la protection des forces de l’ordre, devait connaitre son épilogue avec une bande de jeunes arborant des T. Shirts, les mêmes que ceux distribués aux partisans de Mierassa, a fait irruption dans sa propriété, à relever comme eux les inscriptions portées sur leurs T. Shirts et à se rendre dans la rue. Une confusion s’en est suivie et face à cette confusion suite au refus de certains d’entre eux à se rendre dans la rue, une bagarre a commencé dans l’enceinte de la propriété de M. Mierassa où ne se trouvait aucun policier. La police a du intervenir pour rétablir l’ordre interpellant 32 personnes qui trouvaient sur les lieux. Toutes ces personnes ont été régulièrement conduites au Commissariat central pour examen de situation. Une enquête a été ainsi diligentée sut autorité du procureur de la république près le tribunal de Brazzaville pour atteinte à l’ordre public, destruction de biens, violence et voie de faits, participation et organisation d’une réunion non déclarée interdite. Dans ce pays, il existe une loi. La loi du 11 mai 1960 sur les réunions publiques. Elle organise donc les réunions sur la place publique. Cette loi dispose en article 3 que toute réunion est soumise d’une déclaration. Cette réunion ne s’est donc pas conformée à cette loi. Pour cela, il aurait fallu une invitation nominative. Il aurait aussi un contrôle à l’entrée de la propriété de M. Mierassa. Personne n’a été contrôlé. Lorsqu’une réunion se déroule sur la voie publique, une demande d’autorisation doit être faite, indiquant les noms, prénoms et adresses des organisateurs, la nature de la réunion ou de la manifestation, le lieu, la date et l’heure. L’autorité vérifie si les mesures de sécurité ont été envisagées et s’il n’y pas de risques de troubles à l’ordre public. Dans le cas où ces mesures ne sont pas avérées, les organisateurs ne peuvent obtenir l’autorisation. Cela ressort de l’article 5 de la loi du 11 mai 1960 sur les réunions publiques en république du Congo. Cette loi punit d’un emprisonnement de 15 jours à six mois, d’une amende de 5 000 FCFA à 150 000 FCFA pour tous ceux qui attentent à ses dispositions. On peut lire à l’article 6 de cette loi que ceux qui ont participé à l’organisation non déclarée ou interdite, ceux qui ont fait une déclaration intempestive, de nature à tromper sur la nature de la réunion projetée, ou soit avant le dépôt de la déclaration prescrite à l’article 3, soit après l’interdiction, aura adressé par un moyen quelconque, une convocation à y prendre part. Cela signifie que ceux qui sont sous le coup de l’article 6 peuvent bien entendu connaitre une peine d’emprisonnement ou bien des amendes comme je l’ai cité tout à l’heure. C’est bien sur les fondements de cette loi qu’on peut asseoir les interpellations opérées par la police nationale congolaise. On peut aussi évoquer l’article 38 de la loi sur les partis politiques pour dire que tous les auteurs, tous les co-auteurs seront sous le coup de cet article : «sans préjudice des autres dispositions en vigueur, tout dirigeant ou membre d’un parti politique qui, par ses écrits, déclarations publiques, démarches, incitent aux troubles à l’ordre public, et cherchent à s’emparer du pouvoir d’Etat de manière illégale, encourt la peine de deux ans à cinq ans d’emprisonnement et une amende de 2 000 000 FCFA à 5 000 000 FCFA sans préjudice de

Culture : Signature d’un protocole d’accord portant sur la construction du musée de Loango

Culture : Signature d’un protocole d’accord portant sur la construction du musée de Loango

Le ministre congolais des Hydrocarbures et son collègue en charge de la Culture et des Arts, MM Raphaël Loemba et Jean Claude Gakosso ont procédé, le 4 novembre 2014 à Brazzaville, avec le PDG de Total E&P Congo, à la signature d’un protocole d’accord portant sur la construction du Musée Mâ Loango à Diosso, dans le département du Kouilou. Prenant la parole à cet effet, le ministre de la Culture et des Arts a dit en substance que ce musée, une fois reconstruit, constituera un grand pôle d’attraction culturelle et touristique en Afrique centrale. Il a expliqué que cela est dû à la richesse, à la variété et à la diversité de l’irremplaçable collection d’objets d’arts de ce musée. . «Une collection qui retrace avec force-détails l’histoire glorieuse de ce Royaume de Loango qui a, quelque part, arrimé notre pays à la grande épopée des Navigations et des Découvertes qui ont marqué le Moyen Age», a expliqué M. Gakosso. Il a indiqué que cette collection reconstituait les rites et traditions, les us et coutumes ainsi que les itinéraires anthropologiques établis sur la côte atlantique depuis des temps non prescrits, sans doute depuis la plus vielle antiquité. M. Gakosso a également évoqué la construction dans un proche avenir de la Cité Africaine des Arts et de la Mémoire sur le site d’embarquement des esclaves à Loango. Selon le Président Directeur Général de Total E&P, M. Pierre Jussua, ce projet est né lorsque la communauté de Diosso a demandé à son entreprise un soutien pour construire un nouveau musée afin d’offrir aux collections existantes et à celles à venir un cadre répondant aux exigences conventionnelles de conservation. Il a souligné qu’en 2010, un inventaire a été réalisé pour répertorier tous les objets du musée qui se montent à 312 pièces et la pose de la première pierre a eu lieu en Juin 2012.Les étapes préalables M. Jussua a dit que le ministère de la Culture et des Arts et Total E&P Congo ont préalablement entrepris des démarches ayant conduit à la signature aujourd’hui de ce protocole d’accord parmi lesquelles la cession d’un terrain à l’Etat Congolais par la communauté de Diosso. Pour le conservateur du musée de Loango, M. Joseph Kinfoko Madoungou, ce projet date de l’intronisation de l’actuel roi, Moe Makosso 4, le 29 août 2009. Le nouveau roi avait revendiqué des conditions plus décentes de vie. Il ne s’estimait pas heureux de vivre dans une cabane qui avait l’air d’un palais. Ainsi avait-il menacé d’aller vivre de nouveau dans l’ancien palais royal transformé en musée. Total E&P a donc mené des consultations auprès des autorités administratives et politiques. Il a informé que cela fait aujourd’hui sept ans depuis qu’on parle de ce projet. Un décret du Préfet du département du Kouilou a permis aux deux familles foncières de la localité de céder à titre gracieux les terres sur lesquelles sera érigé le futur musée. Les bases du protocole d’accord Ce protocole d’accord s’articulera autour de plusieurs actions, à savoir, la construction du musée ; la conservation, la préservation et la valorisation de collections ; le renforcement des capacités de gestion dudit musée ; la collecte, la recherche, l’inventaire et la documentation des biens culturels. Ce document, a-t-il dit, a pour but d’assurer la bonne gouvernance du projet et le transfert de la gestion du musée à l’Etat. Pour lui, investir pour le patrimoine culturel congolais contribuent à participer au développement du pays et à l’épanouissement des populations. «Pour Total E&P Congo, cette action entre dans le cadre de sa politique de responsabilité sociétale puisqu’elle répond à la volonté du Groupe de contribuer activement au développement des pays dans lesquelles nous menons nos activités» a dit M.Jussua. Le musée de Loango est la seconde participation de Total E&P au Congo La construction du musée Mâ Loango de Diosso est le second projet culturel dans lequel Total s’investit. Il a informé qu’il y a deux ans de cela, Total E&P Congo, en partenariat avec la Municipalité de Pointe-Noire et l’Institut Français du Congo, a participé à la construction du centre culturel Jean-Baptiste Tati Loutard. «Aujourd’hui, il permet à plus de 1 000 adhérents, notamment des jeunes, de pratiquer la lecture et de participer à des activités culturelles et sportives», a-t-il martelé tout en émettant l’espoir que ce musée attirera autant de jeunes si ce n’est plus. La volonté du Groupe est bien de contribuer activement au développement de nos pays hôtes et votre présence à tous témoigne de l’intérêt des projets que nous développons. «C’est une nouvelle page de l’histoire de notre collaboration qui s’ouvre aujourd’hui et nous en sommes fiers. Fiers de respecter nos engagements vis-à vis des pays hôtes, fiers de contribuer à la valorisation et à la préservation du patrimoine culturel congolais. Aujourd’hui, d’autres projets sont en cours à Loango et ses environs et nous nous en réjouissons. Il semble que Loango soit bien parti pour devenir un lieu incontournable de la culture et de la mémoire congolaise», a-t-il conclu. Carte postale du musée Le conservateur de ce musée a rapporté que ce musée Mâ Loango est né de la volonté de l’ancien commissaire politique du Kouilou, M. Ngouonimba Nczari qui ne voulait pas abandonner ce lieu porteur d’une charge culturelle. Il avait de ce fait décidé de le réhabiliter en 1980. La première exposition dans ce nouveau musée a eu lieu le 10 avril 1982. Pour M. Ngouonimba Nczari, il s’agissait de réconcilier un peuple avec son histoire car un peuple sans histoire est un peuple sans identité. On trouve dans ce musée tous les objets ayant trait à la préhistoire liée à l’archéologie (le métal forgé tu une certaine monnaie). Il y a également des objets historiques et ethnographiques dans le transport, la communication, l’alimentation, l’habillement, la chasse. Il y a aussi les archives du musée contenant tout l’héritage de la période coloniale. Les instruments de musique traditionnelle, de culte des ancêtres y sont aussi exposés.