Congo. Elle n’est que la partie émergée de l’iceberg

Congo. Elle n’est que  la partie émergée de l’iceberg

TRIBUNE. L’affaire Albert Ngondo – Christian Roger Okemba – AF. Nora, une affaire d’argent, qui a fortement captivé les regards des congolais, une semaine durant, a trouvé un début d’épilogue avec deux décisions majeures. Par courrier N.0130 du 27 février 2020 au Directeur Général de la Banque Sino Congolaise pour l’Afrique -BSCA. Brazzaville, Mr Raymond Mboulou, Ministre congolais de l’Intérieur, a ordonné le blocage du compte de la Société AF.Nora, le temps de l’investigation sur le virement de 1.250.000.000 CFA , N.00180/20BEAC du 17 février 20120 prescrit par Mr Albert Ngondo, Directeur Général du Trésor Brazzaville. Un virement représentant la subvention du Gouvernement en appui budgétaire à la Mairie de Brazzaville, mais versée dans le compte d’un établissement privé. Parallèlement, par Arrêté N.4831/MID/Cab du 28 février 2020, le Ministre de l’Intérieur a procédé à la suspension du Maire de Brazzaville, Mr Christian Roger Okemba. Texte pris pour laisser libre cours à l’instruction sur les irrégularités relevées dans la gestion administrative et financière à la Mairie de Brazzaville. Il faut espérer que nul arrangement de dessous de table ou autre obstacle, de quelle nature que ce que ce soit, ne viendrait entraver l’ensemble des enquêtes. Puisse, depuis que le Président Sassou Nguesso a soulevé la problématique des fléaux qui gangrènent le pays, pourrissent son économie et la société, l’affaire Albert Ngondo – Christain Roger Okemba -AF Nora être une occasion de réexaminer les pouvoirs du Directeur Général du Trésor en même que les marges de manœuvres des agents des Trésors Publics et renforcer les compétences du Commissariat aux Comptes. Les informations de première esquisse attachées à cette affaire ont jeté une lumière crue sur l’évasion des fonds publics. Elles montrent l’existence de ce qui pourrait apparaître comme un réseau de pillage de l’Etat congolais, au travers de ses propres structures. Cette affaire, dans l’environnement socio économique congolais, est la partie émergée de l’iceberg. Des faits de corruption, d’enrichissement illicite et de détournement des deniers publics sont connus, mais banalisés par le pouvoir. Ces faits endommagent la justice, dégradent la confiance des tribunaux, tout autant celle des politiques et, conséquemment, enferment les populations dans la précarité. C’est là, hors du circuit monétaire régulier, tant d’argent qui, investit dans le réseau économique normal, pourrait, pourtant, stimuler la croissance et créer des emplois. En 1789, la Révolution française a été déclenchée parce que l’impôt n’était payé que par le Tiers Etat. La Noblesse et le Clergé n’y étaient pas assujettis. Nous sommes, au Congo, dans un situation similaire. Une situation où certains compatriotes s’affranchissent des règles communes. L’égalité de tous, devant la loi, est encore, non bien accomplie, dans les faits. Alors que la législation établit que tout citoyen doit être traité de la même façon par la loi. Aucun individu ou groupe d’individus ne doit avoir des privilèges non garantis par la loi. Celle ci devant être la même pour tous. Le dossier du Fonds Agricole qui a défrayé la chronique et occasionné quelques auditions à la Direction Générale de l’Administration du Territoire n’est plus qu’un souvenir. Nul ne sait s’il est clos ou en poursuite d’examen. Les scandales aux Grands Travaux se sont tus, avec le cas Elongo, seul condamné. S’est envolée en fumée la décision de solder des arriérés de pension des fonctionnaires avec une enveloppe de 9 milliards CFA, déclarés, sur les média nationaux, décaissés du Trésor, par un agent de la CRF. Fut un temps où le Ministère de l’Inspection Générale et du Contrôle d’Etat jouait les lanceurs d’alerte républicains. Peut être faudrait-il réexaminer la possibilité de recréer ce département et en confier la charge à l’un des meilleurs d’entre nous, au plan de l’éthique. Contribuant à la moralisation de la vie publique, ce département travaillerait à restaurer la confiance des congolais en marquant une rupture dans les pratiques liées à la transparence. Veillant à ce que, pendant la durée des mandats, les autorités puissent replacer l’intérêt général au premier plan et couper avec les comportements qui sous tendent l’accumulation frauduleuse des biens et l’enrichissement personnel. Paris le 29 février 2020 Ouabari Mariotti Membre de l’UPADS

Un projet pétrolier en République du Congo obtenu par un magnat « présentant un risque de corruption » menace les tourbières forestières cruciales pour le climat

Un projet pétrolier en République du Congo obtenu par un magnat « présentant un risque de corruption » menace les tourbières forestières cruciales pour le climat

Un nouveau rapport de Global Witness révèle que l’un des plus importants puits de carbone au monde est menacé par l’exploration pétrolière. Des activités de forage dans les tourbières forestières de la République du Congo, qui jouent un rôle clé dans la régulation du climat, pourraient faciliter l’émission de milliards de tonnes de carbone. Les financeurs potentiels de ce projet risquent également de faire face à une corruption et de se retrouver bredouilles. En août 2019, une compagnie contrôlée par l’un des hommes les plus riches d’Afrique, Claude Wilfrid Etoka, annonçait la découverte d’une réserve pétrolière soi-disant considérable en République du Congo. Cette réserve se trouve dans une région où, en 2014, des scientifiques ont révélé l’existence de la plus vaste zone de tourbière tropicale du monde, qui stockerait 30 milliards de tonnes de carbone – soit l’équivalent de trois années d’émissions mondiales de combustibles fossiles. Dans un rapport publié hier, vendredi 28, intitulé Ce qui se cache sous terre, Global Witness révèle que, contrairement aux dires du gouvernement congolais, ce projet pétrolier menace directement ces tourbières critiques pour le climat. L’étude d’impact environnemental consacrée à cette zone remonte pratiquement dans sa totalité à l’époque où les tourbières n’avaient pas encore été découvertes, et elle ne contient aucune analyse du risque qu’un forage leur fait courir. Une enquête révèle que les plus importantes tourbières tropicales du monde sont menacées par les activités de forage pétrolier d’une compagnie proche de la famille dirigeante de la République du Congo Cette enquête, menée en collaboration avec le réseau de journalistes European Investigative Collaborations (EIC), a également mis en évidence des éléments qui prouvent que la compagnie congolaise privée qui a annoncé la découverte pétrolière, Petroleum Exploration and Production Africa (PEPA), est dirigée par un neveu du Président Sassou-Nguesso, d’où un conflit d’intérêts manifeste. Il existe des liens étroits entre la famille du Président et Etoka, président du conseil d’administration et principal actionnaire de PEPA. « Le projet de Ngoki se caractérise par des risques apparents de corruption, et il pourrait infliger des préjudices environnementaux irréversibles », a commenté Colin Robertson de Global Witness. « Ses liens avec le clan dirigeant du Congo et la gestion visiblement irresponsable des questions environnementales font que tout investisseur risquerait beaucoup à soutenir ce projet. » Global Witness a pris connaissance d’éléments démontrant que les comptes bancaires de la compagnie de négoce pétrolier d’Etoka, SARPD Oil, ont été clos par BNP Paribas en raison des liens étroits qu’entretient cet homme avec la famille présidentielle. BNP Paribas semble également avoir été préoccupée par le manque de transparence entourant la manière dont il a instauré des relations hautement lucratives avec la compagnie pétrolière d’État. SARPD Oil semble avoir fait fortune en servant d’intermédiaire entre la Société Nationale des Pétroles du Congo et des négociants en pétrole internationaux. Etoka a pris le contrôle des droits de forage du gisement encore inexploité de Ngoki en écartant un rival. Ayant acquis 30 % des parts du projet pétrolier de Ngoki en 2013, il a ensuite réduit la part de l’actionnaire majoritaire à moins de 1 % lors d’une réunion du conseil à laquelle ce principal actionnaire affirme ne pas avoir été convié. Etoka a expliqué à Global Witness que sa prise de contrôle de la compagnie avait été approuvée par le tribunal de commerce de la République du Congo.  Même si les opérations d’Etoka étaient irréprochables, le projet de Ngoki a des chances de décevoir. En effet, l’enquête de Global Witness et d’EIC révèle qu’en 2015, les compagnies Total et Shell avaient toutes les deux rejeté des opportunités d’investir dans le projet pétrolier de Ngoki au vu des résultats d’une étude sismique. D’autres experts du secteur pétrolier doutent de la crédibilité de la soi-disant découverte de pétrole d’Etoka, suggérant que les bénéfices potentiels du projet pourraient avoir été grandement surestimés.  « Les tourbières du Congo sont le dernier endroit sur terre où il faudrait envisager d’extraire des combustibles fossiles. Les grandes compagnies pétrolières, notamment Total et ENI, devraient faire savoir publiquement qu’elles n’investiront dans l’exploration pétrolière dans aucune zone de tourbière du bassin du Congo ou à proximité. Les banques devraient aussi refuser de financer toute activité de forage en ces lieux, et les donateurs devraient insister pour que toute exploration soit proscrite », a précisé Colin Robertson. Retrouvez l’intégralité de l’enquête ICI

L’Orchestre « S.O.S. SALSA », une jolie page de 25 ans d’histoire de la Salsa au Congo

L’Orchestre « S.O.S. SALSA », une jolie page de 25 ans d’histoire de la Salsa au Congo

L’orchestre S.O.S SALSA, fleuron de la musique moderne au Congo, a œuvré pendant un quart de siècle comme principal ambassadeur de la culture afro-cubaine en sillonnant quasiment toute l’Afrique, contribuant à la promotion des valeurs culturelles cubaines. Une épopée somme toute belle, mais aussi rare, dans l’histoire de la musique congolaise pour un orchestre de musique métissée. Un certain nombre de projets sont prévus, parmi lesquels : – la publication d’un article intitulé « la vraie histoire de S.O.S SALSA »   – La production d’un documentaire 25 ans de l’orchestre S.O.S SALSA – La production d’un album hommage, revisitant et remettant au goût du jour des grands succès de Franklin Boukaka, Cosmos Mountouari, Tabu Ley, etc. Le tout couronné par le rêve d’une collaboration avec la orquesta Aragon de Cuba. Pour la petite histoire L’orchestre « SOS SALSA » a été créé le 27 août 1995 à Brazzaville par Romain Gardon, arrangeur et chef d’orchestre, ce groupe, unique en son genre, est spécialisé en musique afro-cubaine (salsa, son, merengue, cha-cha-cha, etc.) et fait de lui, de nos jours, le grand cabaret ambulant d’Afrique. Composé essentiellement d’ingénieurs et de sous-ingénieurs, l’orchestre « SOS SALSA » doit son histoire à la grande colonie des étudiants congolais. Après un séjour en terre cubaine plus ou moins long (7 ans jusqu’à 14 ans pour certains suivants), de retour au bercail, ils n’ont pas été complétés de diplômes mais ont également un bagage culturel pour reproduire avec authenticité des spectacles qui rappellent les «Grandes remèdes» voire les festivals traditionnels de Santiago de Cuba ou les spectacles du très célèbre cabaret «Tropicana» de la Havane. SOS SALSA, Véritable trait d’union entre la musique d’aujourd’hui et celle d’hier, rappelle avec mélancolie les légendaires airs Del grand Benny More  (père de la musique cubaine) ou, les immortelles airs d’un Grand Kalle Jeff, voire les tubes cultes des Bantous de la capitale, de l’orchestre Baobab du Sénégal du grand OU Sekouba Bambino au point de cé where groupe is. Une espèce d’exhumation d’un passé si cher bref, une belle de Toute époque révolue Déjà … Appel à contribution Enfin, la direction de l’orchestre espère donner à cet évènement toute sa plénitude ainsi que toute sa dimension. Elle demande aux fans, aux mélomanes et à toute personne de bonne volonté de vouloir bien s’adresser à la direction pour dire comment et à quel niveau ils peuvent y contribuer. Pratique : Romain Gardon N. (Directeur artistique et musical, Chef d’orchestre) – Email: nromaingardon@gmail.com

Congo. Financiers et économistes, aidez-nous à comprendre

Congo. Financiers et économistes, aidez-nous à comprendre

TRIBUNE. Il circule, sur les réseaux sociaux, un Ordre de virement, N.DGT 000180/20.BEAC, daté du 11 février 2020. Signé du Directeur Général du Trésor, à Brazzaville, Mr Albert Ngondo, toujours en fonction, alors qu’il devrait être retraite, comme ses collègues de sa génération, l’Ordre de virement est adressé au Directeur National de la Banque des États d’Afrique Centrale Brazzaville – BEAC. Par cet Ordre, Mr Albert Ngondo demande qu’il soit débité de son compte courant et versé la somme de 1. 250.000.000 frs cfa à AF. Nora pour l’approvisionnement du compte P/C Mairie de Brazzaville. Il ressort de l’Ordre de virement, quelques faits troublants. Le Directeur Général du Trésor est il en droit d’ouvrir à la BEAC un compte en son propre nom, tel que cela apparaît dans son courrier, ou bien à celui de la Trésorerie Générale du Congo ? N’est il pas plus adéquat, pour quelque transparence, que le compte de la Tresorie Générale du Congo à la BEAC soit créé au titre de cette institution? En l’état actuel des choses, une indisponibilité de Mr Albert Ngondo handicape un besoin urgent de liquidités provenant de la BEAC. Par ailleurs, pour une sortie d’argent, aussi volumineuse, à la BEAC, la réglementation financière fait elle du Directeur Général du Trésor, l’unique signataire de l’Ordre de virement?Alors que, de manière générale, les services du contrôle du ministère des finances contresignent les décaissements de fonds, même pour des montants insignifiants. Nous voudrions comprendre. Au cas où, comme le murmure la rue, AF. Nora, bénéficiaire du transfert, serait une entité liée à Mr Christian Okemba, Maire de Brazzaville, le Procureur de la République, près du Tribunal de Grande Instance de Brazzaville, doit se saisir du dossier pour conflit d’intérêt. Enfin, au regard des récriminations des conseillers municipaux de la ville de Brazzaville contre leur Maire, est opportune la suspension de la session budgétaire. de l’année 2020, prévue en février. Suspension arrêtée par Mr Pierre Cebert Ibocko Onangha, Préfet du Département de Brazzaville. Pourvu que la décision débouche sur des objectifs patriotiques sains. Tels la modernisation du fonctionnement de la Mairie de Brazzaville, l’appel à une gestion orthodoxe des finances municipales et la priorisation des projets qui touchent de près la vie des Brazzavillois. Des cibles qui pourraient être atteintes. Avec des hommes d’éthique, formés. Autres que Mr Christian Okemba. Paris le 27 février 2020 Ouabari Mariotti Membre de l’UPADS.

CHAN-2020 : la RDC débutera avec le Congo le 5 avril

CHAN-2020 : la RDC débutera avec le Congo le 5 avril

La République démocratique du Congo (RDC) débutera la phase des groupes du Championnat d’Afrique des nations (CHAN)- Cameroun 2020 avec le Congo-Brazzaville. La rencontre aura lieu dimanche 5 avril (19h TU) au stade Japoma de Douala, match de la 1e journée- groupe B. Ensuite, les Léopards seront reçus par les Chevaliers de la Méditerranée de la Libye, jeudi 9 avril (16h TU) au stade de Japoma de Douala. La troisième rencontre des Congolais est prévue lundi 13 avril (19h TU) au stade Ahmadou Ahidjo de Yaoundé. Les Léopards seront conduits lors de cette fête africaine du ballon rond par Pamphile Mihayo Kazembe. Radio Okapi.

Un poème en hommage à Franklin BOUKAKA par Hupert Malanda

Un poème en hommage à Franklin BOUKAKA par Hupert Malanda

48 ans après la mort de l’artiste de l’Afrique et du cinquantenaire de ses indépendances 48 ans après la disparition tragique du chanteur congolais Franklin Boukaka, il demeure cet artiste engagé qui a su garder une conscience aiguë des problèmes de son pays, de l’Afrique, et du monde. Il a également su mettre dans toutes ses interprétations, une intelligence et une sensibilité qui l’ont fait comparer aux grands noms africains qui avant lui avaient situé le nouvel acte culturel qui devait se situer au centre du nouveau combat pour l’authenticité et le développement des valeurs africaines. Franklin BOUKAKA, nous ne cesserons de le dire était un artiste libre, quelqu’un qui a compté et qui comptera énormément pour l’Afrique. Il a longtemps affirmé son africanité pour ensuite engager la lutte pour le rôle de la culture africaine dans la lutte de libération et de l’unité africaine à travers la chanson. Il convient de reconnaître en Franklin BOUKAKA sa passion pour le phénomène culturel qui se manifeste à travers la musique pour atteindre une dimension de masse à tous les recoins de l’Afrique. Il était convaincu que peu d’activités de la vie sociale pouvaient exercer autant d’influence et susciter autant d’intérêt que la musique. Franklin Boukaka qui avait d’ailleurs comme manifeste le plus engagé : Une passion pour la liberté, pour l’amour des hommes et pour la vie. Avec un sens de la « Rumba » étonnant, et des échappées dans le verbe, la poésie virgilienne. Clément OSSINONDE

Congo. Halte aux souffrances

Congo. Halte  aux  souffrances

TRIBUNE. Les corps sociaux, au Congo, n’en peuvent plus. Ils survivent, à peine, étranglés par les souffrances. Au compte de ces corps sociaux, figurent les ex travailleurs de l’Office National des Postes et Télécommunications. Entreprise d’État, liquidée, il y a quelques années. 11 ans, que durent leurs peines, revendiquent ces ex agents, dans un reportage vidéo, circulant sur les réseaux sociaux. Peines dues au non versement par l’Etat à la Caisse Nationale de Sécurité Sociale de leurs droits de fin d’activité. Le concert des casseroles et d’autres objets métalliques, au centre ville de Brazzaville, auquel se livrent ces ex agents pour attirer l’attention du gouvernement n’a jamais eu d’effet. Les syndicats traditionnels qui, en situation normale, devraient soutenir les luttes ouvrières, se sont autodétruits. Ils contournent les difficultés des personnels. Et sont devenus, dans les faits, par leur impuissance patentée, des alliés objectifs du pouvoir. Incompréhensible. Douloureux, à la fois, de suivre la vidéo sur les récriminations de ces plaignants de l’ONPT qui, font ils observer, sont régulièrement aperçus par le Premier Ministre Clément Mouamba et, à certaines occasions, par le Président Sassou Nguesso, lors du passage des cortèges officiels de ces deux autorités, sur la voie où campent ces ex travailleurs pour se faire entendre par le tintamarre de leur concert. L’ on sait que les ex agents de l’ONPT ne sont pas les seuls dans cette situation de précarité. Ils ne sont que l’arbre qui cache la forêt. Qu’au moins, les signes de bonne volonté, à leur égard, soient marqués. Les 41 mesures du FMI, en recommandation de la relance socio-économique du Congo, comptabilisant, également, le paiement de la dette intérieure, elles incluent l’apurement des droits des travailleurs des entreprises publiques liquidées. Nous sommes nombreux à avoir perdu un parent, ex travailleur ou retraité de l’ONPT, qui a laissé, derrière lui, des avoirs jamais recouvrés. Plongeant les familles de ces disparus dans l’ncertitude totale. A quand le dégel social au Congo? Les supplices perdurent. Et pourtant, les institutions de la République ne sont pas en arrêt, faute de budget de fonctionnement. Les missions officielles n’ont jamais été suspendues. Le train de vie de l’Etat, jamais revu à la baisse. Le PCT vient de tenir un congrès qui, par son organisation et son décor, a dû coûter des sommes élevées. D’où vient-il alors que ce qui existe pour les uns ne peut l’être pour les autres, même en minima, au nom de la République que les Congolais ont en partage. Également pour la cohésion et la solidarité nationales. Paris le 22 février 2020 Ouabari Mariotti Membre de l’UPADS