Les lauréats étrangers du Maroc reconduisent Doucouré Makan à la tête de l’ASLEM

Les lauréats étrangers du Maroc reconduisent Doucouré Makan à la tête de l’ASLEM

Doucouré Makan a été reconduit à la tête de l’Association des lauréats étrangers du Maroc (ASLEM) pour un deuxième mandat de deux ans. Les membres de cette organisation fondée le 20 mai 2018 ont unanimement choisi de lui renouveler leur confiance au terme d’une Assemblée générale élective tenue samedi 6 janvier à la Faculté des sciences économiques, juridiques et sociales de Rabat Agdal. D’autres membres du Bureau exécutif ont aussi été reconduits au cours de cette réunion, qui représentait «une occasion précieuse de discuter des réalisations de l’association durant l’année écoulée et de planifier des initiatives futures», comme l’a indiqué le président de l’ASLEM. C’est notamment le cas d’Idriss Mohamed Abdou et N’guessan Michael Christel, respectivement secrétaire général et trésorière générale de l’association. Lors de cette réunion, l’équipe sortante a présenté un bilan moral et financier qui a été salué par les adhérents présents; lesquels ont pu apprécier l’ampleur du travail accompli et mesurer l’importance de relever ensemble les défis à venir. Parmi les réalisations importantes, notons l’acquisition et l’aménagement du siège de l’association à Rabat, l’organisation d’une caravane médicale en partenariat avec Bank de Solidarité et la Fondation Saïd, l’organisation d’une mission d’accompagnement de la délégation de l’UCESA au Congo-Brazzaville et d’une tournée africaine à travers le Congo, le Togo, le Bénin, le Ghana, la Côte d’Ivoire, le Niger, la Guinée, le Sénégal et la Tunisie, la tenue du Forum digital sur l’employabilité en Afrique en partenariat avec Africompétence et d’un atelier de coaching avec Attijariwafa bank. Ou encore la signature d’une convention de partenariat avec le groupe Attijari Wafa Bank en vue de contribuer à l’employabilité des lauréats étrangers du Maroc. Outre la professionnalisation de l’association, l’on peut évoquer le lancement du processus de digitalisation de son réseau et de l’incubateur ASLEM INNOV, l’organisation d’une caravane des lauréats du Maroc sur les traces de la Marche Verte ou encore du SALEM (Sommet Annuel des Lauréats du Maroc). Les exposés des responsables de l’ASLEM ont captivé l’attention des diplomates, institutions et associations partenaires et universitaires qui ont unanimement salué les initiatives et l’enthousiasme de l’équipe sortante de bâtir une association active et de conduire les différents projets à leur terme. Ce fut l’occasion d’ailleurs de le signifier de vive voix à l’ambassadeur du Ghana au Maroc, aux représentants de l’AMCI (Agence marocaine de coopération internationale) et de la Chambre africaine de commerce et de service, au philanthrope et président de la Fondation Saïd et à bien d’autres invités. Pour 2024, le Bureau exécutif consacrera ses efforts à la réussite du Sommet des lauréats étrangers du Maroc (SALEM), du Salon de l’entrepreneuriat, à la co-organisation du lancement du livre intitulé « Faire écho à la voix de l’Afrique » de Peter Panyin Anaman (écrit en l’honneur de Sa Majesté le Roi Mohammed VI) et à la création d’une Revue des lauréats étrangers. A souligner que plusieurs propositions ont été faites lors de cette rencontre diffusée en direct sur les réseaux sociaux afin de permettre à tous les lauréats étrangers de suivre les échanges et le vote depuis leur ville ou pays de résidence. Parmi ces propositions, il y a l’élargissement des partenariats avec d’autres secteurs et surtout la médiatisation des actions de l’association à une plus large échelle. Signalons également que des attestations de reconnaissance ont été remises aux principaux partenaires de l’ASLEM. Pour rappel, l’ASLEM a pour vocation de rassembler tous les lauréats étrangers des universités, écoles publiques et privées marocaines, de toutes les régions du Royaume  et de leurs pays d’origine, en vue de consolider les liens d’amitié, de solidarité et de coopération dans les domaines professionnel, scientifique, intellectuel, académique, économique et socioculturel. L’association, qui se positionne comme une institution à vocation consultative auprès des partenaires publics et privés,  apporte à ce titre ses avis et recommandations. Alain Bouithy

OFFICIEL : Jean Onana est Marseillais

OFFICIEL : Jean Onana est Marseillais

L’Olympique de Marseille réussit à sécuriser l’arrivée de Jean Onana ! Dans un effort déterminé pour renforcer son milieu de terrain lors du mercato hivernal, le club a officiellement annoncé l’arrivée de Jean Onana en prêt avec option d’achat, en provenance de Besiktas, club de la Süper Lig. Cette acquisition marque la première recrue hivernale pour l’OM, qui se retrouve privé de plusieurs joueurs clés tels que Pape Gueye, Azzedine Ounahi, Amine Harit pour la CAN, ainsi que Valentin Rongier, blessé et absent des terrains pour plusieurs semaines. Actuellement classé sixième en Ligue 1, le club a confirmé l’arrivée de Jean Onana pour renforcer son effectif, comblant ainsi le vide laissé au milieu de terrain. Mis à l’écart par Besiktas ces dernières semaines, le joueur camerounais va offrir une alternative cruciale à Gennaro Gattuso dans un secteur de jeu affaibli. Le communiqué officiel de l’Olympique de Marseille annonce l’arrivée de Jean Onana en provenance du Beşiktaş JK. Ce milieu de terrain a donc conclu un prêt avec option d’achat avec le club olympien après avoir satisfait aux exigences de sa visite médicale. L’objectif est de relancer la carrière de Jean Onana ! Joueur capable d’évoluer en tant que milieu défensif ou un cran plus haut, Onana apportera sa qualité technique et ses capacités de projection, pouvant ainsi devenir un élément clé dans l’équipe phocéenne. Sa capacité à être décisif dans les derniers mètres adverses, combinée à son expérience avec les Girondins de Bordeaux et le RC Lens, lui confère un atout précieux pour le championnat de France. Après l’échec de la piste menant à Lucien Agoumé, l’OM espère donc relancer la carrière d’un joueur en manque de temps de jeu. Avec seulement 10 apparitions dans toutes les compétitions confondues et un temps de jeu limité à 188 minutes depuis le début de la saison chez Besiktas, Onana, écarté par le club turc en décembre, suscite des interrogations sur sa forme. Saura-t-il répondre à l’intensité de la Ligue 1 ? Sera-t-il en mesure d’affronter le calendrier chargé de l’OM, engagé dans trois compétitions différentes ? Ces questions restent ouvertes. Malgré son potentiel, Jean Onana devra rapidement démontrer son adaptation à l’environnement de l’OM et sa pleine opérationnalité, autant sur le plan mental que physique. Un défi de taille attend le joueur, mais la direction de l’OM espère plus que jamais qu’il relèvera ce challenge avec succès. Ya Willy.

Congo/Gestion des affaires : les ministres Ibombo, Matondo ainsi que les présidents Oligui et Biden, contredisent Bouya et le Général Sassou en prend jusqu’ à la lie

Congo/Gestion des affaires : les ministres Ibombo, Matondo ainsi que les présidents Oligui et Biden, contredisent Bouya et le Général Sassou en prend jusqu’ à la lie

TRIBUNE. Les sorties médiatiques de la fin d’année 2023 à l’instar de celle du ministre congolais, Léon Juste Ibombo et Cie dérident le président Denis Sassou Nguesso qui vient de recevoir une douche froide à travers la magistrale leçon de bonne gouvernance que lui offrent les présidents gabonais, Brice Oligui Nguema et américain, Joe Biden. Le premier ministre congolais Anatole Collinet Makosso(ACM), le ministre Jean Jacques Bouya et autres, sont transi de honte en écoutant comment le Gabon a opéré le changement en quatre mois à peine et le gouvernement américain a dit niet au déportement des Gazaouis au Congo et ailleurs. Comparaison n’est pas raison, mais M. Oligui force nécessairement l’admiration. Chiffres à l’appui, la population est édifiée. Depuis quelque temps, M. Sassou exhorte ses ministres au travail ardu, mais rien n’y fait. On croirait qu’il prêche dans le désert. Le gouvernement sait-il communiquer ? Suscite-t-il suffisamment l’attention des investisseurs? Leur offre-t-il des garanties? L’employabilité des jeunes n’est-il pas un vœu pieux ? Bis, repetita, on parle de nouveau de la jeunesse. Une autre année de la jeunesse est décrétée comme si les problèmes de cette jeunesse venaient à surgir alors qu’ils existent depuis la nuit des temps. Année de la femme, année de la jeunesse et bientôt, année des personnes du 3è âge dont la détresse rejoint celle d’une jeunesse abandonnée, meurtrie, désespérée anéantie par des promesses non tenues. La boucle est bouclée. La jeunesse prend de l’âge et perd sa fraîcheur en attendant des emplois hypothétiques, une assistance chimérique. La jeunesse est désabusée. On lui prend ses terres et bientôt, elle sera asphyxiée par l’arrivée des migrants Palestiniens et autres, rebuts de la politique israélienne et britannique. On ment à la jeunesse, on lui fait miroiter des lendemains meilleurs. Le langage sibyllin porté par le gouvernement à l’endroit des populations a un goût très amer. Il ne convainc plus personne. Alors on gesticule, on utilise des subterfuges. Conséquence, les ministres ne savent plus quelle potion administrer au peuple. Ils paniquent au point de faire les choses de travers. Le ministre Ibombo par exemple, ignore les textes et les cahiers de charge qui lient son département aux directions et entreprises sous-tutelle. Il a oublié que l’ARPCE est doté d’une autonomie de gestion; il ne sait pas que le cahier de charges d’Airtel oblige cette société à rester dans certaines zones mais pas dans d’autres moins peuplé surtout si elle ne fait aucun bénéfice. Si ce n’est pas de l’amnésie, comment comprendre qu’il ne sait pas qu’une entreprise est conçue pour faire des bénéfices et non des pertes. Pourquoi donc médiatiser maladroitement une réunion technique où il croyait imposer ou ridiculiser les D.G des sociétés sous – tutelle ? Une entreprise qui ne fait que 50.000 de chiffre alors qu’elle perd 450.000 fcfa chaque mois doit-elle continuer par ce que l’unique député du ministre N’silou ou la ministre Rosalie Matondo se seraient plaints? La ruse est un pêché. La raison de surveiller les élections de la à R.D.C qui devraient déboucher sur les violences avancées dans des hauts lieux ne tient pas la route. Les congolais frontaliers avec la R.D.C utilisent constamment le réseau de ce pays. En plus, l’internet n’était pas interrompu comme la dictature brazzavilloise le fait lors des compétitions électorales. Selon certaines sources qui ont gardé l’anonymat, la panique d’Ibombo procéderait de la peur d’être éjecté de son poste au cas où le remaniement est confirmé. La colère se perçoit aussi pour avoir cédé la présidence du Fond pour l’Accès et le Service Universels des Communications Electroniques (Fasuce) après des mois de résistance alors que, les textes sont clairs. Ces mensonges rejoignent ceux des MM. Sassou, Collinet et Bouya, qui rejettent les malheurs du Congo sur le FMI, sur la covid-19, sur le conflit Russo-Ukrainien. Pourtant, les effets de cette guerre sont atténués, la preuve, les prix du blé ont baissé pendant que le baril du pétrole oscille depuis bientôt deux ans entre 71 et 119 dollars. Il sied de souligner, que le Congo n’a pas vraiment été impacté par la covid-19. Au contraire, il a bénéficié de plusieurs dons et legs qui malheureusement ont été détournés. Au lieu d’arrêter les prêts et gage, le gouvernement Makosso avec la théorie du chaos, continue de s’enfoncer dans les dettes, de gager et brader le pétrole, le gaz liquéfié et autres au profit des dépenses de prestige. Les malheurs du Congo se résument en cinq mots : le tribalisme, la méchanceté, l’égoïsme, l’incompétence et le manque d’empathie et de compassion des dirigeants envers les populations. Pour sortir ce pays du gouffre, il faut commencer par « mettre l’homme qu’il faut à la place qu’il faut », réinjecter l’argent caché çà et là dans les canaux officiels, procéder au remaniement ministériel en réduisant l’équipe gouvernementale à un nombre plus raisonnable de 25 ministres, réduire de 50%, leurs émoluments ainsi que ceux des parlementaires, des conseillers à la présidence de la république, à la primature et dans différents cabinets. Si, comme on l’a clamé haut, la jeunesse est portée sur les cimes de l’espoir et de l’employabilité, la priorité est d’utiliser ces bras valides dans un domaine porteur comme l’agriculture. Par conséquent, optons pour moins de véhicules de luxe pour les parlementaires au profit de l’achat des tracteurs et autres équipements agricoles. La jeunesse en a cure des dépenses de prestige. Arrêter les évacuations sanitaires qui coûtent chaque année des milliards de francs CFA à la place, renforcer les plateaux techniques, investir dans les infrastructures, dans l’éducation notamment dans, la recherche, insister sur la formation continue des différents agents, etc. Le président gabonais Olingui vient de prouver qu’on a pas besoin du Fond monétaire international (FMI) ou du Rwanda ou encore des prêts pour améliorer les quotidien des citoyens, mais il suffit d’une dose de patriotisme et de volonté politique pour réaliser des prouesses. Pourquoi les gouvernants congolais sont-ils incapables d’une telle chose ? L’année de la jeunesse sera-t-elle encore un autre slogan qui s’ajouterait au déjà trop long

TLS contact remporte un nouveau contrat au Cameroun, au Congo-Brazzaville, au Gabon, à Madagascar et au Nigeria

TLS contact remporte un nouveau contrat au Cameroun, au Congo-Brazzaville, au Gabon, à Madagascar et au Nigeria

L’ouverture de nouveaux centres de visas pour la France en Afrique subsaharienne par TLScontact a été annoncée il y a quelques semaines. Un nouveau contrat a été remporté pour la gestion des demandes de visa en France au Cameroun, au Congo-Brazzaville, au Gabon, à Madagascar et au Nigeria. De nouveaux centres de visas pour la France dans plusieurs pays de l’Afrique subsaharienne ont aussi été inaugurés, renforçant ainsi la présence de TLScontact dans la région. Les ouvertures comprennent des centres au Cameroun (à Douala et Yaoundé avec un centre satellite à Garoua), au Congo-Brazzaville (à Brazzaville et Pointe-Noire) et au Nigeria (à Abuja et Lagos). En parallèle, TLScontact a entrepris des rénovations dans ses centres existants au Gabon et à Madagascar et a étendu son service « Votre demande, chez vous », pour permettre aux demandeurs de visa de soumettre leur dossier à l’endroit de leur choix sans avoir à se rendre dans un centre de visas. Ce service, déjà disponible au Gabon, sera également proposé aux demandeurs de visa français à Lagos, Yaoundé et au Congo-Brazzaville. Le processus d’ouverture de ces nouveaux centres a nécessité une collaboration étroite au sein de l’organisation TLScontact et avec les autorités françaises, tant au niveau ministériel que sur le terrain. Une équipe dirigée par Antoine Rault, Directeur client, a joué un rôle essentiel dans la coordination quotidienne avec le client et les équipes opérationnelles sur le terrain pour surmonter les défis de dernière minute. TLScontact a adopté une approche de recrutement diversifiée, intégrant à la fois de nouveaux talents externes et favorisant les promotions internes. Au total, 76 nouvelles recrues ont été intégrées, et plusieurs employés de TLScontact ont été promus à des postes de direction. Notamment, 62% des employés dans les nouveaux centres sont des femmes, et l’équipe de direction pour la région est entièrement féminine. Un programme de formation complet a été mis en place pour les nouvelles recrues afin d’assurer le bon fonctionnement des centres dès leur ouverture. Les équipes ont bénéficié de formations virtuelles et en face-à-face couvrant tous les aspects des opérations. Des visites dans d’autres sites TLScontact en Égypte, au Cameroun, au Gabon et à Madagascar ont également permis aux équipes de mieux comprendre les processus en place pour la collecte des demandes de visa. Consciente des enjeux liés à cette expansion en Afrique subsaharienne, TLScontact a mis en place une équipe d’experts internes pour accompagner le lancement des nouvelles opérations. L’entreprise joue ainsi un rôle clé dans le secteur des visas,en pleine expansion en Afrique subsaharienne, avec un engagement continu envers l’excellence opérationnelle.

CAN 2023 : Remue-ménage chez les lions indomptables.

CAN 2023 : Remue-ménage chez les lions indomptables.

Rigobert Song, le sélectionneur du Cameroun, est sous une pression intense à quelques semaines du début de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) en Côte d’Ivoire (13 janvier-11 février). Sa mission : remporter le titre continental pour espérer prolonger son contrat. Mais cette mission cruciale est accompagnée de défis complexes, incluant des pressions politiques, des critiques sur sa gestion d’équipe et des relations tendues entre deux figures majeures : Samuel Eto’o et André Onana. Après l’échec de la sélection nationale du Cameroun au premier tour de la Coupe du monde 2022, Song se prépare à un nouveau défi. La tâche du sélectionneur camerounais est de trouver la formule magique qui pourrait permettre aux Lions Indomptables de remporter une sixième étoile continentale. Cependant, la perspective de la CAN en Côte d’Ivoire ne semble pas favorable pour Song, dont l’avenir est sérieusement menacé. Le ministre des Sports a mis la pression en exigeant des performances exceptionnelles de l’équipe nationale. Song doit faire briller l’équipe pour satisfaire les attentes du gouvernement camerounais. Cependant, ses compétences sont souvent remises en question en raison de ses choix tactiques et de gestion d’équipe contestés. Son bilan de 5 victoires, 6 nuls et 7 défaites en 18 matches soulève des doutes sur sa capacité à tirer le meilleur parti des joueurs. Malgré des performances prometteuses de certains joueurs, Song a été critiqué pour ses rotations constantes dans l’équipe, ce qui a eu un impact négatif sur la cohésion. De plus, la tension entre deux figures clés de l’équipe, André Onana et Samuel Eto’o, reste un obstacle majeur pour Song. Leur relation s’est détériorée depuis la Coupe du monde 2022, créant des frictions au sein de l’équipe. La CAN 2023 représente un test crucial pour Rigobert Song. Outre ses compétences tactiques, il doit également gérer les dynamiques internes complexes de l’équipe camerounaise. Le succès de l’équipe sur le terrain de football revêt une signification bien plus large pour lui. Ya Willy.

Le Ministre congolais de l’économie et des finances, Jean-Bapiste Ondaye, préside le Conseil d’administration du 4ème trimestre 2023 de la BEAC

Le Ministre congolais de l’économie et des finances, Jean-Bapiste Ondaye, préside le Conseil d’administration du 4ème trimestre 2023 de la BEAC

Lundi 18 décembre 2023, à l’Agence de la (BEAC) de Douala (Cameroun), s’est tenu le dernier Conseil d’Administration ordinaire de cette Institution financière de la Communauté Économique et Monétaire de l’Afrique Centrale (CEMAC), au titre de l’année 2023. Cette session a marqué, également, la fin du Mandat de la République du Congo à la présidence tournante du Conseil d’administration de cette Banque centrale commune aux six États, que sont le Cameroun, la Centrafrique, le Congo, la Guinée Équatoriale et le Tchad. Dans son discours d’ouverture des travaux, le Ministre congolais de l’Économie et des Finances, a, d’abord, exprimé sa gratitude renouvelée à Son Excellence Monsieur Paul BIYA, Président de la République du Cameroun, et au peuple camerounais, pour le soutien et l’accueil chaleureux dont il a bénéficié tout au long de son mandat. Ensuite, il a dit toute sa reconnaissance au Président congolais, son Excellence Monsieur Denis SASSOU-N’GUESSO, Président de la République du Congo, qui, a-t-il souligné , « En désignant, en 2022, ma modeste personne au poste de Ministre de l’Économie et des finances, m’ a offert l’opportunité de me hisser au rang de Président en exercice, pour un Mandat d’un an, à la fois du Comité Ministériel de l’Union Monétaire de l’Afrique Centrale (UMAC) ; de Président du Comité de Pilotage (COPIL) du Programme des Réformes Économiques et Financières (PREF-CEMAC) ; de Président du Groupe d’Action Contre le Blanchiment d’Argent en Afrique Centrale (GABAC) et de Président du Conseil D’Administration (PCA) de la BEAC ». Après douze mois de mandat (année 2023), à la tête des institutions de l’UMAC, le Ministre congolais de l’Économie et des Finances, Monsieur Jean-Baptiste ONDAYE, en a dressé le bilan. Au plan international, a-t-il dit : « nous avons, au cours de notre mandat , œuvré à faire entendre la voix de notre Sous-région et celle de l’Afrique, à l’occasion des différents forums internationaux auxquels nous avons participé, notamment, les Assemblées annuelles du Fonds Monétaire International (FMI) et de la Banque Mondiale (BM) ;Les Réunions de la Banque Africaine de Développement(BAD) ; les Réunions du Caucus Africain ; les réunions d’AFREXIMBANK ; les réunions CEMAC-France ; et les Réunions tripartites avec le FMI ». Ajoutant qu’« au cours de ces réunions, nous avons joint notre voix à celles des autres Ministres Africains, pour défendre les thématiques liées à la Réforme des institutions de Bretton Woods (FMI-Banque Mondiale) et des banques multilatérales, pour un système financier international plus inclusif et plus équitable ; ainsi que les thématiques liées aux défis de la montée des inégalités et de la pauvreté ; aux changements climatiques ; et à la protection de la biodiversité ». S’agissant des actions au titre du COPIL du PREF-CEMAC, Monsieur Jean-Baptiste ONDAYE a indiqué : « Nous avons conduit des missions de haut niveau ayant débouché sur la Table Ronde des bailleurs de fonds de Paris, organisée mardi 28 et mercredi 29 novembre 2023, pour la mobilisation des financements de la deuxième génération des projets intégrateurs de la CEMAC. A l’issue de cette Table Ronde, le montant total des financements mobilisés s’élève, provisoirement, à 9.210 millions d’Euros, soit 104,2% du financement recherché ». Concluant son bilan sur sa présidence à l’UMAC, l’orateur a rappelé : « Nous avons eu à cœur de faire progresser plusieurs dossiers d’intérêt commun. Au nombre desquels , l’évolution de la coopération monétaire avec la France ; les négociations avec le secteur des industries extractives ; la réflexion sur l’adoption d’une monnaie numérique de la Banque Centrale et l’élaboration d’un Cadre normatif Communautaire encadrant les cryptoactifs dans la CEMAC ; le processus de recrutement des agents d’encadrement supérieur de la BEAC, qui a donné lieu à un point supplémentaire au cours de la présente session du Conseil d’Administration ; et l’examen des textes qui sous-tendent la gouvernance de la BEAC ».

Cameroun : la Banque africaine de développement octroie un prêt de 74 millions d’euros pour des réformes dans le secteur de l’électricité afin de faciliter l’accès universel à l’électricité

Cameroun : la Banque africaine de développement octroie un prêt de 74 millions d’euros pour des réformes dans le secteur de l’électricité afin de faciliter l’accès universel à l’électricité

Le Conseil d’administration du Groupe de la Banque africaine de développement a approuvé, le 14 décembre 2023 à Abidjan, un prêt de 74,25 millions d’euros au Cameroun pour mettre en œuvre la première phase du Programme d’appui au redressement du secteur de l’électricité (PARSEC). Le programme appuiera l’État camerounais à réaliser les réformes nécessaires du secteur énergétique en 2024 et 2025 afin de permettre au pays de produire, à terme, de l’énergie électrique en quantité abondante pour couvrir la totalité de ses besoins nationaux de 5 000 mégawatts et réaliser suffisamment de réserve pour devenir un pays exportateur d’énergie vers ses voisins, notamment le Tchad. « Ce programme permet à la Banque africaine de développement d’apporter une valeur ajoutée dans son appui au redressement du secteur de l’électricité au Cameroun. Il bénéficie d’importants effets de levier par le biais de son articulation avec différents plans de redressement du secteur de l’électricité. Ces différentes actions menées dans le cadre d’un dialogue de haut niveau avec le gouvernement sont de nature à hisser la Banque au rang de partenaire de choix du Cameroun », a déclaré Serge N’Guessan, directeur général, région Afrique centrale et responsable du bureau pays de la Banque africaine de développement au Cameroun. Les réformes du secteur permettront notamment au Cameroun de réduire ses pertes commerciales d’électricité, d’améliorer le recouvrement des redevances et de mieux maîtriser les flux d’énergie dans le segment de la distribution à travers la migration du comptage du mode post-payé vers le prépayé et l’installation des compteurs intelligents, y compris dans les bâtiments publics. Le programme aidera également à élaborer et mettre en œuvre un plan d’information-éducation-communication au profit des populations pour vulgariser le nouveau mode de comptage et initier les clients au prépaiement. L’appui de la Banque renforcera les capacités des ressources humaines afin de permettre au Cameroun de disposer d’une masse critique de personnel qualifié pouvant servir sur toute la chaîne de valeur du secteur de l’électricité, de la production à la diffusion du savoir, dans le but de faciliter des réponses plus rapides aux besoins technologiques, organisationnels, environnementaux, climatiques et financiers dans le secteur. Pour renforcer la capacité de planification du secteur de l’électricité, le programme contribuera à l’élaboration d’un Plan directeur intégré à moindre coût couvrant l’ensemble de la chaîne de valeur de l’électricité au Cameroun et qui prend en compte les préoccupations en matière de genre. La population camerounaise, dans son ensemble, sera la première bénéficiaire du programme à travers l’amélioration de la qualité de vie. Le programme profitera aux petites et moyennes entreprises (PME) qui verront plusieurs contraintes pesant sur le développement de leurs activités levées, notamment l’irrégularité dans l’approvisionnement en énergie. L’environnement des affaires s’en trouvera amélioré, permettant à l’économie camerounaise d’attirer davantage de capitaux nationaux, régionaux et étrangers.