Gabon : Dénouement de la crise à l’ambassade du Congo grâce à la médiation du président de la communauté congolaise

TRIBUNE. Un retour au calme a été observé le 4 mai 2026 à l’ambassade de la République du Congo à Libreville, mettant fin à plusieurs heures de vives tensions entre les ressortissants congolais et les autorités consulaires. Ce dénouement est le fruit de la médiation menée par M. Gildas Parfait Diamonéka, président de la communauté congolaise au Gabon. Une réunion de concertation a été organisée sous l’autorité de l’ambassadeur du Congo au Gabon, M. François Ibovi a permis de rétablir le dialogue entre les ressortissants congolais et les autorités consulaires. Une crise ouverte a été évitée de justesse entre les ressortissants congolais du Gabon et leur représentation diplomatique à Libreville. Après vingt-quatre heures de vive tension marquées par la frustration et des mouvements d’humeur, le calme est revenu. Ce dénouement fait suite à une médiation de Gildas Parfait Diamoneka, président de la communauté congolaise au Gabon, qui a permis aux compatriotes d’obtenir les éclaircissements attendus. Épaulé par les membres de son bureau national, notamment M. Mombo Sivo, chatgé de la communication et relations extérieures) et M. Ghislain Tchikaya en charge du sport et culture, le président de la communauté a œuvré de manière décisive à la désescalade des tensions. Une réunion d’urgence pour éviter l’escalade Pour répondre à la grogne croissante, une réunion de crise a été convoquée sous la haute autorité de l’ambassadeur François Ibovi. Cette initiative visait à apaiser la situation au sein de la représentation diplomatique congolaise au Gabon. Sous le signe du dialogue, cette rencontre a mis face à face l’administration consulaire, notamment Serge Alain Ossenguet et Marien Iboulamoki et les représentants de la communauté congolaise au Gabon. L’objectif commun était de dénouer sans délai une situation devenue inconfortable pour l’ensemble des parties prenantes. Des zones d’ombre entourant la manipulation d’un fonds de 5 millions de FCFA À l’origine de la crise se trouve un incident survenu lors de l’accueil du président Denis Sassou-N’Guesso à l’aéroport international Léon-Mba de Libreville. La polémique s’est cristallisée autour d’une enveloppe remise publiquement aux ressortissants, laquelle aurait été préalablement ouverte, suscitant ainsi l’indignation des compatriotes présents. Selon les précisions fournies lors de la réunion, l’enveloppe de cinq millions de francs CFA, don du Chef de l’État destiné à remercier les 437 compatriotes mobilisés pour l’accueil, a été présentée déjà ouverte par les autorités consulaires. Ce détail a été le point de friction majeur lors des échanges. A ce fait, s’est ajouté un climat d’hésitation dans la transmission du Don, devant une foule déjà fatiguée par l’attente mais attentive aux moindres gestes. Cette succession d’éléments imprévisibles a provoqué des interprétations diverses et nourri un sentiment de méfiance parmi les autorités présentes sur place. Beaucoup y ont vu un manque de transparence. Suite à cet incident et aux vives protestations qui ont suivi, le président de la communauté congolaise a été appelé à mener une médiation pour désamorcer la crise. M. Gildas Diamonéka s’est d’abord employé à apaiser ses compatriotes en les invitant à la retenue et à la confiance envers les autorités consulaires. Il a ensuite rappelé les valeurs qui ont motivé leur forte mobilisation pour l’accueil du Chef de l’État. Enfin, le président a précisé que cette organisation s’inscrivait dans le cadre rigoureux défini lors de la réunion préparatoire tenue le 30 avril 2026 à l’ambassade. Selon le président de la communauté congolaise au Gabon, M. Gildas Diamonéka, l’incident découle principalement d’une erreur de gestion dans la perception des foules et d’un manque de communication concernant la remise du don présidentiel. Il a tenu à préciser qu’il ne s’agissait en aucun cas d’une intention délibérée de l’ambassade de léser les participants. Par Prosper Makaya
Le Président Diomaye face au mur : Dissoudre l’Assemblée ou laisser le régime se consumer de l’intérieur

TRIBUNE. Le pouvoir actuel était arrivé avec une promesse simple : casser le vieux système, tourner la page, ouvrir une nouvelle ère. Mais à force de vouloir faire du neuf avec du vieux, le régime donne aujourd’hui l’impression d’avoir simplement repeint les murs d’une maison dont les fondations restent occupées par les mêmes réflexes, les mêmes habitudes et les mêmes survivants du système d’hier. Le président Bassirou Diomaye Faye voulait incarner la rupture. Pourtant, en maintenant une partie des mécanismes de l’ancien appareil, il a progressivement installé un climat de malaise politique au sommet de l’État. Au plan politique, peut-être que Ousmane Sonko et Diomaye ont des divergences. Peut-être même des désaccords profonds sur la méthode, les priorités ou la direction du fameux “Projet”. Mais au plan institutionnel, ils continuent officiellement de travailler ensemble. Et c’est précisément là que réside le paradoxe : un pouvoir qui affiche l’unité devant les caméras pendant que les rumeurs de fractures internes envahissent les couloirs du pouvoir, les réseaux sociaux et les états-majors politiques. Alors oui, si — je dis bien si — ces divergences existent réellement et qu’elles deviennent suffisamment profondes pour paralyser durablement le fonctionnement du sommet de l’État, alors le président n’aura bientôt plus que ses choix à faire. Pas ses hésitations. Pas ses calculs tactiques. Ses choix. Car depuis plusieurs mois, le Sénégal donne parfois le spectacle d’un exécutif absorbé davantage par ses tensions internes que par les urgences nationales. Pendant que les Sénégalais affrontent la vie chère, le chômage et les difficultés quotidiennes, le sommet de l’État semble prisonnier d’une guerre froide politique permanente. Et certains pensent encore que limoger le Premier ministre réglerait le problème ? Ce serait probablement l’erreur politique la plus risquée du quinquennat. Parce que la réalité parlementaire est brutale : l’actuelle majorité reste largement acquise à Sonko et à PASTEF. Écarter le Premier ministre reviendrait à ouvrir une crise institutionnelle majeure où chaque vote deviendrait un champ de bataille et chaque décision un bras de fer. Quant à gouverner par ordonnances pendant trois ans, cela transformerait la présidence en bunker politique assiégé, isolé et continuellement contesté. Le Sénégal n’a pas besoin d’un pouvoir qui se surveille lui-même. Le Sénégal a besoin de clarté, de stabilité et de cohérence. La seule issue crédible aujourd’hui exige du courage politique et non des calculs de survie : Dissoudre l’actuelle Assemblée nationale, Organiser des élections législatives anticipées, Redonner la parole au peuple sénégalais. Et si, à l’issue de ces élections, le président n’obtenait pas une majorité claire, stable et renouvelée, alors il devrait avoir l’élégance républicaine de mettre son propre mandat dans la balance. Oui, ce serait un séisme politique. Mais ce serait aussi un acte inédit de responsabilité démocratique dans une Afrique où beaucoup considèrent encore le pouvoir comme une propriété privée. Car au fond, l’Histoire ne retient jamais ceux qui se sont accrochés au fauteuil. Elle retient ceux qui ont accepté de risquer leur pouvoir pour préserver la crédibilité des institutions et la dignité de la République. Par Malick BA Journaliste
Congo – stupre : premier clash entre Sassou, Bouya et Collinet sur fond de….( Dossier en 5 mins)

INDISCRETION. Après les errements de Malanda Samba qui a tenté de s’accaparer du Figa pour en faire un patrimoine personnel, on a cru que les politiques accorderaient leurs violons pour rehausser le niveau de l’éducation et pour améliorer l’offre de santé détruits par Rosaire Ibara, Bruno Jean Richard Itoua, Anatole Collinet Makosso (ACM), Gilbert Ondongo et autres, grosse erreur ! Les récentes décisions de la ministre Delphine Édith Emmanuel Adouki soutenues par le président Sassou Nguesso contre la forfaiture de Makani et Cie qui s’appuient sur les réseaux de ACM et Jean Jacques Bouya sont au centre des tensions. Aux origines de la dégradation du système éducatif À la suite des évènements de 1997, l’université Marien Ngouabi (UMNG) fonctionnait avec des moyens limités. Malgré un budget modeste, le recteur Charles Gombé Mbalawa, le vice-recteur Laurent Tchissambou, le secrétaire général Jean Marie Soungoua sous le magistère du ministre François Lumwamu, avaient engagé des efforts de réhabilitation des infrastructures détruites et tenté de maintenir la qualité de la formation universitaire. Mais la cadence imprimée par cette équipe post-conflit n’avait pas été suivie par les cadres nommés plus tard, et ce, en dépit de l’augmentation des budgets alloués. Ces cadres se sont progressivement illustrés par des dérives dans la gouvernance des universités tant publiques que privées : recrutements abusifs et sélectifs (des demoiselles et autres devenues amantes et maîtresses), droit de cuissage, détournements de fonds, délivrance des faux diplômes, spoliation des immobilisations corporelles de l’université et du CHUB (terrains et bâtiments), le cas du terrain situé à côté du Service d’hygiène où plusieurs personnes dont, le ministre Pierre Nzila, avait fait construire sa villa… Le ministre Henri Ossebi, son remplaçant, s’était solidarisé de cette spoliation. Il n’en avait dit mot. Fermeture et ouverture controversées En 2013, face à la multiplication de cas de fraudes académiques et de falsification de diplômes sous les yeux du ministre Ange Abena, Georges Moyen prend la mesure forte de suspendre la formation des masters pour l’ensemble des établissements privés d’enseignement supérieur. Propulsé ministre sous les auspices reconnaissantes de JDO ( dont-il avait sauvé l’enfant et l’épouse au CHUB), il suscite l’ire et l’opprobre d’un club ethno-politique de Bayardel. En 2018, Bruno Jean Richard Itoua (Lucifer), au mépris des avis contraires, procède à la réouverture en accordant anarchiquement des agréments pour les licences et les masters. Dans le même sillage, Jean-Rosaire Ibara (Juda) commence l’oeuvre de crucification de l’UMNG : recrutements d’enseignants sans qualification entre 2018-2021 dont plusieurs sont détenteurs de Master pourtant interdits car produits entre 2012 et 2018; régularisation de ces faux diplômés devenus opportunément CETP (Chargés d’Encadrement Technique et Professionnels). Lesdites régularisations ont été faites via de pseudo thèses de doctorat passées après une année académique au lieu de trois ou quatre ans, le cas à la fac des sciences sous Mathias Adrien Ndinga : c’est le règne des rabaisseurs de formation avec des étudiants qui viennent baver en Occident. Pareil dans les établissements privés, sans fondement ni corps professoral permanent sérieux. ESGA et ENAM sous les feux des projecteurs Lundi 4 mai 2026, l’ESGAE de Makany a récidivé en s’engageant dans la soutenance de thèse alors que son établissement est dépourvu d’une école doctorale. Malgré l’absence du décret et l’interdiction du ministre Adouki par lettre n°00342/MERSIT/CAB/DGESUP du16/05/22, Makani perdure dans ses thèses, autorisé par Lucifer via Macaire Batchi. Des doctorats refusés au Cameroun par le ministre Jacques Fame Ndongo, mais soutenus au Congo par ces compatriotes. La situation s’est empirée à l’ENAM avec l’arrivée du Pr Yvon Ndongo Ibara : le concours d’entrée 2026 a été glauque et pourri dans tous les départements de formation dont celui de la Magistrature. Les recalés du Bénin ont été recasés portant la formation d’un numérus clausus de 75 à plus de 250 (c.f rapport d’enquête de la CID ). D’ailleurs, le profs Parisse Akouango et Cie ont été entendus à la CID. A son temps, Pacifique Issoibeka avait suspendu les formations d’Inspecteur des impôts, des douanes et du trésor. En 2009, sans maîtriser les contours, Gilbert Ondongo (Belzébuth), les réouvre, résultats : vols, concussion, tromperies et autres comportements s’accélèrent dans les administrations financières. Complexé et obséder de paraître, les congolais sont à la quête des distinctions honorifique. Rien que pour l’année 2025, 120 doctorats honoris causa ont été délivrés : Silvère Dongou, docteur honoris causa contre espèces sonnantes, Céphas Germain Ewangui, Luc Missidimbazi, Flavie Lombo, Innocent Péa, Yves Moundélé Ngolo…Ces doctorats ne sont reconnus, ni par les universités membres du CAMES ni dans le monde et n’ouvrent à aucun droit à former, moins encore à enseigner. Au Nigeria, leur mention est strictement interdite. Pourquoi cette profusion de diplômes ? La reconnaissance par l’État ouvre au recrutement à la fonction publique et dans le secteur privé. Même l’UMNG a des Masters ESGAE qui travaillent et enseignent en son sein depuis la forfaiture du Prof Gontran Ondzotto, président de l’UMNG (2021-2024). Ainsi, les ATOS deviennent enseignants avec le CETP faisant exploser le budget de l’université de 38 à 63 milliards. Certes, la ministre Emmanuel Adouki a annulée cette fameuse thèse de doctorat en gestion et pris des décisions pour restaurer la crédibilité académique, mais des observateurs pensent comme nous l’avions esquissé dans notre livre , » le système éducatif francophone au creux de la vague : cas du Congo « , que, les problèmes d’éducation sont connus. A M. Sassou de prendre des mesures de protection et de sauvegarde de tout le système de formation universitaire public et privé. ACM, censé apporter le changement est lui-même cité dans cette confusion pour avoir validé des recrutements à l’université des enseignants de masters ( ex Parfait Iloki ) et son Université dit Internationale de Brazzaville (UIB) à… Ghys Fortune BEMBA DOMBE
Roch Régis BIKOUA : Nous continuons à brasser du vent pendant que les catastrophes climatiques se multiplient

INTERVIEW. « Dix ans après l’Accord de Paris, les promesses ne sont toujours pas tenues », constate l’écrivain congolais Roch Régis Bikoua qui a construit une réflexion profondément nourrie par son engagement pour l’environnement et par les réalités climatiques vécues sur le continent africain. Dans La gouvernance responsable pour le climat, son nouvel ouvrage paru aux éditions libres-opinions, le Président de l’association Espoir pour l’avenir dénonce une diplomatie climatique mondiale qu’il juge prisonnière des discours, des effets d’annonce et de l’inaction. Pour l’auteur de Un regard sur l’environnement au Congo et L’excellence environnementale, une énergie à bon marché, l’heure n’est plus aux grands discours. PAGESAFRIK.COM : « La gouvernance responsable pour le climat » est le titre de votre nouvel ouvrage. Quel constat principal vous a poussé à poursuivre cette réflexion et pourquoi estimez-vous que, dix ans après l’Accord de Paris, les résultats restent insuffisants ? Roch Régis BIKOUA : L’idée de mon troisième livre est née d’une colère froide, celle de voir l’intelligence humaine et la puissance diplomatique s’enliser dans une mise en scène permanente où l’on feint de soigner le malade tout en alimentant sa fièvre. J’ai écrit ce livre pour celles et ceux qui, comme moi, se sentent trahis par l’écart considérable entre les discours et les actes lors des grands soirs de signatures internationales sur le climat. On organise des sommets qui coutent très chers pour promouvoir juste « les effets d’annonce » pendant le monde brule. Les populations les plus vulnérables payant le prix d’une crise qu’elles n’ont pas provoqué, ont besoin des actes palpables sur le terrain que les effets d’annonce des décideurs. Le problème est que les promesses des Etats riches ne sont toujours pas tenues et qu’ils refusent de financer d’avantage et c’est le point de blocage dans les négociations internationales. C’est ainsi où je me suis posé des questions sur la crédibilité de la parole politique. Comment sortir de la pauvreté sans polluer la planète ? Comment donner l’accès à l’énergie aux populations du sud qui ont des problèmes d’électricité ? Comment se développer ? Bref ! Dix ans après l’accord de Paris, les promesses ne sont toujours pas tenues Les Pays riches font un semblant de promouvoir les énergies renouvelables avec les publicités des voitures électriques mais aucune mesure sur les énergies fossiles qui continuent à faire d’eux les pays les plus riches. Dix après l’accord de Paris, la planète est loin d’être sauvée. On nous embrouille dans les médias des pays riches avec des trajectoires montrant une légère baisse des émissions du CO2 alors que sur le terrain Il y a un constat sur la hausse des émissions de gaz à effet de serre causant des catastrophes énormes dans les pays pauvres. Ceci étant, dix ans après l’accord de Paris, dix ans après la mise en place des objectifs de développement durables des Nations unies, rien n’a avancé dans les actes et cela met en cause le leadership climatique. C’est ainsi où j’alerte que La COP21 est un accord histotoxique trahi par l’inaction d’une part, et d’autre part il y a l’échec des ODD en matière climatique. Vous évoquez un fossé entre les discours et les actes, tout en dénonçant l’écoblanchiment et l’inaction institutionnelle. Comment ce décalage se manifeste-t-il aujourd’hui dans les politiques climatiques internationales ? Des prétentions écolo qui ne sont pas appuyées par les faits se manifestent du jour au lendemain. Ce marketing commercial originaire des pays riches, a été inventé pour plonger le monde dans un embrouillamini, est une preuve de l’irresponsabilité pour le climat. Il se manifeste en attirant les consommateurs soucieux de l’environnement en présentant des publicités, des slogans, des logos et des emballages soulignant les attributs ou les avantages environnementaux d’un produit ou service. Le non-respect des engagements climatiques est aussi une forme d’écoblanchiment malgré la multiplicité des discours écolo sans lendemain. Présenter un produit ou service comme ayant plus d’avantage environnemental qu’ils n’en ont pas, est illégal car c’est une publicité trompeuse. Dans les politiques climatiques internationales, on nous fait croire que le thermomètre mondial est placé sous haute surveillance diplomatique. Pourtant, quand on regarde les graphiques de concentration de concentration de CO2 dans l’atmosphère, on a l’impression d’observer les débris d’un naufrage. Quand l’accord de Paris devient aujourd’hui une cathédrale de papier, magnifique à contempler mais incapable de nous abriter contre les catastrophes climatiques, est une trahison historique. Car il est insupportable de voir un succès médiatique planétaire se transformer en un désert législatif national. Les grandes puissances économiques portent-elles, selon vous, une responsabilité particulière dans l’échec des engagements climatiques et l’inefficacité des mécanismes de justice climatique ? Les responsables historiques de la dégradation du climat mondial sont censées être exemplaires dans la lutte contre le réchauffement climatique surtout en ce qui concerne le respect des engagements. Triste est de constater l’écart considérable entre les discours et les actes. La diplomation mondiale pour le climat a brillamment échoué. Cependant, je m’explique : Les pays ayant ratifié l’accord de Paris, avaient pris l’engagement de le faire valider au niveau de leur parlement respectif ? Est-ce le cas aujourd’hui ? Même la France, pays organisateur de la COP21 n’a jamais pensé faire valider cet accord dans son arsenal législatif. Pourquoi ce refus tacite des dirigeants du monde d’intégrer l’accord de Paris dans la loi nationale des pays ayant ratifié ledit accord? A mon avis, les décideurs ont peur que le juge puisse annuler une décision gouvernementale au nom de la protection du climat. Voilà la raison du refus de faire entrer l’accord de Paris dans la loi ; le refus de donner le pouvoir au citoyen de trainer leur propre Etat devant les tribunaux pour « faute climatique ». Vous affirmez que l’Afrique paie le prix d’une crise qu’elle n’a pas provoquée. Quels sont aujourd’hui les impacts climatiques les plus alarmants sur le continent et que faudrait-il changer concrètement ? Les impacts climatiques les plus alarmants sont partout en Afrique : Bref, la liste des catastrophes climatiques en Afrique est tellement longue que le temps de cette interview n’y suffirait pas. Voilà pourquoi le changement ne peut que
Congo: Conseil des Ministres du mercredi 06 mai 2026

Le Conseil des Ministres s’est réuni ce mercredi 06 mai 2026 au Palais du Peuple, sous la très haute autorité de Son Excellence, Monsieur Denis Sassou Nguesso, Président de la République, Chef de l’Etat. Les affaires suivantes étaient inscrites à son ordre du jour, soit : Avant que l’ordre du jour ainsi indiqué ne soit décliné, les membres du Conseil des ministres ont suivi une importante communication du Président de la République à leur endroit. D’emblée, SEM. Denis Sassou Nguesso, Président de la République, Chef de l’Etat, a rappelé à tous et à chacun la portée et la signification du premier Conseil des ministres de ce jour, consécutif à l’élection à caractère de plébiscite qui lui a permis de nouer un nouveau pacte de confiance avec les Congolaises et les Congolais. À cet égard, le Chef de l’Etat a tenu à rendre un hommage vibrant au peuple congolais pour sa mobilisation exceptionnelle, tant durant la campagne de l’élection présidentielle qu’à l’occasion des opérations de vote qui se sont déroulées les 12 et 15 mars 2026. Ainsi, son projet de société « L’Accélération de la Marche vers le développement » a été massivement approuvé par les populations ; le Président Denis Sassou Nguesso a souligné que cette confiance massive l’obligeait. Le Chef de l’Etat a indiqué, je le cite, « que le peuple ayant fait sa part » (fin de citation) en lui accordant sa confiance, il convenait à présent que le Président de la République et son gouvernement fassent également leur part, c’est-à-dire rendent effective la mise en œuvre du projet de société ainsi sanctifié. Cette mise en œuvre doit se faire dès maintenant et sans délai. La signification de l’accélération n’est pas seulement une question de rythme ou de cadence, mais également et surtout, l’exécution effective, par le gouvernement, des projets concrets que le Chef de l’Etat s’est engagé, devant le peuple congolais, à réaliser. Le Président de la République a, pour cela, exhorté les membres du gouvernement de l’accélération à se comporter comme une équipe dont la motivation, l’allant, la détermination et l’énergie doivent tout entiers être orientés vers la satisfaction des attentes des populations congolaises. C’est à ce prix, et seulement à celui-ci, que les projets approuvés par les Congolaises et Congolais pourront être réalisés et aboutir, et le Chef de l’Etat y veillera, à des résultats concrets et salvateurs. Le Président a insisté sur l’importance de ces principes, qui doivent désormais marquer l’action quotidienne des pouvoirs publics à l’aube du quinquennat qui démarre. Pour ce faire, le Président de la République a décliné quelques axes urgents et prioritaires qui sont au cœur du contrat conclu avec nos compatriotes. En matière d’urgence, il a instruit le Premier ministre, chef du gouvernement, à mettre en place une « task force » composée des départements ministériels compétents, afin de réaliser sans délai la digitalisation des administrations, avec une priorité donnée à celle des régies financières, afin d’optimiser les ressources de l’Etat. Autres urgences signalées par le Chef de l’Etat : la mise en œuvre rapide du projet de réhabilitation du Chemin de fer Congo-Océan (CFCO) récemment lancé ; la réalisation du corridor 13 et des voies de communication routières afférentes, afin de désenclaver l’arrière-pays et de connecter notre pays aux Etats voisins, avec une priorité donnée aux axes Ouesso-Pokola et pont sur la Sangha, ainsi que les tronçons Epena-Impfondo jusqu’à la frontière avec la Centrafrique et Dolisie-Ndendé vers la frontière du Gabon. Le peuple attend également une meilleure desserte en électricité, grâce notamment à la réhabilitation en cours de la ligne très haute tension Pointe-Noire-Brazzaville. Le Président de la République a également évoqué la remise effective des installations électriques prêtes dans la ville de Mossaka et la réalisation rapide de la desserte en électricité de localités telles que Louingui, Boko et Loumo. Les objectifs de production d’eau potable sont également une urgence pour laquelle le gouvernement a été instruit ce jour. Ces objectifs sont notamment liés à l’exécution du plan Mattei pour l’Afrique et à la réflexion à mener sur la réhabilitation de l’hydraulique rurale, qui avait permis en son temps de réaliser 2 500 forages dans des localités et villages à travers notre pays. Répondant à ces orientations précises de SEM. Denis Sassou Nguesso à l’endroit du gouvernement, M. Anatole Collinet Makosso, Premier ministre, chef du gouvernement, a, au nom des ministres et en son nom propre, remercié le Président de la République pour la confiance prêtée ou renouvelée aux uns et aux autres et pris l’engagement, au nom de tous et de chacun, à mettre en œuvre avec énergie et détermination le carnet de route ainsi décliné à l’entame du nouveau quinquennat. Les membres du Conseil des ministres ont ensuite abordé les points inscrits à l’ordre du jour de la réunion de ce jour, mercredi 6 mai 2026. I/- Ministère des Finances, du Budget et du Portefeuille public Invité par le Président de la République à prendre la parole, M. Christian Yoka, ministre des Finances, du Budget et du Portefeuille public, a soumis deux textes à l’examen des membres du Conseil des ministres. Le premier est un projet de loi portant création de la Caisse des dépôts et consignations. Le 12 juillet 2025, le comité ministériel de l’Union monétaire d’Afrique centrale a adopté un règlement relatif au traitement des comptes inactifs et des avoirs en déshérence dans les livres des établissements de crédit. C’est dans ce cadre que la Commission bancaire d’Afrique centrale (COBAC) confère aux caisses des dépôts et consignations la mission de sécuriser et placer les avoirs en déshérence, en vue de financer le développement économique et social. Tandis que la loi de 2014 créant la Caisse des dépôts et consignations assignait à celle-ci le rôle de fonds chargé de gérer les ressources excédentaires de notre pays, le texte soumis ce jour au Conseil répond à la nécessité de mobiliser des ressources tant privées que publiques permettant de financer les projets structurants à même de relever les défis notamment démographiques et énergétiques des prochaines
RDC. La pauvreté intellectuelle derrière des slogans stupides

HAUT ET FORT. Dans tout appareil étatique sérieux, aucun Chef d’État ne s’exprime publiquement sans avoir été préalablement briefé par ses collaborateurs, chacun dans son domaine de compétence : diplomatie, sécurité, communication, économie, questions juridiques ou stratégiques. Une sortie médiatique présidentielle est normalement le produit d’un travail collectif de préparation, d’anticipation et d’encadrement institutionnel. À force d’observer des approximations, incohérences, tâtonnements, incidents protocolaires ou des séquences de communication qui fragilisent l’image de l’institution présidentielle, je suis arrivé à la triste conclusion que la responsabilité ne peut pas toujours être imputée uniquement au chef de l’État lui-même. Elle interroge également la qualité de son entourage politique, administratif et communicationnel censé l’accompagner, le conseiller et le protéger institutionnellement. Déjà, lorsque le Président de la République, en exprimant sa désolation au sujet de l’affaire « escarmouche » reconnaît lui-même avoir été mal informé sur les capacités logistiques et militaires du pays, cela soulève une question plus profonde sur la qualité des informations qui lui sont transmises. Si même des Hauts officiers militaires, pourtant investis d’une responsabilité stratégique et disposant des moyens de défense de l’État, ont pu être utilisés par le Rwanda pour servir des intérêts contraires à ceux de la nation, que dire alors de certains collaborateurs civils dont le rôle semble davantage consister à flatter le pouvoir qu’à éclairer objectivement le Chef de l’État ? À force de louanges permanentes et d’absence de contradiction constructive, ils ont exposé le Président de la République Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo à des erreurs d’appréciation et à des faux pas qui affaiblissent l’institution elle-même. Quoi de plus normal que d’en arriver à la conclusion que le Président de la République Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo est effectivement très mal entouré. Aux tambourinaires du régime qui tenteraient de venir comme à leur habitude me réciter leur sempiternelle litanie du genre « ozo luka poste… oza aigri mpo ozwi poste te… », je leur conseillerais humblement de retourner à l’école primaire afin d’y réapprendre ce que signifient la Patrie, le pays, la République, l’État et la Nation. Ce serait pour eux une excellente occasion de s’instruire davantage et d’apprendre à éprouver un minimum de honte face à certaines affirmations qu’ils répètent mécaniquement. D’autant plus que l’enseignement primaire est gratuit dans les établissements publics. Tshaku abotaka na bohumbu te. J’assume en toute responsabilité. Par Maître Jackson KALONJI MUSHILA TSHIMANGA
Centrafrique : large réélection de Simplice Mathieu Sarandji à la tête de l’Assemblée

Simplice Mathieu Sarandji a été conduit jeud 7 mai à la tête de l’Assemblée nationale de la République de Centrafrique, rapporte Radio Ndekeluka. Selon cette radio centrafricaine, le président sortant a été élu par 87 députés présents sur les 90 élus au 1er tour des législatives. Candidat unique, Simplice Mathieu Sarandji a été élu de nouveau au cours de la première session extraordinaire de la 8ème législature, pendant que 54 autres députés attendent de connaitre leur sort à l’issue des élections législatives partielles et du second tour. Adrien Thyg
Côte d’Ivoire/Dissolution de la CEI : Pour une refondation du contentieux électoral à la lumière des modèles africains

PARLONS-EN. La dissolution de la Commission Électorale Indépendante (CEI) remet sur la table une question fondamentale : comment garantir des élections crédibles dans un contexte de défiance politique structurelle ? L’histoire ivoirienne montre que le problème ne date pas de la CEI. Sous Félix Houphouët-Boigny, le corps préfectoral organisait les élections dans un contexte de parti unique. Avec l’ouverture démocratique des années 1990, sous l’impulsion notamment du Front Populaire Ivoirien de Laurent Gbagbo, la revendication d’un organe électoral indépendant s’impose. Mais plus de trente ans après, le constat est sévère ; aucun modèle n’a réussi à produire un consensus durable. Faut-il alors conclure à l’échec du principe même de commission électorale indépendante ? L’analyse comparée invite à plus de nuance. A – Le modèle ghanéen : l’indépendance institutionnelle assumée. Au Ghana, la Electoral Commission of Ghana est souvent citée comme une référence. Son architecture repose sur : – une forte autonomie constitutionnelle, – une professionnalisation avancée de l’administration électorale, – et surtout une stabilité institutionnelle. Mais surtout, le facteur déterminant réside ailleurs : les résultats sont acceptés parce que le juge électoral (la Cour suprême du Ghana) est perçu comme crédible. En 2012, le candidat battu Nana Akufo-Addo a contesté les résultats devant la Cour suprême… avant d’en accepter le verdict. C’est là une leçon essentielle : la confiance dans le juge apaise la compétition politique. B – Le modèle sénégalais : une administration électorale classique sous contrôle juridictionnel fort. Au Sénégal, l’organisation matérielle des élections relève largement de l’administration territoriale, sous la supervision d’organes de contrôle comme la Commission Électorale Nationale Autonome (CENA). Ce modèle est proche de celui qu’a connu la Côte d’Ivoire avant 1990. Pourtant, il produit globalement moins de crises majeures. Pourquoi ? Parce que le Conseil constitutionnel du Sénégal, bien que critiqué, conserve une autorité suffisante pour trancher les litiges sans basculer dans une crise systémique. C – Le modèle béninois : une juridiction constitutionnelle forte comme clé de voûte. Le Bénin offre un autre enseignement intéressant. La Cour constitutionnelle du Bénin est historiquement considérée comme l’une des plus influentes du continent. Elle a joué un rôle déterminant dans la consolidation démocratique, notamment dans les années 1990 et 2000. Même lorsque les élections sont contestées, c’est vers elle que se tourne l’ensemble des acteurs. Autrement dit, la centralité du juge constitutionnel est pleinement assumée et acceptée. D – LEÇON COMPARATIVE : OÙ SE SITUE LE VERITABLE PROBLÈME IVOIRIEN ? À la lumière de ces expériences, une conclusion s’impose ; il n’existe pas de modèle universel d’organisation électorale. Certains pays confient les élections à une commission indépendante (Ghana). D’autres à l’administration (Sénégal), mais tous reposent, en dernier ressort, sur un arbitre juridictionnel crédible. En Côte d’Ivoire, la crise récurrente du processus électoral révèle une faiblesse structurelle : l’absence de confiance partagée dans le juge du suffrage, à savoir le Conseil constitutionnel de Côte d’Ivoire. L’épisode de 2010, avec des proclamations concurrentes entre la CEI et le Conseil constitutionnel, a durablement fragilisé cette institution dans l’opinion. Dès lors, continuer à réformer la CEI sans repenser le rôle, la composition et la légitimité du Conseil constitutionnel revient à traiter les symptômes sans s’attaquer à la cause. Une refondation du juge électoral ivoirien s’impose. La véritable réforme devrait donc s’articuler autour de trois axes : 1. Dépolitiser la nomination des juges constitutionnels en introduisant des mécanismes de co-désignation (exécutif, législatif, ordres professionnels, autorités morales). 2. Garantir leur indépendance fonctionnelle par un mandat unique, non renouvelable, suffisamment long pour les soustraire aux pressions politiques. 3. Renforcer leur légitimité sociologique en associant, à titre consultatif, des institutions traditionnelles et religieuses dans le processus de validation. La dissolution de la CEI peut être une opportunité. Mais elle ne sera qu’un ajustement cosmétique si elle ne s’inscrit pas dans une réforme plus profonde du système de régulation électorale. L’expérience africaine est claire : ce ne sont pas les institutions qui font la démocratie, mais la confiance que les acteurs placent en elles. Et cette confiance ne se décrète pas. Elle se construit, d’abord, autour d’un juge électoral incontestable. Jean Bonin KOUADIO Juriste Président de FIER