Congo. Une campagne à couteaux tirés se prépare sur le net

OPINION. Dolisie est au départ d’un nouveau mouvement de Fake News, grâce à la technologie. Alors que le président Denis Sassou N’Guesso, 78 ans dont 36 passés au pouvoir, et plusieurs autres membres de l’opposition se déclarent progressivement candidats à l’élection présidentielle de mars 2021, ils devront, par ailleurs, se préparer à faire face, dans les prochaines semaines, à ce genre d’affiches. Ce ne sont ni plus ni moins que des fake news. C’est-à-dire, le tripatouillage des photos et la manipulation des informations. La vérité est donc truquée. Les consommateurs des réseaux sociaux devraient s’armer de bons outils pour déceler le blé dans l’ivraie. Ils sont nombreux les opposants qui s’apprêtent à attaquer le candidat du pouvoir sur les réseaux sociaux. Leurs armes, les logiciels de manipulation d’images et d’informations, disponibles et gratuits sur intérêt. A voir ces images dont les originales étaient pourtant affichées sans ambiguïté à Dolisie, le PCT et alliés auront du pain sur la planche, s’ils n’avaient pas prévu de plan de riposte. Ceux qui écrivent les discours de Sassou n’ont d’ailleurs hésité de glisser un paragraphe sur l’usage des réseaux sociaux par les jeunes, lors de son message sur l’état de la nation devant le parlement réuni en congrès, en décembre 2019, lorsqu’il évoquait l’origine douteuse des cuisses de poulet. Certains ministres, dont Hermella Destinée Doukaga de la Jeunesse ont aussi fait des appels en cette direction. Et pourtant, le phénomène ne s’est pas éteint, il croît. Bien sûr, il n’y a pas que Sassou N’Guesso qui sera caricaturé ou tiré à boulet rouge sur les réseaux sociaux. Pour ne pas dire, lui est déjà habitué. Car, il ne se passe pas un seul jour, sans qu’une image manipulée de lui ne soit diffusée sur internet, provoquant le grand rire de la cité, mais aussi l’indignation dans son camp. Mais, d’autres figures de l’opposition y laisseraient un peu de leur dignité cette fois-ci. Pascal Tsaty Mabiala, premier secrétaire de l’UPADS et chef de l’opposition, est, à considérer ce qui se dessine, attendu impatiemment par les activistes de l’internet. La situation va durer jusqu’en mars, et peut-être un peu plus. Vu cette nouvelle activité qui va être générée sur les comptes Facebook ou Twitter tenus par des activistes congolais, tant du pays de la diaspora, les autorités pourraient couper l’internet, privant des millions de citoyens à travers le monde de suivre l’élection présidentielle au Congo. Mais ce n’est encore rien. Ce n’est qu’un avis sur base de tout ce qui s’écrit. Dolisie restera néanmoins une étape importante dans ce mouvement de Fake news sur les banderoles et affiches. Quelqu’un aurait alors dit, les Congolais ont un immense talent. Par Arsène SEVERIN –Journaliste (FB)
Centrafrique: timide reprise d’activités dans plusieurs villes de provinces

Plus d’un mois après le lancement de l’offensive de la coalition des groupes armés, le calme revient progressivement dans les villes récemment secouées par les violences. Cependant, la situation humanitaire des habitants demeure préoccupante. Si la ville de Bangui, récemment attaquée dans sa périphérie par les éléments de la Coalition des groupes armés, a repris quasiment toutes ses activités commerciales, les villes de provinces de leur part se remettent timidement. A Bangassou dans le Mbomou, les activités commerciales reprennent partiellement après le retrait des rebelles il y a quelques jours. Cependant, une grande partie de la population est encore de l’autre côté de la rive au village Ndu en République démocratique du Congo. Quant à la situation humanitaire, elle reste très précaire. Beaucoup d’habitants envisagent rentrer au pays. A condition que la situation se stabilise. A Bouar au Nord-ouest du pays, la situation sécuritaire reste tendue. Les éléments des groupes armés sont toujours actifs dans certains quartiers de la ville. Les activités commerciales voire l’administration publique sont toujours paralysées à cause de la psychose qui gagne le terrain. L’on note également de nombreux cas de braquages et vols à mains armées dans les recoins de la ville. A Grimari dans la Ouaka, même si la ville est calme ces derniers jours, une grande partie de la population se trouve toujours sur le site des déplacés après les affrontements de ces derniers jours. Par ailleurs après les combats du 23 et 24 janvier 2021 entre les Forces armées centrafricaines (FACA) et les éléments des groupes armés, le calme est revenu dans la ville de Boda dans la Lobaye. La ville est désormais sous-contrôle des loyalistes. Cependant, la quasi-totalité des habitants a fui pour se refugier en brousse. Les activités commerciales elles, tournent au ralenti.
Maroc. Tenue de la 10ème session du Conseil d’orientation stratégique de l’Agence MCA-Morocco

La 10ème session du Conseil d’Orientation Stratégique (COS) de l’Agence Millennium Challenge Account-Morocco (MCA-Morocco) s’est tenue, le mardi 26 janvier 2021 à Rabat, sous la présidence du Ministre de l’Economie, des Finances et de la Réforme de l’Administration, M. Mohamed BENCHAABOUN. Ont assisté aux travaux de ce Conseil, le Ministre de l’Education Nationale, de la Formation Professionnelle, de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique, M. Saaïd AMZAZI, en plus des autres membres du COS ou leurs représentants. Cette session a été consacrée à la présentation du bilan d’exécution du programme de coopération objet du « Compact II », conclu entre le Gouvernement du Royaume du Maroc et son homologue américain, représenté par Millennium Challenge Corporation (MCC), ainsi qu’au suivi de la mise en application des recommandations émises par les membres du COS pour impulser davantage de dynamique à la réalisation de ce programme qui appuie le déploiement de plusieurs stratégies sectorielles et réformes structurelles engagées par le Royaume. A cette occasion, le Ministre de l’Economie, des Finances et de la Réforme de l’Administration s’est félicité des avancées substantielles réalisées au titre de la mise en œuvre des différentes activités relevant du Compact II grâce à l’engagement actif des départements ministériels et établissements publics concernés, à l’implication inclusive du secteur privé et de la société civile et à la mobilisation du personnel de l’Agence MCA-Morocco. Le Président du Conseil a fait état, dans ce sens, de l’avancée que connait la réalisation des travaux d’infrastructures prévus au titre de plusieurs activités du Compact II, avec la finalisation des travaux de réhabilitation d’un premier lot de 18 établissements de l’enseignement secondaire dans la Région Tanger-Tétouan-Al Hoceïma, le démarrage de ces travaux au niveau d’un second lot de 15 établissements dans la même région, le démarrage des travaux de construction de 6 établissements de formation professionnelle (EFP) bénéficiaires du soutien du Fonds « Charaka », le lancement des travaux au niveau de deux projets soutenus par le Fonds des Zones Industrielles Durables (FONZID) et l’avancement soutenu des travaux hors-sites au niveau des trois zones industrielles pilotes dans la Région Casablanca-Settat. Par ailleurs, le Président du Conseil a souligné les principales réalisations accomplies dans le cadre des différentes activités du Compact II. Ainsi, l’activité « Education secondaire » s’est distinguée par la livraison d’équipements TICE et robotiques à 28 établissements scolaires relevant de la Région Marrakech-Safi et d’équipements didactiques à deux établissements pilotes dans la Province de Marrakech, ainsi que par le démarrage de la remise des équipements informatiques au profit des 56 établissements scolaires des Régions Fès-Meknès et Marrakech-Safi. Pour sa part, l’activité « Formation professionnelle » a enregistré, entre autres, la poursuite de l’appui aux différents volets de la réforme de la réforme professionnelle, notamment en matière d’élaboration de la nomenclature des dépenses et du référentiel des coûts de la formation professionnelle et d’un référentiel d’évaluation externe des EFP. De son côté, l’activité « Emploi » a été marquée principalement par la formation de 2.126 bénéficiaires du Programme d’emploi par le financement basé sur les résultats (FBR) et l’insertion de 545 d’entre eux, dont respectivement 1.494 et 451 femmes. Cette activité a connu également le démarrage de l’accompagnement à la Coordination nationale de l’Initiative Nationale pour le Développement Humain (INDH) pour l’implémentation de programmes d’amélioration de l’employabilité des jeunes et des femmes. L’activité « Foncier industriel » a été ponctuée, quant à elle, par la présélection d’un partenaire privé pour la revitalisation et l’extension de la zone industrielle de Bouznika dans le cadre d’un partenariat public privé (PPP) et la poursuite du programme de renforcement des capacités du personnel du Ministère de l’Industrie, du Commerce et de l’Economie Verte et Numérique (MICEVN) en vue d’affiner sa maîtrise des différents aspects liés à la mobilisation du foncier au service de l’investissement industriel. L’activité « Foncier rural » a été marquée essentiellement, au volet du déploiement de l’opération de melkisation de 66.000 Ha de terres collectives situées dans les périmètres d’irrigation du Gharb et du Haouz, par la finalisation des enquêtes parcellaires et ménages sur 43.157 Ha et le démarrage des lotissements sur 7.378 Ha. Les mesures d’accompagnement de l’opération de melkisation ont connu le démarrage du développement d’une application mobile et d’une plateforme de formation à distance dans le cadre du programme d’alphabétisation fonctionnelle mené en partenariat avec l’Agence Nationale de Lutte Contre l’Analphabétisme (ANLCA), ainsi que par le lancement, en coopération avec l’Office National du Conseil Agricole (ONCA), du programme de renforcement des capacités des agriculteurs/trices des terres collectives concernées par l’opération de melkisation. L’activité « Gouvernance du foncier » enregistre, pour sa part, la réalisation en cours d’une étude portant, d’une part, sur l’amélioration de l’accès des femmes au foncier et de leur participation à la gouvernance foncière et, d’autre part, sur la conception et la mise en place d’un centre d’inclusion des femmes au foncier, dont les activités consisteront, entres autres, à appuyer la création et la pérennisation d’une base de données sur les droits fonciers des femmes. Pour sa part, le Directeur Résident de MCC au Maroc, M. Richard Gaynor, a souligné que le bilan des réalisations durant le trimestre écoulé est honorable, saluant à cet égard la mobilisation de l’Agence MCA-Morocco et l’engagement et le soutien continus de l’ensemble des partenaires. Il a appelé, par ailleurs, à l’accélération de la mise en œuvre des différentes activités du Compact II et au développement des outils afin de faciliter la réplication et la mise à l’échelle par le Gouvernement des modèles développés et testés dans le cadre du Compact II. La Directrice Générale de l’Agence MCA-Morocco, Mme Malika Laasri, a présenté, par la suite, aux membres du Conseil un exposé sur l’état d’avancement de la mise en œuvre du Compact II depuis la dernière session du COS, soulignant les réalisations financières notables accomplies par l’Agence, comme en témoigne un taux d’engagement des fonds s’élevant actuellement à 67,62%, l’équivalent de près de 304,3 millions de dollars, soit presque le double du niveau enregistré en juin 2020. Au terme de cette réunion, le
Congo. Pour des élections couplées présidentielles & législatives en 2026

TRIBUNE. Le 21 mars 2021, les Congolais sont appelés aux urnes pour élire un nouveau président, celui qui doit présider notre destin pendant cinq (5) ans. Le président de la République est élu à base d’un programme politique qui doit lui servir de boussole durant le quinquennat. Pour réussir ce pari, le président élu doit s’appuyer sur l’assemblée nationale dont il doit disposer d’une large majorité. Il sied de rappeler que le rôle de la majorité parlementaire est très importante dans l’accomplissement de la vision du chef d’état élu comme le stipule la constitution du 25 octobre 2015. Article 107. Le Parlement est composé de deux chambres : l’Assemblée nationale et le Sénat. Le Parlement exerce le pouvoir législatif et contrôle l’action du Gouvernement. Article 124. Le Parlement vote seul la loi.Il consent l’impôt, vote le budget de l’État et en contrôle l’exécution. Il est saisi du projet de loi de finances dès l’ouverture de la session d’octobre. Article 125. Sont du domaine de la loi : – la citoyenneté, les droits civiques et l’exercice des libertés publiques ; – les sujétions imposées aux citoyens, en leurs biens et en leurs personnes, dans l’intérêt de la défense nationale et de la sécurité publique ; – la nationalité, l’état et la capacité des personnes, les régimes matrimoniaux, les successions et les libéralités ; – la détermination des crimes, des délits et des contraventions ainsi que des peines qui leur sont applicables ; – l’organisation de la justice et de la procédure suivie devant les juridictions, le statut de la magistrature et le régime juridique du Conseilsupérieur de la magistrature ; – l’organisation et les règles de fonctionnement concernant les offices ministériels et les professions libérales ; – l’assiette, le taux et les modalités de recouvrement des impositions de toute nature, les emprunts et les engagements financiers de l’État ; – le régime d’émission de la monnaie ; – l’approbation des contrats de partage de production des hydrocarbures liquides ou gazeux ou des autres ressources minières ; La loifixe également les règles concernant : – la réforme de l’État ; – la création des établissements publics ; – le régime des consultations référendaires ; – les découpages électoraux ; – l’amnistie ; – le statut général de la fonction publique ; – l’organisation administrative du territoire ; – la libre administration des collectivités locales, leurs compétences et leurs ressources ; – l’aménagement du territoire ; – le droit du travail, le droit syndical et les régimes de sécurité sociale ; – les nationalisations et les privatisations des entreprises ; – le plan de développement économique et social ; – l’environnement et la conservation des ressources naturelles et le développement durable ; – le régime de la propriété, des droits réels et des obligations civiles et commerciales ; – le régime des partis politiques, des associations et des organisations non gouvernementales ; – l’autorisation de ratification des traités et accords internationaux ; – l’organisation de la défense et de la sécurité nationales ; – le régime domanial et foncier ; – le régime des ressources naturelles ; – la mutualité, l’épargne et le crédit ; – le droit et le régime des transports ; – le droit et le régime des communications et de l’information ; – le droit et le régime pénitentiaires ; – les lois de finances ; les lois de programme quifixent les objectifs de l’action économique et sociale de l’État, l’organisation des activités productives de l’État et les grandes orientations de la défense et de la sécurité nationales. La loi détermine en outre les principes fondamentaux de : – l’enseignement ; – la santé ; – l’action sociale ; – la science, la technologie et l’innovation ; – l’industrie ; – le commerce ; – les télécommunications ; – l’électricité ; – l’eau ; – la culture, les arts et les sports ; – l’agriculture, l’élevage, la pêche et les eaux et forêts. « Renoncer à la majorité c’est vouloir marcher sans pieds, voler sans ailes : c’est briser le grand ressort du gouvernement représentatif ». le premier devoir de la majorité c’est de permettre au gouvernement qu’elle a mis en place de gouverner. Cela suppose qu’elle lui donne les moyens de résister aux attaques dont il sera l’objet, et qu’elle s’abstienne elle-même d’en lancer, cela suppose également qu’elle soutienne constamment la ligne politique tracée par le gouvernement, c’est-à-dire qu’elle lui donne les moyens de changer l’ordonnancement juridique dans le sens que suppose la réalisation de son programme, mais qu’elle lui donne aussi les moyens de résister aux changements dont il ne voudrait pas. L’idée de voter le même jour pour l’élection présidentielle et les élections législatives n’est pas incongrue. Cela existe dans certains pays, notamment aux États-Unis. Techniquement, organiser deux scrutins en même temps ne pose pas de problèmes particuliers, la France le fait déjà pour les cantonales qui sont couplées avec les municipales ou les régionales. Cela aurait même des avantages pratiques avec une campagne plus ramassée et des économies sur l’organisation des scrutins.En termes de participation, il y aurait un avantage indéniable à coupler les scrutins. Les législatives bénéficieraient ainsi du caractère bien plus mobilisateur de la présidentielle. De plus, un vote le même jour conduirait à revaloriser les élections législatives, devenues une simple confirmation du choix de la présidentielle. À mon sens, cela rendrait les législatives moins prévisibles. Bien sûr, la plupart des gens voteraient pour le même parti. Au Congo Brazzaville la gouvernance électorale a toujours été une source de conflit, la révision des listes électorales n’est pas systématique. Organiser une élection nécessite des moyens financiers et humains, une grande logistique. Dans cette période de crise économique il est plus judicieux d’organiser d’une élection couplée Présidentielle et législative pour permettre au président élu et aux députés élus de se mettre directement au travail surtout si le président élu dispose d’une majorité à l’assemblée nationale pour directement appliquer son programme. C’est un gain de temps, que le pays gagne car un quinquennat va vite et nous
L’UNESCO mobilise des équipements d’alerte précoce aux tremblements de terre au profit du Maroc

Entre le 17 et 21 janvier 2021, sept équipements de haute technologie d’alerte précoce aux tremblements de terre ont été mis à la disposition du Centre National de Recherche Scientifique et Technique (CNRST), dont un a été installé à l’Institut National de Géophysique (ING) et les autres au niveau des villes de Kenitra, Larache, Tanger, Al Hoceima, Nador et Fès. Ces installations ont été possibles grâce à la mobilisation par le Bureau de l’UNESCO pour le Maghreb d’un don fourni par la compagnie japonaise « Challenge Company Limited » au profit du CNRST. Ces équipements de haute technologie d’alerte précoce permettront ainsi de détecter les tremblements de terres juste avant leur occurrence et de lancer des messages d’alerte à travers des haut-parleurs. Ils sont également d’une grande utilité pour l’alerte au Tsunami et peuvent déclencher l’arrêt instantané de certains équipements sensibles comme les machines au niveau des centrales nucléaires, les trains et les ascenseurs. La situation géographique du Maroc sur la bordure nord-ouest de la plaque africaine, qui est en perpétuel mouvement de rapprochement et de collision avec la plaque eurasienne, expose plusieurs zones du pays au risque de tremblement de terre. Le Maroc a de ce fait dû faire face à de nombreux séismes violents ayant généré d’importants dégâts humains et matériels dans certaines régions affectées comme celle d’Agadir en 1960 et celle d’Al Hoceima en 2004. Aussi, depuis plusieurs années, le Maroc a mis en place une politique de recherche dans le domaine de la sismologie, à travers l’extension du réseau sismologique géré par l’ING relevant du CNRST, et par le biais de nombreux travaux de recherche et de missions de terrain réalisés par les universités marocaines. L’UNESCO, en lien avec son mandat dans le domaine des sciences, facilite et promeut l’utilisation de la science et de la technologie pour contribuer à la réduction des risques de catastrophe. L’Organisation veille au renforcement de la coopération scientifique internationale pour améliorer les capacités de ses pays membres à se prémunir des risques de catastrophes et sauver ainsi des vies humaines et des infrastructures.
CHAN Cameroun 2020 : Mission accomplie pour les Diables Rouges

Avec un Onze de départ totalement remanié, les Diables rouges ont puisé dans leurs réserves pour venir à bout des Chevaliers de la Méditerranée 1-0 pour ainsi valider leur ticket pour les quarts de finale de la 6e édition du Championnat d’Afrique des nations. Le 25 janvier restera à jamais gravé dans la mémoire des Diables Rouges. Dos au mur et n’ayant pas leur destin en main, les poulains de Barthelemy Ngatsono ont relevé le pari de la qualification en terminant deuxième du groupe B quatre points, derrière la RDC première du groupe avec 7 points. A l’entame du match, la tâche n’était pas du tout aisée face à la Libye qui lors des deux dernières éditions avait réussi à éliminer les Diables rouges de la compétition. Cette fois-ci, la donne a cette fois –ci changé. Fecofoot
L’narrêtable Paule Ella guei reçoit le Prix Sport+

Tout au long de son parcours pour devenir arbitre de la Fédération ivoirienne de rugby (FIR), Paule Ella Guei a dû surmonter de nombreux obstacles. Objet de moqueries pour avoir arbitré des matches masculins, elle a dû se forger une véritable carapace et a vu ses efforts récompensés par sa sélection en tant qu’ambassadrice de Rugby Afrique et sa nomination comme l’une des 12 Unstoppables du continent.Une distinction supplémentaire est désormais associée au nom de Paule Ella Guei : le Prix Sports+ de Côte d’Ivoire, en reconnaissance de ses efforts pour développer le rugby dans son pays. « Ce Prix est le reflet de l’énorme travail que nous accomplissons chaque jour pour promouvoir la notion de genre dans le rugby », déclare Paule Ella Guei. « C’est le symbole de la reconnaissance du rugby féminin en tant que discipline qui doit être soutenue et intégrée à toutes les activités sportives. Recevoir ce Prix prouve que nous avons réussi à inscrire le rugby féminin, qui passait autrefois inaperçu, sur la liste des sports qui méritent d’être suivis en Côte d’Ivoire. » Éliminer les barrières Le Prix Sports+ marque la fin d’une année à la fois pleine de défis, mais aussi triomphale pour l’ambassadrice, qui n’a pas laissé la pandémie planétaire mettre un frein à sa mission. Le confinement ayant réduit les activités sportives à des programmes d’entraînement en ligne ou individuels, Paule Ella Guei en a fait une opportunité pour progresser et préparer une tournée nationale sans précédent intitulée « Brisez les barrières et découvrez l’univers du rugby ». Lancée en collaboration avec la Fédération ivoirienne de rugby, la tournée est un prolongement du Projet Rugby Côte d’Ivoire, organisé pour promouvoir le développement des joueuses de rugby dans le pays et qui a obtenu un succès retentissant. Outre la promotion et le soutien du rugby féminin en mettant l’accent sur l’amélioration des conditions qui permettront aux femmes et aux filles de se livrer à leur passion pour le sport, la tournée « Brisez les barrières » a plusieurs objectifs : identifier et relever les défis rencontrés par les différents clubs, fournir des conseils et créer un climat de confiance pour stimuler les interactions sociales. « Cette tournée a eu un impact considérable sur les filles ; nombreuses sont celles qui ont pu mieux gérer les stéréotypes liés au genre auxquels les femmes sont quotidiennement confrontées dans le rugby », affirme Paule Ella Guei. « Le succès de la tournée se manifeste à l’évidence par l’augmentation du nombre d’inscriptions de joueuses et par le désir exprimé par les filles de rencontrer à nouveau les officiels. À leurs yeux, nous sommes une source d’inspiration, de motivation et d’estime de soi. Leurs commentaires nous ont beaucoup émus, ils nous poussent à redoubler d’efforts et à donner encore plus de nous-mêmes pour ce projet. C’est une grande victoire ! » s’écrie-t-elle avec enthousiasme. Faire connaître les profils, les plateformes et les possibilités Paule Ella Guei pense que son initiative et son engagement ont été renforcés par sa nomination en tant qu’Unstoppable, ce qui a largement contribué à la faire connaître, ainsi que sa plateforme. « Être une Unstoppable et l’ambassadrice du rugby féminin m’a permis de comprendre ce dont je suis vraiment capable. Aller bien plus loin que ce que l’on pense, ou que ce que l’on ose imaginer, c’est vraiment merveilleux ! » explique-t-elle. « De plus, notre voix est entendue et davantage prise au sérieux, non seulement en matière de décisions liées à la commission des femmes de la FIR, mais aussi s’agissant de nos activités professionnelles et au sein de notre communauté. Nous sommes constamment sollicitées par les médias, ce qui nous permet de gagner en visibilité et de mettre en lumière nos efforts pour promouvoir le genre à travers le rugby. » La voix de Paule Ella Guei sera sans aucun doute encore mieux entendue en 2021 à la suite de l’annonce, à la mi-janvier, de sa cooptation en tant que membre de la sous-commission Communication et relations publiques du Comité consultatif féminin de Rugby Afrique. Outre le Prix Sports+, cette nomination contribuera selon elle à améliorer la visibilité de sa fédération en 2021 et au-delà. « Nous allons assister à une percée majeure car nous attirons désormais beaucoup d’attention, notamment grâce au projet Rugby Côte d’Ivoire, qui braque les projecteurs sur le rugby féminin. Et comme nous espérons vivement renforcer cette dynamique, je crois que tout ce qui est dit ou écrit de positif sur le rugby féminin nous apportera plus de visibilité et servira notre cause. » Ambitions sans limites Le coup d’envoi de la tournée « Brisez les barrières et découvrez l’univers du rugby » a été donné à Abidjan en novembre et la cinquième phase s’est déroulée à Korhogo, au nord du pays, le 16 janvier. Paule Ella Guei s’est engagée à poursuivre la tournée en 2021, et nourrit également des plans ambitieux pour faire avancer la cause du rugby féminin dans son pays grâce à plusieurs initiatives audacieuses, qui consisteront à : créer une association rassemblant toutes les passionnées de rugby ; encourager la pratique du rugby féminin à l’école (primaire, collège et lycée) ; soutenir et conseiller de grands projets déployés par la FIR : organisation du championnat national féminin, établissement de la Seven League ivoirienne (les femmes seront traitées sur un pied d’égalité avec les hommes), la campagne Medi’Sept (un tournoi de rugby à 7 couplé à une campagne de santé), ainsi que notre participation à la sélection nationale féminine pour les tournois internationaux ; accroître la visibilité des initiatives de la FIR sur les réseaux sociaux. La principale source de motivation de Paule Ella Guei est son amour et sa passion pour le sport. « Il nous unit tous, et permet à chacun de s’affirmer. Il nous offre aussi un but commun : celui de construire ensemble quelque chose de grand au service des autres, surtout des femmes », confie-t-elle. À toutes les femmes que le rugby intéresse, Paule Ella Guei adresse le message suivant : « Nous les exhortons à
Congo. Pourquoi l’opposition congolaise ne pourra pas gagner en mars 2021!

TRIBUNE. Aucun combat politique n’est gagné d’avance dit-on, mais aucun n’est aussi gagné sans un minimum de préalables, un minimum d’ambition et surtout sans une orientation politique clairement assumée et affichée. Il ne s’agit pas ici de parler des compétences ou de la qualité des candidats à cette élection. A quelques semaines de l’élection présidentielle de mars 2021, je vais plutôt énumérer certains faits probants qui montrent à suffisance qu’il relèvera d’un miracle, si l’opposition congolaise venait à remporter cette élection, ça sera comme gagner à la Loterie. Plusieurs raisons expliquent un échec assuré dont entre autres: UN MANQUE DE LEADERSHIP AFFIRMÉ. En 2016, le président Denis SASSOU NGUESSO avait comme principal concurrent, le général Jean Marie Michel MOKOKO. Ajoutez à celui-ci tous les autres candidats de l’opposition congolaise, le rêve était permis et l’alternance au pouvoir était possible. A deux mois de la présidentielle de 2016, la dynamique était positive et excitante, les choses étaient différentes, les soutiens extérieurs de l’opposition étaient solides et efficaces, et une bonne partie de la population congolaise avait adhéré à la ligne directive dictée par les candidats de l’opposition. Mais ça c’était hier. Aujourd’hui la situation est toute autre. L’opposition congolaise est engluée dans des logiques incompréhensibles. Ainsi, par glissements sémantiques et une logique désuète couplée d’une incohérence idéologique et politique, l’opposition congolaise a fini par porter en elle-même les germes de son propre échec. LE MANQUE DE COHÉRENCE POLITIQUE. – Depuis 2017, l’opposition congolaise a voté tous les budgets proposés par le Premier ministre Clément MOUAMBA à l’Assemblée Nationale et au Sénat. Si ces budgets avaient l’assentiment de l’opposition, critiquer aujourd’hui le bilan du président de la République Denis SASSOU NGUESSO à quelques semaines de l’élection présidentielle est plus qu’inconcevable et s’apparente à une injure faite au peuple congolais. – En aout 2017, l’opposition congolaise a voté à l’unanimité, le président de l’Assemblée Nationale ISIDORE MVOUBA. En 2020, elle a voté à l’unanimité le nouveau maire de la ville de Brazzaville BATSIMBA Dieudonné en remplacement de Christian OKEMBA. Comment peut-elle vouloir nous proposer autre chose aujourd’hui ? Pendant les cinq (ans) passés, l’opposition congolaise a fait preuve d’une inconstance et d’une circonvolution idéologique sans commune mesure. Le faisant, elle s’est disqualifiée aux yeux des congolais avertis et ne peut prétendre avoir des solutions de sortie de crise économique et financière à quelques semaines de l’élection présidentielle. LE PEU D’ENCRAGE NATIONAL DES CANDIDATS DE L’OPPOSITION. Aucun département ne peut à lui seul faire élire un candidat à la présidence de la république dans notre pays même si ce dernier obtient 100% des votes de ce département ou du vote ethnique de façon plus large. Il faut ratisser au-delà, sortir du confort de sa zone ethnique et convaincre le plus d’ethnies possible. – Pendant cinq(5) ans aucun opposant congolais ne s’est rendu dans la partie nord du pays (les Plateaux, la Cuvette centrale, la Cuvette Ouest, la Sangha et la Likouala) pour y tenir des réunions politiques ou des meetings. Tout le monde sait que la partie Nord du pays représente 30 % de l’électorat total de notre pays. Comment peut-on se passer de cette partie de l’électorat et prétendre gagner l’élection présidentielle qui se tiendra dans quelques semaines. -Pendant cinq(5) ans aucun opposant ne s’est rendu dans les pays du grand Niari (Bouenza, Lékoumou, Niari) ainsi que dans le département du Pool pour y tenir des réunions politiques. Comment dans ces conditions prétendre gagner l’élection présidentielle en jouant aux abonnés absents sur cette partie de la république qui représente 19,4% de l’électorat total de notre pays. -Pendant cinq (5) an aucun opposant congolais ne s’est rendu à Pointe Noire et dans le Kouilou pour y tenir des réunions politiques. Ces deux entités représentent 13,93 % de l’électorat total de notre pays. -Pendant cinq(5) ans, aucun opposant congolais n’a fait un meeting dans la ville de Brazzaville et ce malgré les sujets politiques et enjeux importants. Tout le monde sait que Brazzaville avec ses neuf(9) arrondissements, c’est 36 % de l’électorat total de notre pays. D’ou vient-il, qu’après qu’elle ait été aux abonnés absents depuis 2016, Elle sort de son engourdissement prolongé pour nous proposer un autre chemin à suivre. Elle est à l’image d’un élève candidat au Baccalauréat qui pendant toute l’année séchait des cours, ne lisait pas ses leçons et qui se réveille soudainement à une semaine de l’examen pour commencer à ouvrir ses cahiers. Nous sommes sûrement face à une logique qui s’apparente beaucoup plus à une Chappe de plomb qu’à quelque chose de consistant. Il est connu de tous que ces opposants qui vaquent librement à leurs occupations, faisant des aller-retour Brazzaville-Paris et n’ayant aucune interdiction de circuler sur toute l’étendue du territoire national, avaient en réalité misé sur le glissement du mandat présidentiel ponctué par l’instauration d’une période de transition et un gouvernement d’union national dans lequel ils auraient occupé des postes ministériels. A l’évidence, cette attitude est symptomatique de l’incapacité de cette opposition de conceptualiser le concept du pluralisme politique et de réfléchir lucidement à son fonctionnement dans un système démocratique. Depuis le mois d’avril 2016, elle a prospéré dans une double ambigüité stratégique et idéologique. Bref, elle témoigne d’un déficit de cohérence politique. En définitive, Tous ces éléments réunis, il ne serait pas plus raisonnable de croire que le peuple congolais ne pourra pas faire confiance à une telle opposition. Les choses étant connues à ce point, il y a à mon avis, beaucoup de meilleures raisons, à dire pour soutenir que la victoire de l’opposition à cette future élection présidentielle est presque impossible. Paris, le 22 janvier 2021 Henri Blaise NZONZA Président de la Nouvelle Dynamique pour le Congo