Le président gabonais Brice Clotaire Oligui Nguema et Akinwumi Adesina inaugurent une station de pompage pour le Grand Libreville

Le chef de l’État gabonais, Brice Oligui Nguema, et le président du Groupe de la Banque africaine de développement, Akinwumi Adesina, ont procédé lundi à l’inauguration d’une station de pompage d’eau potable marquant la fin d’une crise de l’eau qui a duré dix ans dans le quartier densément peuplé de PK5, à Libreville. La station, dotée d’une capacité de 57 600 m3 d’eau par jour, doit alimenter en eau potable 128 000 personnes dans sept quartiers au nord de Libreville. « Ces dernières semaines, nous aussi nous pouvons nous considérer comme des habitants d’une grande capitale. L’eau coule aussi dans nos robinets », se réjouit Sandrine Onanga, mère de famille de 33 ans qui habite le PK5, le quartier où est installée la station de pompage. « Ça faisait huit ans, qu’on n’avait plus aucune goutte d’eau. On avait même oublié l’existence du robinet ! », lance Astrid Momboukou, venue assister à l’inauguration de l’ouvrage. Depuis de nombreuses années, les robinets de certains quartiers de la capitale gabonaise s’étaient taris. « Maintenant c’est du passé. On ne trimballe plus les bidons pour faire des kilomètres pour avoir de l’eau. On n’attend plus tard dans la nuit, les citernes de la police qui viennent nous servir l’eau chaque 2 ou 3 jours », se réjouit Sandrine, sourire aux lèvres : « C’est du passé, c’est maintenant un vieux souvenir », dit-elle sous une fine pluie qui tombe sur Libreville ce lundi. La station de pompage d’eau, inaugurée par les deux hauts responsables en présence des membres du gouvernement, du corps diplomatique, des partenaires du développement et surtout d’une population enthousiaste, a été construite dans le cadre du Programme intégré d’alimentation en eau potable et d’assainissement de Libreville (PAIEPAL). Ce programme, d’un coût total de 117,40 millions d’euros, a été financé par un prêt de 75,4 millions d’euros de la Banque africaine de développement et un autre de 42 millions d’euros de l’Africa Growing Together Fund (AGTF), un fonds abondé par la Banque populaire de Chine et géré par le Groupe de la Banque africaine de développement. Le programme contribuera à assurer une meilleure qualité de la desserte en eau potable à Libreville à travers l’amélioration du taux d’accès à l’eau potable et à l’assainissement de la capitale gabonaise. Il permettra également d’améliorer la gouvernance du secteur de l’eau et de l’assainissement, tout en renforçant la capacité des différents acteurs du secteur en vue de sa transformation. Plus de 300 000 personnes, environ 31 % des 967 000 habitants de Libreville ont désormais accès de façon durable et permanente à l’eau potable grâce au programme. Les communes bénéficiaires sont Libreville, Akanda, Owendo et Ntoum. M. Adesina a rappelé comment la station de pompage allait mettre fin aux souffrances quotidiennes des habitants des communes concernées : « Dix ans sans eau potable : effacés ! Dix ans sans espoir : oubliés ! Dix ans de souffrance : terminés », a-t-il affirmé. La Banque, un partenaire fiable et déterminant du Gabon M. Adesina a rappelé comment, au cours de son mandat de 10 ans, la Banque avait été un partenaire au développement fiable et déterminant pour le Gabon. «De 1974 à 2014, les approbations cumulées par le Groupe de la Banque africaine de développement en faveur du Gabon s’élevaient à un milliard de dollars. Depuis mon élection en 2015, nous avons engagé 1,5 milliard de dollars supplémentaires, soit un volume 1,5 fois supérieur à celui approuvé au cours des 40 années précédentes », a-t-il souligné. Selon le ministre de l’Accès universel à l’eau et à l’énergie, Philippe Tonangoye, le projet a permis de renforcer significativement les infrastructures d’adduction d’eau potable. Il a notamment conduit au renouvellement de 150 kilomètres de canalisations, ainsi qu’au renforcement et à l’extension de 150 kilomètres du réseau de distribution, sans compter la construction ou la réhabilitation de plusieurs châteaux d’eau et l’installation d’une soixantaine de bornes-fontaines à Libreville, entre autres réalisations. La station de pompage PK5, est la principale infrastructure du programme — volet eau potable —, approuvé en 2018 par le Conseil d’administration du Groupe de la Banque. « La Banque africaine de développement n’a pas ménagé ses efforts pour donner corps à ce programme… Cela faisait 10 ans que certaines infrastructures n’avaient pas reçu de gouttes d’eau [et] ma gratitude va à l’endroit de la Banque pour son engagement en faveur du Gabon », a ajouté M. Tonangoye lors de son allocation. M. Adesina reçoit l’une des plus hautes distinctions civiles du Gabon Peu avant l’inauguration de la station de pompage, une autre cérémonie a mobilisé les dignitaires par sa solennité. Le président Adesina a reçu, des mains du président gabonais, les insignes de Grand officier de l’Ordre du mérite gabonais, l’une des plus hautes distinctions honorifiques du pays. Salué pour son leadership visionnaire, Akinwumi Adesina, surnommé « l’optimisme en chef de l’Afrique », achève le 31 août prochain son double mandat de dix ans à la tête du Groupe de la Banque africaine de développement. Depuis 2015, il a mené de grands projets transformateurs en Afrique à travers les cinq priorités opérationnelles appelées « High 5 » : éclairer l’Afrique et l’alimenter en énergie ; nourrir l’Afrique ; intégrer l’Afrique ; industrialiser l’Afrique ; et améliorer la qualité des populations en Afrique. Au total, 565 millions de personnes ont vu leur vie transformée grâce à la mise en œuvre de ces cinq piliers de développement du continent. Dans le secteur de l’eau uniquement, 63 millions de personnes ont eu accès à de l’eau potable, et 34 millions à des services d’assainissement. De grands projets soutenus par la Banque au Gabon Depuis plusieurs décennies, le Groupe de la Banque appuie le développement socioéconomique du pays à travers la diversification de ses secteurs stratégiques. Il est le principal partenaire du Gabon en matière d’infrastructures. La Banque a ainsi financé la construction d’un nouveau terminal de marchandises à Owendo, le « New Owendo International Port ». Grâce à son interconnexion mer-route-rail et à une logistique 24/24 h, ce port polyvalent (minerais, bois, conteneurs), d’une capacité de quatre millions de tonnes par an, a réduit les délais de transit et diminué les coûts de manutention de 30 %. Il constitue aujourd’hui un maillon essentiel de la chaîne logistique gabonaise, au service de la diversification économique voulue par les autorités. C’est dans cette dynamique que le président gabonais a fait visiter à M. Adesina
Égypte : la Banque africaine de développement, British International Investment et la BERD soutiennent un projet pionnier dans l’énergie solaire et le stockage par batterie avec un prêt de 479,1 millions de dollars

La Banque africaine de développement, la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD) et British International Investment (BII), l’institution de financement du développement et investisseur d’impact du Royaume-Uni, accordent un financement de 479,1 millions de dollars à Obelisk Solar Power SAE, un véhicule ad hoc enregistré en Égypte et détenu par Scatec ASA. Ce financement soutiendra le développement d’une centrale solaire photovoltaïque (PV) d’un gigawatt (GW) équipée d’un système de stockage d’énergie par batterie (BESS) de 200 MWh dans la région de Nagaa Hammadi, en Égypte. Le financement du Groupe de la Banque africaine de développement, d’un montant de 184,1 millions de dollars, comprend 125,5 millions de dollars de prêts commerciaux, ainsi qu’un financement concessionnel provenant de deux fonds spéciaux gérés par le Groupe de la Banque, le Fonds pour l’énergie durable en Afrique (SEFA) à hauteur de 20 millions de dollars, et le Fonds climatique Canada-Banque africaine de développement, un partenariat entre la Banque africaine de développement et le gouvernement du Canada, à hauteur de 18,6 millions de dollars. Un montant supplémentaire de 20 millions de dollars sera canalisé par le Fonds pour les technologies propres des Fonds d’investissement climatiques, par l’intermédiaire de la Banque africaine de développement. Le Conseil d’administration de la Banque a approuvé le financement le 11 juin 2025. La BERD fournira un financement pouvant atteindre 173,5 millions de dollars, dont 101,9 millions de dollars bénéficieront d’une garantie de couverture des premières pertes du Fonds européen pour le développement durable (FEDD+) pendant les 18 premières années, en plus d’un don de 6,5 millions de dollars provenant du Fonds spécial des actionnaires de la BERD. Le financement de la BII comprend un prêt concessionnel de 100 millions de dollars et un don remboursable de 15 millions de dollars qui contribue à réduire le coût global du volet BESS du projet, le rendant ainsi plus viable et abordable financièrement, tout en attirant la participation du secteur privé et en créant des modèles pour de futurs investissements. Le financement de la BII est soumis à des conditions de décaissement. Le financement mixte du projet, d’un montant de 475,6 millions de dollars, correspond à environ 80 % du total des dépenses d’investissement estimées à 590 millions de dollars. La centrale électrique intégrée sera développée par Scatec, fournisseur leader de solutions d’énergie renouvelable, et construite en deux phases. La première phase, d’une capacité de 561 MW d’énergie solaire et de 100 MW/200 MWh de stockage par batterie, devrait être opérationnelle au premier semestre 2026. La seconde phase, d’une capacité de 564 MW d’énergie solaire, devrait être opérationnelle au second semestre 2026. L’énergie sera vendue dans le cadre d’un contrat d’achat d’électricité (CAE) de 25 ans, libellé en dollars américains, avec la Compagnie égyptienne de transport d’électricité, assorti d’une garantie souveraine. Une fois achevé, ce projet sera le premier projet intégré d’énergie solaire photovoltaïque et de stockage par batterie de cette envergure en Égypte, ce qui représente une étape importante dans la transition énergétique du pays. L’Égypte vise à atteindre 42 % d’énergies renouvelables dans son mix énergétique d’ici 2030. La centrale solaire devrait produire environ 3 000 GWh par an d’électricité renouvelable supplémentaire, ce qui améliorera la stabilité du réseau et permettra de gérer les pics de demande. Elle permettra également de réduire jusqu’à 1,4 million de tonnes par an les émissions de dioxyde de carbone. Cette installation favorisera la diversification du mix énergétique de l’Égypte et accroîtra la part des énergies renouvelables, contribuant ainsi à la réduction des émissions de gaz à effet de serre et à la réalisation des objectifs de décarbonisation du pays. Pour la ministre égyptienne de la Planification, du Développement économique et de la Coopération internationale, Mme Rania A. Al-Mashat, « le projet Obelisk Solar Power marque une étape importante dans la transition de l’Égypte vers une énergie propre, non seulement en tant que première installation intégrée d’énergie solaire et de stockage par batterie, mais aussi en tant que modèle de financement innovant grâce à des partenariats multilatéraux efficaces. Il reflète nos efforts continus pour développer les énergies renouvelables, renforcer la résilience du réseau et faire progresser la mise en œuvre de la plateforme nationale égyptienne Nexus Eau – Sécurité Alimentaire – Énergie (NWFE), faisant ainsi progresser nos ambitions climatiques et créant de nouvelles opportunités pour l’engagement du secteur privé et le développement durable. » « Ce projet illustre l’ampleur du potentiel des énergies renouvelables en Afrique et démontre comment des partenariats solides et des solutions innovantes peuvent faire progresser la transition énergétique et favoriser un développement économique durable », a souligné Wale Shonibare, directeur des solutions financières, de la politique et de la régulation de l’énergie à la Banque africaine de développement. « Il présente un fort potentiel de démonstration et de reproduction pour des initiatives similaires à travers le continent. » Selon Iain Macaulay, directeur à la BII et responsable du financement de projets en Afrique et au Pakistan, « cet accord souligne l’engagement de la BII en faveur de solutions énergétiques innovantes et durables. L’intégration du stockage par batterie à l’énergie solaire photovoltaïque change la donne pour le secteur énergétique égyptien, en fournissant une énergie renouvelable fiable et répartissable, tout en réduisant la dépendance aux combustibles fossiles. Ce projet répond non seulement aux besoins énergétiques actuels de l’Égypte, mais il crée également un précédent pour de futurs projets d’énergie renouvelable hybride répartissable dans la région. » « Nous sommes ravis de travailler avec nos partenaires de longue date, SCATEC, la Banque africaine de développement et la BII, pour soutenir ce projet transformateur, qui fait passer la transition énergétique de l’Égypte à un niveau supérieur en exploitant l’énergie solaire non seulement pendant la journée, mais aussi pendant la nuit, grâce à la combinaison de l’énergie solaire et du stockage par batterie. Il répond à la demande croissante d’électricité et réduit la nécessité d’importer des combustibles fossiles coûteux. Le projet contribue aux objectifs du programme phare égyptien “Nexus Eau – Sécurité Alimentaire – Énergie”, lancé lors de la COP27 à Charm el Cheikh, et pour lequel la BERD est le principal partenaire
Le Burundi s’ancre dans une nouvelle dynamique régionale pour moderniser son agriculture

Le gouvernement burundais et la Banque africaine de développement ont lancé le 20 mai 2025, à Bujumbura la composante Burundi du Projet intégré de développement Burundi-Rwanda (BRIDEP). Le projet vise à améliorer la production agricole, les liaisons de transport transfrontalières et à faciliter les échanges commerciaux entre les deux pays voisins d’Afrique de l’Est. L’atelier technique de lancement a réuni les principaux acteurs institutionnels, techniques et financiers de la composante nationale du projet. Il avait notamment pour but d’harmoniser le niveau d’information et de présenter les grandes orientations de la composante burundaise. « Le lancement de ce projet est une étape cruciale pour la suite de sa mise en œuvre, qui constitue un jalon historique dans l’engagement du Burundi vers un développement durable, inclusif et intégré », a déclaré Diomède Ndayirukiye, secrétaire permanent au ministère burundais de l’Environnement, de l’Agriculture et de l’Elevage. « En valorisant notre potentiel irrigable, en dynamisant l’agro-industrialisation et l’entrepreneuriat des jeunes et des femmes, en renforçant la résilience face aux changements climatiques, et en favorisant l’intégration régionale à travers des infrastructures modernes, nous ouvrons la voie à une transformation profonde de notre agriculture », a-t-il ajouté. Le Projet intégré de développement Burundi-Rwanda, dans sa composante burundaise, se positionne comme un levier stratégique de transformation rurale et de réduction durable de la pauvreté. Déployé dans neuf provinces à fort potentiel agro-économique – de Kirundo à Cibitoke en passant par Gitega, Muyinga et Kayanza – il intervient au cœur des territoires où se joue l’avenir de la souveraineté alimentaire et de l’inclusion économique. Des semences améliorées seront ainsi fournies pour exploiter 24 000 hectares de terre et des techniques agricoles adaptées au climat seront dispensées aux producteurs. Aussi 40 centres d’élevage privés vont relancer des souches performantes de porcs et volailles. Par ailleurs, 6 000 hectares de marais et 18 000 hectares de bassins versants seront réhabilités. Cette transformation du territoire sera appuyée par une révolution numérique : la géolocalisation de 120 000 ménages leur donnera accès à une plateforme digitale centralisant intrants, financements et débouchés. Enfin, les infrastructures stratégiques du projet comprennent la construction du tout premier poste frontalier à guichet unique à Akanyaru Haut – un outil de fluidité commerciale mais aussi d’intégration concrète – et la création de deux agropoles pilotes à Cibitoke et Karuzi. Ces pôles, fruits d’un partenariat public-privé, symboliseront ainsi l’entrée de l’agriculture burundaise dans un âge industriel. La composante burundaise du BRIDEP capitalisera sur le fort potentiel agricole de la plaine de la Ruzizi en investissant dans des chaînes de valeur stratégiques, notamment celle du maïs. « L’agriculture est le cœur battant de l’économie burundaise, et lorsqu’elle est structurée, soutenue et modernisée, elle devient un puissant levier de transformation », a indiqué Pascal Yembiline, responsable pays de la Banque africaine de développement au Burundi. Pour lui, le choix des sites telles que la plaine de la Ruzizi par le projet ne relève pas du hasard. Cette zone fertile est aussi un symbole de potentiel inexploré. « À travers le Projet, la Banque est fière d’accompagner la vision ambitieuse du gouvernement du Burundi, en ciblant la plaine pour générer des emplois, renforcer les capacités des acteurs locaux et améliorer durablement les conditions de vie de milliers de ménages ruraux. C’est là toute la force de notre engagement : bâtir, ensemble, une agriculture résiliente, inclusive et tournée vers l’avenir », a soutenu M. Yembiline. Pour Pascal Sanginga, responsable régional du secteur Agriculture et Agro-industrie au bureau Afrique de l’Est du Groupe de la Banque, le projet incarne une nouvelle génération de projets à fort impact que la Banque entend promouvoir. « La Banque africaine de développement a pleinement adopté l’intégration régionale comme axe stratégique d’innovation. Avec le BRIDEP, il s’agit de mettre en synergie les ambitions des pays membres autour de solutions concertées. Ce projet est une opportunité majeure pour le Burundi et un modèle structurant dont la Banque est fière d’assurer le soutien, tant technique que financier », a-t-il affirmé. Avec une enveloppe de 152 millions de dollars américains, la composante burundaise du projet s’impose comme un levier structurant du développement agricole national et régional. Fort du leadership du Groupe de la Banque africaine de développement, qui concentre plus de la moitié des financements, et d’un cofinancement solide du Fonds international de développement agricole (FIDA), le projet s’appuiera également sur un engagement affirmé du gouvernement burundais et une participation active des populations bénéficiaires. Sa mise en œuvre durera six ans (2024-2029).
Le Groupe de la Banque africaine de développement nomme M. Kennedy K. Mbekeani au poste de directeur général pour la région Afrique australe

Le Groupe de la Banque africaine de développement a nommé M. Kennedy K. Mbekeani, de nationalité malawienne, au poste de directeur général du Bureau régional de développement, d’intégration et de prestation de services pour l’Afrique australe et de chef de bureau pays pour l’Afrique du Sud, avec effet au 1er mai 2025. M. Mbekeani apporte plus de 25 ans d’expérience à des postes de haut niveau dans les domaines du financement du développement, de la gestion de projets, du conseil politique et de la production de connaissances aux niveaux national et régional. Son expertise couvre plusieurs domaines essentiels au développement de l’Afrique, notamment le commerce, l’intégration régionale et le développement des infrastructures. Avant cette nomination, M. Mbekeani occupait le poste de directeur général du Bureau régional de développement, d’intégration et de prestation de services pour l’Afrique de l’Est et de chef de bureau pays pour le Kenya, où il supervisait un portefeuille de 16,6 milliards de dollars répartis sur 13 pays. Auparavant, il était directeur général adjoint pour la région de l’Afrique australe, où il dirigeait le développement des activités et la mise en œuvre des projets pour les opérations souveraines et non souveraines en Afrique du Sud, au Lesotho, au Botswana, en Eswatini, en Namibie et à Maurice. Son leadership a contribué à la croissance du portefeuille régional de la Banque, dont la valeur a atteint 8,5 milliards de dollars, renforçant sa réputation de partenaire de développement de confiance. M. Mbekeani a rejoint la Banque africaine de développement en 2009 en tant que chargé en chef du commerce et de l’intégration régionale. Il a depuis occupé divers postes de haut niveau, notamment celui d’économiste régional, spécialiste en chef au Centre de ressources sud-africain, ainsi que de responsable du bureau pays de la Banque au Ghana et de chef de bureau pays pour l’Ouganda. Avant de rejoindre la Banque, M. Mbekeani a travaillé pour le Programme des Nations unies pour le développement en tant que conseiller en matière de commerce, de dette et de mondialisation pour l’Afrique orientale et australe. Il a également occupé des postes de chercheur et de conseiller de haut niveau à l’Institut d’analyse de la politique de développement du Botswana et à l’Institut national de politique économique en Afrique du Sud. Il est titulaire d’une licence en sciences sociales, option économie et statistiques, de l’université du Malawi, d’un master en économie monétaire de l’université de Glasgow, ainsi que d’une maîtrise et d’un doctorat en économie internationale de l’université de Californie. Il est l’auteur de nombreuses publications sur le commerce, l’intégration régionale et le développement des infrastructures en Afrique. Commentant sa nomination, M. Mbekeani a déclaré : « Je suis profondément reconnaissant au président Adesina de la confiance qu’il m’a témoignée en me confiant cette nouvelle responsabilité de directeur général pour la région Afrique australe. Je me réjouis de contribuer au succès de notre équipe dans mes nouvelles fonctions. » M. Akinwumi Adesina, président du Groupe de la Banque, a déclaré : « Je suis ravi de nommer M. Kennedy Mbekeani au poste de directeur général du Bureau régional pour le développement, l’intégration et la prestation de services pour l’Afrique australe. Kennedy apporte une vaste expérience du dialogue sur les politiques et du développement des activités en Afrique australe, où il a défendu la mise en œuvre de projets transformateurs dans la région en tant que directeur général adjoint du Bureau régional pour le développement, l’intégration et la prestation de services pour l’Afrique australe. Les nouveaux défis mondiaux auxquels sont confrontés plusieurs pays de la région de l’Afrique australe requièrent la vaste expérience de Kennedy en matière de commerce, de dette et de politique, ainsi que sa solide connaissance des gouvernements de la région, ses relations et ses réseaux. Sa gestion à l’échelle nationale et régionale, ainsi que sa vaste expérience en matière de politique contribueront à renforcer la position unique de la Banque africaine de développement en tant que partenaire de choix en Afrique australe. »
Côte d’Ivoire : le Fonds africain de développement accorde un prêt de plus de 18 millions de dollars pour accroître la productivité rizicole

Le Conseil d’administration du Fonds africain de développement, le guichet concessionnel du Groupe de la Banque africaine de développement a approuvé, le 22 avril 2025 à Abidjan, un financement de plus de 18 millions de dollars américains en faveur du Projet régional de développement de chaînes de valeur régionales rizicoles résilientes en Afrique de l’Ouest – Composante Côte d’Ivoire (REWARD-CI). Le projet d’un coût total de 21,44 millions de dollars est financé par un prêt de 18,6 millions de dollars du Fonds, avec une contribution de 2,84 millions de dollars du gouvernement ivoirien. Il sera mis en œuvre par l’Agence de développement de la filière riz (ADERIZ), une structure qui dépend du ministère de l’Agriculture, de l’Équipement rural et des Productions vivrières. Le projet sera déployé dans les régions du Bélier et du Gbèkè (centre du pays) sur une période de trois ans et permettra de développer des systèmes de production rizicoles durables et climato-intelligents pour assurer une production adéquate en quantité et en qualité pour approvisionner les meuniers. Il vise aussi à développer des groupements de transformation du riz, l’agro-industrie et les liens au marché pour faciliter le commerce ; à appuyer les réformes politiques et réglementaires, et à leur harmonisation, pour des chaînes de valeur du riz compétitives face aux importations. Sa mise en œuvre permettra de renforcer la sécurité et la souveraineté alimentaires en Afrique de l’Ouest en favorisant les investissements publics et privés dans les chaînes de valeur rizicoles pour accroître l’autosuffisance en riz et réduire les factures des importations de la région d’ici 2030. Le projet permettra également de créer les meilleures conditions de préparation d’une deuxième phase plus ambitieuse, pouvant attirer les investissements publics et privés dans les chaînes de valeur du riz, notamment en matière de transformation des produits agricoles, de fourniture d’intrants et de prestations de services agricoles et de mise en marché. Pour la vice-présidente du Groupe de la Banque chargée de l’Agriculture et du Développement humain et social, Beth Dunford, « ce projet est l’une des réponses opérationnelles phares de la Banque au financement des Compacts des pays ouest-africains issus du Sommet Dakar 2 organisé conjointement par l’Union africaine et la Banque en janvier 2023 sur le thème : Nourrir l’Afrique : souveraineté alimentaire et résilience. » Quelque 1 660 producteurs, dont 580 femmes et 415 jeunes, seront des bénéficiaires directs de ce projet qui facilitera leur accès aux semences, aux engrais, aux produits phytosanitaires, à la mécanisation et aux équipements agricoles ainsi qu’aux services d’encadrement agricole. Outre ces acteurs, le projet bénéficiera aux opérateurs économiques dans les deux régions ciblées ainsi qu’aux collectivités décentralisées et aux structures déconcentrées du ministère de l’Agriculture, de l’Équipement rural et des Productions vivrières. Afdb.org
Le Tchad va intégrer le genre et le changement climatique dans ses programmes scolaires

Un nouveau manuel intégrant le genre et le changement climatique dans les programmes scolaires verra bientôt le jour au Tchad. C’est ce qui ressort d’un atelier de validation clé pour l’avenir de l’éducation, organisé du 15 au 17 mars 2025, à Mailaou (80 km au sud de la capitale N’Djamena), avec le soutien financier du Groupe de la Banque africaine de développement. « L’intégration du genre dans l’éducation permet de promouvoir l’égalité des chances et d’assurer à chaque élève, quel que soit son sexe et sa catégorie sociale, un accès équitable au savoir. Parallèlement, le changement climatique constitue un défi mondial dont les conséquences se font déjà sentir. Former les jeunes générations à ces enjeux est donc une nécessité pour bâtir une société plus résiliente et inclusive », a salué Aboubakar Assidick Tchoroma, ministre de l’Éducation nationale et de la Promotion civique. Organisé dans le cadre du Projet d’éducation des filles et d’alphabétisation des femmes (PEFAF), l’atelier a réuni une trentaine de participants issus du ministère de l’Éducation nationale et de la Promotion civique, du ministère de la Femme et de l’Enfance, du ministère de l’Environnement, de la Pêche et du Développement durable, des représentants de la société civile et des experts en pédagogie. Les thématiques du genre et du changement climatique « bien que distincts, sont intimement liés et leur prise en compte dans notre système éducatif est essentielle pour préparer nos élèves à devenir des citoyens responsables et éclairés », a déclaré Ali Moussa Bedei, le coordonnateur par intérim du projet. Avant l’atelier de validation, un travail préliminaire d’actualisation des programmes a été mené en août 2024, rassemblant des experts de divers horizons. Ils avaient travaillé distinctement à la prise en compte du genre et à l’intégration des enjeux climatiques dans les curricula. À l’issue de ces travaux, un premier projet de manuel avait été adopté. M. Tchoroma, a salué une avancée majeure qui intervient pendant le « mois de la femme » : « L’éducation d’aujourd’hui doit impérativement répondre aux défis liés aux inégalités de genre et à la crise climatique. Les anciens curricula doivent évoluer pour préparer les jeunes à devenir des citoyens responsables, conscients des questions environnementales et engagés dans la promotion de l’équité ». Cette initiative, marque une étape importante dans l’évolution du système éducatif tchadien et confirme la volonté des autorités de faire de l’éducation un levier de développement durable et d’égalité des chances, a ajouté le ministre. Le Projet d’éducation des filles et d’alphabétisation des femmes vise à promouvoir l’égalité et l’équité dans l’accès à une éducation de qualité pour les filles et à une alphabétisation fonctionnelle pour les femmes en vue d’améliorer la qualité de vie de la population tchadienne. Il contribuera à l’accroissement de l’offre scolaire aux niveaux moyen et secondaire général et technique et à la scolarisation des filles. Le projet vise notamment à réhabiliter le complexe scolaire d’Amriguébé à N’Djaména et à construire un nouveau lycée féminin à Massakory Hadjer Lamis.
La Banque africaine de développement et Mastercard élargissent MADE Alliance : Africa avec le lancement du chapitre national au Kenya

La Banque africaine de développement et Mastercard ont annoncé le lancement du chapitre national au Kenya de MADE Alliance : Africa. Le chapitre kenyan a tenu sa première réunion en marge de la conférence «Accroître le financement pour les petits exploitants agricoles en Afrique » co-organisée par la Banque africaine de développement et l’Organisation panafricaine des agriculteurs. La première réunion a rassemblé les membres de MADE Alliance : Africa, ainsi que les ministres de l’Agriculture de l’Eswatini, du Liberia, du Nigeria, de Madagascar et de la Sierra Leone. Dans son discours liminaire, le président de la Banque africaine de développement, Akinwumi A. Adesina, a souligné l’engagement de 300 millions de dollars de la Banque pour les cinq premières années de programmation de MADE Alliance : Africa. L’initiative vise à intégrer trois millions d’agriculteurs dans l’économie numérique au Kenya, en Tanzanie et au Nigeria grâce à la plateforme Mastercard Community Pass. Ce système d’identification numérique met en relation les agriculteurs avec les acheteurs, les fournisseurs d’intrants et les institutions financières, améliorant ainsi leur accès aux services agricoles essentiels. « Nous sommes sur la trajectoire d’une initiative incroyable et transformatrice visant à créer un modèle puissant de partenariats stratégiques et orientés vers l’action, ainsi qu’une mobilisation efficace des ressources qui transformeront la vie et les écosystèmes des petits exploitants agricoles et de l’agriculture en général », a déclaré Akinwumi Adesina, qui copréside MADE Alliance : Africa avec Jon Huntsman, vice-président et président de la croissance stratégique de Mastercard. Concernant la lutte contre les inégalités de genre, Akinwumi Adesina a mis en avant l’initiative AFAWA (Affirmative Finance Action for Women in Africa) de la Banque, qui a déjà approuvé plus de 2,5 milliards de dollars de financement pour des entreprises dirigées par des femmes sur le continent. En Afrique subsaharienne, seulement 37 % des femmes ont un compte bancaire, contre 48 % des hommes. Les outils numériques offrent une solution évolutive pour combler ce déficit d’inclusion financière, en offrant aux entrepreneures un meilleur accès au capital et aux opportunités de croissance des entreprises. Beth Dunford, vice-présidente à la Banque africaine de développement chargée de l’Agriculture et du Développement humain et social et Ricardo Pareja, vice-président senior, ventes et marchés, Community Pass chez Mastercard, ont animé la réunion du chapitre national du Kenya. La rencontre a fourni une plateforme aux partenaires de MADE Alliance : Africa pour discuter avec les représentants du gouvernement de l’alignement des programmes de l’initiative sur le programme agricole national. S’exprimant sur les raisons pour lesquelles Mastercard se lancerait dans le secteur agricole, Ricardo Pareja a déclaré : « Nous visons à numériser les paiements et nous nous concentrons sur des segments ; l’agriculture n’est qu’un segment parmi d’autres, et tout se fait en espèces. Par conséquent, les agriculteurs et les autres acteurs du secteur agricole sont invisibles pour l’économie formelle. Notre objectif est de tous les intégrer dans l’économie formelle. » La réunion a également présenté des projets de « validation de principe » au Kenya et en Tanzanie, illustrant des modèles de partenariat efficaces qui favorisent l’accès numérique aux services essentiels. Aux côtés de la Banque africaine de développement, des présentations de Heifer International, d’Equity Bank Group, de Microsoft et de la Kenya National Farmers’ Federation ont souligné l’approche collaborative de l’initiative. Les participants ont identifié des opportunités d’aligner les programmes de MADE Alliance : Africa sur des initiatives gouvernementales et des programmes numériques, en particulier ceux qui visent à autonomiser les jeunes et les femmes en milieu rural. Les ministres ont exprimé leur intérêt pour la mise à l’échelle des programmes dans leurs pays respectifs et la promotion de collaborations avec le secteur privé afin de renforcer le soutien aux petits exploitants agricoles. Les discussions ont également porté sur les stratégies d’investissement et les efforts de levée de fonds nécessaires pour étendre la portée de l’initiative. MADE Alliance : Africa vise à mobiliser les ressources des secteurs public et privé afin de fournir un accès numérique à des services essentiels à 100 millions d’entreprises et de particuliers à travers l’Afrique au cours de la prochaine décennie. Les principaux objectifs de l’initiative sont de faciliter les transactions commerciales, d’améliorer l’accès à des services financiers abordables, de fournir un accès Internet haut débit, de permettre un financement catalytique et de tirer parti des initiatives gouvernementales d’enregistrement numérique des agriculteurs afin d’améliorer la productivité agricole. En numérisant le secteur agricole, l’initiative vise à aider les agriculteurs à accéder plus facilement au financement, à améliorer leur productivité et à augmenter leurs revenus, ainsi que ceux des entreprises agro-industrielles. Elle se concentrera dans un premier temps sur l’agriculture et l’autonomisation économique des femmes. Il est à noter que les petits exploitants agricoles africains produisent environ 80 % des denrées alimentaires du continent. Outre la Banque africaine de développement et Mastercard, MADE Alliance : Africa compte parmi ses membres Equity Bank Group, Microsoft, Heifer International, Sustainable Agriculture Foundation, Unconnected.org, Yara, Kenya National Farmers’ Federation, Shell Foundation et CRDB Bank.
Tunisie : le gouvernement, la Banque africaine de développement et plusieurs partenaires lancent le programme CAP Emploi pour dynamiser l’économie et créer des emplois durables

Le programme CAP Emploi, un financement axé sur les résultats qui vise à transformer le secteur de l’emploi en Tunisie, a été lancé le 26 février 2025 à Tunis, lors d’un atelier de haut niveau qui réunissait acteurs publics et privés de l’écosystème entrepreneurial et d’appui à l’emploi et à la formation professionnelle. Porté par le ministère de l’Emploi et de la Formation professionnelle en partenariat avec la Banque africaine de développement, l’Agence nationale pour l’emploi et le travail indépendant (ANETI) et la Banque tunisienne de solidarité (BTS BANK), ce programme stratégique vise à apporter une solution intégrée pour répondre au problème de l’emploi des jeunes en Tunisie en combinant la formation, l’accompagnement et le financement de l’entrepreneuriat ainsi que l’appui à la formalisation et l’insertion professionnelle. La Banque africaine de développement appuie ce programme à travers un financement de 90 millions d’euros, complété par un don de 2,5 millions de dollars américains du fonds AFAWA (Initiative pour le financement en faveur des femmes en Afrique). Il s’agit du premier programme de la Banque financé par cet instrument axé sur les résultats, les décaissements ne se faisant que lorsque les résultats sont atteints à chaque étape. Il s’agit d’une innovation majeure qui vise à renforcer la culture d’une gestion efficace. « Ensemble, nous pouvons bâtir un avenir où l’emploi ne sera pas une contrainte mais une opportunité pour tous », a déclaré, Hatem Dahman, le directeur général de l’Agence nationale pour l’emploi et le travail indépendant. « Avec CAP Emploi, l’ambition est de libérer le potentiel et le talent de milliers d’entrepreneurs, en particulier les femmes qui bénéficieront du don AFAWA pour prendre en charge les frais de gestion bancaire de la BTS BANK », a déclaré Malinne Blomberg, responsable pays en Tunisie et directrice générale adjointe du Groupe de la Banque africaine de développement pour l’Afrique du Nord. Un programme aligné sur les priorités nationales Directeur général de la Coopération africaine au ministère de l’Économie et de la Planification, Tarek Bouhlel a souligné que « ce programme incarne parfaitement notre vision d’une Tunisie où chaque citoyen a la possibilité de contribuer activement au développement économique du pays. CAP Emploi s’inscrit pleinement dans le Plan de développement triennal (2023-2025) ainsi que le Plan sectoriel de l’emploi et de la formation professionnelle du ministère et répond concrètement aux défis structurels du marché de l’emploi en Tunisie. » Le programme CAP Emploi sera déployé selon trois axes stratégiques : Les formations de court terme alignées sur les besoins des entreprises permettent une insertion directe via les partenariats avec les entreprises. L’axe entrepreneuriat qui apporte une offre intégrée répondant aux besoins allant de l’assistance technique au financement, qui prendra la forme d’un prêt à taux zéro en collaboration avec la BTS BANK. Cet axe vise également à renforcer l’inclusion économique par l’intégration du secteur informel par le lancement des incitations du statut de l’auto-entrepreneur. L’appui institutionnel à la mise en œuvre et aux réformes stratégiques en faveur de l’emploi, de l’entrepreneuriat et des très petites et moyennes entreprises (TPME). Le programme ambitionne de créer environ 76 600 emplois directs et près de 42 300 emplois indirects, contribuant ainsi à améliorer les conditions de vie d’une partie de la population tunisienne. L’atelier de lancement, qui a réuni près de 60 participants, a permis de lancer officiellement la phase de mise en œuvre du programme ; présenter l’instrument de financement axé sur les résultats utilisé par la Banque africaine de développement pour la première fois en Tunisie ; renforcer les capacités des structures d’exécution pour assurer une mise en œuvre rapide et coordonnée du programme.