
PARLONS-EN. Depuis plus de deux décennies, les Grands Travaux de l’État congolais ont mobilisé des ressources colossales sous la supervision de Jean-Jacques Bouya. Les montants engagés se chiffreraient à plus de 2 500 milliards de francs CFA, soit près de 4 milliards d’euros. Une question fondamentale demeure pourtant sans réponse : où sont les résultats concrets pour les populations congolaises ?
Alors que des milliards ont été investis dans les infrastructures à travers le pays, les conditions de vie de nombreux Congolais continuent de se dégrader. Cette réalité contraste fortement avec les promesses de développement qui ont accompagné les différents programmes de municipalisation accélérée.
Comment expliquer qu’après des dépenses aussi importantes, aucun audit indépendant et transparent n’ait été réalisé pour évaluer l’efficacité, la qualité et l’impact réel de ces investissements publics ?
Les chiffres annoncés pour certaines municipalisations soulèvent de nombreuses interrogations :
– Likouala (2005) : environ 85 milliards de F CFA ;
– Cuvette-Ouest (2011) : près de 300 milliards de F CFA ;
– Pool (2012) : environ 500 milliards de F CFA ;
– Plateaux (2013) : près de 400 milliards de F CFA ;
– Lékoumou (2014) : environ 400 milliards de F CFA ;
– Sangha (2015) : près de 400 milliards de F CFA ;
– Bouenza (2016) : environ 450 milliards de F CFA ;
– Brazzaville : plus de 128 milliards de F CFA.
Malgré ces investissements massifs, les populations continuent de s’interroger sur la rentabilité économique, l’utilité sociale et la durabilité des infrastructures réalisées. De nombreux ouvrages sont aujourd’hui critiqués pour leur faible impact sur le développement local ou leur état de dégradation avancée.
Dans toute démocratie moderne, la redevabilité est un principe fondamental de la gestion publique. Lorsqu’autant de ressources nationales sont engagées, la transparence ne devrait pas être une option mais une obligation.
C’est pourquoi la question d’un audit indépendant des Grands Travaux devient aujourd’hui un enjeu majeur de gouvernance, de crédibilité institutionnelle et de respect des contribuables congolais.
Plus encore, alors que Jean-Jacques Bouya est régulièrement cité parmi les personnalités qui veulent succéder au Président Denis Sassou Nguesso, les Congolais sont en droit d’exiger un bilan clair, documenté et vérifiable de son action. Avant toute ambition présidentielle, le devoir de rendre compte devrait prévaloir.
Le Congo a besoin de vérité sur l’utilisation des fonds publics, non de zones d’ombre. Un audit indépendant permettrait enfin d’établir les responsabilités, de mesurer les résultats obtenus et de restaurer la confiance entre les citoyens et leurs institutions.
Les grands travaux restent à ce jour la plus grande arnaque que le Congo n’a jamais connue avec plus de 3 billions de F CFA engloutis et 14.000 milliards de F CFA des générations futures partis en fumés. Notre pays se trouve surendetté et nous sommes obligés de faire la manche auprès du FMI pour survivre. Pendant ce temps, le Vice Premier ministre Jean Jacques Bouya a vu sa fortune centuplée ce qui lui a permis d’acquérir des immeubles au Canada, en Chine, en Grèce, au Maroc, etc…
Très étonnant pour un homme de 64 ans dont aucun parent n’a été un industriel ou milliardaire après la colonisation.
» On peut tromper une partie du peuple tout le temps et tout le peuple une partie du temps, mais on ne peut pas tromper tout le peuple tout le temps » Abraham Lincoln
Fait à Lisieux, le 18 juin 2026
Evrard NANGHO
Le Patriote Engagé
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