Faut-il s’attendre à un changement au Cameroun avec Issa Tchiroma Bakary ?

PRESIDENTIELLE DU 12. La réponse est : oui ! Au moins sur la forme. Ça fait du bien de sortir de plus de quatre décennies de gestion chaotique. Ça fait du bien de voir un autre visage. C’est psychologiquement apaisant.

Y a-t-il un risque que nous sortions d’une dictature pour une autre ?

La réponse est : oui, peut-être.

Convenons-en : il est malheureusement très difficile de le savoir à l’avance.

Mais nous pouvons être proactifs. Dès la première prise de parole d’Issa Tchiroma Bakary, nous devons faire deux choses essentielles :

1. Réorganiser d’urgence la société civile camerounaise pour qu’elle redevienne un véritable contrepoids. Il est impératif de renforcer son influence afin qu’elle puisse surveiller l’action de l’État et réagir au moindre dérapage.

2. Fragiliser le parti au pouvoir à l’Assemblée nationale. Nous devons œuvrer pour un équilibre des forces, voire une majorité absolue de l’opposition, afin d’éviter toute concentration ou centralisation excessive du pouvoir entre les mains du président de la République.

Ces deux actions suffiraient à rétablir un rapport de forces plus sain, garant d’une gouvernance plus démocratique et plus inclusive.

Mais ça, c’est pour le jour d’après.

Pour l’instant, allons voter pour Issa Tchiroma Bakary.

Le bulletin jaune.

Par Teddy Patou

Journaliste et animateur radio

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