
GUERRE MONDIALE. Le 6 août 1945, trois B-29 décollent de l’île de Tinian, au milieu du Pacifique. Le bombardier Enola Gay transporte dans sa soûte Little boy, une bombe atomique d’une puissance de 15 000 tonnes de TNT. Environ six heures après leur envol, la bombe est larguée sur la ville d’Hiroshima et explose à 600 mètres d’altitude.
La déflagration est gigantesque. Un souffle monstrueux ravage la cité. 90% des habitations sont endommagées ou détruites. La température atteint 4000 degrés. Des milliers de japonais sont complètement et instantanément incinérés. En quelques secondes, 80 000 personnes périssent dans la fournaise atomique. L’un des pilotes, Robert Lewis, sort la caméra pour filmer la tragédie et s’écrie : “Mon Dieu, qu’avons-nous fait?”
À Hiroshima une seule bombe a semé l’apocalypse. Les habitants calcinés et ensevelis dans les bâtiments. Le pourcentage aura atteint 3/4 des destructions.
Trois jours plus tard, le même feu nucléaire qui a mis à feu la ville d’Hiroshima s’abat cette fois-ci sur la ville de Nagasaki. Des dizaines de milliers de Japonais sont anéantis. Le 15 août 1945, l’Empereur Hirohito annonce, enfin, que le Japon va déposer les armes.
En regardant de très près les menaces actuelles de guerre nucléaire entre les forces de l’Otan et la Russie, on a l’impression que l’humanité n’a tiré aucune leçon de cette tragédie. Elle semble même obsédée de courir vers la même apocalypse…
Germain Nzinga