6 AOÛT 1945 – 6 AOÛT 2025 : TRISTE 80e ANNIVERSAIRE

GUERRE MONDIALE. Le 6 août 1945, trois B-29 décollent de l’île de Tinian, au milieu du Pacifique. Le bombardier Enola Gay transporte dans sa soûte Little boy, une bombe atomique d’une puissance de 15 000 tonnes de TNT. Environ six heures après leur envol, la bombe est larguée sur la ville d’Hiroshima et explose à 600 mètres d’altitude. La déflagration est gigantesque. Un souffle monstrueux ravage la cité. 90% des habitations sont endommagées ou détruites. La température atteint 4000 degrés. Des milliers de japonais sont complètement et instantanément incinérés. En quelques secondes, 80 000 personnes périssent dans la fournaise atomique. L’un des pilotes, Robert Lewis, sort la caméra pour filmer la tragédie et s’écrie : “Mon Dieu, qu’avons-nous fait?” À Hiroshima une seule bombe a semé l’apocalypse. Les habitants calcinés et ensevelis dans les bâtiments. Le pourcentage aura atteint 3/4 des destructions. Trois jours plus tard, le même feu nucléaire qui a mis à feu la ville d’Hiroshima s’abat cette fois-ci sur la ville de Nagasaki. Des dizaines de milliers de Japonais sont anéantis. Le 15 août 1945, l’Empereur Hirohito annonce, enfin, que le Japon va déposer les armes. En regardant de très près les menaces actuelles de guerre nucléaire entre les forces de l’Otan et la Russie, on a l’impression que l’humanité n’a tiré aucune leçon de cette tragédie. Elle semble même obsédée de courir vers la même apocalypse… Germain Nzinga
Le Sénégal exige les réponses : le pays commémore le 80ᵉ anniversaire du massacre perpétré par l’administration coloniale française

Les historiens estiment que des centaines de soldats ouest-africains ayant combattu pour la France ont été tués en 1944 par l’armée française après avoir réclamé des salaires impayés. Biram Senghor se rend régulièrement au cimetière militaire de Thiaroye, un village de pêcheurs situé près de Dakar, la capitale du Sénégal, pour se recueillir devant une tombe différente à chaque fois. Cet homme de 86 ans n’a aucun moyen de savoir quelle tombe appartient à son père, M’Bap Senghor, l’un des centaines de tirailleurs ouest-africains qui ont combattu pour la France pendant la Seconde Guerre mondiale, mais qui ont été tués le 1ᵉʳ décembre 1944 par l’armée française après avoir réclamé des salaires impayés. Dans ce cimetière où ils sont censés être enterrés, toutes les tombes sont anonymes et l’emplacement exact des dépouilles est inconnu, tout comme le nombre de victimes… Lire la suite sur Euronews