Le Groupe de la Banque mondiale annonce une réorientation stratégique pour l’agro-industrie et le doublement de ses financements dans ce secteur

Le Groupe de la Banque mondiale a annoncé (mercredi 23 octobre, Dnr) un recentrage stratégique de son action dans l’agro-industrie, qui vise à mettre en place un écosystème complet autour de ce secteur. La réorientation du Groupe s’opérera à la fois par de nouvelles approches de travail et par une augmentation conséquente de ses niveaux d’investissement, l’objectif étant de doubler les engagements dans l’agro-finance et l’agro-industrie pour les porter à 9 milliards de dollars par an d’ici à 2030.

Cette démarche renouvelée intervient alors que le paysage de l’agro-industrie est traversé par quatre tendances de fond : le changement climatique, les innovations financières, les avancées du numérique et les solutions contre la fragmentation. Elle répond également à la nécessité de satisfaire une demande alimentaire qui devrait augmenter de 60 % dans les prochaines décennies et à un besoin crucial d’emplois dans les marchés émergents.

« Nous sommes à la croisée des chemins, et l’avenir dépendra de la voie que nous choisissons aujourd’hui, a déclaré le président du Groupe de la Banque mondiale, Ajay Banga. Avec cette nouvelle approche écosystémique, il s’agit pour la Banque mondiale de passer d’actions fragmentées à une constellation de solutions qui vont de l’entreposage à la logistique en passnt par la production, mais avec le souci de toujours placer au centre les petits exploitants agricoles et les organisations de producteurs. »

Cette approche est rendue possible grâce aux efforts déployés par le Groupe de la Banque mondiale au cours des 16 derniers mois pour « devenir meilleur » et être capable d’agir de manière plus simple et mieux coordonnée. À la faveur de cette démarche d’intégration accrue, toutes les ressources de l’institution seront réunies pour offrir un soutien complet et des solutions adaptées.

La Banque déploie un continuum de compétences, où la BIRD et l’IDA apportent leur expérience dans le renforcement des capacités et des services du secteur public, et IFC et la MIGA leur expertise des financements et du secteur privé. Cette mutualisation des activités produira des effets tangibles tant pour les entreprises que pour les partenaires publics et devrait permettre de mobiliser 5 milliards de dollars supplémentaires auprès du secteur privé d’ici à 2030.

Voici comment pourrait se décliner cette approche :

L’augmentation de la productivité et des recettes agricoles permettra de créer des emplois, d’accroître les revenus et d’améliorer la qualité de l’alimentation et de la nutrition. L’adoption de pratiques de production climato-intelligentes sera synonyme d’une réduction des émissions et de la pollution de l’air et d’une eau plus propre. Et tout cela contribuera à une meilleure qualité de vie.

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