Congo/Musique : « Je déclare ouverte la 11ème édition du Fespam, que la fête commence et qu’elle soit belle », a déclaré Denis Sassou Nguesso

MUSIQUE. « Je déclare ouverte la 11ème édition du Fespam, que la fête commence et qu’elle soit belle », a dit le président de la république, Denis Sassou Nguesso, le 15 juillet 2023 à Brazzaville, à l’ouverture du Festival Panafricain de Musique, aux côtés de son épouse, en présence de plusieurs invités nationaux et internationaux et du ministre de l’industrie culturelle, touristique, artistique et des loisirs, Lydie Pongault.

C’est dans le stade Alphonse Massamba-Débat que le Fespam a réécrit son histoire interrompue par la crise économique et le Covid-19. Cette édition se tient donc après huit ans d’interruption, sur le thème : « La rumba congolaise : envol de la base identitaire, vers les vestices du patrimoine immatériel de l’humanité. »

Plus de quinze pays y sont représentés, parmi lesquels le Maroc. Le bal des discours a été ouvert par le maire de la ville de Brazzaville, Dieudonné Bantsimba, qui a qualifié sa ville de légendaire, qui connaît un bouillonnement culturel. Il a été suivi du mot du Commissaire général du festival, Hugues Gervais Ondaye, qui a quant à lui rappelé que le Fespam était réclamé par tous, du représentant de l’Unesco, Paul Coustere, qui a gaiement salué la fête de la musique africaine de Brazzaville.

Le ministre de l’Industrie Culturelle, Touristique, Artistique et des Loisirs, Lydie Pongault, a dit en substance, à cette occasion, que ce festival était l’occasion de repenser ensemble la conservation du patrimoine musical, mais aussi de poser les bases qui permettront de structurer les industries culturelles et créatrices.

Le ministre Lydie Pongault (G) et la jeune slameuse Mariusca (D)

Après le mot du ministre, l’espace a été pris d’assaut par des militaires qui sont entrés avec les drapeaux des cinquante et quatre pays africains, des groupes d’hommes et des femmes avec des tambours, des sagaies, des drapelets, des pagaies, vêtus de tenues bleus avec des tissus blancs sur le dos. Il sied de ne pas oublier le troublant passage de la jeune slameuse Mariusca qui a ouvert totalement la scène au monde musical.  

C’est donc à 20 heures et quatre minutes que le mythique orchestre, « Les Bantous de la capitale » est monté sur scène, du haut de ses 64 ans d’âge, pour ouvrir l’ambiance musicale. Ainsi a-t-on vu danser Diesel Gucci, Sidiki Diabaté qui a osé marcher jusqu’au chef de l’Etat et lui a fait un don de son chapeau après avoir interprété l’hymne nationale congolaise sur scène ; de Ferré Gola venu de Kinshasa pour la circonstance, qui a salué le couple présidentiel avec sa célèbre chanson, « Vita-Imana » ; de Tidiane Mario et de Roga-Roga qui a remis le public sur la scène au rythme du 24 juin 2023 avec sa chanson “Bokoko”.

Cette édition se tient avec un budget de deux milliards de FCFA. Elle a été lancée, sur le double plan national et international, en mai dernier à Sibiti au Congo et à Paris en France, sous l’œil vigilant du Premier ministre, Anatole Collinet Makosso. 

Le programme général de cette activité prévoit un symposium, des ateliers de formation, et de sensibilisation sur la mise en œuvre de la réglementation en matière de protection des biens culturels. Un marché de la musique africaine (MUSAF) avec une exposition des instruments traditionnels de musique africaine et une croisière sur le fleuve Congo sont également prévus.  

La partie scientifique de ce festival est également riche avec des panélistes qui vont parler de l’influence de la rumba congolaise à travers le monde. Quatre axes seront développés, les assises identitaires de la rumba congolaise, son rayonnement dans le monde, sa relation avec la littérature et les autres arts et les stratégies à peaufiner pour la promotion et la sauvegarde du genre musical. Des sous-thèmes sur la musique et le cinéma-média ainsi que la dynamique de la coprésence dans la production musicale sont aussi prévus.  

La première édition du Fespam a eu lieu en 1996 sous le président Pascal Lissouba avant de redémarrer après la guerre civile de 1997. C’est une structure de l’Organisation de l’unité africaine (OUA) transformée en Union africaine (U.A) en 2000, pour la promotion de la musique.  

Florent Sogni Zaou

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