
TRIBUNE. « C’est avec une profonde amertume que nous annonçons au peuple tchadien le décès ce mardi 20 avril 2021 du maréchal du Tchad », a annoncé le porte-parole de l’armée tchadienne dans un communiqué lu à la télévision nationale.
Le président Idriss Déby Itno, 68 ans, qui venait d’être réélu président de la manière que l’on sait, est mort au front sur le champ de bataille en défendant l’intégrité territoriale de son pays contre des groupes rebelles.
Au regard de la montée en puissance de Boko Haram dans la région et des tensions sociales très vives et à l’intérieur du Tchad et auprès de différents voisins tchadiens (Niger, Libye, Nigeria, RCA et Cameroun), l’assassinat du président tchadien peut devenir l’étincelle qui manquait pour déclencher un incendie généralisé et incontrôlable en Afrique occidentale et dans le Sahel. À moins que le fils qui vient de lui succéder fasse preuve de plus de charisme et de leadership que son père face aux enjeux géopolitiques dans lesquels les gisements de l’or noir local attisent les convoitises et de la puissance coloniale et d’autres charognards. Dossier à suivre de très près.
Par Germain Nzinga



