Télécoms. Le Congo enfin câblé à 2Africa

Avec l’arrivée du câble sous marin 2 Africa à Pointe-Noire, c’est un véritable défi que les pays africains impliqués, dont le Congo, dans cet ambitieux projet entendent relever.

C’est dans une bonne ambiance que le Congo a été branché, le 17 août 2023, au câble sous marin 2Africa. Un projet hors norme qui été réalisé discrètement pendant 2 ans par le géant américain Facebook. Le projet consiste à la mise en place d’un réseau de télécommunications d’une longueur totale de 37000 km, reliant quasiment la circonférence de la planète terre.

Ce premier système sous marin à fibres optiques entièrement immergé dans l’océan Atlantique et l’océan indien cerne l’Afrique.

D’un coût global compris entre 800 millions et 1 milliard de dollars us, ce projet a été financé en partie par Facebook, et le consortium qui regroupe par exemple China Mobile international, Saudi Telecom, Telecom Égypt, Orange, Mtn group…

Airtel, confie Djibril Tobe, le directeur général de Airtel Congo, a intégré le projet quelque temps après.

C’est donc ce qui explique le fait que Aitel ait été choisi comme concessionnaire dans les pays où cet opérateur de téléphonie est présente.

Comme avantages, commente Lous- Marc Sakala, directeur général de l’ARPCE, il faudra d’ores et déjà s’attendre à la baisse des coûts des télécommunications au Congo, et la possibilité, pour les usagers, d’utiliser le triple play. Qui est un (néologisme venant de l’anglais triple play au baseball) designant, dans l’industrie des télécommunications, une offre commerciale dans laquelle un opérateur propose à ses abonnés (à l’ADSL, au câble, ou plus récemment à la fibre optique) un ensemble de trois services dans le cadre d’un contrat unique :

l’accès à l’Internet à haut voire très haut débit ;

la téléphonie fixe (de nos jours le plus souvent sous forme de voix sur IP) ;

la télévision (par ADSL ou par câble) avec parfois des services de vidéo à la demande.

Avec l’arrivée de 2Africa au Congo, 12 fois plus performant que la câble sous marin actuel, la régulation du secteur se fera selon les normes, rassure, d’un air optimiste, le directeur de l’Arpce.

Par A. Ndongo

Journaliste économique et financier

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