Nous avons peur. Les grandes puissances déstabilisent le monde des faits récents qui inquiètent

Nous avons peur. Les grandes puissances déstabilisent le monde des faits récents qui inquiètent

TRIBUNE. Les relations internationales sont actuellement marquées par des tensions et des conflits qui menacent la stabilité mondiale. Les grandes puissances, au compte desquelles, les États-Unis d’Amérique, la Russie et la Chine, jouent un rôle crucial dans cette élévation d’actes générateurs de tensions. Quelques faits récents illustrent les dissensions entre ces puissances. Les relations entre les États-Unis d’Amérique et l’Iran sont tendues depuis des années, notamment en raison du programme nucléaire iranien. Les États-Unis d’Amérique ont imposé des sanctions économiques sévères à l’Iran et ont menacé de recourir à la force pour empêcher l’Iran de développer des armes nucléaires. Les frappes américaines sur les sites iraniens, lors de l’opération dénommée « Marteau de minuit », dans la nuit du 21 au 22 juin 2025, au cours de la guerre Israël-Iran, ont relevé le niveau de la tension, au Moyen Orient. Les zones polaires, particulièrement le Groenland sont devenues un enjeu stratégique important en raison du réchauffement climatique et de l’accès aux ressources naturelles. Les États-Unis d’Amérique et le Canada ont des visées expansionnistes dans ces régions, notamment en ce qui concerne l’exploitation des ressources pétrolières et gazières. La Russie et la Chine sont également présentes dans ces zones et cherchent à protéger leurs intérêts. La crise entre la Russie et l’Ukraine dure. La Russie a annexé la Crimée en 2014 et soutient les séparatistes dans l’Est de l’Ukraine. Les tensions entre les deux États sont élevées. Et la guerre s’est invitée depuis près de trois ans, avec ses graves conséquences humaines, culturelles et économiques. Les Occidentaux, au secours des Ukrainiens, ont imposé des sanctions économiques à la Russie? en raison de ses actions militaires en Ukraine. La Chine et Taiwan sont en situation sensible. Depuis des décennies, les relations entre les deux Etats, sont tendues. La Chine considère Formose comme une province rebelle et cherche à la réunifier avec le continent. Les États-Unis d’Amérique, forts de leurs bonnes relations multiformes avec Formose, la soutiennent. Ils lui fournissent des armes pour l’aider à se défendre contre les menaces chinoises. Ici, également, les tiraillements entre la Chine et Formose sont élevées, et les risques d’un conflit militaire sont toujours présents. Tous ces développements récents de faits de tension montrent que les grandes puissances sont prêtes à prendre des mesures agressives pour protéger leurs intérêts et étendre leur influence. Les conséquences de ces actions pourraient être graves . D’abord les risques de guerres. Les tensions entre les grandes puissances peuvent entraîner des conflits militaires qui pourraient avoir des conséquences dévastatrices pour les populations et les économies. Par effet d’entraînement, les actions des grandes puissances peuvent déstabiliser les relations internationales et créer des tensions entre les États. De tout ceci, il ressort que les développements récents montrent que la sécurité mondiale est menacée par les visées expansionnistes et les tensions entre les grandes puissances. Si l’on ajoute à ces zones de tension, le conflit entre Israël et le Hamas, la guerre au Soudan, le conflit à l’Est de la République Démocratique du Congo, toutes ces lignes de fractures qui déchirent le monde font peur. L’ordre mondial issu de la Seconde Guerre Mondiale est menacé d’une remise en question Nous avons peur. Paris 26 juin 2025 Ouabari Mariotti

RDC/Rwanda. Plus l’ONU est contournée par les Etats membres, plus elle s’affaiblit

RDC/Rwanda. Plus l’ONU est contournée par les Etats membres, plus elle s’affaiblit

TRIBUNE. Sous l’égide des USA, la République Démocratique du Congo et le Rwanda en sont arrivés à un accord pour mettre fin aux graves hostilités à l’Est de la République Démocratique du Congo. Il faut espérer que, cette fois, l’accord signé entre les deux parties au conflit, apporte un apaisement durable, contrairement aux précédents, sans résultats tangibles, qui n’avaient d’accord que les simples paraphes des représentants des États concernés. En attendant que l’accord produise ses effets, il est cependant légitime de se demander pourquoi les États-Unis n’ont pas usé de leur influence, au sein du Conseil de Securité de l’ONU, pour que l’accord soit signé, sous le parrainage de l’ONU. Cela aurait pu donner plus de légitimité et de crédibilité à l’accord, et aurait permis à la communauté internationale de jouer un rôle plus important dans la résolution du conflit. L’on pourrait également s’interroger si les motivations économiques ne sont pas derrière l’implication des USA, dans le conflit à l’Est de la République Démocratique du Congo. La région est riche en ressources minières, notamment en cobalt et en coltan, qui sont des minerais stratégiques pour l’industrie technologique. Il est aussi possible que les États-Unis chercheraient à protéger, dans l’espace en conflit, les intérêts de leurs entreprises existantes ou qui seraient amenées à y être implantées, le moment venu. Par extension, peut être que les USA seraient dans une logique de protection des accès aux ressources qu’ils voudraient exploiter. Malgré les interrogations qui peuvent être émises sur les motivations des États-Unis, dans la facilitation de l’accord signé entre la République Démocratique du Congo et le Rwanda, il est hautement souhaitable que cet accord apporte un apaisement durable à la région et recrée à celle-ci les conditions de son plein développement. Les populations civiles de l’Est de la République Démocratique du Congo ont souffert, pendant des années, des violences et des déplacements. Il est temps que la paix et la stabilité reviennent sur leurs terres. Conséquemment, il est important que la communauté internationale reste vigilante et suive de près la mise en œuvre de l’accord pour éviter tout dérapage qui renverrait les choses à la case départ. Les organisations humanitaires et les défenseurs des droits de l’homme doivent continuer à dénoncer les violations des droits humains qui surviendraient sur les secteurs apaisés et traduire devant les tribunaux les auteurs de ces violations. La paix et la stabilité dans la région dépendent de la capacité de la communauté internationale à soutenir les efforts de paix et à protéger les populations civiles. Tout compte fait, l’accord en question est un exemple flagrant de mise à l’écart de l’ONU. Cette démarche unilatérale des États-Unis est une atteinte directe à l’autorité et à la légitimité de l’ONU, qui est censée être l’institution internationale chargée de promouvoir la paix et la sécurité dans le monde. En contournant l’ONU, les États-Unis procèdent comme s’ils chercheraient à affaiblir cette instance et à imposer leur propre agenda géopolitique. Une stratégie dangereuse pour la stabilité mondiale, car elle sape les fondements mêmes de la coopération internationale et de la diplomatie multilatérale. Plus les puissances, comme les États-Unis, contournent l’ONU, plus celle ci s’affaiblit et perd de sa crédibilité. L’ONU a été fondée pour promouvoir la paix et la sécurité dans le monde, et fournir un cadre institutionnel pour la coopération internationale. Le contournement de l’ONU par les États-Unis pourrait avoir des conséquences graves pour la stabilité mondiale. Il encouragerait d’autres États à agir de manière unilatérale, ce qui pourrait entraîner des conflits et des tensions entre les nations. Il est donc essentiel que les États-Unis et les autres puissances mondiales respectent l’autorité et la légitimité de l’ONU, et oeuvrent ensemble à promouvoir la paix et la sécurité dans le monde. Aussi est-il temps de renforcer l’ONU et de lui donner les moyens de jouer son rôle de manière efficace. Les États membres de l’ONU, dont les USA, sont appelés à agir ensemble pour promouvoir la coopération internationale et la diplomatie multilatérale. Méthode capitale pour résoudre les conflits de manière pacifique. Paris 28 juin 2025 Ouabari Mariotti

ISRAËL/USA vs IRAN/RUSSIE : CE TRIANGLE DE BERMUDES…

ISRAËL/USA vs IRAN/RUSSIE : CE TRIANGLE DE BERMUDES…

TRIBUNE. Mercredi 12 juin 2025 dernier, le monde s’est réveillé sous les bombardements de l’armée israélienne sur le territoire iranien, visant plus particulièrement ses installations nucléaires, les scientifiques qui les gèrent et les hauts gradés de l’armée iranienne. La riposte iranienne ne s’est pas fait attendre. Cette nuit de vendredi 13 juin, un déluge de feu s’est abattu sur le territoire israélien. Trois cents missiles iraniens ont été largués sur Tel-Avignon, Haïfa, Dimona et même Jérusalem. On dénombre de nombreux blessés et des destructions massives. De part et d’autre, on déclare que les opérations militaires continuent. Les négociations sont exclues. La diplomatie a échoué. L’escalade est enclenchée et elle semble être totale. Dans cette folie meurtrière, il importe de garder la tête froide et de comprendre le fil d’Ariane du conflit, la trame secrète et les objectifs politiques derrière cette folie meurtrière. Quatre acteurs majeurs semblent émerger du lot dans cette guerre du Moyen-Orient. – Israël qui est convaincu que sa survie en tant que nation dépend du de l’annulation du programme nucléaire de l’Iran. Il sait qu’un Iran nucléaire met en péril l’avenir de l’état hébreux. Pour stopper ce programme, il a d’abord créé des alliances solides avec les USA, la première puissance mondiale, tout en tissant des liens avec d’autres rivaux de l’Iran tels que l’Arabie saoudite et les Émirats. – Les USA ont toujours considéré Israël comme un allié majeur non membre de l’OTAN, un poste avancé pour endiguer les puissances émergentes de l’Asie et pour mener les opérations de contrôle de l’Asie. À cause de cet objectif géopolitique, les États-Unis y supervisent la recherche-développement en armes d’Israël, contribuant au financement d’importants projets de défense israéliens comme le char d’assaut Merkava, le Dôme de fer et le chasseur IAI Lavi. Et en revanche Israël participe activement au développement de l’avion de combat F-35 Lightning. L’alliance entre les deux pays est telle que quiconque touche à la sécurité de l’Israel touche directement à celle des américains. Trump l’a affirmé avant-hier en des termes voilés en promettant d’entrer en guerre si l’Iran touche à ses bases militaires présentes en Israël. – L’Iran entretient avec les États-Unis des relations en dents de scie. Après le réchauffement des relations durant la présidence Obama (2013-2017), de nouvelles tensions surgiront avec Trump qui va dénoncer l’accord international sur le programme nucléaire iranien. Dès le début de sa présidence, il informe l’opinion publique de son projet de remettre en cause cet accord affirmant qu’il est « l’un des plus mauvais accords que les États-Unis ont jamais signés”. Non pas seulement que l’Amerique de Trump va quitter l’accord mais le 8 mai 2018, elle va rétablir l’embargo économique contre l’Iran. Depuis lors Trump même au début de son deuxième mandat fera de l’Iran l’état voyou et paria qu’il faut combattre sinon au besoin rayer de la carte géographique. – LA RUSSIE est le quatrième acteur de ce conflit. Quand bien même elle ne l’a pas provoqué mais ses alliances stratégiques avec l’Iran pourront s’avérer déterminantes dans la suite de cette guerre. Pour votre gouverne, en janvier 2025 dernier, les deux pays ont signé un pacte stratégique, qui se veut un accord qui prévoit notamment de « développer la coopération militaire » et de se soutenir face à des « menaces sécuritaires”. Vous l’avez compris, dans cette guerre en cours se forment deux blocs de puissance : d’un côté Israël et les Usa et de l’autre l’Iran et la Russie. Le plus important dans ce conflit est la stratégie de Trump qui feint de s’opposer à les attaques militaire alors que comme l’affirmait hier Tucker Carlston, un très proche de Trump, “le président américain est complice des événements d’attaque israélienne contre l’Iran. Les Etsys-Unis, continue-t-il, savaient non seulement que l’attaque allait avoir lieu mais ils aidé Israël à la mener… Notre pays est impliqué jusqu’au cou”. Le maître de jeu en Ukraine comme en Iran, c’est bien Donald Trump. Tout en feignant de vouloir éteindre ça et là l’incendie meurtrier, il souffle plutôt sur les braises déjà incandescentes en Europe et en Asie avec l’objectif final d’isoler de ses puissants alliés, son véritable ennemi qu’est la Chine. En affaiblissant la Russie en Ukraine et en Iran où Poutine risque d’intervenir au nom du pacte stratégique avec Téhéran, Trump sait que les États-Unis pourront à moyen-terme mieux avoir les coudées franches en vue de neutraliser la Chine. Nous voici donc face au grand jeu géopolitique, à la nouvelle version du grand échiquier de Zbigniew Brzeziński consistant présentement à : 1) éliminer l’UE en faisant semblant de soutenir la démarche militaire de la Russie 2) Affaiblir la grande alliance géopolitique BRICS en anéantissant l’Iran et la Russie Dans les deux guerres, à savoir en Ukraine et en Iran, Trump joue à l’opération “Mains propres”, tout en ayant ses hommes et ses troupes sur le théâtre d’opération en Ukraine et en Israël. Avec ce jeu de cache-cache pratiqué par la première puissance mondiale qui a renoncé à son rôle de modérateur et de l’arbitre de la paix mondiale, le monde navigue désormais dans le dangereux triangle de Bermudes où pourront disparaître pas seulement des navires de guerre mais également l’existence entière même de certains nations. L’humanité s’enfonce dans un nouvel ordre mondial brutal et violent caractérisé à l’internationale, par un manque total de leadership politique capable de se concerter pour la paix mondiale. Sur les cinq continents, les peuples ont élu des dirigeants va-t’en-guerre et prêts à tout, même à la guerre nucléaire pour satisfaire leurs égo surdimensionnés. Par Germain Nzinga

La concurrence USA – RUSSIE : une aubaine pour la RDC ???

La concurrence USA – RUSSIE : une aubaine pour la RDC ???

TRIBUNE. S’il y a quelque chose dont Donald Trump est certain, c’est bien la victoire finale de la fédération de la Russie contre l’Ukraine et contre la coalition européenne derrière. Il a également ce flair politique de percevoir, au-delà de cette crise, une totale reconfiguration géopolitique du monde qui va dicter, aux uns et aux autres, de nouvelles règles de la gestion du monde. Après la victoire russe, Trump sait que le monde ne sera plus le même et c’est pour cette raison que l’administration américaine anticipe et se projette déjà dans ce futur post-conflit en prenant des orientations géostratégiques de première importance. Primo l’opération Pilate consistant à se laver les mains à propos de l’obstination va-t’en-guerre européenne. Trump et les stratèges américains la jugent contre-productive et, au besoin, ils les laisseront aller jusqu’au bout de leur politique suicidaire pour se débarrasser une fois pour toutes de l’Union européenne considérée jadis par les yankees comme cette autre concurrente de trop dans la conquête du contrôle des leviers de pouvoir sur le monde. Trump sait que le système otanien sans le bouclier américain ne vaut pas un penny. Il s’en trouvera très fragilisé et ira à sa propre défaite programmée et certainement à sa totale déflagration. Et secundo, Trump prend des mesures pragmatiques d’une Real politik hors pair qui fera date en signant avec la RDC un contrat qui met sens dessus dessous les fondations de l’architecture mise en place par le démocrate Bill Clinton et consistant à sous-traiter les richesses du Congo via des pays africains limitrophes armés par le Pentagone pour créer un chaos qui profite à ceux qui l’organisent et l’entretiennent. Trump comme Clinton maintient la volonté américaine d’exploiter les richesses du Congo mais modifie la stratégie du chaos militaire en chaos économique. Il stoppe les armes mais impose des conditions très favorables à l’ancien agresseur. Ceci dit, pour pouvoir endiguer l’influence RUSSE en République Démocratique du Congo, Trump a dû briser le pacte vieux de 25 ans, en intimant un ordre clair et brutal à Paul Kagame de retirer toutes ses troupes et tout son matériel militaire de Goma et du territoire congolais. Délai butoir : avant le lundi 16 juin 2025. Pas un jour de plus. D’où les mouvements insolites observés ce matin de jeudi des grands bus acheminant hommes de troupes et matériels de Goma vers Kigali. De sources diplomatiques dévoilent que cette décision est le résultat d’un briefing sous haute tension entre la Maison Blanche, le Département d’Etat et le Pentagone sur la validation dans le prochain jour d’un deal avec le Congo comme un partenaire stratégique des USA dans tous les domaines possibles. Bref nous sommes en voie d’assister sous peu à un grand tournant de l’histoire du monde et de celle de la région des grands lacs. Pour les états-uniens, l’objectif est triple : désamorcer la crise dans l’Est pour permettre un bon climat d’affaires; éviter une guerre régionale qui compromettrait les gros intérêts américains et surtout empêcher la Russie et la Chine d’avancer leurs pions. Mais attention! Le retrait des troupes rwandaises du territoire rdcongolais ne veut pas dire que le Rwanda est battu à plate couture ni encore rejeté par les USA. Pour parvenir à cet accord, quatre acteurs majeurs sont entrés en scène : les USA, la RDC, le RWANDA et le QATAR. Et voici comment sont repartis les dividendes politiques et économiques: – la RDC s’avère le grand Fournisseur des minerais moyennant sa sécurité; – le Rwanda reste le Commissionnaire avec un rôle juteux de profiter des richesses du Congo sans plus être obligé de faire la guerre; – Le Qatar continuera d’agir comme l’Intermédiaire et l’entregent, heureux de voir ses comptoirs servir des réserves d’or et de diamants extraits au pays de Lumumba; – Les USA comme l’Investisseur et l’arbitre qui dicte les règles au gré de gros intérêts qu’ils entendent en tirer, réduisant au maximum la mainmise russe ou chinoise sur le pactole congolais. Que conclure??? La concurrence féroce pour la suprématie du monde entre d’une part les USA et de l’autre la Russie et la Chine ouvre un nouveau compte à rebours et l’on ne sait encore dire comment réagiront l’Ours russe ou le Tigre chinois. Quoi qu’il en soit, le Congo est en voie d’entrer dans une nouvelle phase de son histoire où il a à choisir entre le statut d’un État souverain ou celui d’un protectorat d’une quelconque puissance étrangère. Restons donc vigilants dans cette étape cruciale du futur de notre pays et restons concentrés sur la manière dont le Congo en tant qu’État souverain entend imposer SA VISION et la sauvegarde de SES INTÉRÊTS VITAUX dans ce nouveau contexte géopolitique et géostratégique. Par Germain Nzinga

Polémiques autour de la décision interdisant l’entrée des Congolais aux USA dès ce 9 juin ( lecture 4 minutes)

Polémiques autour de la décision interdisant l’entrée des Congolais aux USA dès ce 9 juin ( lecture 4 minutes)

La polémique née de l’interdiction des visas d’entrée aux USA qui s’applique depuis le 9 Juin ne faiblit pas. Au Congo, d’aucuns stigmatisent les étrangers, notamment les ressortissants des pays du Moyen-Orient et Ouest-africains qui obtiennent des passeports congolais. Mais, ils semblent omettre que le gouvernement par Jean Claude Gakosso, Denis Christel Sassou Nguesso, Zéphyrin Mboulou, Thierry Moungalla sont les véritables responsables de cette situation. Le « travel ban » édicté le 4 juin 2025 par Donald Trump est entré en vigueur le 9 juin . Officiellement, cette décision est prise pour protéger les USA aux terroristes étrangers et décourager les personnes qui, une fois sur le territoire américain, ne veulent plus retourner chez elles. Au Congo, nombreux accusent les Libanais et Cie d’être au centre de cette situation parce que, par le passé, quelques rares Libanais et Ouest-africains étaient détenteurs des passeports diplomatiques ainsi que des passeports ordinaires. Si les gouvernants étaient conscients, cette polémique n’aurait pas lieu. Le Congo depuis quelques temps multiplies des erreurs : signature des gros contrats avec la Russie ( pipeline), dénie de la puissance américaine en se rangeant dans le groupe de 4 /187 qui ont voté contre la RDC pour l’obtention du siège de membre non permanent au conseil des nations unies, ignorance des alertes des USA qui tiennent au corridor de Lobito et de la lettre du secrétariat d’État des USA envoyée au ministre des affaires étrangères congolais. En effet, 75 jours après avoir reçu ce courrier, Jean Claude Gakosso n’avait pas donné de suite à la correspondance lui demandant les spécimens de passeport et autres. Selon certaines indiscrétions, l’admnistration Trump qui mène une politique anti-immigration très rigide a profité de cette situation pour sévir. Questions : pourquoi le ministre des affaires étrangères n’a -t-il pas donné d’explications au Secrétariat d’État ? Est-ce parce qu’il est responsable de la délivrance des passeports diplomatiques qui sont mis en cause ? Est-ce le ministre de l’intérieur, Zéphyrin Mboulou et sa bande ( distributeurs de passeports ordinaires congolais aux étrangers ) qui n’ont pas donné les éléments réclamé à temps ? Comment Thierry Moungalla (TM) peut se contredire puisqu’en depuis toujours il dénonce les terroristes. Selon ses dires, dès 2016, il citait les terroristes qui semaient la terreur dans Brazzaville et dans le Pool jusqu’à abattre 17 personnes à Brazzaville, ( le Parisien du 6/11/2016). TM oublie, que récemment, il parlait d’un trentenaire congolais de confession musulmane qui menaçait de perpétrer une attaque terroriste contre les intérêts français et américains au Congo ?( C.f Africanews). A-t-il oublié aussi que pour nuire à André Okombi Salissa(AOS), le laboratoire de Mpila avec des nombreux dignitaires actuels avaient fabriqué des faux documents (mentionnant le terrorisme au Congo avectêtedefils AOS). Lesdits documents fut transmis par la suite aux services américains. Comment TM peut-il affirmer aujourd’hui qu’il n’y a jamais eu des terroristes au Congo ? TM est il atteint d’une amnésie dissociative au point de tout oublier ? TM et cohorte doivent comprendre que, les mensonges et les complots ourdis contre les tiers reviennent toujours à la face de leurs concepteurs. Si les Libanais, les Syriens et de nombreux Ouest africains ne sont pas interdits d’entrée aux USA alors, le problème du Congo, du Tchad et de la Guinée équatoriale est ailleurs. Tenez, le problème de la Guinée équatoriale par exemple, trouve sa genèse dans l’arrivée massive des Russes qui vont contrôler ce pays et les trois îlots stratégiques qui reviennent à la Guinée depuis la décision du 19 mai de la CIJ en faveur de ce pays. Ces îlots regorgent pétrole, matières rares, ressources heulitiques et sont une voie de navigation vitale que l’Occident veut obligatoirement avoir en main. Conclusion Il est certes vrai que l’administration Trump privilégie les intérêts économiques avec une diplomatie à géométrie variable et d’esbroufe. Mais de la à placer le Congo dans la liste noire, il y’a qu’ un pas à penser que M. Sassou n’est plus en bonne odeur de sainteté avec les USA. Au lieu de tomber dans les conjectures, Il est impérieux pour les congolais de se former, question d’acquérir les Savoirs, une grande capacité de discernement et de perception. Capacités qui permettent par exemple, de comprendre le jubilé que nous évoquions autrefois sur M. Sassou. En effet, bien que ce dernier soit physiquement vivant, mais intérieurement, il est mort. Conséquences, le navire est en train de chavirer faute de bon capitaine et de bon gouvernail. Au gouvernement d’ assumer ses dérives et au peuple de se lever pour éviter le cataclysme. Ghys Fortune BEMBA DOMBE

USA. À PROPOS DE LA MÉTHODE D. TRUMP

USA. À PROPOS DE LA MÉTHODE D. TRUMP

PARLONS-EN. Lorsqu’on le voit parler, on est très tenté de juger Donald Trump d’erratique, d’irrationnel ou d’incohérent. Pourtant ce n’est pas le cas. Il y a de la cohérence dans son incohérence, une vision très claire dans le méli-mélo de ses déclarations. Il sait, lui, où il veut parvenir. Ce qui déroute chez lui, c’est son discours, pas sa méthode. Cette dernière est limpide et voici en quoi elle consiste : demander toujours plus que ce qu’il est réellement possible d’obtenir, pour finir par obtenir bien plus que ce qu’on aurait pu espérer par une négociation classique. Ses adversaires dénoncent ses exagérations, soulignant qu’il n’a pas obtenu ce qu’il promettait. C’est vrai. Mais ils oublient l’essentiel : il obtient systématiquement plus que ce qu’ils auraient eux-mêmes pu obtenir “normalement”. Il parle fort, frappe fort, tout en maintenant ses interlocuteurs dans une incertitude permanente. Voyez par exemple de quelle manière il a soumis les européens à son diktat. Dès son retour au pouvoir, Trump a mis la pression sur les Européens. Attaques verbales, menaces économiques, critiques frontales sur l’OTAN : la panique s’est installée. Les résultats sont là. Concrètement les États européens après une série de coups de semonce, ont fini par suivre ses injonctions: hausse des budgets de défense, appui diplomatique discret et militaire à ses plans de paix, et silence gêné face à la guerre commerciale qu’il impose. Ils s’insurgent en façade, mais se rangent dans les faits. De fait, dans les quatre mois qui ont suivi sa prestation de serment pour son deuxième mandat, Trump a réussi à rallier les Européens à ses objectifs, malgré les tensions. Il n’a aucun état d’âme pour le sort de ses alliés de l’OTAN. Il privilégie uniquement son intérêt et lui seul. Ses partenaires boudent, ses ennemis aboient mais lui avance vers le cap qu’il s’est fixé. Dans sa politique sur Europe, sur la Russie ou sur la RD Congo, il pose ainsi ses pions pour ce qui s’annonce comme le cœur de son mandat, à savoir : l’affrontement avec la Chine. Et si sa méthode semble brouillonne, elle suit une trajectoire claire. Trump met en œuvre une politique mûrement réfléchie et impose son agenda. Reste aux parties en concertation avec lui de redoubler de vigilance; de comprendre en profondeur sa méthode et sa capacité presque instinctive d’instrumentaliser ses partenaires pour son propre succès diplomatique ou politique. Et fidèle à son slogan de campagne, « Make America Great Again » (Rendre sa grandeur à l’Amérique ») il est prêt à tout pour la prospérité du peuple qui l’a élu pour un second mandat et ce, quoi qu’il advienne de bon ou de mauvais à ses partenaires. Face à lui, la confiance ne suffit point. La méfiance non plus. Il faut plutôt s’armer soi-même d’une solide stratégie à long terme pour lui survivre. Comprenne qui pourra! Par Germain Nzinga

USA-FRANCE-FMI : une crise de confiance aux portes des dictateurs de la CEMAC (lecture 5 minutes)

USA-FRANCE-FMI : une crise de confiance aux portes des dictateurs de la CEMAC (lecture 5 minutes)

Malgré les tentatives de préservation de sa stabilité monétaire face à des chocs exogènes persistants, la Communauté Économique et Monétaire de l’Afrique Centrale (CEMAC) est dans le collimateur de la diplomatie américaine qui a lancé le projet de loi « CEMAC Act » et, en même temps, dans le viseur de la France qui vient de convoquer ses sujets ce 17 avril à Paris. Le dépôt au Congrès des États-Unis du projet de loi “CEMAC Act” révèle un malaise grandissant autour de la gouvernance des réserves de change de cette institution et de sa relation avec le FMI. Cette séquence diplomatique met en lumière un jeu d’équilibre fragile entre orthodoxie monétaire, pressions extérieures et souverainetés nationales, avec des implications profondes pour les pays les plus vulnérables de la sous-région. Au premier rang desquels le Congo-Brazzaville. La ‘‘CEMAC Act’’ : une interpellation américaine sur la transparence financière Le projet de loi déposé en mars 2025 par le représentant républicain Bill Huizenga — surnommé CEMAC Act — propose de suspendre l’appui des États-Unis aux décisions du FMI impliquant la CEMAC, tant que cette dernière n’aura pas procédé à une évaluation complète et vérifiable de ses réserves de change brutes. Officiellement, ce texte exige plus de transparence. Mais en réalité, il cible la BEAC, accusée d’opacité dans la gestion des fonds de restauration environnementale imposés depuis 2018 aux multinationales pétrolières opérant dans la sous-région. Lesdits fonds destinés à financer la réhabilitation des sites d’extraction sont placés sous le contrôle de la BEAC, qui entend les inclure dans les réserves officielles de la zone. Pour les initiateurs du projet de loi, cette démarche va à l’encontre des standards du FMI, lesquels stipulent qu’une réserve de change doit être “disponible rapidement” et “effectivement contrôlée” par l’État. À leurs yeux, la BEAC ne remplit pas ces conditions, tout en refusant de lever son immunité souveraine, ce qui soulève des inquiétudes juridiques et financières à l’international. Ce projet de loi américain et la gestion des finances des pays de la CEMAC ont fait réagir Paris qui a illico convoqué les ministres des finances et de l’économie de la zone CEMAC pour un conciabule dont nous vous livrerons la teneur très bientôt. Une orthodoxie monétaire défensive risque d’asphyxier la croissance Face à ces accusations, la BEAC affiche sa volonté de rester fidèle à son mandat fondamental : garantir la stabilité extérieure de la monnaie régionale dans un contexte post-pandémique marqué par des vulnérabilités persistantes. En mars 2025, la couverture des importations dans la CEMAC est tombée à 4,8 mois, en dessous du seuil minimal recommandé par le FMI (cinq mois). En réponse, la BEAC a durci sa politique de réserves obligatoires et imposé aux IOC une date limite — le 30 avril 2025 — pour signer un accord sur la gestion des fonds environnementaux, avec à la clé des pénalités pouvant atteindre 150 % des montants dus. Dans le même temps, le FMI reste prudent. Tout en saluant la stabilisation apparente des réserves (estimées à 7 584,9 milliards FCFA), il appelle à maintenir des taux d’intérêt élevés pour juguler l’inflation. Cette stratégie, bien qu’efficace sur le papier, risque de pénaliser la reprise économique dans plusieurs pays membres. En effet, les économies les plus fragiles, à faible diversification structurelle, subissent de plein fouet le renchérissement du crédit et la contraction de la liquidité bancaire. Le Congo en dissidence silencieuse : entre contournement du franc CFA et « révolte » de souveraineté Dans cette configuration tendue, le Congo se démarque. Confronté à des contraintes budgétaires structurelles, à une dette publique encore élevée et à une forte dépendance aux exportations pétrolières, le pays semble avoir pris ses distances vis-à-vis de la discipline monétaire régionale depuis le règne de Gilbert Ondongo. Au terme d’un accord conclu avec la BSCA Bank, établissement congolais à capitaux mixtes (54 milliards de capital) dont 50% détenus par la Banque agricole de Chine (ABC) ayant pour PCA, M. Gu Shu qui a effectué le déplacement de Brazzaville en septembre 2023. Une partie des réserves stratégiques de change du Congo est désormais domiciliée en Chine, en dehors du traditionnel Compte d’Opérations du Trésor Français. En clair, les 2200 milliards/an en moyenne planqués par les entreprises du fameux contenu local (dont nous avons déjà parlé) sont « exfiltrés » du Congo par cette voie. Le Congo coincé Selon certaines indiscrétions, quand la crise s’installe, le Congo est dans l’impossibilité de payer des salaires, absence de trésorerie, etc. Obligé, de « rapatrier » une infime partie de ce trésor de guerre avec la complicité de certains responsables de la BEAC (à confirmer). Pourtant cette pratique est strictement interdite. Ce choix, hautement symbolique et politique, marque une tentative de desserrement du carcan du franc CFA français, dont la gestion centralisée à Paris via le Compte d’Opérations reste un sujet de débat international. En optant pour une domiciliation alternative, le pouvoir congolais réaffirme ses ambitions à une gestion autonome de ses actifs stratégiques, tout en s’alignant discrètement sur une logique de rééquilibrage géopolitique vers l’Asie, en particulier la Chine et les Emirats Arabes Unis (EAU) qui viennent de recevoir M. Sassou pour la énième fois. Mais cette dissidence silencieuse soulève des questions. Peut-on durablement participer à une union monétaire tout en contournant ses principes fondateurs ? Quelle crédibilité accordée à une convergence régionale fondée sur des règles que certains États jugent pénalisantes ? Le CEMAC Act, en mettant à jour ces failles, offre une opportunité rare : réinterroger la gouvernance monétaire de la CEMAC, afin d’y intégrer plus de différenciation, de transparence et d’équité. D’ailleurs le Secrétaire Permanent actuel du Groupe d’Action contre le Blanchiment d’argent en Afrique Centrale (GABAC), M. André KANGA, parent de M. Sassou de Likendze (Loukolela), précédemment Directeur Général de l’Agence Nationale d’Investigation Financière (ANIF), organe central de la lutte contre le Blanchiment de Capitaux et le Financement du Terrorisme et la prolifération des armes de destruction massive (LBC/FT) au Congo. A ce titre, aurait couvert de nombreuses enquêtes graves au sujet de crimes et délits économiques de haut

L’offensive protectionniste américaine fait plonger les marchés mondiaux dans le noir

L’offensive protectionniste américaine fait plonger les marchés mondiaux dans le noir

La guerre commerciale déclenchée par les tarifs douaniers américains imposés par Donald Trump continue de semer un vent de panique à travers le monde, notamment en Europe et en Asie où plusieurs marchés boursiers ont fortement été secoués lundi 7. L’inflexibilité du président américain sur ses droits de douane a en effet fortement secoué les principales bourses du monde au point de provoquer le plongeon «historique», rapporte l’AFP. Le plongeon des marchés financiers Alors que la Bourse de Francfort dévissait de 5,75% dans les premiers échanges, après avoir brièvement chuté de plus de 10%, les bourses de Paris, Londres, Milan et de Suisse chutaient de leur côté respectivement de 5,68% ; 5,21% ; 6,37% et 6,51%. Egalement touchées par ce mouvement, plusieurs places financières asiatiques ont du fermer, alimentant ainsi les risques d’escalade destructrice pour l’économie mondiale. Pour se faire une idée de la gravité de la situation : la Bourse de Hong Kong s’est effondrée de plus de 12% lundi, dévissant de 12,65% dans les derniers échanges ; l’indice composite de Shanghai et de Shenzhen a dégringolé de 7,34% et 9,66% vers 07H20 GMT, la Bourse de Tokyo a clôturé sur un plongeon de presque 8%, de même que celle de Séoul a terminé la séance en repli de 5,6%, selon l’AFP. Il est important de noter que les droits de douanes américains annoncés par le président américain ne laisse pas indifférentes les institutions économiques spécialisées à l’instar du  Fonds monétaire international (FMI). «Nous sommes encore en train d’analyser les conséquences macroéconomiques des mesures douanières annoncées, mais il est manifeste qu’elles font peser un risque important sur les perspectives internationales dans un contexte de croissance atone», a récemment déclaré la Directrice générale du FMI, Kristalina Georgieva. Mais pour la patronne de l’institution financière internationale, « il est important d’éviter des décisions susceptibles de nuire davantage à l’économie mondiale ». Elle a ainsi appelé les États-Unis et ses partenaires commerciaux à œuvrer de façon constructive à résoudre les tensions commerciales et à réduire l’incertitude et promis que son institution publiera très prochainement les résultats de son analyse dans les Perspectives de l’économie mondiale lors des réunions de printemps du FMI et de la Banque mondiale qui se tiendront à la fin du mois. Même son de cloche du coté de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) qui affirme suivre et analyser de près les mesures annoncées par les États-Unis le 2 avril 2025. «De nombreux membres nous ont contactés et nous collaborons activement avec eux pour répondre à leurs questions concernant l’impact potentiel sur leurs économies et le système commercial mondial», a déclaré sa directrice générale, Dre Ngozi Okonjo-Iweala, assurant qu’en dépit de ces mesures, la grande majorité des échanges mondiaux continuent de s’effectuer selon le principe de la nation la plus favorisée (NPF) de l’OMC. La DS appelle à son tour « les membres à gérer les pressions qui en résultent de manière responsable afin d’empêcher la prolifération des tensions commerciales ». Et de rappeler que cette organisation « a été créée précisément pour servir de plateforme de dialogue dans des moments comme celui-ci, pour prévenir l’escalade des conflits commerciaux et pour soutenir un environnement commercial ouvert et prévisible. Alain Bouithy