Congo. UDH-Yuki : qu’as-tu fait du testament de ton président fondateur ? Peut-on espérer le changement en s’alliant au PCT ?

Congo. UDH-Yuki : qu’as-tu fait du testament de ton président fondateur ? Peut-on espérer le changement en s’alliant au PCT ?

LIBRES PROPOS. Il est des paroles qui ne meurent pas avec celui qui les prononce. Elles survivent parce qu’elles engagent, parce qu’elles obligent, parce qu’elles interpellent les consciences bien au-delà de l’émotion du moment. Le dernier message politique de Guy Brice Parfait Kolélas appartient à cette catégorie rare de paroles historiques. Prononcé sur un lit de mort, dans un contexte de souffrance extrême, ce message n’avait rien d’un discours ordinaire. Il était un testament. « Je me bats contre la mort. Mais cependant, je vous demande de vous lever. Allez-y voter, pour le changement… Il y va de l’avenir de vos enfants. » Ces mots n’étaient ni une plainte, ni une supplique personnelle. Ils étaient un appel solennel à la mobilisation, à la dignité citoyenne, à la rupture politique. Ils visaient d’abord le peuple congolais, mais aussi — et peut-être surtout — sa famille politique : l’Union des démocrates et humanistes – Yuki (UDH-Yuki), fondée le 19 mars 2017 par celui qui en fut le président jusqu’à sa mort en 2021. Aujourd’hui, plus de quatre ans après sa disparition, une question s’impose avec gravité : qu’as-tu fait de ce testament politique ? Un héritage qui engage, pas un symbole à consommer Guy Brice Parfait Kolélas n’a pas créé l’UDH-Yuki pour enrichir le paysage déjà saturé des partis politiques congolais. Il l’a fondée comme un outil de combat démocratique, une force de transformation sociale, une alternative crédible à un système politique verrouillé depuis des décennies par le Parti congolais du travail (PCT). Son dernier message ne laissait aucune ambiguïté. Il parlait de lutte. Il parlait de changement. Il parlait d’avenir. Il parlait des enfants du Congo. En politique, peu de paroles sont aussi claires, aussi dépouillées de calcul, aussi chargées de vérité. Un testament, par définition, ne se négocie pas. Il se respecte ou il se trahit. Une opposition en panne de sens Depuis la mort de son fondateur, l’UDH-Yuki donne l’image d’un parti en errance. Les Congolais assistent, souvent avec amertume, à des divisions internes, à des querelles de leadership, à des repositionnements ambigus et à des choix stratégiques qui interrogent profondément. Là où l’on attendait un parti rassemblé, offensif et porteur d’un projet clair, on observe trop souvent le silence, l’hésitation ou la confusion. Là où l’on espérait une force politique fidèle à l’esprit de combat de son fondateur, on perçoit parfois une organisation préoccupée par sa survie institutionnelle plutôt que par la transformation du pays. Or, pendant ce temps, la crise nationale s’aggrave. Un pays plongé dans une crise multidimensionnelle La République du Congo traverse une crise profonde et multiforme: crise économique, marquée par l’endettement, la pauvreté et le chômage massif des jeunes ; crise sociale, avec la dégradation des services publics, la précarité des fonctionnaires et la désespérance des populations ; crise politique, caractérisée par la confiscation du pouvoir, l’affaiblissement des contre-pouvoirs et la perte de confiance dans les institutions ; crise morale, où la corruption, l’impunité et le clientélisme semblent érigés en mode de gouvernance. Cette situation n’est pas le fruit du hasard. Elle est le résultat de décennies de gestion du pays par le PCT, parti au pouvoir, qui concentre l’essentiel des responsabilités dans l’état actuel de la nation. Dès lors, une question devient inévitable. Peut-on espérer le changement en s’alliant au PCT ? Peut-on sérieusement parler de changement, de rupture, d’alternative démocratique, en s’alliant au parti qui a conduit le pays dans cette crise multidimensionnelle ? Peut-on prétendre honorer le testament de Guy Brice Parfait Kolélas en pactisant avec le système qu’il combattait ? Peut-on appeler le peuple à se lever, tout en s’asseyant à la table du pouvoir que l’on dénonçait hier? Ces questions ne sont ni polémiques ni malveillantes. Elles sont politiques, morales et historiques. Elles traduisent l’inquiétude légitime de citoyens qui refusent que l’opposition devienne une simple variable d’ajustement du système en place. L’histoire politique africaine regorge d’exemples de partis d’opposition absorbés, neutralisés ou vidés de leur substance par des alliances dites « stratégiques ». Rarement ces alliances ont profité aux peuples. Elles ont souvent profité aux carrières individuelles. La responsabilité historique de l’UDH-Yuki L’UDH-Yuki se trouve aujourd’hui à la croisée des chemins. Elle peut choisir la fidélité au combat fondateur, au prix de l’exigence, de la patience et parfois du sacrifice. Ou elle peut choisir la facilité des compromis, au risque de perdre son âme et la confiance populaire. Être héritier politique ne consiste pas à invoquer une mémoire, mais à prolonger une vision. Guy Brice Parfait Kolélas a payé de sa vie son engagement. Il a combattu jusqu’au dernier souffle. Cette cohérence lui a valu le respect, y compris de ses adversaires. La question n’est donc pas de savoir si l’UDH-Yuki peut survivre politiquement. La vraie question est de savoir si elle veut encore incarner l’espoir du changement. Le peuple observe et jugera Le peuple congolais n’est pas dupe. Il observe. Il compare. Il se souvient. Il sait reconnaître ceux qui se battent pour l’intérêt général et ceux qui se battent pour des arrangements politiques. Le testament de Guy Brice Parfait Kolélas demeure un miroir tendu à ses héritiers politiques. Il reflète leurs choix, leurs renoncements ou leur courage. L’histoire, elle, sera implacable. Car on ne trahit pas impunément un combat mené jusqu’à la mort. Et l’on ne construit pas le changement avec les architectes du statu quo. Serge Armand Zanzala Écrivain, chercheur, citoyen engagé, Directeur de La Société Littéraire, Initiateur du projet Kongo Ya Sika

Congo. Présidentielle 2021 : Un accord de gouvernement entre l’UDH-Yuki et le RDD

Congo. Présidentielle 2021 : Un accord de gouvernement entre l’UDH-Yuki et le RDD

Le président de l’Union des Démocrates Humanistes (UDH- Yuki), Guy Brice Parfait Kolélas et le président du Rassemblement pour la Démocratie et le Développement (RDD), Jean-Jacques Serge Yhombi-Opango, ont signé, le 27 février 2021 à Brazzaville un accord de gouvernement. Dans un communiqué de presse, jean-jacques serge yhombi-opango  a dit qu’après une analyse profonde de la situation politique du pays, et bien que ne présentant pas de candidat à l’élection présidentielle de mars 2021, le bureau exécutif national a estimé irresponsable de ne pas soutenir un candidat de notre plateforme politique. Le  précise qu’en fonction des contacts établis avec certains candidats, le bureau exécutif national du rdd a retenu le candidat guy brice parfait kolélas et validé le projet d’accord de gouvernement entre l’udh-yuki et le rdd.   La signature de cet accord a coïncidé avec la rencontre citoyenne du président de l’udh-yuki guy brice parfait kolélas avec les militants de son parti. « je les ai rencontrés aujourd’hui pour leur dire ce qu’ils doivent faire pour la sécurisation des résultats, bureau de vote par bureau de vote », a-t-il dit. Dans un document intitulé « cahier sur la sécurisation des bureaux de vote et le canevas de la campagne électorale de l’udh-yuki » distribué aux militants de ce parti, le candidat guy brice parfait a expliqué la manière dont il va s’y prendre pour sauver le pays. Le président du rdd a dit en substance qu’ils avaient discuté sur différentes questions avant de signer cet accord. Notre alliance actuelle s’inscrit logiquement dans ce registre, celui du combat pour l’alternance démocratique, libre, transparente et apaisée. Florent Sogni Zaou

Déclaration du Président national de l’UDH-YUKI à propos du projet de loi complétant et modifiant la loi électorale (loi no 9-2001 du 10 Décembre 2001, modifiée)

Déclaration du Président national de l’UDH-YUKI à propos du projet de loi complétant et modifiant la loi électorale (loi no 9-2001 du 10 Décembre 2001, modifiée)

Mesdames et Messieurs, Militantes et militants de I’UDH-YUKI’ Chers compatriotes, Hier, samedi 08 août, le ministre de l’Intérieur et de la Décentralisation a déposé au parlement, pour examen et adoption, son avant-projet de loi complétant et modifiant certaines dispositions de la loi électorale actuellement en vigueur. Dans ce nouveau projet de loi, le ministre de I’Intérieur et de la Décentralisation a introduit plusieurs dispositions qui violent la constitution du 25 octobre 2015. Ces dispositions introduites par le ministre de I’Intérieur concernent notamment le vote par anticipation des agents de la force publique ainsi que l’établissement d’une liste électorale spéciale. En effet, iI a été ajouté à I’article 7 de la loi électorale actuelle, quatre nouveaux alinéas qui stipulent que : « Les militaires, gendarmes et policiers sont inscrits, en considération de leur domicile, résidence ou caserne à laquelle ils appartiennent, sur les listes électorales spéciales des militaires, gendarmes et policiers. Les listes électorales spéciales des militaires, gendarmes et policiers sont établies par les autorités de chaque conrmunauté urbaine, communauté rurale, disfict, arrondissement ou de chaque mission diplomatique à l’étranger. Le chef d’état-major des armées, le commandant de la gendarmerie nationale et le directeur général de la police nationale peuvent assister les autorités chargées de l’établissement des listes électorales spéciales des militaires, gendarmes et policiers toutes les fois qu’ils en sont requis et selon les modalités déterminées par lesdites autorités administratives » A propos de ces alinéas, il convient de signaler que la catégorie des électeurs visés ici relève de la force publique. Or la pratique administrative fait que le Président de la république, Chef de I’Ftat, Chef suprême des armés est la seule autorité compétente pour recruter et radier les éléments de la Force Publique et donc ipso facto, il est le seul à en connaître réellement le nombre. Par ailleurs, il est à relever deux faits : 1- Le Président de la République, Président du Comité Central du PCT, candidat de ce même parti à l’élection présidentielle de 2021, et en sa qualité en de chef suprême des armées, il est donc le patron de la force publique pour laquelle, ce projet de loi instruit l’établissement d’une liste spéciale pour le vote des agents de la force publique. 2- Le ministre de I’Intérieur est également membre du Parti Congolais du Travail (PCT). Par cet acte d’enrôlement spécial des agents de la force publique qu’il a lui-même recrutés et dont il connaît seul le nombre, le Président de la République et le ministre de I’Intérieur, tous deux, membres du PCT, parti au pouvoir, manifestent l’intention d’utiliser à des fins personnelles et électorales les agents de la force publique et ce en violation de I’article 205 de la constitution qui stipule que: « la force publique est apolitique. Elle est soumise aux lois et règlements de la République. Elle est instituée dans I’intérêt général. Nul ne doit I’utiliser ù des fins personnelles ». Chers compatriotes, Si nous acceptons, aujourd’hui, l’établissement d’une liste d’enrôlement spéciale des agents de la force publique et admettons en même temps le vote par anticipation des militaires, gendarmes et policiers sous prétexte de leur laisser une marge pour mieux sécuriser les élections le jour du scrutin, nous validerons alors la fraude par le double vote et le bourrage des urnes, au profit du candidat du PCT, car nous ne connaissons pas les effectifs réels des agents de la force publique d’autant plus que la biométrie n’a jamais vu le jour. Par ailleurs, la sécurisation des élections est assurée en tout temps par les agents de la force de I’ordre (gendarmes et polices) consignés. Peuple Congolais, L’article 5 de la constitution du 25 Octobre 2015 stipule que (La souveraineté nationale appartient au peuple qui I’exerce au moyen du suffrage universel, par ses représentants élus ou par voie de référendum. Aucune fraction du peuple, aucun corps de l’Etat ni aucun individu ne peut s’en attribue l’exercice. Peuple Congolais, Vous avez donné mandat aux députés et sénateurs pour siéger en votre nom à I’Assemblée nationale et au Sénat, Très bientôt, ces mêmes élus s’apprêteront à voter un projet de loi qui consacrera la confiscation du pouvoir par le PCT et sa majorité présidentielle. Peuple Congolais, Debout comme un seul homme, nous devons arrêter cette mascarade, mieux cette tricherie politique en demandant aux mandants d’exiger une descente spéciale des élus nationaux dans leurs circonscriptions respectives afin qu’ils viennent s’expliquer devant eux les tenant de ce projet et recueillir desdits mandants le sens de leur vote à I’Assemblée nationale quant à ce projet de loi. Honorables députés, Vénérables Sénateurs. En votant comme tel ce projet de loi, vous porterez la responsabilité historique de la déchéance de notre pays et l’histoire retiendra pendant des décennies les noms de tous ceux qui auront fait basculer le Congo et les congolais dans la nuit de la servitude. Le Peuple qui vous a confié ces mandats de députés et de sénateurs peut à tout moment vous les reprendre. Chers compatriotes, Comme en mars 2016 le PCT et sa majorité présidentielle au pouvoir veut encore vous voler la victoire de l’élection présidentielle de mars 2021. Unis, derrière I’opposition réunie dans toute sa diversité nous devons dès à présent dire non à cette forfaiture. Ici et maintenant j’en appelle à la conscience de toute I’Opposition politique Congolaise pour une union sacrée contre ce déni récurrent de démocratie. Au moyen de cette loi, le ministre de l’Intérieur se propose de manipuler les votes à venir par un embrigadement des consciences des agents de la force publique et ce, en violation de I’article 24 alinéa 3 de la constitution qui stipule que : « Toute manipulation, tout embrigadement des consciences, toutes sujétions de toutes natures imposées par fanatisme religieux, philosophique, politique ou sectaire sont interdits et punis par la loi. » Peuple Congolais, La loi électorale actuelle, n’interdit pas le vote des militaires, gendarmes et policiers. En effet, en son article 89, elle stipule que : « Le droit de vote est reconnu à toute personne inscrite sur une liste électorale porteuse d’une carte

Congo. Message de condoléances de l’UDH-YUKI à la famille du regretté Marc Mapingou

Congo. Message de condoléances de l’UDH-YUKI à la famille du regretté Marc Mapingou

Nous avons appris avec consternation la bouleversante nouvelle du décès de notre frère Marc Mapingou, ce mardi matin 05 Mai 2020 en France. Le Président Guy Brice Parfait Kolélas et l’ensemble des militants et sympathisants de l’UDH-YUKI présentent leurs condoléances les plus émues à la famille biologique de l’illustre disparu, ainsi qu’à l’ensemble des forces vives congolaises où qu’elles se trouvent. Fait à Brazzaville, le 05 Mai 2020 Le Président de l’UDH-YUKI Monsieur Guy Brice Parfait Kolélas