Opérationnel à partir de juillet 2018: l’ITIE-Congo présente le logiciel Syscore à ses partenaires

Opérationnel à partir de juillet 2018: l’ITIE-Congo présente le logiciel Syscore à ses partenaires

Conduite par son président exécutif, Florent Michel Okoko, l’Initiative pour la transparence dans les industries extractives (ITIE) – section Congo a présenté, mardi 12 juin, à Brazzaville, à ses partenaires, le logiciel «Système de conciliation des recettes extractives » (Syscore). D’après les explications de Florent Michel Okoko, Conseiller à l’ITIE du Ministre des Finances et du Budget, Calixte Nganongo, « ce logiciel basé sur les mécanismes de conciliation de l’ITIE-Congo permettra aux entreprises et aux différentes administrations d’enregistrer leurs déclarations dans un outil informatique, au lieu que cela soit fait comme par le passé au moyen de formulaires manuels ». Ce dernier a affirmé que « désormais, ces déclarations seront faites mensuellement et non plus annuellement. Elles seront centralisées dans une base de données du Ministère des Finances et du Budget. Ce qui fera gagner du temps dans la gestion des informations liées au secteur extractif ». A en croire Florent Michel Okoko, « l’acquisition de ce logiciel a aussi l’avantage de présenter au conciliateur ou à l’administrateur indépendant de l’ITIE des informations préalablement validées par les services habilités de l’Etat ». Précisions qu’après quelques ajustements, au nombre desquels la finalisation du Guide de l’utilisateur, le Directeur des systèmes d’information a affirmé que l’application Syscore sera opérationnelle à partir de juillet 2018 et qu’il suffira pour le public d’entrer dans le portail du site du Ministère des Finances. Soulignons que cette rencontre s’est tenue en présence du Directeur des systèmes d’information (DSI) du Ministère des Finances et du Budget et Coordonnateur du projet Syscore, Guy Noël Londongo ainsi que des représentants des sociétés pétrolières, forestières et minières. Signalons aussi que des cadres des Impôts et des Douanes ont également pris part à cette rencontre qui a eu pour cadre la salle de réunions du ministère des Finances et du Budget. Martin Kam

Congo: Présentation du rapport ITIE 2015

Congo: Présentation du rapport ITIE 2015

Le rapport 2015 de l’Initiative pour la Transparence dans les Industries Extractives (ITIE)-Congo a été publié, mercredi 7 février 2018 à Brazzaville, par Florent Michel Okoko, président du Comité exécutif. Selon le ministère des Finances et du Budget, ce document de 16 pages a été élaboré en décembre 2017 par le Cabinet français Finergies, qui a été sélectionné comme Administrateur indépendant. Le rapport renseigne sur les revenus de l’Etat issus de trois secteurs dans lesquels œuvrent 134 entreprises couvertes, à savoir: Hydrocarbures, Mines et Forêts, souligne-t-il dans ce reportage vidéo.

Accroître le niveau de transparence en matière d’aide au développement

Accroître le niveau de transparence en matière d’aide au développement

La Banque mondiale (BM) et la Banque africaine de développement (BAD) ont décidé de renforcer la transparence des données relatives à l’aide au développement. Une démarche qui apporte davantage de clarté à l’une des politiques majeures de ces institutions internationales financières en faveur des pays en développement. C’est dans ce cadre que la BAD a rejoint récemment la BM sur la plateforme en ligne AidFlows (www.aidflows.org) en publiant des données permettant de visualiser l’envergure de son aide au développement. La publication de ces données permet d’obtenir des informations sur les fonds que la BAD a engagés et versés à ses bénéficiaires, a indiqué l’institution africaine. Pour Frannie Léautier, vice-présidente principale de la BAD, une telle transparence permet à la BAD d’être responsable et de démontrer son engagement auprès de ses partenaires et des parties prenantes. En effet, « grâce à une plus grande transparence, les parties prenantes sont en mesure de suivre les résultats des opérations de la BAD. Une telle approche permettra donc de s’assurer que les fonds profitent bien aux bénéficiaires auxquels ils étaient destinés », a-t-elle précisé. Pour sa part, la Banque mondiale se réjouit des efforts de la BAD pour accroître le niveau de transparence et d’ouverture des données relatives à l’aide au développement. Axel van Trotsenburg, vice-président pour le financement du développement de la Banque mondiale, ne cache pas sa satisfaction : « Nous sommes ravis qu’ils nous aient rejoints sur AidFlows », affirme-t-il. Pour ce responsable, il ne fait aucun doute que « l’ajout de la BAD à ses contributeurs aidera AidFlows à fournir des renseignements plus détaillés permettant de déterminer où les fonds de l’aide au développement sont dépensés ainsi que d’orienter et de soutenir les décisions politiques». Lancée en 2010, la plateforme AidFlows contient des données détaillées et faciles à lire sur l’aide au développement provenant d’un ensemble de banques multilatérales de développement et de l’OCDE. Elle « permet au public d’accéder aux données concernant l’ensemble des flux de fonds consacrés au développement et versés aux bénéficiaires par divers partenaires de développement », peut-on lire sur le site de la Banque mondiale. L’objectif étant donc de permettre une transparence accrue des fonds consacrés à l’aide au développement. En plus de visualiser combien l’aide au développement est fournie et reçue dans le monde entier, les utilisateurs peuvent aussi sélectionner les pays donateurs et les pays bénéficiaires afin de suivre les sources et les utilisations de financement de l’aide, selon le site consacré à la plateforme. A noter que bien de pays sont inscrits à la fois comme donateurs et bénéficiaires. « Pour tous les pays, deux sources de données différentes aides sont disponibles: les données de l’OCDE montrant l’aide mondiale au développement, et les données de la Banque mondiale sur le financement au développement », précise-t-on. Par ailleurs, les internautes peuvent apprécier les données sur les indicateurs de développement par pays.

Patrick Eric Mampouya : « Le temps de la transparence et de l’alternance est venu »

Patrick Eric Mampouya : « Le temps de la transparence et de l’alternance est venu »

« Le refus de changer la constitution est d’abord et avant tout une volonté de faire respecter les règles et les lois de notre pays », a soutenu Eric Mampouya dans un entretien accordé au journal La Griffe. Ce militant, connu pour son franc-parler, estime que « le non-respect des règles et des lois est la caractéristique principale des républiques bananières et nous ne voulons pas que notre République soit catégorisée comme telle ». A propos de l’actuelle Constitution qu’il reconnaît avoir combattue lors du débat en 2002, Eric Mapouya explique son volte-face en ces termes : « une loi de la République, quand elle est adoptée n’est ni bonne ni mauvaise, elle s’applique à tous, c’est le principe même de la REPUBLIQUE. Une foi adoptée la loi s’applique à tous et même à ceux qui la trouvaient mauvaise ». Ainsi, poursuit-il, « une fois adoptée contre mon gré, elle est devenue Ma constitution puisque c’est la loi de mon pays, la loi fondamentale de Ma République et donc je la défends ». Par ailleurs, « bien qu’imparfaite, et régulièrement violée, cette constitution a remplie au moins un de ses objectifs : la stabilité du pays », ajoute-t-il. Quoi qu’en dise, il assure que le refus de changer la Constitution ne vise pas le départ du président Denis Sassou N’guesso. Et pour cause : « les règles, les lois et les institutions sont plus fortes que les individus, si autre que monsieur Denis Sassou Nguesso voulait violer notre loi fondamentale, notre réaction serait la même », dit-il. Avant de rappeler qu’il n’y a pas si longtemps que ça lui-même avait déclenché la guerre parce que notre président de l’époque ne voulait pas respecter les règles ». Persuadé que le temps du changement est arrivé, Eric Mampouya fait observer qu’ « on peut retarder l’alternance de quelques années au plus, mais elle se fera, c’est une certitude ». A ceux qui soutiennent que le Congo n’est pas le Burkina Faso, ce dernier note que « le Congo n’est pas le Burkina faso, je rajouterais que le Congo n’est pas le Zimbabwe non plus ». Concernant le dialogue politique tant réclamé par l’opposition, il précise que’« il s’agit du dialogue en vue de l’organisation de l’élection la plus importante : l’Élection Présidentiel ». Et que celui-ci « sera différent de tout ce qui s’est déjà fait dans notre pays parce que les acteurs sont plus aguerris et ils savent très précisément ce qu’ils veulent au vu des atermoiements ou des échecs du passé ». A la question de savoir comment il entrevoit l’issue de ce dialogue et l’avenir du pays, si les violons ne s’accordaient pas sur cette question du changement de la constitution ? La réponse est on ne peut plus claire : « Si le dialogue n’aboutit pas pour une raison ou pour une autre, cela voudra dire la politique aura failli et comme toujours dans ce genre de situation c’est la rue qui aura hélas le dernier mot avec tout ce que cela comporte d’incertitudes pour le pays et pour la population. Notre pays qui a déjà beaucoup de retard n’a vraiment pas besoin de ça ». Par contre, assure-t-il, « Si le Président de la République annonce publiquement qu’il ne sera pas candidat à l’élection présidentielle de 2016, la majorité de l’opposition regardera avec bienveillance la question de la modification de la constitution et cela d’autant plus que l’article 86 l’autorise ».