Congo/Suède. Marius Billgobenson, sur les « roots » du jazz

MUSIQUE. Avec « The Spirit Love » son dernier album, l’artiste suédois d’origine congolaise marque ses pas dans ceux des grands noms du jazz. Installé en Suède depuis plusieurs années, l’ethnomusicologue a creusé son sillon petit à petit jusqu’à arriver à inscrire son nom dans les charts américains. Discret mais talentueux, Marius Billgobenson sera à l’affiche ce samedi 25 septembre à Stockholm. Les grands froids de la Scandinavie n’ont pas eu raison de sa voix chaude, chaleureuse et veloutée. Dans les 11 titres qui composent l’album « The Spirit love », Marius Billgobenson vous emporte avec des mélodies qui instaurent une intimité voire une complicité avec les auditeurs. Le saxophone ponctue les chansons et dialogue avec le chanteur. Il lui répond ou accentue ses propos. Chaque chanson interprétée a sa propre identité mélodique mais le fil conducteur reste l’esprit d’amour. « The Spirit Love » est un tableau pictural dans lequel chaque morceau crée son propre univers: tantôt mélancolique, tantôt contemplatif ou complètement optimiste. Un album « world music » Il faut le reconnaître, avec « The Spirit Love » l’expression « Word music » prend tout son sens. Car, Marius Billgobenson mêle habilement la langue anglaise, le français, le lingala et une langue congolaise notamment le lari dans ses compositions. L’artiste s’inspire aussi des traditions musicales des peuples autochtones du Kongo, de la Soul du R’NB tout en usant des percussions africaines. Marius Billgobenson surfe avec les influences occidentales et africaines, pour créer ce jazz fusion. Le samedi 25 septembre, Marius Billgobenson présentera au grand public son nouvel album « The Spirit Love » lors d’un show exceptionnel qui connaîtra des participations exclusives de grands noms du jazz américain. Cet événement sera diffusé à partir de 22h en live sur la chaîne Ziana TV. Dès maintenant, il est possible d’écouter des extraits de l’album « The Spirit Love » sur le site de l’artiste www.billgobenson.com Vouda NGANOU (En partenariat avec Africawebnews)
Le retour en grâce du vinyle dans l'orchestre "Opika Dekula Band" de Stockholm (Suède)

Voici enfin la réalisation impatiemment attendue, d’un des plus beaux fleurons du producteur « Sing A Song Fighter ». En effet, à l’heure du streaming, le vinyle confirme son grand retour dans l’orchestre Dekula Band. Certes, depuis plusieurs années déjà, la musique enregistrée s’est engagée dans la révolution numérique. Un engagement en marche forcée pour le marché de la musique physique qui se doit de trouver sa place dans le monde moderne. En effet, si les disques ne font plus rêver les foules, le vinyle, lui, avec son look délicieusement rétro suscite déjà un engouement discret mais constant chez les passionnés. Dans les deux vinyles de 10 titres en tout, Dekula le leader du groupe est absolument confiant, et son discours ne manque pas de séduction. Les chansons sont marquées irréversiblement par la joliesse sonore et, plus généralement par un esthétique du rythme et de l’expression. Ces deux vinyles, qui ont entre eux de nombreuses affinités, ressortissent à un projet commun : celui de la musique urbaine qui illustre du moins un courant du nouveau afro beat qui prend chaque jour une plus grande importance. L’orsqu’on s’intéresse au cas Dekula Kahanga chef du groupe « Opika Dekula Band » On constate qu’Il a réussi à s’imposer comme un véritable guitariste révélateur. Son apprentissage autodidacte lui a permis d’avoir une approche unique de l’instrument, alliant les effets mélodiques et rythmiques avec une grande musicalité. Ses solos de guitare sont de véritables morceaux à part entière dans les chansons : ils sont tour à tour lyriques, expressifs ou énergiques. Influencé par plusieurs guitaristes de renom, le Maestro Kahanga Dekula qui vit entre Londres Kensington (Grande Bretagne) et Stockholm (Suède) est considéré comme l’un des meilleurs guitaristes contemporains de la musique congolaise moderne. Né le 02 Avril 1962 à Lemera, Province du Sud-Kivu (RD Congo), Alain Kahanga Dekula est un guitariste émérite. Son jeu mêle des influences de Rumba, d’Afro beat, de Rock et de jazz fusion. Mais ses qualités de musicien ne se limitent pas à son jeu de guitare : c’est aussi un compositeur mature aux arrangements innovants (cuivres, synthé, dans un contexte Afro-rock). Il est également très bon chanteur et l’a toujours prouvé, depuis le début de sa carrière solo dans les années 90. En compagnie de ses trois sociétaires Gaby Kababa Nkomba, Göran Persson et Lolo Cissokho, le chef Dekula Kahanga, a apporté brillamment sa contribution guitaristique de manière considérable, successivement dans les orchestres : « Kyalalo Kietu », de l’église catholique « Grand Mike Jazz » de Rachid King, “Bavy National”, « Chamwino Srars » (1983), « Maquis du Zaïre, (Tanzanie1986), “High Life Orchestra” du feu Ahmadu Jah, « Makonde Band » et enfin Dekula Band qui évolue dans son Quartier Général à Stockholm en Suède (baptisé “Little Nairobi/Raila Corner” par l’ex-premier ministre kényan SE Raila Odinga, lors d’un passage mémorable en 2010), dans les pays scandinaves, en Grande Bretagne, en Hollande et partout en Europe. Une rencontre qui avait connu un très vif succès. Clément OSSINONDE