Tunisie: la chorale de Notre-Dame de Carthage, un répit après une année rude pour les Subsahariens
En Tunisie aussi, les préparatifs du Réveillon de Noël vont bon train. À Tunis, une chorale nommée Notre-Dame de Carthage se prépare à animer la messe de Noël. Les choristes viennent essentiellement de pays d’Afrique de l’ouest et centrale. Alors que l’année 2023 a été mouvementée et émaillée de violences à l’encontre de cette communauté en Tunisie, c’est l’occasion pour eux de faire le bilan mais aussi s’offrir un petit répit. Il y a Myriam, la Congolaise. Il y a aussi Nicole, l’Ivoirienne, et Jessy, la Camerounaise. Toutes les trois font partie de la chorale de Notre-Dame de Carthage, unies par leur religion et aussi par leur amour du chant. Jessy Neanedong, étudiante camerounaise, explique : « Étant donné que je faisais déjà de la chorale dans mon pays d’origine, le Cameroun, j’ai écouté la chorale chanter. Et je me suis dit »pourquoi ne pas continuer la chorale ici ». Et c’est à ce moment que j’ai fait la connaissance de Nicole et Myriam »… Lire la suite sur RFI
Afrique/Tunisie. Le pansement de la blessure

IMMIGRATION. L’AMITIE ne se force PAS. Les propos RACISTES du Président tunisien KAIS SAIED à l’égard des SUBSAHARIENS étaient SINCERES. Ce dernier n’a fait qu’exprimer sa VRAIE pensée, il est donc inutile de se faire des accolades HYPOCRITES bien que la bonne intention du Président bissau-guinéen UMARU EMBALO en visite de courtoisie à Tunis soit louable. Sur cette photo le sourire est absent des lèvres du GOBINEAU tunisien. Il faut cesser de s’aventurer sur des terres HOSTILES. Par Nysymb Lascony
Tunisie rapatriement : Une première vague de 135 ressortissants maliens accueilli à Bamako

C’était un ouf de soulagement pour ces Maliens visiblement épuisés de regagner le bercail et de fuir les nombreuses agressions dont ils ont été victimes ces dernières semaines en Tunisie. Selon le président de l’association des étudiants et stagiaires en Tunisie, Ould Saleck BACHIR, il ne fait pas bon d’être noir dans les principales villes en Tunisie. Des subsahariens sont licenciés par leurs patrons ou expulsés de leurs logements par leurs propriétaires. Des jeunes Tunisiens agressent les hommes de couleur en présence de la Police sans qu’elle intervienne. BACHIR s’inquiète surtout du sort des étudiants à deux mois des examens. Pour cet autre étudiant, Mahamadou Diarrisso, il dit avoir été vandalisé par des jeunes Tunisiens et déposé pratiquement de tous ses biens. Ajoutant que la vie en Tunisie est devenue un véritable calvaire par les africains à la peau noire. Le ministre de la Défense et des Anciens Combattants, le colonel Sadio Camara a exprimé toute son indignation et l’inquiétude du gouvernement malien face à cet acte d’une autre époque contre les subsahariens en général et les Maliens en particulier en terre tunisienne. Le ministre CAMARA a souligné que le gouvernement a déploré et condamné cet acte qui n’honore ni les autorités tunisiennes, ni le peuple tunisien. Ainsi, il a salué le travail remarquable du ministère chargé des Maliens établis à l’extérieur et l’Ambassade du Mali en Tunisie pour le travail abattu depuis le déclenchement de cette crise. Le ministre des Maliens établis à l’extérieur, Alhamdou AG ILYENE, a pour sa part remercié le président de la transition, le colonel Assimi GOITA pour son investissement personnel pour que cette opération de rapatriement se passe bien. ‘’ Tout à l’heure, nos ressortissants seront conduits à la maison du migrant. De là-bas, des moyens seront mis à leur disposition pour les permettre de rejoindre dans les meilleures conditions leur ville et village’’, a-t-il précisé. Avant d’ajouter que la liste reste toujours ouverte à l’ambassade pour les Maliens désirants revenir au bercail. Il faut rappeler que la semaine derrière, le ministère des Maliens établis à l’extérieur et celui des affaires étrangères avaient convoqué le chargé des affaires de l’ambassade de la Tunisie au Mali, pour lui signifier que la sécurité des Maliens résidents en Tunisie est une grande préoccupation pour le gouvernement malien et de tout mettre en œuvre pour que cette sécurité soit garantie.
Le colonel Mamadi Doumbouya accueille le second convoi des Guinéens en provenance de Tunisie
Les responsables algériens veulent jeter dehors leur peuple tout comme ils le font avec les subsahariens

TRIBUNE. Du jamais vu, un responsable algérien, en l’occurrence le Ministre de la Jeunesse et des Sport, Sid Ali Khali, s’est fendu, le 22 octobre 2020, dans une déclaration faite lors d’un meeting à Alger à faire fuir tous les fennecs d’Algérie. Intervenant dans le cadre de la campagne référendaire, ce Ministre a déclaré à l’intention des Algériens « Nous allons construire un Etat conforme à la déclaration du 1er Novembre, un Etat démocratique et social dans le cadre des principes de l’islam. Pour la première fois depuis l’indépendance, nous avons constitutionnalisé la Déclaration du 1erNovembre et le Hirak populaire. Et celui qui n’est pas content n’a qu’à changer de pays », insistant même sur l’invitation à « changer de pays » en la répétant à deux reprises. Grave dérapage verbal ! Pis, une provocation inutile de la part de celui qui est censé mobiliser les électeurs pour participer massivement au référendum sur le projet de la révision de la Constitution.Des propos qui ont suscité une vive polémique à laquelle la toile n’a pas tardé à se déchaîner contre ces déclarations scandaleuses en s’en prenant de manière virulente à Sid Ali Khaldi. Ce Ministre algérien devrait savoir qu’on ne s’improvise pas tribun et cela, beaucoup d’hommes politiques algériens devraient le comprendre une fois pour toute. Ces derniers ne maîtrisant pas l’art de l’improvisation dans le discours politique, se tirent une balle à la patte dès qu’ils sont titillés par le désir de titiller l’applaudimètre. La dernière bourde du Ministre de la Jeunesse et des Sports est à inscrire d’ailleurs dans ce registre, sinon comment expliquer qu’il verse dans la négation de l’autre et le discours d’exclusion pour faire la promotion d’un texte qui se veut rassembleur et surtout la pierre angulaire de l’Algérie nouvelle. De son propre gré et en raison de son excès de zèle,Sid Ali Khaldiest un des représentants du pouvoir algérienqui a prouvé à l’opinion publique nationale et internationale qu’il peine à se départir des pratiques et des vieux réflexes du régime, à savoir l’arrogance et le mépris envers ceux qui ne partagent pas l’unanimisme ambiant. Farid Mnebhi.
4è Campagne médicale au profit des ressortissants subsahariens et réfugiés au Maroc les 28 et 29 septembre à Casablanca

La 4e édition de la Journée de consultations médicales gratuites au profit des ressortissants subsahariens et réfugiés au Maroc se tiendra, les 28 et 29 septembre courant à Casablanca, à l’initiative de l’ONG « Bank de solidarité ». Organisée en partenariat avec des médecins exerçant dans les établissements hospitaliers au Maroc et en collaboration avec l’arrondissement Essoukhour Assawda, cette action bénévole offrira près de 600 consultations de médecine générale, indiquent les organisateurs de cette campagne, dans un communiqué. Une conférence-débat sous le thème ‘’Problèmes de l’accès à la santé publique des subsahariens et réfugiés au Maroc’’, donnera le coup d’envoi de cette journée, ont-ils annoncé. Cité dans le communiqué, le président de Bank de solidrité, Gueck Beyeth, estime qu’il est important de sensibiliser les personnes concernées par cette campagne vu que ‘’plusieurs Subsahariens, réfugiés ne sont pas au courant qu’il y a des services sociaux dont ils peuvent bénéficier dans les hôpitaux publics marocains’’. Au programme de cette journée figurent notamment des consultations gratuites et distributions de médicaments sous la supervision des médecins et des pharmaciens Des actions de prévention avec l’association de lutte contre le SIDA (ALCS), des actions de prévention et, sensibilisation avec la ligue Marocaine contre la Tuberculose, outre la sensibilisation aux problèmes de santé et Encouragement à consulter des médecins, sont également prévues par les organisateurs. Ces derniers prévoient en outre une aide médicale au profit des nécessiteux, alors que les personnes souffrant de maladies bénignes pourront bénéficier d’une médication gratuite à la limite des stocks disponibles. Bank de Solidarité est une ONG qui a pour objectif de venir en aide aux laissés pour-compte de la société, tant au niveau national qu’international, et de proposer des actions pouvant faciliter leur réinsertion. Une vingtaine de médecins ont participé à la précédente édition qui s’est déroulée l’année dernière à Marrakech et lors de laquelle plus de 600 consultations de médecine générale ont été dispensées. MAP
Appel à la réconciliation Camerounais-Ivoiriens

Le Maroc, terre d’accueil de nombreux subsahariens venus chercher un avenir, devient un terrain de bataille entre communautés africaines concurrentes qui, par leurs agissements, indisposent une multitude. Nous regrettons amèrement les actes de barbarie qui enflamment depuis quelques jours les communautés camerounaises et ivoiriennes au Maroc et qui secouent non seulement le Royaume mais aussi les deux Etats directement concernés et les nombreux africains résidant au Maroc. Que des jeunes femmes ivoiriennes soient mises à nu et terriblement fouettées par des présumés camerounais mandatés par une camerounaise, cela constitue un acte odieux et abominable, quelle qu’en soit la raison. Le tout serait parti d’une affaire d’argent dû ou exigé en réparation d’un dommage causé. Personne n’oserait y croire. Peut-être une longue histoire qui en porte les germes mortels. Les faits sont là, malheureusement. Nous déplorons les victimes. Que faire ? Une chose est sûre : la brûlure est grave et la tension de la communauté abusée monte. La colère des ivoiriens se fait entendre de tous les horizons… « Rien n’est plus trompeur que le cœur humain. On ne peut pas le guérir, on ne peut rien y comprendre », dit l’Ecriture sainte. La malfaisance humaine a atteint des dimensions jamais soupçonnées et le mal prend de plus en plus racine dans notre milieu humain. La cohabitation semble impossible ; elle est pourtant indispensable à la vocation humaine. Laisser libre cours à la fureur ivoirienne qui veut forcément se faire justice, c’est laisser une double victoire à notre Ennemi, le Satan. C’est pourquoi nous appelons tous, et tous sans exception, à travailler pour la réconciliation. Les Africains résidant au Maroc, les différentes communautés africaines constituées au Maroc, les représentations diplomatiques ivoirienne et camerounaise au Maroc, et bien sûr le Maroc lui-même, sont appelés à travailler ensemble pour freiner cette course qui nous mène à la perte. Entre temps, nous savons que la sécurité marocaine dans son ingéniosité incontestable n’a pas fermé les yeux sur cette affaire inquiétante ; elle n’a sûrement pas croisé les bras. Nous voudrions qu’elle redouble d’effort. Ne nous laissons pas vaincre par le mal, mais soyons vainqueurs du mal par le bien !
Traque à grande échelle et expulsion musclée de subsahariens en Algérie : la communauté internationale s’indigne.

A la suite des arrestations violentes et des expulsions massives de migrants originaires d’Afrique subsaharienne, d’Afrique Centrale, d’Afrique de l’Est et d’Afrique de l’Ouest, la communauté internationale s’est mobilisée pour signifier aux autorités algériennes sa colère et sa révolte face à ce comportement inhumain. Cette chasse aux subsahariens, qui bafoue les valeurs élémentaires des Droits de l’Homme, continue de soulever un véritable tollé en Europe, en Amérique, en Asie et en Afrique, comme elle a également provoqué l’indignation normale de la presse écrite, télévisuelle et électronique à travers le monde, sans oublier de mentionner celle des ONG’s, associations et personnalités versées dans la défense des Droits de l’Homme. Ainsi, « Human Rights Watch » a-t’elle vivement condamné ces expulsions sommaires tous azimuts, rappelant aux responsables algériens les engagements internationaux de leur pays, particulièrement la Convention de 1951 sur le statut des réfugiés et son Protocole de 1967. D’ailleurs, Madame Sarah Leah Whitson, Directrice Moyen-Orient et Afrique de cette organisation, a émis une sévère mise garde à l’Algérie sur toute tentative de violation des droits de ces réfugiés. Les ONG’s Médecins Sans Frontières, Collectif des Communautés Subsahariennes au Maroc, Haut Conseil des Acteurs Non-Etatiques gabonais, Réseau des Organisations de la Société pour l’Economie Verte en Afrique Centrale, Conseil Supérieur de la Diaspora Malienne, Horizon Sans Frontières, Association de Promotion des Libertés Fondamentales et bien d’autres, ont condamné avec la plus grande fermeté ces déportations en masse intervenues dans des conditions inhumaines et dégradantes. Toutes ces ONG’s ont appelé l’Union Africaine, la Communauté Economique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) et la Communauté Économique des États de l’Afrique Centrale (CEEAC) à se prononcer sur cette situation dramatique. L’Algérie n’en est d’ailleurs pas à son coup d’essai ! Je rappellerai les expulsions massives de 2004, 2010 et 2016 ; des expulsions qui portent préjudice à l’idéale d’unité africaine que cherchent à bâtir les dirigeants africains et qui sont intervenues alors que l’Algérie organisait le Forum Africain d’Investissements et d’Affaires qui fut un échec total. Les expulsions d’Algérie de migrants subsahariens ont fait et continuent de faire les gros titres de la presse internationale, notamment africaine où elles ont été dénoncées avec virulence. Même le parti algérien d’opposition, le Rassemblement pour la Culture et la Démocratie (RCD), a stigmatisé le traitement infligé aux migrants subsahariens. Cette traque cruelle de subsahariens pourrait trouver son explication dans la situation explosive que vit l’Algérie, sur les plans politique, économique et social. En effet, la forte baisse du cours des hydrocarbures a très négativement impacté les équilibres financiers de l’Etat algérien et provoqué l’épuisement du Fonds de Régulation des Recettes (FFR) et des réserves de change. Un tel environnement financier défavorable, dont les perspectives d’amélioration restent pessimistes, du moins à cours terme, affecte le pouvoir d’achat des Algériens, augmente l’inflation, diminue les commandes publiques, entraîne des licenciements et accroit le nombre de chômeurs. C’est pourquoi les autorités algériennes, dans une tentative désespérée de désamorcer la crise en cours, se sont attelées à désigner à la population des boucs émissaires pour détourner leur attention des autres grands problèmes de la société algérienne Les subsahariens ont malheureusement fait les frais de cette politique populiste et raciste. Avec ces expulsions incompréhensibles de migrants subsahariens, déjà empêtrés dans une détresse sans fond, et avec l’annonce du récent décès en détention du journaliste bloggeur Mohamed Tamalt après plus de 03 mois de grève de la faim et condamné à 02 ans de prison pour avoir diffusé sur sa page facebook un poème contenant des vers offensant le Président Bouteflika, l’Algérie vient, une nouvelle fois, de s’illustrer sinistrement sur le registre des Droits de l’Homme. Ces déportations inhumaines de subsahariens viennent définitivement d’écrire une page sombre de l’Histoire de ce pays, qui, si je me souviens, fait partie du continent Africain.