Banque mondiale : 100 millions de dollars de financements concessionnels pour transformer la mobilité urbaine à Dakar et dans les villes secondaires

Banque mondiale : 100 millions de dollars de financements concessionnels pour transformer la mobilité urbaine à Dakar et dans les villes secondaires

La Banque mondiale a approuvé un financement concessionnel de 100 millions de dollars par l’intermédiaire de l’Association internationale de développement (IDA) pour soutenir la transformation de la mobilité urbaine au Sénégal dans l’agglomération de Dakar. Le Projet de mobilité urbaine durable à Dakar représente la première phase d’un programme global soutenant l’engagement du pays en faveur du développement territorial et de la croissance durable. Le projet mettra en place un système de transport intégré reliant le réseau express d’autobus (BRT) et le train express régional (TER) à des réseaux de bus restructurés, tout en structurant et professionnalisant les opérateurs de transport informels et en améliorant la gestion du trafic dans l’ensemble de la zone métropolitaine. Le projet appuiera également les études préparatoires pertinentes pour la mise en place d’une deuxième ligne de réseau express d’autobus et d’infrastructures essentielles pour la mobilité urbaine dans les villes secondaires. « Cette opération témoigne de l’engagement ferme du Groupe de la Banque mondiale à soutenir la trajectoire de développement du Sénégal, telle qu’elle est décrite dans la Vision 2050. En transformant la mobilité urbaine à Dakar, ce projet ouvrira des perspectives économiques à 3,8 millions de personnes tout en permettant à des milliers de travailleurs du secteur informel de trouver un emploi structuré bénéficiant d’une protection sociale et de meilleurs parcours professionnels, explique Keiko Miwa, directrice de la division Sénégal de la Banque mondiale. Grâce à des partenariats public-privé stratégiques, cette initiative soutient la vision du gouvernement d’une croissance inclusive en mettant en place des systèmes de transport intégrés qui améliorent le développement territorial et renforcent la connectivité entre Dakar et les pôles économiques régionaux. » L’approche technique est centrée sur la restructuration des lignes de bus prioritaires en un réseau hiérarchique qui s’intègre aux systèmes de transport en commun existants. La professionnalisation des opérateurs informels par le biais de programmes structurés de formation et de renouvellement du parc porte à la fois sur la qualité du service et l’inclusion économique. L’initiative intègre des normes de résilience climatique dans la conception des infrastructures, y compris des systèmes de drainage améliorés et des solutions fondées sur la nature pour faire face aux risques d’inondation. Le déploiement d’autobus à faibles émissions sur les corridors prioritaires, combiné à l’amélioration systématique de la gestion de la circulation, soutiendra la transition du Sénégal vers un développement urbain durable tout en réduisant l’empreinte environnementale du secteur des transports, conformément aux objectifs de croissance verte du pays. L’opération réduira considérablement la durée des trajets sur les principaux corridors tout en jetant les bases des phases futures du développement de la mobilité urbaine, y compris l’extension potentielle à des pôles régionaux et à des corridors de transport en commun supplémentaires. BM

Sénégal. Le président Faye inaugure une usine de transformation d’oignon à Ross-Béthio

Sénégal. Le président Faye inaugure une usine de transformation d’oignon à Ross-Béthio

Le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a procédé, vendredi matin, à l’inauguration officielle d’une usine de transformation d’oignon à Ross-Béthio, un projet réalisé grâce au groupe “Saf Ingrédients”, a constaté l’APS. “Je me réjouis particulièrement de ce projet qui a été conduit dans une très belle synergie par des investisseurs étrangers et le secteur privé national”, a déclaré Bassirou Diomaye Faye, en marge de la cérémonie d’inauguration. Selon le  chef de l’État, “les promoteurs de ce projet sont à féliciter? particulièrement en ce que [cette initiative constitue] un chaînon qui manquait entre les producteurs et l’industrie agro-alimentaire, par la transformation des produits issus de l’agriculture, dans une logique de contractualisation qui assure aux producteurs des revenus stables pour être en confort auprès des banques”. “Ce projet, au-delà des emplois qu’il crée, nous conforte dans cette idée que l’industrialisation reste la clé pour davantage développer l’agriculture qui est le fer de lance de notre économie”, a-t-il dit au cours de son allocution. Cette unité industrielle a été réalisée avec la contribution de la Société financière internationale (SFI), filiale de la Banque mondiale dédiée au secteur privé, pour un financement de 22 milliards de francs CFA. Les ministres Mabouba Diagne (Agriculture, Souveraineté alimentaire et Elevage), Serigne Guèye Diop (Industrie commerce), ainsi que leurs homologues Ibrahima Sy (Santé et Action sociale) et Balla Moussa Fofana ( Urbanisme, Collectivités territoriales et Aménagement des territoires) font partie de la délégation accompagnant le président de la République dans cette tournée dans la zone nord du Sénégal. Le nouveau casier rizicole de Diama, financé par la Banque arabe pour le développement économique en Afrique (BADEA), est la dernière étape de cette tournée économique du président de la République. APS

Festival Nollywood Week : Aïssa Maïga, ambassadrice officielle de l’édition 2025

Festival Nollywood Week : Aïssa Maïga, ambassadrice officielle de l’édition 2025

Une figure engagée du cinéma et de la diversité à l’écran L’actrice, réalisatrice originaire du Sénégal et du Mali, Aïssa Maïga, sera l’ambassadrice officielle de la prochaine édition du festival Nollywood Week qui se tiendra au Cinéma l’Arlequin à Paris du 7 au 11 mai 2025. « Figure emblématique du cinéma français et engagée dans la promotion de la diversité et de la représentation des talents noirs à l’écran, Aïssa Maïga incarne parfaitement les valeurs portées par la Nollywood Week », souligne le festival dans un communiqué parvenu à notre rédaction. Et d’ajouter: son parcours international et son engagement pour une industrie cinématographique plus inclusive font d’elle une voix forte pour soutenir et célébrer l’essor du cinéma nigérian et africain dans son ensemble. Aïssa Maïga, citée dans le communiqué, déclare: « c’est un honneur d’être l’ambassadrice de la Nollywood Week 2025. Nollywood est une industrie similaire dynamique qui inspire le monde entier. Ce festival est une opportunité unique de mettre en lumière les talents nigérians et de créer des ponts entre les cinémas du continent africain et le cinéma français ». Rendez-vous incontournable pour découvrir le meilleur du cinéma nigérian et africain, la Nollywood Week favorise les échanges entre cinéastes, acteurs, distributeurs et spectateurs passionnés, rappelle l’équipe d’organisation qui promet, cette année, une programmation riche avec un grand nombre d’avant-premières mondiales, de master-classes et de rencontres professionnelles. Soulignons, à ce propos, que la programmation de la Nollywood Week est composée de longs-métrages, de courts-métrages et de séries télévisées et que cette année ce sont 30 films de 8 nationalités différentes qui pourront découvrir le public parisien pendant ces 5 jours de fête. Patricia Engali

Afrique, mémoires d’un continent : RFI braque ses projecteurs sur les grands fleuves qui racontent l’histoire de l’Afrique

Afrique, mémoires d’un continent : RFI braque ses projecteurs sur les grands fleuves qui racontent l’histoire de l’Afrique

Du 6 au 27 avril dans « Afrique, mémoires d’un continent », RFI propose une série de 4 émissions qui mettent en lumière les grands fleuves d’Afrique, ces témoins incontournables de l’histoire du continent. De l’Égypte ancienne avec le Nil à la majesté du Congo, en passant par le fleuve Niger et le Sénégal, ces fleuves ont façonné civilisations et cultures au fil des siècles, et ont permis le développement de l’agriculture, du commerce et de la navigation. Elgas, accompagné de spécialistes et universitaires, propose une immersion dans l’âme de l’Afrique à travers ses géants emblématiques. Dimanche 6 avril : Le Nil, source de civilisations et de tensions En irrigant les terres fertiles de l’Égypte, du Soudan ou encore de l’Ethiopie, le Nil a traversé des millénaires d’histoire permettant l’émergence de l’une des civilisations les plus emblématiques de l’Antiquité. Source de vie, il a façonné la culture, la religion et l’économie de la région. Et fait l’objet de convoitises et de rivalités. Invités : David Blanchon, professeur de géographie à l’Université de Paris Nanterre et Leila Oulkebous, doctorante et chargée d’enseignement ATER en géographie à l’université de La Rochelle. Dimanche 13 avril : Le fleuve Congo, cœur indomptable de l’Afrique Deuxième plus long fleuve d’Afrique, le Congo joue, en traversant le cœur du continent, un rôle crucial dans le développement économique, les échanges commerciaux, la diversité culturelle de l’Afrique centrale. Il est aussi emblématique des tracés frontaliers coloniaux et charrie un imaginaire pluriel. Invités : Clémence Auzary, doctorante en géographie et Stévio Ulrich Baral-Angui, historien à l’Université Marien N’Gouabi (Congo-Brazzaville) Dimanche 20 avril : Le fleuve Niger, artère intemporelle de l’Afrique Long de plus de 4 000 kilomètres le fleuve Niger, le Djoliba en mandingue, traverse des paysages variés et a été un pilier essentiel pour les civilisations d’Afrique de l’Ouest, facilitant les échanges commerciaux et nourrissant les cultures qui se sont épanouies autour de ses eaux. Invités : Gil Mahe, hydroclimatologue, directeur de recherches à l’IRD, et Bernard Surugue, directeur de recherche à l’IRD. Dimanche 27 avril : Fleuve Sénégal, sur les rives du passé Frontière naturelle entre le Sénégal et la Mauritanie, le fleuve Sénégal est une source de vie pour les populations qu’il traverse depuis des siècles. Il a joué un rôle majeur dans le développement des civilisations d’Afrique de l’Ouest, en facilitant les échanges commerciaux et en soutenant l’agriculture et la pêche tout au long de ses 1800 kilomètres. Invités : Olivier Ruë, est un géographe spécialisé dans les zones littorales et docteur de l’Université Paris-Sud Orsay et Alioune Deme, archéologue et professeur à l’Université Cheick Anta Diop de Dakar. A propos d’Afrique mémoire d’un continent   Afrique, mémoires d’un continent explore l’histoire à travers les siècles et jusqu’à aujourd’hui. Autour d’Elgas, historiens, universitaires et spécialistes expliquent et racontent, sans tabous et à rebours des clichés, comment le passé éclaire le présent.

Sénégal: Conseil des Ministre du mercredi 12 mars 2025

Sénégal: Conseil des Ministre du mercredi 12 mars 2025

Le Chef de l’Etat, Son Excellence, Monsieur Bassirou Diomaye Diakhar FAYE a présidé, ce mercredi 12 mars 2025, la réunion hebdomadaire du Conseil des Ministres, au Palais de la République. A l’entame de sa communication, le Président de la République a adressé ses condoléances les plus attristées au Ministre des Finances et du Budget, suite au décès de Monsieur Abdou DIOUF, Directeur général du Budget, nommé le 22 janvier 2025 en Conseil des Ministres. Abdou DIOUF fut un brillant Inspecteur du Trésor dont la compétence, le professionnalisme et le sens de l’Etat sont unanimement salués. Qu’Allah l’accueille dans son Paradis éternel. Le Chef de l’Etat est revenu sur les enseignements et recommandations de la semaine nationale de la femme. Il a adressé ses chaleureuses félicitations au Ministre de la Famille et des Solidarités pour l’excellente organisation et le succès de l’évènement qui a été clôturé par la mobilisation des représentantes de toutes les femmes du Sénégal à Dakar, au Grand Théâtre national, le 08 mars 2025. Il a demandé au Ministre de la Famille et des Solidarités de faire l’évaluation des doléances des femmes de chaque région et de proposer un plan national d’action consolidé pour améliorer la condition de la femme. La culture de l’excellence et de la performance est un principe directeur de la mise en œuvre de l’Agenda national de Transformation. C’est pourquoi le Président de la République a décidé de la création, par décret, d’une distinction dénommée « Médaille Gaïndé de la performance » destinée à récompenser les citoyens sénégalais qui ont accompli des exploits et réussites majeurs ayant contribué, de façon décisive, au progrès et au rayonnement du Sénégal. Cette médaille sanctionne les performances réalisées dans les domaines académiques, de la santé, de la sécurité, de la défense, de la technologie, des arts, de la culture, des sports, de l’agriculture, de l’économie, de la diplomatie, de l’environnement, de l’innovation, de la résilience administrative, de l’initiative citoyenne à fort impact entre autres. Elle est décernée à toute personne de nationalité sénégalaise remplissant les conditions édictées et, à titre exceptionnel, à toute personne ayant joué un rôle majeur dans la réalisation de la performance. La transparence dans la gouvernance des ressources naturelles demeure une exigence prioritaire de l’Etat. Dans ce sillage, le Chef de l’Etat a rappelé son attachement au bon fonctionnement du Comité national de l’Initiative pour la Transparence dans les Industries extractives (ITIE Sénégal) et au renforcement permanent de ses moyens d’intervention dans le cadre de l’exécution de ses missions. Il a demandé au Ministre des Finances et du Budget, au Ministre de l’Energie, du Pétrole et des Mines et au Ministre de l’Environnement et de la Transition écologique, de prendre toutes les mesures requises, en relation avec ITIE Sénégal, en vue de satisfaire aux nouvelles exigences de la norme ITIE 2023 en perspective de la prochaine validation du Sénégal dont le démarrage est prévu en juillet 2025. Il a, en outre, indiqué au Gouvernement, la nécessité d’accentuer la transparence dans la divulgation des données économiques et financières relatives à l’exploitation des ressources minières, pétrolières et gazières, et d’améliorer la mobilisation des recettes issues de l’exploitation du patrimoine minier et pétrolier. A ce titre, il a rappelé l’impératif d’actualiser le système de recouvrement des recettes collectées par l’Etat dans le cadre de l’exploitation des ressources minières et pétrolières et a insisté sur la nécessité d’assurer la publication régulière du registre des bénéficiaires effectifs ainsi que des audits des contrats miniers et pétroliers, des impôts, et des coûts finaux des entreprises. Le Président de la République a souligné l’importance de veiller à la gestion optimale des impacts environnementaux et sociaux de l’exploitation minière et pétrolière sur le bien être des populations. Il a, à ce sujet, demandé au Ministre des Finances et du Budget, au Ministre de l’Energie, du Pétrole et des Mines et au Ministre de l’Environnement et de la Transition écologique, en relation avec le Ministre en charge des Collectivités territoriales, de faire la situation, depuis leur création, des fonds miniers d’appui et de péréquation des collectivités territoriales, ainsi que du fonds de réhabilitation des sites miniers. Il a chargé les Ministres impliqués de tenir, sous leur présidence effective, des revues sectorielles avec le Comité national ITIE afin de mieux préparer le processus de validation du Sénégal et d’informer les citoyens et l’ensemble des parties prenantes sur la gouvernance du secteur extractif. Il a, d’ailleurs, invité le Ministre des Finances et du Budget à faire une communication mensuelle en Conseil des Ministres sur la situation du Fonds intergénérationnel et du Fonds de stabilisation prévus par la loi portant répartition et encadrement de la gestion des recettes issues de l’exploitation des hydrocarbures. La Vision « Sénégal 2050 » accorde une importance primordiale à l’accélération de l’industrialisation du pays à travers la restructuration et le développement de plusieurs filières prioritaires telles que la pétrochimie, les phosphates, l’horticulture et le tourisme. Il s’agit de bâtir une économie attractive et robuste orientée vers la valorisation endogène de nos potentialités et ressources naturelles et fortement créatrice d’emplois décents. Le Chef de l’Etat a demandé aux Ministres en charge de l’Economie et de l’Industrie, en liaison avec l’APIX, d’évaluer les zones économiques spéciales et les agropoles créés, en termes d’entreprises installées, d’investissements et d’innovations technologiques réalisés, de facilités (administratives, fiscales, foncières…) accordées par l’Etat, d’emplois créés et de contribution à la promotion des exportations et au dynamisme des Pôles territoires. Avec la montée en puissance soutenue de la politique d’industrialisation, le Président de la République a, enfin, indiqué au Premier Ministre la nécessité de veiller à la cohérence des interventions et à la mutualisation des moyens de l’Agence chargée de la Promotion des Investissements et des Grands travaux (APIX), de l’Agence sénégalaise de Promotion des Exportations (ASEPEX), de l’Agence sénégalaise de Promotion des Sites industriels (APROSI), de l’Agence sénégalaise pour la Propriété industrielle et l’Innovation technologique (ASPIT) et du Programme national de Développement des Agropoles. Dans sa communication, le Premier Ministre a fait part au Conseil de l’état d’avancement

Sénégal: Conseil des Ministres du mercredi 26 février 2025

Sénégal: Conseil des Ministres du mercredi 26 février 2025

Le Chef de l’Etat, Son Excellence, Monsieur Bassirou Diomaye Diakhar FAYE a présidé, ce mercredi 26 février 2025, la réunion hebdomadaire du Conseil des Ministres, au Palais de la République. Dans le contexte de l’avènement du mois béni de Ramadan, le Président de la République a rappelé au Gouvernement, l’impératif d’assurer sur l’étendue du territoire national, l’approvisionnement correct des marchés en denrées et produits essentiels aux prix officiels fixés. En cette période particulière de dévotion et de ferveur religieuse, il a prié pour un Sénégal de paix, de prospérité et de solidarité et adressé ses chaleureuses félicitations et ses meilleurs vœux à la Oummah Islamique. Il a adressé ses félicitations à l’Evêque de Thiès, Monseigneur André GUEYE, nommé Archevêque de Dakar. Il a informé le Conseil qu’il procédera, le jeudi 27 février 2025, à l’inauguration du Musée dédié au Prophète Mouhammad (PSL). Le Chef de l’Etat a abordé la question de la paix et du développement de la région naturelle de Casamance. Il a saisi cette occasion pour saluer les efforts consentis par l’Etat afin de parvenir à la signature, à Bissau, le dimanche 23 février 2025, d’un accord de paix durable en Casamance. Il a remercié le Président de la République de Guinée Bissau, Son Excellence Umaro Sissoco EMBALO, pour son rôle déterminant de facilitateur et félicité le Premier Ministre Ousmane SONKO, pour le travail remarquable accompli dans le cadre de la réconciliation, de la paix et de la stabilité en Casamance. Il a réitéré son ouverture et sa disponibilité à œuvrer avec toutes les parties prenantes en vue d’asseoir une paix durable et la relance rapide des activités économiques et sociales en Casamance, indispensables à l’amélioration du bien-être des populations. Le nouveau plan intégré de développement durable de la Casamance dit « Plan Diomaye pour la Casamance » permettra alors, avec la paix retrouvée, de développer le pôle-territoire économique Casamance conformément à la vision d’un Sénégal souverain, juste et prospère. Par ailleurs, le Président de la République a demandé au Ministre en charge des Collectivités territoriales d’engager un dialogue constructif avec les acteurs territoriaux de chacun des huit (8) pôles identifiés afin de mieux conduire le déploiement de cette réforme visant la transformation économique inclusive de nos territoires. Le Chef de l’Etat est revenu sur la 9ème édition de la Journée nationale de l’Elevage qu’il a présidée, le samedi 22 février 2025 à Kaolack, précédée par la cérémonie de lancement, la veille à Koungheul, du Projet de Mobilisation des Ressources en Eau du Bassin versant du Nianijia Bolong (PROMOREN). Il a remercié et félicité les autorités administratives, les élus locaux ainsi que les populations de Koungheul, Kaffrine, Kaolack et Fatick, pour leur accueil chaleureux et leur mobilisation exceptionnelle. Il a félicité le Gouvernement, notamment le Ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement, le Ministre de l’Agriculture, de la Souveraineté alimentaire et de l’Elevage, le Secrétaire d’Etat aux Coopératives et à l’Encadrement paysan pour la parfaite organisation des manifestations. Il a aussi adressé ses chaleureuses félicitations à tous les éleveurs du Sénégal au regard de leur contribution remarquable à la politique de souveraineté alimentaire et au développement économique et social du pays. Dès lors, il a indiqué au Gouvernement la nécessité de prendre en charge les doléances récurrentes formulées, sous forme de plan d’action, par les éleveurs et autres opérateurs du secteur de l’élevage et des productions animales, lors de cette importante journée de dialogue sectoriel sur la situation et l’avenir de l’élevage au Sénégal. Dans la même lancée, le Président de la République a rappelé au Premier Ministre l’urgence de tenir avec toutes les parties prenantes, des concertations nationales devant aboutir à des solutions opérationnelles face à la lancinante question du vol de bétail. Il a instruit également le Premier Ministre à veiller à la finalisation, avant fin juin 2025, de tous les textes d’application du Code pastoral, en cohérence avec l’évaluation et l’actualisation de la loi d’orientation agrosylvopastorale. Il a invité, en outre, le Gouvernement à finaliser les études relatives au foncier pastoral, à renforcer les politiques d’amélioration génétique du cheptel et à optimiser les financements du secteur en impliquant les éleveurs, les opérateurs et les coopératives. Pour clore ce chapitre, il a demandé au Ministre en charge de l’élevage de faire le point, tous les trimestres, sur l’état d’exécution du plan d’action issu des recommandations de la 9ème Journée nationale de l’élevage. Le Chef de l’Etat a évoqué le lancement du « New Deal technologique » qu’il a présidé, le lundi 24 février 2025. La mise en œuvre optimale de cette stratégie phare de l’Agenda national de Transformation va renforcer la souveraineté numérique du Sénégal, la digitalisation des services publics, l’expansion de l’économie numérique et le positionnement international de notre pays dans le développement des technologies de l’information et de la communication. Il a félicité le Ministre de la Communication, des Télécommunications et du Numérique, et l’ensemble des acteurs de l’écosystème du numérique pour l’élaboration inclusive et collaborative des programmes et projets fondamentaux visant la transformation numérique du Sénégal. Il a souligné, dans la même dynamique, l’importance de consolider les partenariats entre l’Etat et les secteurs privés national et international afin de faciliter l’accès universel à Internet, de développer les start-up et la formation professionnelle dans le secteur du numérique. Il a demandé au Ministre en charge du Numérique de promouvoir avec les Ministres concernés (éducation, enseignement supérieur et formation professionnelle), l’éducation populaire au numérique et le renforcement des capacités et compétences en la matière. Il a indiqué, également, l’importance de faire de l’Université virtuelle du Sénégal Cheikh Hamidou KANE, le socle et l’emblème du « New Deal technologique ». Le Président de la République a rappelé l’urgence d’assurer la cohérence et l’interopérabilité des systèmes d’information de l’Etat, ainsi que la mise en place d’une infrastructure publique numérique performante et résiliente avec une maitrise optimale du cyberespace et des données nationales dont l’hébergement doit être assuré au Sénégal. D’où, la priorité à accorder aux projets concernant le cloud souverain, l’identité numérique unique et la numérisation du

Sénégal: Conseil des ministres du mercredi 05 février 2025

Sénégal: Conseil des ministres du mercredi 05 février 2025

Le Chef de l’Etat, Son Excellence, Monsieur Bassirou Diomaye Diakhar FAYE a présidé, ce mercredi 05 février 2025, la réunion hebdomadaire du Conseil des Ministres, au Palais de la République. A l’entame de sa communication, le Président de la République a remercié les populations qui se sont mobilisées lors de la 9ème édition des Journées « Setal Sunu Réew ». Il a ensuite demandé au Gouvernement de procéder à une évaluation générale de la mise en œuvre du concept « Setal Sunu Réew » et de son appropriation durable par les populations. Il convient notamment d’intégrer davantage les cibles scolaires prioritaires, les élèves (des écoles et daara), mais également les conseils et associations de quartier soutenus par la mobilisation permanente des structures et services publics tels que la SONAGED et de toutes les bonnes volontés. Le Sénégal doit promouvoir une culture de propreté et de préservation du cadre de vie. Dès lors, le Président de la République a demandé au Premier Ministre de lui proposer un nouveau format de la Journée nationale de mobilisation citoyenne qui sera lancé lors des festivités du 04 avril 2025, marquant le 65ème anniversaire de l’accession du Sénégal à la souveraineté internationale. Ce nouveau format d’engagement citoyen doit constituer un axe majeur du Programme national de Promotion de la Citoyenneté placé sous la coordination du Premier Ministre. Le Chef de l’Etat a abordé la problématique du rôle de l’enseignant et de l’école dans le renforcement de la citoyenneté et de la construction nationale. La matérialisation de la vision d’un Sénégal souverain, juste et prospère repose sur un engagement patriotique exemplaire en particulier dans l’espace scolaire. Il a demandé au Ministre de l’Education nationale et au Ministre de la Formation professionnelle et technique de travailler avec tous les acteurs de la communauté éducative et le Ministère des Forces armées pour renforcer l’instruction civique dans les curricula et la vulgarisation des valeurs de discipline, de solidarité et d’excellence dans le système éducatif. Il a exhorté le Gouvernement à veiller au fonctionnement optimal des établissements scolaires et au renforcement permanent de l’encadrement des élèves et apprenants dans le contexte du développement du numérique et de l’Intelligence artificielle. Le Président de la République a rendu un hommage particulier à toutes les générations d’enseignants qui ont œuvré sans relâche pour asseoir la formation de qualité des élèves et contribuer au rayonnement de notre système éducatif. Il a magnifié le rôle primordial et la place fondamentale des enseignants dans la valorisation du capital humain national. La Nation reconnaissante, va d’ailleurs organiser, le 06 février 2025, sous l’égide du Ministère de l’Education nationale, la cérémonie de remise du Grand Prix du Chef de l’Etat pour l’Enseignant que le Président de la République présidera. Le Chef de l’Etat a saisi l’occasion de ce Conseil pour saluer le travail remarquable des hommes de Lettres ainsi que la vitalité de la production littéraire nationale dans tous les domaines. Ce qui constitue un patrimoine inestimable pour le Sénégal. En sa qualité de Premier protecteur des Arts et des Lettres du Sénégal, il a rappelé au Gouvernement l’impératif de promouvoir le livre et la lecture dans le système éducatif et dans l’enseignement supérieur. A cet effet, il a demandé au Ministre de la Jeunesse, des Sports et de la Culture et au Secrétaire d’Etat à la Culture, en relation avec les Ministres en charge de l’Education nationale, de la Formation professionnelle et technique, de l’Enseignement supérieur, des Collectivités territoriales, de la Communication et du Numérique, d’accentuer les efforts en matière de promotion du livre et de la lecture, notamment des publications nationales et africaines. Il a aussi indiqué l’urgence de restructurer et de renforcer le Fonds d’aide à l’édition et de développer une politique innovante de modernisation des bibliothèques et salles de lecture dans les établissements scolaires, universitaires et d’enseignement supérieur, à la lumière des opportunités et innovations du numérique favorisant l’essor du livre numérique. Il a, par ailleurs, invité le Ministre en charge de la Culture à mobiliser l’assistance et les partenariats nécessaires afin de mieux accompagner les associations d’écrivains. Ces organisations, d’utilité publique, doivent être davantage impliquées dans la mise en œuvre des politiques publiques notamment celles culturelles relevant de l’Agenda national de Transformation à l’horizon 2050. Il a demandé au Ministre et au Secrétaire d’Etat en charge de la Culture de préparer, avec l’ensemble des hommes de Lettres du Sénégal, l’organisation, en fin juin 2025, d’un Forum national sur le livre et la lecture avec la participation de toutes les parties prenantes. L’ancrage de l’économie sociale et solidaire dans la vie nationale demeure un facteur de mobilisation des populations et un puissant catalyseur de succès dans la mise en œuvre des politiques publiques. C’est dire que la politique nationale en la matière doit favoriser la transformation des systèmes de production et de financement mais également l’intensification de la création d’activités génératrices de revenus et d’emplois durables et décents dans toutes les localités du pays. A cet effet, le Président de la République a invité le Premier Ministre à tenir, d’ici fin mars 2025, un Conseil interministériel sur l’économie sociale et solidaire afin de proposer une nouvelle feuille de route ambitieuse. Il a aussi indiqué au Ministre de la Microfinance et de l’Economie sociale et solidaire, la nécessité de poursuivre les actions visant l’accélération des procédures d’obtention des agréments. Les réformes pour le développement des coopératives agricoles et paysannes initiées par le Ministre de l’Agriculture et le Secrétaire d’Etat chargé des organisations paysannes doivent aussi être soutenues. Enfin, le Chef de l’Etat a félicité le Premier Ministre, le Ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement et l’ensemble du Gouvernement pour toutes les diligences accomplies ayant permis le lancement, le lundi 3 février 2025, à Fass Touré, dans le département de Kébémer, de la phase 2 de l’important projet d’approvisionnement en eau potable en milieu rural. Dans sa communication, le Premier Ministre a informé le Conseil de la finalisation d’une étape essentielle des travaux de mise en œuvre opérationnelle de l’Agenda Sénégal 2050, à savoir l’élaboration

Sénégal/Transport de gaz naturel : le coût du projet évalué à 650 milliards CFA

Sénégal/Transport de gaz naturel : le coût du projet évalué à 650 milliards CFA

Le coût global du projet sénégalais de transport de gaz naturel par canalisation est estimé à environ 650 milliards de francs CFA, a-t-on appris du directeur général du Réseau gazier du Sénégal, Pape Momar Lô. « L’estimation globale du coût du projet du réseau sur les 400 km et environs est de six cents cinquante milliards de FCFA », soit environ un milliard d’euros, a-t-il déclaré au cours d’un point de presse. Cette rencontre avec les journalistes fait suite à la signature d’un protocole d’accord entre APIX SA (agence chargée des investissements et des grands travaux) et le Réseau gazier du Sénégal (RGS), portant sur le projet de transport de gaz naturel par canalisation au Sénégal. « Le premier segment en cours de passation de marché concerne environ deux cents milliards de FCFA, et d’autres segments démarreront leur mise en œuvre au courant de l’année 2025 », a-t-il indiqué. Le protocole d’accord liant l’APIX SA et le Réseau gazier du Sénégal vise « à faciliter la libération des emprises nécessaires à la construction de segments de gazoduc », a fait savoir Bakary Séga Bathily, directeur général de l’agence chargée de la promotion des investissements et des grands travaux. « Il s’agit d’un partenariat stratégique visant à sécuriser les terrains concernés, assurant ainsi une exécution fluide des projets d’infrastructures gazières », a précisé M. Bathily. Selon lui, « cet accord reflète l’importance de la collaboration entre les deux entités pour relever les défis liés à l’expropriation et à la gestion foncière ». « En collaboration avec l’APIX, nous nous engageons à dialoguer avec les communautés impactées et à limiter les perturbations environnementales », a-t-il assuré. Il note que ce réseau devrait permettre d’améliorer « l’accès des populations à une énergie fiable, tout en renforçant la souveraineté énergétique du pays ». »En substituant le fuel et le charbon par du gaz naturel dans les centrales électriques, cette initiative permettra de réduire significativement les coûts énergétiques et les émissions de CO₂ avec une diminution prévue de 30 millions de tonnes d’ici 2050 », a-t-il souligné. D’après Pape Momar Lô, ce protocole d’accord « symbolise un engagement collectif à construire un avenir meilleur pour nos concitoyens et à positionner le Sénégal parmi les nations innovantes et audacieuses ». Le préfet de Saint-Louis, Abou Sow, a invité l’APIX au respect des standards de l’organisation des familles au Sénégal. « Pour la réinstallation des familles, nous prenons souvent des standards qui ne respectent pas l’organisation de nos familles », a-t-il dit. « Quand vous prenez une concession d’une famille qui a construit sa maison depuis 1970 pour 6 à 7 frères et sœurs, si vous voulez les déplacer en construisant une seule maison avec 7 pièces et un salon, il y aura des problèmes », a-t-il ajouté. Il dit compter, à ce sujet, sur l’expertise et l’expérience de l’APIX, exhortant les populations à « s’approprier nos projets nationaux ». « Les parts sont bien faites mais à l’application, souvent les problèmes peuvent se poser », a-t-il fait savoir. APS