CAN 2025: Sadio Mané permet au Sénégal de décrocher son ticket pour la finale

L’équipe nationale de football du Sénégal s’est qualifiée pour la finale. Ce mercredi 14 janvier, au Grand Stade de Tangier, Sadio Mané a permis à ses coéquipiers de décrocher leur ticket pour la finale de la TotalEnergies CAF Coupe d’Afrique des nations, Maroc 2025. Les Lions de la Teranga ont assuré leur qualification grâce à l’unique but inscrit par l’attaquant sénégalais à un peu plus de dix minutes de la fin du match de la demi-finale qui les opposaient aux Pharaons d’Egypte. Avec ce court mais précieux succès, l’équi sénégalaise décrochent ainsi son billet pour le bouquet final de la TotalEnergies CAF CAN 2025. Comme le rappelle CAFonline, il s’agit de sa troisième finale sur les quatre dernières éditions depuis 2019. Quant à l’Egypte, elle tentera de se consoler avec la finale du match de classement samedi. Martin Kam
Sénégal. Pour l’Etat, puissance publique, voilà une bonne décision

PARLONS-EN. L’on apprend qu’au Sénégal, le Président de la République, M. Bassirou Diomaye Faye, a signé, mercredi 7 janvier 2026, un Décret étendant à tous les Agents de l’État l’indemnité représentative de logement, fixée à 100.000 francs CFA, par mois, ont indiqué des sources officielles. Le Décret vise à corriger ce qui est appelé « rupture d’égalité », dans le système de rémunération des Agents Publics, selon le rapport de présentation du Ministre des Finances et du Budget, M. Cheikh Diba. Avant cette décision, environ 7% des Agents, Fonctionnaires et non Fonctionnaires, étaient exclus de cette indemnité, déjà attribuée à certaines catégories, notamment dans l’Education et la Santé. L’indemnité bénéficiera aux Agents non logés et non soumis à des dispositions statutaires prévoyant déjà son octroi. Le Décret, contresigné par le Premier Ministre, M. Ousmane Sonko et le Ministre des Finances, prend effet immédiatement. Selon le rapport, cette mesure s’inscrit dans le cadre du Pacte National de Stabilité Sociale. Son objectif est d’améliorer les conditions de vie et de travail des Agents de l’État, pour renforcer l’efficacité du service public. Ceci dit, ce n’est pas un miracle que d’octroyer une indemnité de logement aux Agents de l’Etat. Le tout est une affaire de bonne gouvernance d’un Etat qui doit faire de la trésorerie publique une ressource commune précieuse, à gérer sans légèreté et selon les normes légales, la plaçant à l’abri de toutes sortes de malversations et autres mauvaises affectations. Une gouvernance qui, par ailleurs, sait se fixer avec rigueur sur des dépenses prioritaires, ne se livrant nullement aux non essentielles sorties de fonds. Qu’ici soit saluée la décision du Gouvernement Sénégalais. Elle devrait faire école en Afrique. Paris 8 janvier 2026 Par Ouabari Mariotti
CAN 2025 : le Sénégal écarte le Mali et rejoint le dernier carré

Le Sénégal s’est qualifié pour les demi-finales de la TotalEnergies CAF Coupe d’Afrique des Nations, Maroc 2025 après une victoire serrée 1-0 face au Mali dans un quart de finale haletant au Grand Stade de Tanger vendredi soir. Le match a vu le Mali réduit à dix après l’expulsion de son capitaine Yves Bissouma en fin de première mi-temps, pendant les arrêts de jeu. Réactions: Iliman Ndiaye, Homme du Match TotalEnergies : « Je suis heureux d’avoir remporté ce trophée, mais le plus important, c’est que nous nous soyons qualifiés pour les demi-finales de la compétition. Nous avons très bien joué aujourd’hui et cela montre que nous progressons match après match. J’ai confiance en mes coéquipiers et nous devons nous concentrer sur le prochain match, afin de jouer à notre meilleur niveau et offrir une belle performance à nos supporters. » Tom Saintfiet, sélectionneur du Mali : « Ce fut un match intéressant et difficile pour nous car nous avons dû jouer une grande partie de la rencontre à dix. Mais cela n’enlève rien au fait que mes joueurs ont fait preuve de courage et ont très bien joué. Je suis fier d’eux pour leur performance, non seulement aujourd’hui mais tout au long de la compétition. Nous avons montré au monde de quoi nous sommes capables. Avec mon staff, nous allons analyser nos matches et voir ce que nous pouvons améliorer à l’avenir. » Pape Thiaw, entraineur du Sénégal : « Ce ne fut pas un match facile car nous avons affronté une équipe du Mali très talentueuse, mais nous avons atteint notre objectif. L’équipe malienne a de grandes qualités et nous a posé beaucoup de problèmes. Si nous avions été plus réalistes devant le but, nous aurions pu marquer davantage, mais l’essentiel aujourd’hui, c’est que nous soyons qualifiés pour les demi-finales. Nous analyserons nos erreurs et travaillerons à les corriger pour les prochains matchs. Nous espérons être plus efficaces devant le but et avoir un peu plus de chance à l’avenir. » Avec CAF
CAN 2025: Les Lions de la Teranga affronteront le Mali en quarts de finale à Tanger

Le Sénégal a remis de l’ordre. Et de l’autorité. Menés très tôt, les Lions de la Teranga ont renversé le Soudan (3-1), samedi à Tanger, avec maîtrise et caractère, validant ainsi une victoire construite dans la durée, celle des équipes sûres de leur force. Le match a pourtant débuté de travers. Dès la 6e minute, le Soudan a frappé en premier. Abdallah a surgi, profitant d’un espace mal fermé. Un bref silence s’est installé dans les tribunes. Sur le banc, les regards se sont durcis. Le Sénégal a été surpris, mais ne s’est pas désuni. Déclarations d’après-match Pape Gueye – TotalEnergies Homme du Match : « Je suis heureux d’avoir remporté ce prix et c’est évidemment grâce à un effort collectif que nous avons obtenu ce prix. C’est donc pour toute l’équipe. Je suis très heureux de notre victoire et surtout de la façon dont nous avons réagi après notre défaite 1-0. C’était difficile de revenir, mais grâce à la détermination dont mes collègues et moi avons fait preuve, nous avons réussi à gagner le match. Nous sommes qualifiés pour les quarts de finale et ce sera plus difficile, nous devons donc nous y préparer avec la même concentration que nous avons depuis le début de la compétition. » Pape Thiaw, sélectionneur du Sénégal :« Nous avons affronté une équipe soudanaise très disciplinée, qui a montré qu’elle méritait pleinement sa place à ce stade de la compétition. Menés au score, nous avons dû puiser profondément dans nos ressources pour revenir et remporter ce match. Je tiens à rendre hommage à mes joueurs pour leur concentration et leur capacité à réagir afin d’aller chercher la victoire. Désormais, nous allons nous projeter sur le prochain rendez-vous, en corrigeant certaines erreurs observées aujourd’hui et en poursuivant nos objectifs avec la même intensité. » Kwesi Appiah, sélectionneur du Soudan :« Bien sûr, je suis déçu par le résultat de ce match, mais je suis fier de l’engagement de mes joueurs tout au long de cette compétition. Nous avons affronté une équipe sénégalaise très expérimentée, mais nous avons montré notre qualité. Malgré le résultat de ce soir, je suis certain que le peuple soudanais sait que nous sommes venus à cette compétition et que nous les avons représentés avec fierté. » Avec Caf
CAN 2025. Le Mali affrontera le Sénégal en quarts après sa victoire aux tirs au but face à la Tunisie

Le Mali s’est imposé, en huitièmes de finale, devant la Tunisie 3-2 après la séance des tirs au but, à l’issue d’un match très disputé. Après le temps réglementaire et les prolongations, les deux équipes ne pouvaient se départager (1-1). Tout comme pendant une grande partie du match, les prolongations n’offrent pas grand spectacle au public qui se prépare finalement pour les tirs au but. Dans cet exercice fatidique, le Mali se montre le plus adroit, réussissant 3 tirs contre 2 pour la Tunisie. En quarts de finale, le Mali affrontera le Sénégal qui s’est imposé un peu lus tôt devant le Soudan 3-1. Les déclarations d’après-match Djigui Diarra (Mali), Homme du match TotalEnergies :« Dès le coup d’envoi, nous savions que ce serait un match difficile, surtout après l’expulsion de l’un de nos joueurs. Entre nous, on s’est beaucoup parlé, et le sélectionneur nous a donné les bons conseils. La rencontre est restée compliquée jusqu’à la séance de tirs au but. Nous avons énormément travaillé pour en arriver là. Au moment des penalties, tous les joueurs se sont dit que c’était le moment de se qualifier. Personnellement, je pensais au peuple malien. » Sami Trabelsi – Sélectionneur de la Tunisie :« C’était un match difficile. La Tunisie a globalement maîtrisé les débats, mais malheureusement, après notre but, il s’est produit quelque chose d’inexplicable et nous avons commis une erreur. Il y a forcément beaucoup de frustration et de douleur après cette élimination. Une défaite reste une défaite, même aux tirs au but.Oui, nous aurions pu nous qualifier, d’autant plus que l’adversaire a joué en infériorité numérique depuis la fin de la première période, mais cela ne s’est pas fait. La responsabilité de la défaite incombe à l’entraîneur, c’est évident. Les joueurs ont tout donné dans un match que nous avons dominé, on ne peut pas leur en vouloir. » Tom Saintfiet – Sélectionneur du Mali :« Je suis fier de notre gardien et de l’ensemble des joueurs. Avant le match, je leur ai dit qu’ils étaient des champions. À onze contre onze, nous aurions peut-être eu davantage d’avantages. Après le carton rouge, nous sommes restés calmes et nous nous sommes adaptés, car le football se joue aussi avec intelligence. Nous avions bien préparé ce match face à la Tunisie, et les joueurs savaient exactement ce qu’ils avaient à faire.En quarts de finale, nous affronterons le Sénégal, qui sera le favori, comme cela avait déjà été le cas contre le Maroc et la Tunisie. De notre côté, nous avons un objectif clair : rester dans la compétition. » Avec Cafonline
Sénégal. Nouvel An, nouveaux vœux… et vieux désaccords au sommet de l’Etat

TRIBUNE. En ce début d’année, pendant que les Sénégalais comptaient leurs résolutions comme on compte les factures impayées, le sommet de l’État, lui, semblait compter… ses divergences. Car derrière la photo de famille, les sourires institutionnels et les accolades calibrées, un duo intrigue, inquiète et fascine : Sonko – Diomaye, alliance historique ou mariage politique sous régime de séparation de biens ? Essayons, sans boule de cristal mais avec un stylo bien trempé, de dresser l’inventaire des différences. Sans risque de se tromper. Ou presque. Justice d’abord. Pour Ousmane Sonko, la justice n’est pas un baume, c’est un scalpel. Elle doit trancher net, rendre justice aux martyrs, faire rendre gorge aux prédateurs et solder les comptes du passé. Pas d’amnistie de l’oubli, pas de paix sans vérité. Pour Bassirou Diomaye Faye, la justice est un ciment : elle doit apaiser, rassembler, réparer le tissu national déchiré. L’un brandit la reddition des comptes, l’autre invoque la réconciliation. Le premier parle de dettes morales à payer, le second de fractures à refermer. Deux visions, une même robe noire… mais pas la même plaidoirie. Politique ensuite. Sonko, méfiant comme un gardien de nuit dans un entrepôt du système, veut refonder la coalition autour de PASTEF. D’où l’APTE, ce tamis politique destiné à filtrer les opportunistes de la dernière pluie, ceux qui changent de conviction comme de carte SIM. Diomaye, lui, ouvre grand les portes de sa coalition “Diomaye Président”, confiée à Mimi Touré, et accueille à bras ouverts d’anciens compagnons du système honni hier encore. Là où Sonko voit des passagers clandestins, Diomaye voit des ralliements utiles. L’un serre le poing, l’autre tend la main. Question de tempérament… ou de stratégie ? L’État, enfin. Sonko rêve d’un gouvernement majoritairement composé de pastéfiens, ces soldats du projet qui ont connu la rue, la prison, les gaz lacrymogènes et les insultes télévisées. Ceux qui ont souffert pour comprendre. Diomaye, président désormais, compose autrement. Il choisit ses hommes, construit son cercle, installe sa marque. Certains diront : autorité. D’autres : méfiance. Les plus taquins parleront d’un État en cohabitation… avec son propre camp. Pourtant, au milieu de ces lignes de fracture, un rayon d’espoir perce le ciel politique : les réformes annoncées hier. Une Cour constitutionnelle pour remplacer le Conseil constitutionnel, un nouveau Code électoral, une révision de la Constitution. Des promesses lourdes, structurantes, presque révolutionnaires. Comme un rappel que, malgré les dissonances, la partition peut encore être jouée à deux. Alors, au final, qui sortira vainqueur ? Ces divergences feront-elles exploser le duo ou le rendront-elles complémentaire ? Seront-ils adversaires masqués ou alliés lucides ? Une chose est sûre : Ousmane Sonko sait faire de la politique. C’est un stratège, un dribbleur de surface, un renard des temps forts. Il sait quand accélérer, quand temporiser, quand frapper au moment opportun. Et Diomaye, lui, apprend vite le poids du costume présidentiel, cette veste qui oblige parfois à ralentir quand d’autres veulent sprinter. Le match ne fait que commencer. Les tribunes sont pleines. Le ballon est au centre. Wait and see. Par Malick BA Journaliste
Sénégal. Message à la Nation du Président de la République, Bassirou Diomaye Diakhar Faye, du 31 décembre 2025 (RTS)
Sénégal. Diomaye–Sonko : stratégie sous table ou accalmie de façade ? Chronique d’un duo qui déjoue les paris

PARLONS-EN. À chaque saison politique, le même feuilleton repasse en prime time : Diomaye et Sonko seraient-ils fâchés ? Les chroniqueurs sortent le pop-corn, les parieurs affûtent leurs tickets, les pyromanes politiques préparent l’essence. Et puis… patatras. On les retrouve à table, à rire, à discuter, à mâcher le même « thiéb » comme si la discorde n’avait jamais été invitée. La politique sénégalaise adore le vacarme ; eux préfèrent le silence… stratégique. Sonko lui-même a vendu la mèche à l’Assemblée nationale, dans un langage sans fard, façon dieufour national. Après le fameux 8, dit-il, ce fut un grand moment de clarification : tout le monde autour du feu, chacun a parlé, chacun a transpiré, chacun a compris. Rideau. Fin de la séance. Maintenant, place à autre chose. Traduction politique : les non-dits ont été cuits à feu vif, les casseroles sont rangées, on revient aux choses sérieuses. Car le 8, Ousmane Sonko n’était pas venu réciter des vers. Il voulait rappeler à l’opposition, aux kulunas politiques, aux sceptiques de la coalition Diomaye et même au Président une vérité brute : la légitimité populaire ne se négocie pas, elle se constate. Une démonstration de force, pas une crise de nerfs. Un avertissement poli, mais ferme. Depuis, le message est limpide : inutile de jouer aux prophètes du chaos. Ceux qui misaient sur une implosion interne se sont encore trompés de calendrier. Car malgré les désaccords, malgré les frottements, malgré les égos, car oui, il y en a, Diomaye et Sonko ont intégré une donnée fondamentale : en 2029, on ne jugera ni les rumeurs ni les tweets, on jugera le bilan. Et ce bilan, ils le porteront ensemble, qu’ils le veuillent ou non. Dès lors, l’enjeu n’est plus de savoir qui parle plus fort ou qui marche devant. L’enjeu, c’est de solidifier la relation, d’apprendre à gérer les contradictions sans transformer chaque divergence en feuilleton national. En clair : ne pas laisser la politique abîmer la relation de travail. La scène de la Journée de la diaspora n’a fait que confirmer cette mécanique bien huilée : rires partagés, visite conjointe du stand de la DER, pendant que Madame Aïda Mbodji déroulait le chapelet des réalisations. Sourires synchronisés, langage corporel détendu. Cruel pour les marchands de scandales, désespérant pour les architectes de division. Et puis il y a eu la preuve ultime, celle qui ne se commente même plus : la visite de Diomaye chez la mère d’Ousmane Sonko. Là, on ne parle plus de stratégie, on entre dans le symbolique lourd. Dans nos codes, on ne va pas saluer la maman par accident, encore moins en période de tension supposée. C’est le sceau familial, la bénédiction silencieuse, le message non écrit mais parfaitement compris : le lien tient, et il est profond. À ce stade, même les plus acharnés des diviseurs peuvent ranger leurs micros. Fermez le ban. Alors, stratégie ou accalmie ? La question reste un piège pour naïfs. Ce que l’on observe, c’est la stratégie de l’accalmie, l’art consommé de laisser les autres s’énerver pendant qu’on construit. Une méthode qui, si elle dure, pourrait faire école sur le continent, version africaine des duos verrouillés à la Poutine–Medvedev, où le pouvoir circule sans exploser. Moralité pour les parieurs compulsifs et les impatients chroniques : prudence. Diomaye et Sonko ne jouent pas à la politique-spectacle. Ils jouent au temps long. Ils mangent ensemble, ils rient ensemble, ils se parlent hors champ… et maintenant, ils se rendent chez les mamans. En politique, après ça, il n’y a plus grand-chose à spéculer. Time will tell us. Par Malick BA Journaliste