Sénégal. Moctar Sourang au Grand Jury : quand l’ancien résistant enfile le costume du pompier pyromane

TRIBUNE. Moctar Sourang est revenu sur la scène médiatique comme on revient d’exil : grave, posé, la voix mesurée, le regard d’économiste qui a trop vu les chiffres et pas assez la rue. Invité du Grand Jury, cette grand-messe dominicale de RFM, radio officielle des kulunas recyclés en éditorialistes, le président de l’Union Nationale Patriotique (UNP) a déroulé son pedigree politique comme on exhibe ses cicatrices de guerre. Ancien coordonnateur du Front national de résistance de 2021, ce conglomérat hétéroclite d’opposants qui tapait sur Macky Sall à coups de communiqués et de marches interdites, Sourang fut un temps du côté des barricades. Proche du Khalife des mourides (qui l’avait même bombardé médiateur pendant les événements), économiste pur jus de la même génération que les nouvelles autorités, il a longtemps navigué entre coalitions, médiations et salons feutrés. Dernier port d’attache : la coalition Diomaye. Dernière escale : la neutralité prudente. Depuis les divergences de coalition entre Diomaye et Pastef, Moctar Sourang a préféré descendre du train en marche, rester sur le quai, valise à la main, attendant un hypothétique tête-à-tête avec Sonko et Diomaye. Approché par la coalition, oui. Engagé franchement, non. Sourang observe, jauge, calcule, économiste oblige. Sur un point, difficile de lui donner tort : « Ce serait dommage, catastrophique que Diomaye et Sonko se séparent. Personne ne souhaite la rupture. C’est un binôme complémentaire. Le combat, c’est le Projet. S’ils se séparent, ils seront tous perdants. » Là-dessus, bravo. Rien à redire. Même les marchands ambulants savent qu’un attelage qui gagne ne se démonte pas en pleine course. Mais voilà. Le même Moctar Sourang, quelques minutes plus tard, sort la phrase qui fâche : les nouvelles autorités « peinent toujours à améliorer les conditions de vie des Sénégalais ». Et là, pardon… mais on parle du même pays ? Monsieur Sourang a-t-il rangé ses lunettes d’économiste dans le tiroir du conformisme médiatique ? A-t-il oublié ou fait semblant d’oublier que sans perfusion du FMI, les prix du riz, de l’huile, du sucre ont été revus à la baisse ? Que l’électricité, le gaz, l’essence ont été allégés ? Que malgré une caisse presque vide, les salaires continuent d’être payés ? Ou bien faut-il rappeler à l’ancien résistant que les nouvelles autorités ont hérité d’un champ de ruines budgétaires, avec en bonus une dette cachée digne d’un polar financier ? On ne redresse pas un pays plombé par des années de gabegie en deux ans. On ne répare pas une maison incendiée en repeignant la façade. Et on ne juge pas un régime naissant avec la même règle que celui qui a passé douze ans à creuser le trou. Ce qui dérange surtout dans la sortie de Sourang, ce n’est pas la critique, elle est saine en démocratie, mais sa posture. Celle du vieux compagnon de lutte devenu observateur distant. Du révolutionnaire d’hier qui parle aujourd’hui comme un chroniqueur de plateau climatisé. Du résistant de 2021 qui, en 2026, semble avoir attrapé le virus du “oui, mais”. Moctar Sourang veut jouer les sages, les équilibristes, les médiateurs éternels. Mais à force de vouloir rester au milieu du gué, on finit souvent mouillé… et incompris. Le peuple, lui, ne demande pas des analyses tièdes ni des constats à géométrie variable. Il veut qu’on reconnaisse la réalité : un pouvoir hérite d’un champ de mines, tente de désamorcer les bombes sociales une à une, pendant que certains anciens combattants préfèrent philosopher sur les plateaux de la RFM. Résister, c’est bien. Assumer la transition, c’est mieux. Et ne pas oublier d’où l’on vient, c’est encore mieux. Car à force de vouloir plaire à tout le monde, on finit par ne plus parler pour personne. Par Malick BA Journaliste
SENEGAL. Sonko et Diomaye : le duo en tournée… ou la République en double service

PARLONS-EN. Pendant que le Président Bassirou Diomaye Faye arpente les pistes rouges de Tambacounda et les collines poussiéreuses de Kédougou, carnet économique sous le bras, le Premier ministre Ousmane Sonko, lui, va électriser Guinguinéo à coups de mégaphone politique et de meeting. Deux tournées. Deux styles. Deux rythmes. Une même République… mais visiblement en mode split screen. Diomaye parle infrastructures, désenclavement, potentiel minier, agriculture et promesses de développement. Sonko, lui, va vibrer la fibre militante, chauffer la base, galvaniser les troupes, ressusciter l’ADN du combat politique. L’un compte les projets, l’autre compte les foules. À première vue, tout semble normal : un président qui gouverne, un Premier ministre qui mobilise. Mais au Sénégal, on sait lire entre les lignes… surtout quand elles deviennent parallèles. Alors forcément, les questions fusent partout comme dans un cinéma politique mal climatisé. Pourquoi ces tournées simultanées ? Pourquoi cette géographie séparée ? Pourquoi ce tempo différent ? Agenda caché ? Compromission feutrée ? Stratégie concertée ou début de solo improvisé ? Le duo exécutif donne l’impression d’un orchestre où chacun accorde son instrument dans une salle différente. Diomaye joue la partition institutionnelle, sobre, presque technocratique. Sonko, fidèle à son tempérament volcanique, va rester sur scène, micro en main, dans une posture de chef de file plus que de chef de gouvernement. Et pendant ce temps, les kulunas politiques ces prophètes du chaos professionnel frottent déjà leurs mains : ils annoncent un clash, flairent la rupture, parient sur une guerre froide au sommet de l’État. Ils rêvent d’un remake sénégalais des duos explosifs, version Palais contre Primature. Mais soyons clairs : personne ne souhaite un divorce prématuré de ce couple politique né dans la douleur, porté par la rue et consacré par les urnes. Seulement voilà : le symbole compte. Beaucoup. Quand le Président est dans une tournée économique pendant que son Premier ministre fait du carburant politique, le message devient flou. Qui pilote quoi ? Qui prépare demain ? Qui installe le pouvoir local ? Qui laboure le terrain électoral ? Car ne soyons pas naïfs : derrière les discours sur le développement et les meetings populaires se dessinent déjà les ombres longues des futures échéances locales. Ces élections-là seront le véritable baromètre du rapport de force interne. Elles diront qui contrôle les bases, qui tient les territoires, qui parle encore au peuple sans traducteur. Pour l’instant, Sonko et Diomaye avancent côte à côte… mais pas toujours dans la même direction. Ce n’est peut-être qu’une répartition des rôles. Ou peut-être le début d’un rééquilibrage silencieux. Ou simplement une République en rodage, encore à la recherche de sa chorégraphie. Une chose est sûre : le peuple observe. Le système guette. Les vautours politiques planent. Et au milieu de ce ballet républicain, une question demeure, tenace comme la poussière de Kédougou : Sommes-nous face à un duo complémentaire… ou à deux trajectoires qui, doucement, apprennent à ne plus se croiser ? Les prochaines élections locales finiront par nous édifier. En attendant, le Sénégal regarde. Et prend des notes. Par Malick BA Journaliste
Semou Diouf à l’ANIDA : quand le CV traverse l’Atlantique et atterrit dans les champs

ZOOM. Il n’est pas arrivé par effraction, encore moins par piston anonyme. Semou Diouf débarque à la direction générale de l’ANIDA avec un CV qui a pris l’avion, fait escale dans les amphithéâtres canadiens et revient, tamponné, s’écraser dans la poussière fertile des terroirs sénégalais. Un homme qu’on ne découvre pas, mais qu’on observe désormais à la loupe. Ingénieur des travaux agricoles, Diouf connaît bien la terre. Plus de dix ans passés à arpenter le développement rural, à parler aux sols fatigués, aux paysans invisibilisés, aux projets toujours prometteurs et souvent enterrés avant maturité. Puis le Canada. L’UQAM. Gestion de projets, planification territoriale, développement local. Le vocabulaire stratégique importé, mais greffé à une connaissance intime du terrain. La fameuse double compétence, rare, et parfois dérangeante dans un pays où penser systémique passe souvent pour une provocation. Depuis un an qu’il est à la tête de l’ANIDA (Agence Nationale d’Insertion et de Développement Agricole), Semou Diouf n’a pas fait dans le folklore institutionnel. Pas de grandes messes médiatiques, mais des actes qui froissent parfois les habitudes. La rationalisation des dépenses publiques, par exemple, ce gros mot administratif, lui a permis d’économiser plus de 100 millions de francs CFA. Une hérésie dans un écosystème où dépenser est souvent confondu avec gouverner. Dans le même élan, il a rapproché l’État du terrain en créant une Direction technique décentralisée à Kaolack, rompant avec la vieille logique dakaro-centrée où l’agriculture se pilotait à distance, climatisation comprise. Car le monde rural, Diouf l’a compris très tôt, n’est pas un décor : c’est un univers à part, avec ses règles, ses urgences et sa mémoire des promesses non tenues. Plutôt que d’imposer des modèles clés en main, le directeur général a privilégié une démarche fondée sur l’écoute active des agriculteurs et des éleveurs. Une approche presque subversive dans un pays où l’on a longtemps parlé à la paysannerie sans jamais vraiment l’écouter. C’est de cette méthode qu’est née la matérialisation progressive des Coopératives Agricoles Communautaires, pensées non comme une réforme cosmétique, mais comme un levier de modernisation durable du secteur. Une véritable ingénierie sociale maîtrisée, qui replace l’agriculture au cœur du mécanisme de prise de décision, et non à la périphérie des discours politiques. Et quand le ministre de l’Agriculture, Mabouba Diagne, lâche à son sujet : « Semou Diouf, c’est un travailleur speed, il sait ce que je veux », ce n’est pas une flatterie gratuite. C’est une injonction publique. Une façon élégante de dire que le temps de l’expérimentation est terminé et que les résultats sont désormais exigibles, immédiatement. À l’ANIDA, Diouf porte aussi une vision désormais assumée : l’accompagnement et la modernisation des petites exploitations agricoles familiales, longtemps reléguées au rang de folklore productif, alors qu’elles constituent l’épine dorsale réelle de la souveraineté alimentaire du Sénégal. Là où d’autres rêvaient de fermes vitrines, lui mise sur le tissu existant. Là où l’on promettait des miracles, il parle de structuration. La caricature serait de le sacraliser. La facilité serait de le crucifier d’avance. La vérité, plus corrosive, est ailleurs : Semou Diouf est attendu au tournant, non pas comme un messie agricole, mais comme un test grandeur nature. Test d’une nouvelle génération de cadres qui prétendent faire de l’État autre chose qu’un club de recyclage politique. Test d’un engagement qui accepte enfin de se salir les bottes au lieu de se laver les mains. Sans tambour ni trompette, le directeur général de l’ANIDA et ses équipes portent, à bas bruit, la révolution agricole promise par les nouvelles autorités. À l’ANIDA, il ne suffira pas d’avoir cultivé des idées. Il faudra récolter des résultats. Et au Sénégal, la terre pardonne rarement aux beaux discours qui ne donnent pas de fruits. Par Malick BA Journaliste
Congo/Sénégal : Bassirou Diomaye Faye et Denis Sassou N’Guesso scellent une alliance entre histoire et pragmatisme économique

Le président sénégalais a regagné son pays, le 03 février au terme d’une visite officielle de 48 heures à Brazzaville. Avant de quitter la capitale congolaise, Bassirou Diomaye Faye a rendu hommage au passé commun des deux nations, au cours d’une conférence de presse conjointe avec son homologue congolais Denis Sassou-N’Guesso. Au cours de cette conférence de presse, les deux chefs d’Etat ont dessiné les contours d’une coopération renouvelée. Du pétrole à l’agriculture, en passant par la formation, l’axe Dakar-Brazzaville se veut désormais, le moteur d’un panafricanisme de résultats. L’heure de passer à l’action concrète. Le Congo et le Sénégal ont signé en 2018, un accord de coopération culturelle que les chefs d’Etat ont décidé d’appliquer, huit ans après. Selon le président Diomaye Faye, un monument dédié au Sergent Malamine serait prochainement érigé dans l’enceinte du Mémorial Pierre Sabvorgnan De Brazza, à Brazzaville. « Nous devons enseigner cette histoire aux générations actuelles et futures pour consolider nos relations », a déclaré le président sénégalais, soulignant que le socle culturel est le préalable indispensable à toute réussite économique. Sans état d’âme, les deux chefs d’État ont dressé un constat lucide de la coopération économique entre leurs deux pays : les échanges commerciaux ne sont pas encore à la hauteur de la « convivialité» entre le Congo et le Sénégal Pour y remédier, ils ont identifiés des secteurs stratégiques C’est ainsi que, nouveau venu dans le cercle des pays producteurs de pétrole, le Sénégal entend profiter de l’expérience du Congo dans ce domaine, notamment, dans le domaine de la formation de techniciens et d’ingénieurs miniers. Cette formation est au cœur des priorités comme l’est l’agriculture et Élevage. Le Président Denis Sassou-N’Guesso a, en effet, salué l’expérience sénégalaise dans ce domaine, avec l’entreprise SEDIMA qui a, du reste, souhaité s’installer au Congo. Ce modèle peut être dupliqué au Congo pour mettre fin aux importations de « poulets surgelés sans valeur nutritive », a expliqué le président congolais. La formation, « l’avenir du continent » Pour Denis Sassou-N’Guesso, le renforcement de la coopération entre son pays et le Sénégal passe impérativement par la formation de la jeunesse. Il a, notamment, insisté sur la formation médicale, à l’heure où le Congo est en train de construire une douzaine d’hôpitaux généraux. Le Sénégal, reconnu pour la qualité de son enseignement supérieur en santé, est appelé à former des futurs médecins congolais, généralistes comme spécialistes, a-t-il ajouté. Les deux dirigeants ont aussi plaidé pour la promotion du panafricanisme. Ainsi, ont-ils lancé un vibrant appel à la mobilisation du continent. « Il faut que l’Afrique se mette debout dans ce monde sévère qui se restructure », a martelé Denis Sassou-N’Guesso que le sénégalais a appelé « Doyen ». Le chef de l’Etat congolais s’est réjoui de voir une nouvelle génération de leaders, comme le président Diomaye Faye, reprendre le flambeau du panafricanisme. Dakar et Brazzaville ne se contentent plus de se souvenir, elles projettent désormais leur destin commun dans une Grande Commission Mixte qui s’annonce décisive pour l’intégration régionale.
Sénégal–Maroc : Sonko et Akhannouch appellent au calme et au renforcement des liens bilatéraux après les incidents sportifs

Le Premier ministre sénégalais, Ousmane Sonko, a annoncé s’être entretenu avec son homologue marocain, Aziz Akhannouch, pour appeler à l’apaisement et à la sérénité, tout en invitant à la prudence face aux informations relayées autour des récents événements sportifs. Il a également souligné la solidité des liens historiques entre le Sénégal et le Maroc et s’est félicité de la tenue prochaine de la 15ᵉ Commission mixte maroco-sénégalaise à Rabat. Son message est à lire ci‑dessous. « Je me suis longuement entretenu avec mon homologue, Premier ministre du Royaume du Maroc, Monsieur Aziz Akhannouch. Nous avons convenu, ensemble, sous les hautes instructions de Sa Majesté le Roi Mohammed VI et son Excellence, le Président Bassirou Diomaye Diakhar FAYE, de continuer à œuvrer, dans un esprit d’apaisement, de sérénité et de détente, à la consolidation des liens séculaires et très profonds qui unissent nos deux pays. Le Gouvernement du Sénégal informe qu’il suit attentivement, avec les autorités consulaires et diplomatiques accréditées et les autorités marocaines, la situation des supporters interpellés à Rabat ainsi que celle des compatriotes vivants au Maroc et appelle à la prudence face aux flux de communications, singulièrement dans les réseaux sociaux et certains médias, qui relèvent, pour la plupart, de la désinformation. Nous appelons ainsi nos compatriotes respectifs et tous les amis, à dépassionner cet épisode qui, en aucun cas, ne peut aller au-delà du simple cadre sportif. Nos défis communs sont autrement plus importants. C’est pourquoi nous nous sommes réciproquement réjouis de la tenue, du 26 au 28 janvier courant à Rabat, de la 15e session de la Grande Commission mixte entre les deux États, sous la présidence effective des deux Premiers ministres. La date de cet important rendez-vous bilatéral, qui ne s’était plus tenu depuis 2013 à Dakar, avait été programmée d’un commun accord à la fin du mois de décembre 2025. Le Sénégal tient enfin à réaffirmer son attachement historique et son action inlassable pour l’amitié et les relations de paix et de respect entre les États, les peuples et les nations ».
CAN 2025 : le Sénégal décroche son deuxième titre continental

Après son sacre à la CAN 2021 Après la CAN 2021, les Lions de la Teranga ont décroché un second sacre en Coupe d’Afrique des nations. Ceci après le succès 1-0 sur le Maroc, dimanche 18 janvier, au Stade Prince Moulay Abadallah de Rabat, lors de la finale de la TotalEnergies CAF CAN 2025. Le Sénégal décroche ainsi une seconde étoile de champions d’Afrique sur son maillot. Grande déception pour le Maroc qui termine deuxième de sa CAN après une performance de haute volée tout au long. « Je suis très heureux d’avoir remporté la finale ; ce fut un match compliqué. Après le penalty raté du Maroc, nous sommes restés concentrés, avons joué notre jeu et montré le football sénégalais. Puis nous avons marqué un but qui nous a permis de gagner le match. Marquer en finale est un moment de fierté pour moi. Je suis très heureux d’avoir inscrit ce but en finale, et surtout, l’équipe nationale du Sénégal possède désormais une deuxième étoile », a déclaré Pape Gueye, Homme du Match TotalEnergies. Avec CAF
AU-DELA DU SACRE

CAN 2025. Le football déchaine les passions qui peuvent parfois conduire au DRAME, d’où mon désintérêt pour un sport dont je ne comprends d’ailleurs pas grand chose. SADIO MANE, capitaine des Lions de la Teranga, et ACHRAF HAKIMI, capitaine des Lions de l’Atlas, deux garçons BENIS, bien éduqués qui ont la tête sur les épaules. Le joueur sénégalais est bien enraciné. Il a construit une école, un dispensaire, mène des actions caritatives dans son village pour améliorer les conditions de vie de ses compatriotes. Le joueur marocain est réputé généreux, prend soin de sa mère qui s’est sacrifiée en accomplissant des tâches ingrates en Espagne pour l’élever. Le sacre de l’un ou l’autre m’aurait forcément réjoui. Je n’ai regardé aucun match durant la compétition. Hier soir, en échangeant avec un ami au téléphone, notre inquiétude était les réactions d’après match. En dehors de quelques échauffourées, on ne déplore aucune perte de vie humaine. Tant mieux ! TOUTES mes félicitations au SENEGAL pour son second sacre. A mes amis sénégalais, j’espère être de la fête pour grailler du TCHEB bien que le COUSCOUS aussi ne m’aurait pas dérangé. Par Nysymb Lascony
Le Maroc disputera sa première finale de CAN depuis 2004 face au Sénégal à Rabat

Le gardien Yassine Bounou est devenu le héros du soir en permettant au Maroc, pays organisateur, de se qualifier pour la finale de la TotalEnergies CAF Coupe d’Afrique des Nations pour la première fois depuis 21 ans. Les Lions de l’Atlas se sont imposés 4-2 aux tirs au but face au Nigeria après un match sans but mercredi soir à Rabat. Après 90 minutes et des prolongations qui n’ont pas suffi à départager les équipes, la victoire s’est jouée aux tirs au but, où Bounou s’est illustré devant un Stade Prince Moulay Abdellah archicomble. Le gardien marocain a confirmé son statut de l’un des meilleurs du continent, réalisant des arrêts décisifs contre Samuel Chukwueze et Bruno Onyemaechi, propulsant ainsi les Lions de l’Atlas à un pas de la gloire continentale. Avec Caf