Sénégal. Vous voulez mon départ ? Alors je laisserai le chaos ! : Macky Sall joue un jeu sournois
Le président sénégalais Macky Sall, face à la pression populaire pour qu’il respecte la Constitution et quitte ses fonctions à la fin de son mandat, semble avoir trouvé un stratagème : laisser le pays dans un vide institutionnel. Après avoir proposé un dialogue national pour fixer la date de la prochaine élection présidentielle, Sall a déclaré qu’il quitterait ses fonctions le 2 avril, comme prévu, sans organiser l’élection de son successeur. Dans un tweet sibyllin, il a déclaré : « Le Dialogue national a proposé le 2 juin 2024 comme nouvelle date des élections présidentielles au Sénégal. Je remercie les forces vives pour ces assises. Toutefois je tiens à préciser que je quitterai mes fonctions au terme de mon mandat le 2 avril, comme je l’ai déjà indiqué. La date de mon départ reste absolument ferme. »
Sénégal/CEDEAO : Fin de l’idylle avec Macky Sall ?
Après des jours de silence et d’atermoiements, la CEDEAO semble enfin se sortir de son mutisme et prendre position dans la crise politique sénégalaise. La Commission de l’organisation sous-régionale a en effet déclaré « prendre acte » de la décision du Conseil constitutionnel du Sénégal invalidant le report de l’élection présidentielle. Il aura fallu attendre la décision du Conseil constitutionnel sénégalais pour que la CEDEAO se prononce. Cependant, cette prise de position tardive et teintée d’ambiguïté soulève de nombreuses questions. La CEDEAO, qui s’est montrée complaisante envers Macky Sall se réveille-t-elle soudainement au nom de la démocratie ? Ou bien s’agit-il d’une simple volte-face stratégique face à la pression grandissante de la population sénégalaise ?
Sénégal : 32 observateurs électoraux de l’UE quittent le pays après le report de la présidentielle
La Mission d’observation électorale de l’Union européenne (MOE-UE) a annoncé lundi le départ du Sénégal de ses 32 observateurs de longue durée, suite au report au 15 décembre de l’élection présidentielle, initialement prévue pour le 25 février prochain. « Au vu de l’incertitude du calendrier électoral, la MOE a entrepris le retour des observateurs de longue durée », a-t-elle indiqué à la presse locale, assurant toutefois que des experts de son équipe cadre restaient à Dakar « pour suivre attentivement l’évolution du processus ». Les 32 observateurs de longue durée étaient déployés au Sénégal depuis le 2 février. Tout en s’inquiétant du fait que « les décisions des autorités de reporter le scrutin présidentiel puissent constituer une rupture avec la longue tradition de démocratie du Sénégal », la MOA a souligné « l’importance de garantir aux citoyens sénégalais le libre exercice de leur droit de vote à travers des élections organisées dans le respect des libertés fondamentales, de l’Etat de droit, de la Constitution et des normes internationales souscrites par le Sénégal ». Elle a dit en outre « regretter les violences exercées sur des citoyens et des journalistes lors des récentes manifestations », tout en soulignant »l’importance du respect de la liberté de la presse » et « l’importance de garantir un accès continu à l’internet » à tous les Sénégalais.
Sénégal. Coup d’état soft en perspective ?
ACTUALITE. « Compromis à l’africaine » : L’Elysée souffle-t-elle à Macky Sall un plan de sortie de crise ? Face à une contestation grandissante et une solitude croissante, le président sénégalais Macky Sall pourrait-il envisager un « compromis à l’africaine » pour sortir de la crise politique actuelle ? L’hypothèse d’un coup d’état militaire « soft » orchestré par le régime de Macky Sall avec le soutien de Paris est de plus en plus évoquée. Cette solution permettrait au président de sauver la face et de garantir sa sécurité, tout en désignant un successeur de son choix favorable également a la France. Le scénario d’un « compromis à l’africaine » prend de l’ampleur après les récentes déclarations du chef de l’Etat et la répression violente d’un rassemblement pacifique qui a coûté la vie à au moins deux personnes.
Le Sénégal sous le choc après le report de l’élection présidentielle
L’annonce de la validation du report de l’élection présidentielle et de la prolongation du mandat du président Macky Sall par l’Assemblée nationale a provoqué un véritable séisme au Sénégal. Cette décision suscite une vive réaction au sein de la population, partagée entre incompréhension et frustration. « Comme des milliers de Sénégalais, j’ai un sentiment de frustration parce qu’on ne s’attendait pas à voir Macky Sall reporter les élections. On doit considérer ça comme un coup d’État constitutionnel, » a déclaré Adama Keneme, un habitant de Dakar, exprimant ainsi le sentiment généralisé de déception. Cette décision inattendue renforce le sentiment de trahison chez de nombreux citoyens… Lire la suite sur Africanews
Vent d’insurrection au Sénégal

TRIBUNE. Le chef de l’État sénégalais Macky Sall a annoncé samedi le report sine die de la présidentielle prévue le 25 février prochain. « Sine Die »? C’est juste une manière de parler car en réalité il ne s’agit point du tout d’un simple report. Des adversaires du président sénégalais sortant soupçonnent l’exécutif d’avoir un plan pour repousser la présidentielle. En cause, la crainte d’une défaite pour le camp présidentiel. Amadou Ba de Pastef ( parti politique de l’opposant Sonko) a mieux révélé dans un communiqué rendu public ce matin les motivations secrètes de Macky Sall. « Ce que vient de faire le président Macky Sall n’est pas un report mais une annulation unilatérale des élections. Si c’était un report il aurait annoncé une nouvelle date indicative ou approximative ». Macky Sall vient de violer la loi électorale et en se taisant sur la nouvelle date du scrutin, il veut se replacer au centre du jeu politique pour dicter son tempo à lui de la marche du pays. Il propose de se donner deux ans supplémentaires sans motiver quoi que ce soit. Le président Macky Sall a choisi de jouer le tout pour le tout. Il est en voie de réaliser un coup de force contre la Constitution de son pays avec deux issues. Il met la patience de l’opposition et de son peuple à rude épreuve avec espoir de les fatiguer et de s’imposer pour un autre mandat extraconstitutionnel comme a réussi à le faire son pair ivoirien Alassane Dramane Ouattara. D’après ce schéma Ouattara, il annonce sans consultation du parlement et met le peuple sénégalais devant le fait accompli. Ensuite il va annoncer des négociations et des concertations avec la société civile et l’opposition politique avant qu’intervienne la CEDEAO qui dira “ on a pris acte” pour crédibiliser le putsch constitutionnel. C’est dans cette logique qu’il faut interpréter sa déclaration de samedi : « J’engagerai un dialogue national ouvert, afin de réunir les conditions d’une élection libre, transparente et inclusive ». Au cas où ce premier schéma ne fonctionne pas et qu’il se sentira acculé par la rue sénégalaise, il lui restera d’appliquer le deuxième schéma gabonais consistant à peaufiner un faux coup d’état du palais pour se faire remplacer par quelqu’un de son cercle rapproché en vue de pouvoir maintenir au pays de la Teranga la politique franco-africaine mise en place e depuis les années des indépendances. Le Sénégal qui est la vitrine indiscutable de la démocratie en Afrique subsaharienne s’enfonce un peu plus dans un cycle des violences et de chaos. Personne ne sait prévoir jusqu’où la grande mouette sénégalaise va supporter les volte-face de son commandant suprême. Personne ne sait encore prévoir jusqu’où ira la colère de l’opposition et de la rue sénégalaise. Mais déjà un climat d’insurrection générale règne à Dakar. Dans la nuit du 4 février, un véritable coup d’état militaire orchestré par le lieutenant – colonel Abdouramane a voulu soutenir le peuple sénégalais en capturant Macky Sall qui a été sauvé de justesse grâce à l’intervention de la Garde Présidentielle. Les discussions sont en cours entre garnisons militaires mais à l’heure actuelle le président sortant serait déjà en fuite dans un pays étranger. Ce matin de mardi 6 fevrier, les gend’armes viennent de prendre d’assaut le siège du parlement sénégalais. Les événements risquent de se précipiter dans les heures qui suivront… Par Germain Nzinga
Sénégal. Macky Premier restreint les libertés et coupe l’internet mobile !
Le « Souverain » Macky Sall s’enfonce dans l’autoritarisme. Après avoir reporté sine die la présidentielle initialement prévue le 25 février 2024, il vient de restreindre les libertés en coupant l’internet mobile. Depuis dimanche 4 février 2024 à 22 heures, les Sénégalais sont privés d’internet mobile. Le motif officiel ? La diffusion de « messages haineux et subversifs » sur les réseaux sociaux, dans un contexte de « menaces de troubles à l’ordre public ». Une décision qui sonne comme un coup de poing sur la démocratie sénégalaise. En privant ses citoyens d’un accès libre à l’information, Macky Sall semble vouloir museler toute contestation et asseoir son pouvoir.
Sénégal : les raisons du report de la présidentielle
Le président sénégalais Macky Sall a annoncé samedi à Dakar l’abrogation du décret présidentiel qui fixe l’élection présidentielle du 25 février prochain. Il s’est exprimé dans un discours radiotélévisé, mais n’a donné aucune nouvelle date pour la tenue du scrutin. Tout en réaffirmant son »engagement solennel à ne pas se présenter à l’élection présidentielle qui reste inchangé », il a fait part de sa volonté d’engager »un dialogue national ouvert afin de réunir les conditions d’une élection libre, transparente et inclusive dans un Sénégal apaisé et réconcilié ». Expliquant sa décision prise à quelques heures du démarrage de la campagne électorale qui était prévue ce samedi à minuit, le président sénégalais a invoqué le »différend » opposant »certains acteurs de la classe politique et le Conseil constitutionnel ». A ce sujet, il a fait notamment référence à l’accusation de corruption et de conflits d’intérêts proférée contre le Conseil constitutionnel par Karim Wade, fils de l’ex-président Abdoulaye Wade, dont la candidature a été rejetée à cause de sa double nationalité franco-sénégalaise. Cette plainte est à l’origine de l’adoption par l’assemblée nationale d’une commission d’enquête parlementaire contre deux membres du Conseil constitutionnel et d’un projet de loi portant report de la présidentielle pour un délai de six mois, introduit auprès de l’assemblée nationale par le groupe parlementaire du Parti démocratique sénégalais (PDS) qui soutient la candidature de Karim Wade. Ledit projet de loi a été adopté samedi matin par le bureau de l’assemblée nationale. »A cette situation suffisamment grave et confuse, est venue s’ajouter la polémique sur une candidate dont la binationalité a été découverte après la publication de la liste définitive des candidats par le Conseil constitutionnel », a expliqué M. Sall. »Ces conditions troubles pourraient gravement nuire à la crédibilité du scrutin en installant les germes d’un contentieux pré et postélectoral. (…) notre pays ne peut pas se permettre une nouvelle crise », a-t-il déclaré. La candidate en question fait partie des 20 candidats qui ont reçu le feu vert du Conseil constitutionnel pour prendre part au scrutin du 25 février, reporté par le président Macky Sall.