Burkina Faso. Secteur de l’assurance : le gouvernement décide de la création d’une société de réassurance

Burkina Faso. Secteur de l’assurance : le gouvernement décide de la création d’une société de réassurance

Le Président du Faso, le Capitaine Ibrahim TRAORE a présidé, ce mercredi, le Conseil des ministres qui a examiné plusieurs rapports et pris d’importantes décisions pour la bonne marche de la Nation, selon le ministre d’Etat, Porte-parole du gouvernement, Jean Emmanuel OUEDRAOGO. Au titre du ministère de l’Economie et des Finances, le Conseil des ministres a adopté deux décrets. Le premier décret est relatif à l’institution d’une cession légale au Burkina Faso et le second à la création d’une société de réassurance. Le Burkina Faso occupe la 4e place au niveau de la Conférence interafricaine des marchés d’assurance qui compte 14 pays. En dépit de cette position, notre pays n’a pas de société de réassurance. « En concertation avec les sociétés d’assurance présentes au Burkina Faso, il a été décidé de la création d’une société de réassurances », a expliqué le ministre de l’Economie et des Finances, Aboubakar NACANABO. « C’est une société d’économie mixte avec 51% des parts détenues par l’Etat et 49% par l’ensemble des sociétés d’assurances implantées au Burkina Faso », a-t-il souligné. Selon le ministre NACANABO, cette société va permettre de limiter la sortie des devises liées aux paiements des primes cédées en réassurance; elle permettra également au marché d’assurance de s’organiser afin de mieux faire face aux besoins de la clientèle. La société de réassurance sera opérationnelle en 2025. Cependant, pour qu’une société de réassurance puisse fonctionner et être viable, il faut prévoir une cession légale. C’est l’objet du premier décret adopté par le Conseil des ministres au titre du ministère en charge des Finances, qui va permettre à l’Etat de mieux surveiller le marché des assurances. Pour le compte du ministère de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme, le Conseil a adopté un projet de loi portant organisation du cinéma, de l’audiovisuel et de l’image animée au Burkina Faso. L’adoption de ce projet de loi est consécutive à un certain nombre d’insuffisances constatées dans la loi en vigueur. Au nombre des insuffisances, il y a entre autres, le manque de clarification dans l’organisation administrative, l’insuffisance d’encadrement dans les salles et espaces de diffusion cinématographique, l’absence de régulation des nouvelles formes d’exploitation numérique des films, la non-prise en compte des métiers de l’image animée, l’insuffisance de mesures de protection du patrimoine cinématographique et audiovisuel du Burkina Faso, et l’absence de sanctions coercitives. Selon le ministre d’Etat en charge de la Culture, le projet de loi adopté en Conseil des ministres comporte un certain nombre d’innovations majeures dont l’objectif est de réorganiser et surtout de créer de meilleures conditions d’exercice dans tout l’écosystème du cinéma et de l’image animée. Au titre de ces innovations, on passe d’une loi d’orientation à une loi d’organisation. Il y a également entre autres, la prise en compte de l’image animée, la définition du rôle des acteurs du privé et du public, la définition des conditions d’exercice des professions, des branches de l’industrie du cinéma, de l’audiovisuel et de l’image animée, la mise en place de mesures de sauvegarde, de protection et de conservation des œuvres cinématographiques et de l’audiovisuel, la mise en place de mécanismes de financement spécifiques pour le secteur, l’institution des sanctions administratives et pénales. « C’est un projet qui est en phase avec les défis du moment, l’objectif étant de faire du secteur du cinéma, un secteur créateur de richesses et surtout d’emplois décents au Burkina Faso et au-delà de faire du cinéma (…) un levier important d’éducation, de sensibilisation qui porte aussi les valeurs du Burkina Faso », a soutenu le ministre d’Etat, ministre de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme, Jean Emmanuel OUEDRAOGO.

Le rythme des investissements du secteur privé au Bénin, au Burkina Faso, au Sénégal et au Tchad va s’accélérer grâce au soutien de la BEI au secteur de l’assurance

Le rythme des investissements du secteur privé au Bénin, au Burkina Faso, au Sénégal et au Tchad va s’accélérer grâce au soutien de la BEI au secteur de l’assurance

Des accords portant sur un montant de 60 millions d’EUR de la BEI permettront aux quatre pays soit de devenir membres à part entière, soit de renforcer leur participation actuelle à l’ACA d’ici la fin de l’année. Les investissements du secteur privé au Bénin, au Burkina Faso, au Tchad et au Sénégal seront renforcés grâce au soutien de la Banque Européenne d’Investissement (BEI) pour ces pays, dans le cadre de leur adhésion et à l’augmentation de leur capital social au sein de l’Agence pour l’Assurance du Commerce en Afrique (ACA). Les États d’Afrique de l’Ouest et Centrale dont le Burkina, le Tchad et le Sénégal, vont rejoindre les 18 pays membres africains de l’ACA, où les investissements, la création d’emplois et l’accès au financement sont en hausse, notamment au Bénin, qui est déjà membre de l’ACA, grâce à une assurance ciblée sur les investissements. L’adhésion de ces pays à l’ACA, comme on peut le témoigner ailleurs en Afrique, contribuera à faire face aux répercussions économiques, sociales et sanitaires provoquées par la COVID-19. Des accords portant sur un montant de 60 millions d’EUR de la BEI permettront aux quatre pays soit de devenir membres à part entière, soit de renforcer leur participation actuelle à l’ACA d’ici la fin de l’année. Cela devrait permettre de mobiliser environ 1 milliard d’EUR au profit de nouveaux investissements dans le secteur privé. Le plus récent soutien de la BEI à l’investissement transformationnel a été approuvé lors d’une cérémonie de signature virtuelle à laquelle ont participé Toavina Ramamonjiarisoa, Directrice Générale par intérim de l’ACA, et Maria Shaw-Barragan, Directrice des Opérations de la BEI dans les pays d’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique. « Grâce à cet accord clé entre l’ACA et la Banque Européenne d’Investissement, on assistera à une transformation de l’activité commerciale dans toute l’Afrique de l’Ouest. En adhérant à l’ACA, le Burkina Faso, le Sénégal et le Tchad seront à même d’accélérer le rythme des investissements essentiels et de faire davantage face à la pandémie. Le Bénin, membre depuis 2012, bénéficiera davantage des produits de l’ACA grâce au renforcement de son capital. Au cours des vingt dernières années, l’ACA a soutenu sur le continent, des investissements et des échanges commerciaux à plus de 62 milliards de dollars US. Selon les déclarations de Toavina Ramamonjiarisoa, Directrice Générale par intérim de l’ACA, les solutions innovantes de l’ACA ont permis aux États membres d’obtenir des financements à des prix compétitifs et à long terme, grâce aux excellentes notations de crédit, (score « A » selon S&P et « A3 » selon Moody’s) et à leur habileté à mobiliser de réelles capacités de réassurance». « La Banque européenne d’investissement est ravie de permettre au Burkina Faso, au Sénégal et au Tchad de devenir des membres à part entière de l’Agence pour l’Assurance du Commerce en Afrique, et au Bénin de renforcer sa participation à celle-ci. Cela favorisera et renforcera les investissements aussi bien dans le secteur privé que dans les énergies propres dans toute l’Afrique de l’Ouest et au Sahel. Une meilleure assurance créera des emplois et aidera les entreprises et les entrepreneurs à mieux surmonter les difficultés causées par la COVID-19. La Banque Européenne d’Investissement, en sa qualité de banque de l’Union Européenne, s’est engagée à soutenir les investissements à fort impact dans toute l’Afrique. La BEI est ravie de renforcer davantage sa coopération avec l’ACA pour faire en sorte que les compétences éprouvées en matière d’assurance des échanges et des investissements profitent à encore à un plus grand nombre de pays africains. Cet apport de 60 millions d’euros de la BEI, qui s’ajoute aux 34 millions d’euros débloqués l’année dernière en soutien aux adhésions du Cameroun, du Niger et du Togo, illustre la rapidité des mesures du programme Team Europe visant à renforcer la coopération avec les partenaires africains en ces temps difficiles. Ce nouveau soutien de la BEI aux investissements du secteur privé en Afrique de l’Ouest fait suite au récent soutien à l’énergie solaire à grande échelle et à cinquante ans d’engagement dans toute l’Afrique », a déclaré Ambroise Fayolle, Vice-Président de la Banque Européenne d’Investissement. Permettre au Bénin, au Burkina Faso, au Sénégal et au Tchad de bénéficier des meilleures pratiques d’investissement dans le secteur privé africain Il sera désormais plus facile et moins couteux aux investisseurs de créer d’emplois, de développer des activités commerciales et de produire de l’énergie propre dans ces pays devenus membres à part entière de l’ACA. Ailleurs en Afrique, l’adhésion à l’ACA a permis aux pays de réduire leur niveau d’endettement et d’offrir aux investisseurs et aux financiers internationaux la garantie que les transactions souveraines et autres investissements sont couverts par un fournisseur de garanties d’assurance très bien noté et fiable. Le déficit d’assurance des investissements sur la plupart des marchés africains, freine les investissements vitaux, par actions ou par emprunt, et entrave le commerce transfrontalier. Ces derniers mois, les importantes difficultés économiques liées à la pandémie de la COVID-19 ont amplifié la pénurie d’assurance commerciale en Afrique. La présence de l’ACA constitue a cet effet, une composante essentielle de la capacité de nombreux pays à rester des destinations de choix pour les investisseurs. Alors que les pays africains se dotent déjà des mécanismes de protection contre les probables retombés économiques négatives de la COVID-19, la capacité d’assurance des investissements est perçue comme un élément essentiel du soutien financier qui se révèle nécessaire pour mieux préserver les économies de nombreux pays africains. Par APO