La SNEP, filiale d’Ynna Holding, s’attend à une nouvelle amélioration de ses résultats financiers au premier semestre

La SNEP, filiale d’Ynna Holding, s’attend à une nouvelle amélioration de ses résultats financiers au premier semestre

La Société nationale d’électrolyse et de pétrochimie (SNEP) s’attend à une nouvelle amélioration de ses indicateurs opérationnels. « Dans un contexte de confirmation du retour à la normale des conditions de marché et en dépit du renchérissement des prix des intrants, SNEP filiale d’Ynna Holding, devrait clôturer le premier semestre 2018 sur une nouvelle amélioration de ses indicateurs opérationnels », a-t-elle souligné dans une communication financière. Elle a annoncé des hausses d’environ 9% et 7% respectivement pour son chiffre d’affaires et pour son résultat d’exploitation. Tout n’est pas pour autant rose. La société anticipe une baisse significative de son résultat net semestriel d’environ 46 %. La filiale d’Ynna Holding attribue ce recul à « la non récurrence de l’effet positif du redressement du résultat financier au S1 2017 grâce principalement aux reprises des provisions sur le stock d’actions SNEP auto-détenues dans le cadre du programme de rachat (soit +28,5 Millions de dirhams) ». Cette baisse s’expliquerait aussi par « la neutralisation en 2018 des effets croisés de la reprise nette constatée dans les comptes à la suite de la cession de ces mêmes actions et du coût du contrôle fiscal », d’après sa communication. La SNEP a toutefois noté qu’en tenant compte de ces différents éléments, le résultat net retraité de SNEP devrait rester sur le même niveau de performance d’une période à l’autre. Avant d’informer ses actionnaires que la date de distribution des dividendes de l’exercice 2017 est fixée pour le 25 septembre 2018. Martin Kam

Groupe Renault: nouveau record de marge opérationnelle pour un premier semestre

Groupe Renault: nouveau record de marge opérationnelle pour un premier semestre

Boulogne-Billancourt, – Le chiffre d’affaires du Groupe atteint 29 957 millions d’euros (+1,4 %). A taux de change et périmètre constants, il progresse de 6,8 %. A compter du 1er janvier 2018, le Groupe applique la norme IFRS 15 « Produits des activités ordinaires tirés de contrats conclus avec des clients ». L’impact principal pour le Groupe concerne le traitement des remises octroyées sous forme de réduction des intérêts financiers dans le cadre de la vente d’un véhicule associé à un financement. Ces remises sont désormais constatées en résultat au moment de la vente du véhicule et non plus de façon étalée. Dans ce cadre, le Groupe a modifié l’allocation des bonifications de taux d’intérêt aux secteurs opérationnels, sans impact sur le chiffre d’affaires consolidé. A méthode de présentation comparable, le chiffre d’affaires de la branche Automobile hors AVTOVAZ aurait été supérieur de 278 millions d’euros (1,0 point), en contrepartie d’une diminution équivalente du chiffre d’affaires du Financement des ventes. Le chiffre d’affaires de l’Automobile hors AVTOVAZ s’établit à 26 867 millions d’euros, en repli de -0,5 %. Outre l’effet négatif de -1,0 point mentionné ci-dessus, cette baisse s’explique essentiellement par un effet de change négatif de -4,6 points, du fait de la forte dévaluation des principales devises du Groupe (Peso argentin, Real brésilien, Dollar américain, Rouble russe). L’effet volume contribue pour +3,1 points. L’effet prix, provenant essentiellement des pays émergents pour compenser la faiblesse des devises, est positif de 1,2 point. La marge opérationnelle du Groupe s’élève à 1 914 millions d’euros et représente 6,4 % du chiffre d’affaires. Hors impact IFRS 15, la marge aurait été de 1 984 millions d’euros (soit 6,6 % du chiffre d’affaires). La marge opérationnelle de l’Automobile hors AVTOVAZ est en baisse de 77 millions d’euros à 1 215 millions d’euros et atteint 4,5 % du chiffre d’affaires (4,7 % hors reclassement comptable sur le chiffre d’affaires mentionné ci-dessus et impact IFRS 15) contre 4,8 % au premier semestre 2017. Cette performance s’explique par la croissance de l’activité (impact positif de 80 millions d’euros) et la baisse des coûts industriels (254 millions d’euros d’impact positif). En revanche, les matières premières ont un impact négatif de -192 millions d’euros et les devises de -347 millions d’euros, principalement du fait de la dépréciation du Peso Argentin. L’effet mix/prix/enrichissement profite des hausses de prix, principalement pour compenser la dévaluation des devises, et devient positif à hauteur de 184 millions d’euros. La marge opérationnelle d’AVTOVAZ s’élève à 105 millions d’euros contre 3 millions d’euros sur le premier semestre 2017. AVTOVAZ profite du succès de ses nouveaux modèles sur un marché en reprise, de ses efforts de rationalisation des coûts, mais aussi d’effets positifs non-récurrents. La contribution du Financement des ventes à la marge opérationnelle du Groupe atteint 594 millions d’euros, contre 525 millions d’euros au premier semestre 2017. Cette progression de 13,3 % est principalement liée à la hausse de la marge brute financière de RCI Banque, conséquence de son haut niveau de performance commerciale sur les encours de financements. Les autres produits et charges d’exploitation sont négatifs à hauteur de -180 millions d’euros (contre -31 millions d’euros au premier semestre 2017), essentiellement du fait de provisions pour charges de restructuration en France liées à l’accord CAP 2020. Le résultat d’exploitation du Groupe s’établit à 1 734 millions d’euros contre 1 789 millions d’euros au premier semestre 2017 (-3,1 %). Cette baisse s’explique principalement par la provision pour restructuration mentionnée ci-dessus. Le résultat financier s’élève à -121 millions d’euros, contre -187 millions d’euros au premier semestre 2017 (retraité à méthodes comptables comparables). Cette amélioration s’explique par la baisse du coût de la dette de Renault SA, de Renault do Brasil et d’AVTOVAZ . La contribution des entreprises associées, essentiellement Nissan, s’élève à 814 millions d’euros, contre 1 317 millions d’euros au premier semestre 2017. La contribution de Nissan intégrait en 2017 un produit exceptionnel de 284 millions d’euros lié à la vente de sa participation dans l’équipementier Calsonic Kansei. Les impôts courants et différés représentent une charge de -387 millions d’euros, en diminution de 95 millions d’euros par rapport au premier semestre 2017 retraité. Le résultat net s’établit à 2 040 millions d’euros (-16,3 %) et le résultat net, part du Groupe, à 1 952 millions d’euros (7,24 euros par action par rapport à 8,85 euros par action au premier semestre 2017 retraité). Le free cash flow opérationnel de l’Automobile (y compris AVTOVAZ) est positif à hauteur de 418 millions d’euros après prise en compte d’un impact positif de la variation du besoin en fonds de roulement pour 200 millions d’euros. Au 30 juin 2018, les stocks totaux (y compris le réseau indépendant) représentent 62 jours de vente contre 63 jours à fin juin 2017. PERSPECTIVES 2018 Le marché mondial devrait connaître une croissance de 3 % par rapport à 2017 (précédemment +2,5 %). Le marché européen est attendu en hausse de 1,5 % (contre +1 %) avec une progression de 2 % (contre +1 %) pour la France. A l’international, le Brésil devrait connaître une hausse de 10 % (contre +5 %) et la Russie de plus de 10 % (contre près de 10 %). La Chine devrait croître de 5 % (inchangé), et l’Inde de 8 % (contre +6 %). Dans ce contexte, le Groupe Renault confirme ses objectifs. A savoir : augmenter son chiffre d’affaires (à taux de change et périmètre constants), maintenir une marge opérationnelle du Groupe supérieure à 6,0 % (hors impact IFRS 15) et générer un free cash-flow opérationnel de l’Automobile positif.

Maroc Telecom enregistre des résultats meilleurs que prévu

Maroc Telecom enregistre des résultats meilleurs que prévu

Les résultats consolidés de Maroc Telecom pour le premier semestre de l’année 2018 ont été meilleurs que prévu dans leur ensemble, selon les chiffres enregistrés au titre de la première moitié de l’année. L’amélioration de ses indicateurs financiers au cours des six premiers mois de l’année a d’ailleurs incité le groupe de télécommunications à revoir à la hausse ses perspectives pour l’année 2018. De quoi contenter Abdeslam Ahizoune, président du Directoire du groupe, qui a également annoncé dans un communiqué le retour à la croissance des activités du groupe au Maroc, précisant que cette tendance positive est à mettre au compte de la politique d’investissement de la société et de ses efforts pour se différencier « par l’excellence de ses réseaux et de ses services ». Associée à la croissance soutenue des filiales du groupe, cette évolution « donne au Groupe confiance en vue d’atteindre ses objectifs de l’année et lui permet de relever ses perspectives en conséquence », a-t-il affirmé. Selon les chiffres communiqués, l’opérateur télécommunication a réalisé un chiffre d’affaires consolidé de 17,9 milliards de DH au 30 juin 2018, correspondant à une hausse de 5,0% par rapport au premier semestre de l’année précédente. Une performance attribuée à la croissance soutenue du chiffre d’affaires des activités au Maroc, conjuguée à celle des filiales à l’international. Soulignons qu’au cours des six premiers mois de l’année 2018, le résultat opérationnel avant amortissements (EBITDA) du groupe s’est élevé à 8,8 milliards de DH en progression de 4,0%, grâce à la croissance de l’EBITDA au Maroc et dans les filiales. La marge d’EBITDA s’est maintenue au niveau élevé de 49,4%. Sous l’effet conjugué de la progression de 4,0% de l’EBITDA et d’une charge d’amortissement en hausse limitée, le résultat opérationnel (EBITA) ajusté consolidé du Groupe Maroc Telecom s’est établi à 5,5 milliards de DH à fin juin 2018, ce qui représente une hausse de 4,8%. Quant à la marge d’exploitation, elle a progressé de 0,1pt en s’établissant à 30,9%. Soulignons qu’en raison principalement de la forte progression du résultat net des activités au Maroc, l’opérateur a indiqué que le résultat net ajusté part du groupe enregistré au titre du premier semestre est ressorti en hausse de 2,3% par rapport à la même période de l’année précédente. « Le résultat net part du groupe est en forte croissance de 8,6% à change courant grâce à la croissance de l’activité et des charges de restructuration constatées au premier semestre 2017 », a-t-il indiqué. En ce qui concerne les flux nets de trésorerie opérationnels (CFFO) ajustés, Maroc Telecom a noté qu’ils se sont élevés à 4,2 milliards de DH, « en baisse de 6,5% avec des investissements en hausse de 3,2% (hors fréquences et licences) pendant la période», a-t-il relevé. En hausse limitée de 1% sur an, la dette nette consolidée du Groupe Maroc Telecom s’est, de son côté, établie à 17 milliards de dirhams à fin juin 2018. Signalons qu’au 30 juin 2018, le parc du Groupe s’est établi à plus de 60 millions de clients, en hausse de 9,7% sur un an, tiré par une croissance soutenue aussi bien du parc des filiales (+13,6%) que des parcs Haut Débit Mobile et Fixe au Maroc. Commentant ses résultats au niveau national, l’opérateur a indiqué que la croissance soutenue du C.A s’est poursuivie avec 4,8% de hausse au premier semestre 2018, à 10 562 millions de dirhams, grâce à la fois aux revenus Mobile (+3,5%) et à ceux du Fixe (+4,8%). De son côté, l’EBITDA a progressé de 3,5% au premier semestre 2018 pour s’établir à 5,5 milliards de DH, ce qui permet de maintenir une marge au niveau élevé de 52,5%. Grâce à la hausse de l’EBITDA et une charge d’amortissement quasiment stable, l’EBITA ajusté a progressé de 5,4% en un an pour s’établir à 3,6 milliards de DH, notant que sa marge ajustée est restée au niveau élevé de 34,8%. L’opérateur a ainsi noté qu’au cours du premier semestre, les CFFO ajustés au Maroc ont atteint 3,1 milliards de DH en hausse de 3,0%, « la baisse des CAPEX compensant la saisonnalité du Besoin en Fonds de Roulement (BFR) ». A noter qu’au 30 juin 2018, le parc Mobile a atteint 18,9 millions de clients, en progression de 2,8% en un an, porté par l’augmentation du nombre de clients postpayés (+2,7%) et prépayés (+3,9%). Alors que celui du Fixe s’est amélioré de 6,5% sur un an, à 1,8 million de lignes et le parc ADSL a progressé de 10,2% en 1 an, pour atteindre près de 1,4 million d’abonnements. Maroc Telecom a précisé que « le C.A des activités Fixe et Internet augmente de 4,8%, la croissance de 11,4% du C.A Data faisant plus que compenser la baisse de la Voix ». A l’international, l’analyse des activités fait apparaître une hausse de 7,4% du CA à 8.1 milliards de DH, tirée par la croissance des revenus des nouvelles filiales notamment en Côte d’Ivoire, au Bénin et au Togo, le retour à la croissance des activités au Mali et de l’accroissement de l’usage Data et Mobile Money. Au cours du premier semestre 2018, l’EBITDA s’est établi à 3,3 milliards de DH, en hausse de 4,8%, la marge s’étant élevée à 40,7%. Alors que, sur la même période, l’EBITA ajusté s’est établi à 1 861 millions de dirhams, en hausse de 3,7%, grâce principalement à la progression de 4,8% de l’EBITDA dont la marge d’exploitation ajustée a atteint 22,8%, en baisse de 0,7 pt. « Les CFFO ajustés ressortent en baisse de 27,2%, à 1 milliard de DH en raison principalement de la hausse des investissements qui accompagnent le développement de la 3G et de la 4G dans les pays où des licences ont été obtenues », a conclu le Groupe. Alain Bouithy