Une nouvelle étude propose des mesures pour renforcer la résilience de l’Algérie face aux catastrophes

La fréquence plus élevées des incendies de forêt, des inondations et des tremblements de terre en Algérie a généré d’importantes pertes humaines et économiques, selon une récente étude conjointe de la Banque mondiale et la Délégation National Des Risques Majeurs (DNRM), visant à identifier les actions prioritaires pour accroître la résilience de l’Algérie face aux risques climatiques et de catastrophe. Intitulée « Diagnostic sur la Gestion des Risques Climatiques et de Catastrophes en Algérie », cette étude évalue l’impact économique des catastrophes dans le pays et met en lumière les forces et faiblesses des efforts actuels de gestion des risques de catastrophe en Algérie. Au cours des 15 dernières années, le gouvernement algérien a dépensé en moyenne environ 255 millions de dollars (35,14 milliards de dinars) par an pour faire face aux inondations, tremblements de terre et incendies de forêt, dont environ 70 % consacrés aux inondations. Selon les prévisions de l’étude, les pertes liées aux catastrophes pourraient atteindre en moyenne près de 0,7 % du PIB du pays par an, presque le double de la moyenne historique. Cette augmentation est principalement due à la menace potentielle d’un séisme dévastateur dans les zones urbaines, en pleine croissance démographique et particulièrement exposées à de tels événements. « Les conclusions de ce rapport soulignent l’urgence et l’importance de renforcer la gestion des risques de catastrophes en Algérie. Le rapport offre des recommandations et identifie des domaines prioritaires d’action susceptibles de guider les interventions gouvernementales et de mobiliser le soutien des partenaires au développement », a déclaré Monsieur Kamel Braham, représentant résident de la Banque mondiale en Algérie. L’Algérie a adopté, au cours des dernières années, diverses politiques et plans pour se préparer et mieux faire face aux catastrophes. En dépit des progrès importants réalisés, des efforts supplémentaires sont nécessaires pour approfondir les connaissances sur les risques climatiques et de catastrophes, promouvoir les investissements visant à réduire les risques d’inondations et d’incendies de forêt, et renforcer les systèmes d’alerte précoce. D’autres domaines d’amélioration incluent la coordination interinstitutionnelle, le partage d’informations et la promotion de l’assurance contre les catastrophes naturelles. « Le partenariat entre la Banque mondiale et la Délégation nationale aux risques majeurs témoigne de notre engagement collectif à renforcer la réduction des risques et la résilience aux catastrophes en Algérie. Les recommandations formulées dans le rapport guideront nos prises de décision et nous aideront à hiérarchiser les activités visant à protéger nos communautés », a souligné le Professeur Hamid Afra, Délégué national aux risques majeurs.
Visite du Chef d’État-Major des Forces Armées françaises : Renforcer la résilience du Bénin face au terrorisme grâce à une coopération décomplexée

Le Chef d’État-Major des Forces Armées françaises, le Général Thierry BURKHARD a effectué le samedi 09 décembre 2023 une visite de travail au Bénin. Occasion pour lui de réaffirmer l’engagement de la France à œuvrer ensemble avec le Bénin pour faire de ce dernier, un pays de grande résilience face au terrorisme. L’armée française reste et demeure en effet un des partenaires privilégiés du Bénin dans le cadre de la lutte contre le terrorisme. Depuis les premières attaques des groupes armés dans le nord du pays, l’hexagone n’a de cesse apporter assistance, instruction, et formation à l’armée sœur du Bénin. À la faveur d’une conférence de presse conjointe qui a sanctionné les echanges, les deux Chefs d’État-Major ont abordé des préoccupations qui agitent l’opinion publique béninoise. Le Général de Brigade Fructueux GBAGUIDI, Chef d’État-Major des Forces Armées Béninoises n’a pas fait usage de langue de bois en répondant à une préoccupation des hommes des médias sur la présence de son homologue français au Bénin. « Je veux gagner la guerre contre le terrorisme. Mais pour y arriver, j’ai besoin de l’expérience des pays amis qui ont déjà eu à faire face au terrorisme. J’ai besoin d’apprendre en toute humilité. Nous avons une guerre à gagner. Si l’armée doit aller chercher l’expertise sur la planète Mars, elle ira. Une mission m’a été confiée, j’ai l’intention de l’accomplir jusqu’au bout », a-t-il ajouté sans ambages. « Avec le Général Fructueux GBAGUIDI, complète le Général français Thyerry BURKHARD, on échange fréquemment sur les besoins de partenariat. Pour moi, venir ici, c’est un avantage supplémentaire. C’est mieux comprendre quels sont les besoins en termes de partenariat pour lui permettre d’être plus efficace dans la guerre contre le terrorisme. C’est le Général GBAGUIDI qui mène cette guerre, ce n’est pas l’armée française ni aucune autre armée ». La lancinante rumeur qui se répand dans l’opinion publique depuis quelques temps au sujet de l’implantation d’une base militaire française au Bénin est revenue lors des échanges. Le chef des armées françaises a été catégorique : « Non, il n’y a pas de base militaire française au Bénin. Il n’y a non plus de mission militaire permanente ici. Vous êtes au Bénin, et s’il y avait une base française, vous la verriez. Mais dans le cadre du partenariat militaire opérationnel, il y a des détachements français opérés avec l’armée béninoise qui répondent à des besoins exprimés et dès la fin des missions, ils quittent le territoire », a précisé le Général BURKHARD. Pour être définitif sur cette question, le Général Fructueux GBAGUIDI s’est voulu pédagogique en clarifiant les notions élémentaires d’une base militaire. Il a confirmé les propos de son hôte : « Une base militaire, ça se construit à deux. Le Bénin n’est pas demandeur et n’a reçu aucune demande sur le sujet. Dans notre pays, aucune loi n’a encore permis la mise en place d’une base militaire. Et puis, poursuit le Général Fructueux GBAGUIDI, une base militaire, elle est physique avec des bâtiments, des aéronefs, du matériel …etc. Mais il n’y en a pas. Alors non, ce n’est pas envisagé ». Le désengagement militaire français du Niger, la rupture entre la France et les pays du Sahel, la lutte contre les groupes armés terroristes dans le Sahel et bien d’autres sujets ont été également abordés au cours de cette rencontre avec les hommes des médias. La coopération militaire entre la France et le Bénin date de plusieurs années. Elle a été salutaire, entre autres, dans la formation du personnel militaire des FAB et plusieurs autres domaines. Le bilan est positif et le Général GBAGUIDI entend la poursuivre. L’hôte du Général GBAGUIDI et sa délégation se sont ensuite rendus au ministère de la défense pour une audience avec le Ministre de la défense nationale, Alain Fortunet NOUATIN.
Réhabilitation post-sismique : La 10ème Conférence sur le parasismique redéfinit l’Avenir d’Al Haouz

ROBOBAT et URBACOM ont conjointement organisé la 10ème édition de la Conférence sur le parasismique au Complexe culturel et administratif de Habous, Marrakech. Placé sous le thème crucial de la « Réhabilitation après le séisme d’Al Haouz, Retours d’Expériences », l’événement a réuni un panel d’experts de renommée internationale. L’événement a été honoré par la présence de personnalités éminentes, dont le Professeur Victor DAVIDOVICI, le Professeur Jalil WOLFGANG, et le Professeur Darius AMIR MAZAHERI. Ces experts ont partagé leurs connaissances approfondies sur les meilleures pratiques et les innovations technologiques en matière de réhabilitation post-sismique. Les sessions de la conférence ont couvert une gamme de sujets liés à la réhabilitation post-sismique, explorant les meilleures pratiques, les avancées technologiques, et les leçons tirées des expériences antérieures. Avec un accent particulier sur la région d’Al Haouz, l’événement a offert une plateforme unique pour explorer les défis spécifiques de cette zone géographique et les solutions novatrices qui en ont émergé. Le Professeur Darius AMIR MAZAHERI, bien qu’absent pour des raisons de santé, a participé à distance grâce à des présentations envoyées à la régie. Dans l’un de ses slides, il a souligné que « plus la conception est intuitivement simple, moins les justifications sismiques sont sophistiquées », expliquant que si les justifications sismique sont trop complexes à expliquer il serait judicieux de faire une pause et d’ étudier la construction car « c’ est sans doute elle qui doit être améliorée ». Les retours d’expériences partagés lors de la conférence ont dépassé le cadre théorique pour catalyser des actions concrètes. Les parties prenantes ont eu l’opportunité de discuter des stratégies futures, de partager leurs perspectives, et de forger des partenariats collaboratifs. Notons que le séisme qui a secoué le Maroc le 8 septembre 2023 à 22 h 11 min , enregistrant une magnitude de 6,7 à 6,9, demeure l’événement sismique le plus important de l’histoire du pays. L’épicentre de cette secousse se situe dans le Haut Atlas, dans la commune rurale d’Ighil, relevant de la province d’Al Haouz, région de Marrakech-Safi.Le bilan, communiqué par le ministère de l’Intérieur le 27 septembre, etait de 2 960 morts et 6 125 blessés. Près de 90 % des victimes sont recensées dans les seules provinces d’Al Haouz et de Taroudant. Les conséquences de ces secousses sont dramatiques, entraînant d’importants dégâts matériels et l’effondrement de nombreux bâtiments. La 10ème Conférence sur le Parasismique s’inscrit comme un jalon significatif dans la quête de solutions durables pour la reconstruction post-sismique.Al Haouz reste au cœur des préoccupations, et l’événement promet d’être un catalyseur pour la résilience face aux catastrophes naturelles. Cette édition cruciale de la Conférence a été soutenue par des acteurs majeurs de l’industrie, tels que Ciment du Maroc, Maghreb Steel, Autodesk, Hilti, LPEE, et MenaraPréfa. En collaboration avec des institutions de premier plan, dont la FMC, le CNOA, la FNBTP, l’ONIGT, la FIMME, l’AIEM, l’AMIC-BTP, l’AMBC, l’ARCI, et l’AMGS, l’événement a élargi sa portée et son impact.
L’économie malienne a montré des signes de résilience malgré les sanctions et les chocs climatiques, selon la Banque mondiale

L’économie malienne a montré des signes de résilience malgré les sanctions de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), l’inflation alimentaire élevée et les infestations parasitaires qui ont affecté la production de coton. Selon la Note sur la situation économique du Mali en 2023 de la Banque mondiale intitulée « Renforcement de la résilience financière des éleveurs face à la sécheresse », la croissance du PIB est estimée à 1,8 %, soutenue par la reprise de l’agriculture vivrière et la résilience de l’or et des télécommunications. L’inflation annuelle moyenne a augmenté pour atteindre 9,7 % en 2022, principalement en raison de l’augmentation des coûts des denrées alimentaires. En termes de projections, le rapport souligne que les perspectives pour 2023 sont soumises à des risques liés au calendrier électoral et au resserrement des conditions financières. L’augmentation du coût du financement sur le marché régional apparait au cours des 12 derniers mois comme un risque important étant donné les besoins élevés de financement intérieur brut du Mali. Le resserrement de la politique monétaire s’est traduit par une hausse des rendements des bons du Trésor à 6-12 mois et des obligations du Trésor à 5 ans pour les pays de l’Union Economique et Monétaire Ouest Africaine (UEMOA). Les risques de liquidité et de refinancement et les difficultés des finances publiques qui en découlent pourraient peser sur l’économie au sens large et sur la société, en réduisant les dépenses sociales et les investissements et en accentuant potentiellement l’accumulation des arriérés. Le rapport consacre son deuxième chapitre aux instruments de financement et d’assurance des risques de catastrophe pour réduire les impacts socio-économiques négatifs des chocs climatiques. Il en ressort que le Mali a subi au moins 40 chocs climatiques majeurs entre 1970 et 2020 et que la sécheresse aurait touché environ 400 000 personnes par an et réduit les revenus agricoles liés aux récoltes de 9,5 millions de dollars par an. Il serait cependant possible de renforcer la résilience financière face cette sécheresse à travers la mise en place d’instruments pour protéger des secteurs aussi importants que le pastoralisme et l’agriculture. Le financement et l’assurance des risques de catastrophes fournissent des mécanismes qui visent à réduire les impacts socio-économiques négatifs des chocs climatiques. « Ces mécanismes peuvent fournir des financements opportuns et ciblés en réponse à un choc ou en prévision de celui-ci ; 15% de la superficie du Mali est parfaitement adaptée au financement et à l’assurance des risques de catastrophes basés sur un indice pour les éleveurs, tandis que 10% supplémentaires pourraient l’être après une analyse plus approfondie », explique Daniel Pajank, économiste senior et coordonnateur de la Note sur la situation économique du Mali en 2023.
Les dirigeants africains s’engagent à prendre des mesures urgentes pour soutenir la reprise et renforcer la résilience

Les dirigeants africains se sont engagés, vendredi (17 février, dnr) à Addis-Abeba, à prendre des mesures immédiates pour intégrer dans leurs plans de développement nationaux les recommandations du rapport Performance et perspectives macroéconomiques de l’Afrique, que vient de publier la Banque africaine de développement. Le président zambien Hakainde Hichilema a déclaré que l’étude du Groupe de la Banque africaine de développement, a donné une impulsion aux dirigeants du continent pour aller de l’avant dans la mise en œuvre des réformes nécessaires. Son allocution a été prononcée par son ministre des Finances et de la Planification nationale, Situmbeko Musokotwane lors de la présentation du rapport, en marge du 36e sommet de l’Union africaine à Addis-Abeba. Selon le président Hichilema, le rapport est une étape importante dans la quête de connaissances fondées sur des données probantes pour éclairer l’élaboration des politiques en vue d’un avenir plus prospère et durable pour l’Afrique. « Les conclusions de cet important rapport nous fournissent, un ensemble de politiques concrètes que nous devons mettre en œuvre d’urgence pour soutenir la reprise et renforcer la résilience en Zambie, et sur le continent plus généralement », a souligné le président Hichilema. Il a fait observer que, bien que la Zambie n’ait pas été épargnée par les chocs mondiaux, son économie a fait preuve de résilience. Il a également déploré l’impact de l’importante dette de la Zambie sur la stabilité budgétaire du pays et a déclaré que son administration avait lancé des réformes qui stimuleraient la croissance économique pour atteindre 4 % en 2023 et 4,3 % en 2024. Le Groupe de la Banque africaine de développement a publié la première édition du rapport Performances et perspectives macroéconomiques de l’Afrique le 19 janvier. Ce rapport a depuis suscité un vif intérêt des décideurs en Afrique et dans le monde. Ce rapport semestriel offre aux décideurs, aux investisseurs internationaux, aux chercheurs et aux partenaires au développement des évaluations actualisées, fondées sur des données probantes, des performances macroéconomiques actualisées du continent. Il présente également des perspectives à court et moyen terme. Le président de la Commission de l’Union africaine, Moussa Faki Mahamat, a indiqué que le rapport sera présenté aux chefs d’État lors du sommet de l’Union africaine afin d’aider à orienter la planification nationale. « Le savoir, c’est le pouvoir. Ce rapport, qui sera publié deux fois par an, est une mine de connaissances — avec un aperçu approfondi de ce qui se passe en Afrique dans la sphère macroéconomique. Il identifie les défis et les opportunités pour le bien de notre continent », a-t-il déclaré. « Si les gouvernements, le secteur privé et les autres parties prenantes s’approprient le rapport, ils seront en meilleure posture pour prendre des décisions éclairées », a déclaré M. Faki Mahamat. Le rapport appelle notamment, à des réformes structurelles opportunes pour renforcer l’industrialisation avec le soutien des gouvernements dans des domaines clés. « Toutes les questions soulevées dans le rapport touchent aussi notre pays. Nous avons conduit le Nigeria sur la voie de l’ère pré-Covid-19, mais nous sommes toujours confrontés à certains défis », a déclaré la ministre des Finances, du Budget et de la Planification nationale du Nigeria, Zainab Ahmed, avant d’ajouter : « Nous avons demandé une facilité de trésorerie dans le cadre des droits de tirage spéciaux pour servir d’amortisseur. Nous avons également souhaité que les banques multilatérales de développement nous accordent des financements à plus long terme. Le Nigeria a fait preuve d’une grande résilience. Nous avons juste besoin de ce soutien pour nous permettre d’exploiter pleinement notre potentiel. » Le président du Groupe de la Banque africaine de développement, Akinwumi Adesina, a fait observer que, bien que les économies africaines aient fait preuve d’une remarquable résilience, un soutien mondial est nécessaire pour aider le continent à faire face aux fardeaux financiers et aux défis en matière de sécurité. « Malgré le ralentissement occasionné par de multiples chocs, l’Afrique a fait preuve d’une résilience continue dans tous les pays, sauf un, et a maintenu un taux de croissance positif en 2022 avec des perspectives stables en 2023 et 2024. Les économies africaines sont effectivement résilientes », a déclaré M. Adesina. Il a appelé à un soutien fort et collectif en faveur de l’Afrique pour aider le continent à relever les défis auxquels il est confronté, en particulier le fardeau de la dette et les vulnérabilités liées à celle-ci. « L’Afrique ne peut pas gravir la pente raide en portant un sac de dettes sur son dos, a déclaré le président Adesina. La canalisation des 100 milliards de dollars supplémentaires de droits de tirage spéciaux fera une énorme différence. Nous devons unir nos forces pour exploiter les énormes possibilités qu’offre l’Afrique. Il ne fait aucun doute que nous ferons de grands progrès. Cependant, nous devons travailler vite, être inclusifs et compétitifs ». Le ministre égyptien adjoint des Finances chargé des Politiques et des Affaires économiques, Mohammed Ibrahim, a déclaré que le rapport était utile aux décideurs et aux chercheurs africains dans la mesure où il constitue une banque de données opportune de projets de développement et de planification solides et fondés sur des données probantes. Le directeur du Centre pour le développement durable de l’université de Columbia, l’économiste Jeffrey Sachs, a déclaré que l’Afrique avait la capacité d’atteindre une croissance annuelle de 7 à 10 %. Il a fait observer que l’Afrique pouvait tirer parti de sa population pour développer un marché unique robuste, citant des exemples comme la Chine et l’Inde. « La création d’un marché unique permettra à l’Afrique de se positionner parmi les trois plus grands marchés mondiaux. C’est le continent qui a le plus grand potentiel de croissance », a-t-il déclaré, appelant les dirigeants africains à construire des infrastructures régionales vitales et de combler les lacunes en matière d’infrastructures au cours des prochaines décennies. Jeffrey Sachs a exhorté les gouvernements africains à mener une révolution pour assurer un accès aux soins de santé et à l’éducation à un prix abordable. il a, en outre, appelé à un financement accru du continent afin de le placer sur la voie de la croissance durable, faisant observer que la Banque africaine de développement est essentielle pour
BCEAO : le gouverneur salue la résilience de l’économie burkinabè

Le Président de la Transition, Chef de l’Etat, le Capitaine Ibrahim TRAORE, a accordé une audience au Gouverneur de la Banque Centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO), Jean-Claude Kassi BROU. Les échanges ont concerné entre autres la vie de l’institution bancaire et l’économie du Burkina Faso jugée résiliente malgré la situation sécuritaire. Le Gouverneur de la BCEAO a en effet salué la résilience de l’économie burkinabè au regard des défis sécuritaire et social avec un nombre important de déplacés internes. « La croissance économique en 2022 est ressortie positive et devrait continuer à s’améliorer en 2023 avec notamment l’amélioration de la campagne agricole », a-t-il soutenu. Jean-Claude Kassi BROU a aussi noté que l’inflation reste un défi pour l’économie burkinabè comme c’est le cas dans tous les autres pays de l’espace UEMOA. Cependant, le secteur bancaire burkinabè « est quand même solide avec de bons résultats et les taux de dégradation du portefeuille restent en deçà de la moyenne régionale. Ce sont des signes encourageants », a indiqué le Gouverneur de la BCEAO. Les réformes engagées dans certaines dispositions au niveau de la banque centrale pour la région ont été évoquées au cours des échanges. Il s’agit de la nouvelle loi bancaire, la loi sur les microfinances, et la nouvelle loi contre le blanchiment des capitaux. Sur la question sécuritaire au Burkina, Jean-Claude Kassi BROU a présenté ses condoléances et toute sa compassion aux autorités burkinabè pour « les nombreuses victimes civiles et militaires et tout le soutien de la banque centrale pour toute cette situation difficile que connaît le pays avec la multitude des attaques depuis quelques années ». Il a enfin indiqué que la banque centrale soutient les autorités burkinabè pour tous les efforts qu’elles déploient pour lutter contre cette gangrène qu’est le terrorisme qui déstabilise la sous-région.
Les Comores reçoivent 30 millions de dollars pour fournir des transferts monétaires d’urgence et améliorer la résilience des ménages vulnérables

La Banque mondiale a approuvé un don de 30 millions de dollars, dont 15 millions proviennent du mécanisme de réponse aux crises, afin de fournir un soutien immédiat et à moyen terme aux populations vulnérables. Le projet sera national et investira dans la mise en place d’un système de protection sociale solide pour les Comores. Il sera mis en œuvre dans les trois îles de Mwali, Ndzouwani et Ngazidja, couvrant environ 200 villages. Le projet de filets sociaux de sécurité adapté et résilient aux chocs fournira des transferts monétaires aux ménages chroniquement pauvres et vulnérables pour les aider à répondre à leurs besoins immédiats face à des crises multiples, notamment une insécurité alimentaire croissante. S’appuyant sur le précédent projet de filets sociaux de sécurité des Comores, le nouveau projet soutiendra les ménages les plus vulnérables en leur offrant des possibilités d’activités génératrices de revenus et de travaux d’intérêt public sensibles au climat. Les interventions seront complétées par des mesures d’inclusion économique et d’accompagnement du capital humain, ainsi que par une formation technique visant à améliorer les compétences des bénéficiaires et leur sensibilisation dans des domaines clés, notamment les normes de genre. 40 000 ménages, soit environ 200 000 personnes, bénéficieront du projet. « Face à tous les défis auxquels le pays est confronté, il existe un besoin fort et évident de renforcer et d’étendre le système de protection sociale aux Comores afin d’aider la population comorienne à faire face et à se remettre des chocs », a déclaré Boubacar Sidiki Walbani, représentant résident de la Banque mondiale aux Comores. « En couvrant environ 26% de la population comorienne ou 32% de la population dans la zone du projet, ce projet réaffirme l’engagement de la Banque mondiale à soutenir le gouvernement des Comores et la population comorienne pour répondre aux besoins des plus vulnérables et renforcer leur résilience face à des chocs variés et croissants. » Les activités mises en œuvre dans le cadre de ce projet seront soutenues par des mesures d’accompagnement qui cibleront principalement les femmes chefs de famille et les jeunes en âge de travailler, reflétant ainsi les priorités du gouvernement des Comores, à savoir le développement du capital humain et l’inclusion économique. Les mesures d’accompagnement relatives au capital humain sont axées sur l’amélioration du développement de la petite enfance, les pratiques parentales, la nutrition, la sensibilisation à l’éducation des enfants et l’autonomisation des femmes. Les mesures d’accompagnement axées sur l’inclusion économique et financière visent à favoriser la résilience climatique en encourageant l’adoption de techniques agricoles améliorées, en promouvant l’épargne villageoise et en soutenant la diversification et l’adaptabilité des moyens de subsistance. « Les données recueillies dans de nombreux pays ont montré que les programmes de protection sociale contribuent à lutter contre les inégalités, à réduire l’extrême pauvreté et à renforcer le capital humain. Étant donné que la pauvreté et les inégalités ont des dimensions inhérentes au genre et à la jeunesse, le projet donnera la priorité aux femmes et aux jeunes en tant que principaux bénéficiaires des transferts monétaires et soutiendra les activités génératrices de revenus dirigées par les femmes et les jeunes. Les femmes et les jeunes bénéficieront également des mesures d’accompagnement et en feront partie intégrante », a déclaré Julia Rachel Ravelosoa, économiste principale chargée de la protection sociale. « Nous sommes ravis que ce projet contribue à la mise en place d’un système de protection sociale solide et intégré pour les Comores. » La Banque mondiale soutient les Comores pour construire leur système de protection sociale depuis 2015 avec un premier projet financé par l’IDA à hauteur de 6 millions de dollars en 2015 axé sur la construction d’un programme de filet de sécurité productif combiné à des activités de nutrition. Ce don a été suivi d’un financement supplémentaire de 18 millions de dollars en décembre 2019 pour répondre au cyclone Kenneth couvrant 10 290 ménages vulnérables dans 118 villages sur trois îles, bénéficiant d’activités de soutien aux moyens de subsistance et de résilience socio-économique. Enfin, suite à l’apparition de la pandémie COVID-19, le projet a alloué 6,5 millions de dollars pour aider le gouvernement des Comores à faire face aux effets socio-économiques de la pandémie par le biais de transferts monétaires qui ont bénéficié à 21 556 ménages vulnérables dans les zones urbaines et périurbaines.
FMI: La RD Congo a fait preuve de résilience malgré de multiples chocs

La situation macroéconomique de la République démocratique du Congo fait preuve de résilience, malgré les répercussions de la guerre en Ukraine et la détérioration de l’environnement économique mondial, a estimé le Fonds monétaire international (FMI). Le PIB réel fait preuve de résilience, avec une croissance prévue à 6,6 % en 2022, soutenue par une production minière plus élevée que prévu, a indiqué l’institution financière internationale qui vient d’achever la troisième revue de l’accord au titre de la Facilité élargie de crédit avec la République démocratique du Congo. « Les performances macroéconomiques en 2022 sont solides, malgré des chocs récurrents. La croissance est robuste et les amortisseurs externes se sont renforcés, malgré la hausse des prix mondiaux de l’énergie et des denrées alimentaires », a relevé Kenji Okamura, directeur général adjoint du FMI estimant que la performance au titre de l’accord de la Facilité Elargie de Crédit (FEC) reste satisfaisante. Selon les projections du FMI, « l’inflation devrait dépasser 12 % d’ici fin 2022, en raison de la hausse des prix mondiaux des denrées alimentaires et des carburants, exacerbée par la guerre en Ukraine et les goulots d’étranglement de la chaîne d’approvisionnement ». Le FMI note que le compte courant a atteint un excédent au premier semestre de l’année grâce à de fortes exportations, et à fin octobre, les réserves internationales brutes ont atteint environ 2 mois d’importations, bien au-dessus de l’objectif fixé au début de l’accord FEC. S’agissant du solde budgétaire intérieur (base caisse) de 2022, l’organisation internationale le projette à 1,1 % du PIB, conformément aux engagements du programme. Ce, en dépit des pressions de dépenses imprévues résultant de l’escalade du conflit à l’Est, l’augmentation des dépenses des ministères et des institutions publiques et le remboursement d’arriérés aux distributeurs de carburants, financées par une hausse inattendue des recettes fiscales principalement due à des développements miniers favorables, a-t-elle expliqué. Quoi qu’il en soit, les progrès réalisés dans le cadre du programme restent satisfaisants, a constaté le FMI. En effet, « tous les critères de réalisation quantitatifs à fin juin 2022 ont été atteints, ainsi que tous les objectifs indicatifs (OI) à l’exception de deux : celui lié aux dépenses de santé en raison de retards dans la passation des marchés ; et celui lié aux garanties de la banque centrale pour les prêts intérieurs en faveur du gouvernement central en raison de lacunes dans le contrôle et malgré le fait qu’aucune nouvelle garantie n’a été émise », a-t-elle noté. Quan bien même les efforts pour atteindre les dépenses sociales dans le cadre de l’OI nécessiteront un suivi étroit de leur mise en œuvre, le Fonds relève que quatre des six repères structurels ont également été respectés, et un cinquième a été atteint avec un léger retard. Mais alors que les perspectives de croissance restent favorables en 2023, Kenji Okamura note que les risques à la baisse émanent des chocs défavorables sur les termes de l’échange et du conflit à l’Est du pays. Selon son analyse, le déficit budgétaire devrait se réduire en 2023. Il soutient qu’ »une mobilisation soutenue des recettes et une maitrise des dépenses courantes dans les biens, services et subventions devraient laisser de l’espace pour les dépenses sociales, les investissements dans les infrastructures et le capital humain, et l’apurement des arriérés ». Ce dernier affirme en outre qu’économiser la surperformance des recettes soutiendrait les efforts visant à constituer des tampons budgétaires et que la suppression progressive des subventions aux carburants et la mise en place de transferts sociaux ciblés sont des mesures importantes pour renforcer les filets de sécurité sociale afin de protéger les personnes vulnérables. Enfin, « le renforcement de la crédibilité budgétaire devrait aider le budget à servir de point d’ancrage budgétaire dans le cadre du programme », estimant par ailleurs que la refonte du cadre budgétaire pour gérer la richesse en ressources, le renforcement du cadre d’investissement public et l’accélération des réformes de la gestion des finances publiques sont nécessaires pour améliorer l’efficacité et la transparence des dépenses. Adrien Thyg