L’économie mondiale fait preuve de résilience dans un contexte commercial et politique historiquement incertain

L’économie mondiale fait preuve de résilience dans un contexte commercial et politique historiquement incertain

Une économie en développement sur quatre reste néanmoins plus pauvre qu’elle ne l’était en 2019 Selon les dernière Perspectives économiques mondiales de la Banque mondiale, l’économie mondiale résiste mieux qu’anticipé, malgré la persistance des tensions commerciales et les incertitudes politiques. La croissance devrait légèrement fléchir à 2,6 % en 2026, avant de remonter à 2,7 % en 2027, marquant une stabilisation sur les deux prochaines années. Il s’agit donc d’une révision à la hausse par rapport aux projections publiées au mois de juin. Cela s’explique en grande partie par une croissance plus forte qu’anticipé aux États-Unis, ce pays contribuant environ aux deux tiers de la révision à la hausse pour 2026. Néanmoins, si ces prévisions se confirment, les années 2020 sont en passe d’être la décennie qui aura connu la croissance mondiale la plus faible depuis les années 1960. Ce manque de dynamisme a pour conséquence de creuser les écarts entre niveaux de vie dans le monde, souligne le rapport. À la fin de l’année 2025, les revenus par habitant dépassaient leurs niveaux de 2019 dans la quasi-totalité des économies avancées, mais demeuraient en deçà dans une économie en développement sur quatre. En 2025, la croissance a été portée à la fois par une intensification des échanges, en prévision de futurs changements dans les politiques commerciales, et par une réorganisation rapide des chaînes d’approvisionnement mondiales. Cet élan devrait toutefois s’atténuer en 2026, avec le ralentissement progressif du commerce et de la demande intérieure. Le ralentissement qui en résultera devrait cependant être atténué par l’assouplissement des conditions financières mondiales et par l’expansion budgétaire de plusieurs grandes économies.  L’inflation mondiale devrait légèrement diminuer pour atteindre un taux de 2,6 % en 2026, dans un contexte de baisse des tensions sur les marchés du travail et des prix de l’énergie. La croissance devrait reprendre de la vigueur en 2027, tirée par l’ajustement des flux commerciaux et un climat politique moins incertain.  « Année après année, la capacité de l’économie mondiale à générer de la croissance s’érode, alors que sa résilience face à l’incertitude des politiques publiques semble se renforcer, analyse Inderjit Gill, économiste en chef et premier vice-président du Groupe de la Banque mondiale pour l’Économie du développement. Mais, avec le temps, cette divergence entre dynamisme et résilience économiques ne pourra que fracturer les finances publiques et les marchés du crédit.  Au cours des prochaines années, la croissance de l’économie mondiale devrait être plus faible que celle observée pendant les années 1990 — une décennie déjà marquée par des difficultés —, tandis que les niveaux d’endettement public et privé atteignent des records historiques. Afin de conjurer la stagnation et le chômage, les gouvernements des économies émergentes et avancées doivent s’employer vigoureusement à libéraliser l’investissement privé et le commerce, maîtriser la consommation publique et investir dans les nouvelles technologies et l’éducation. » En 2026, la croissance dans les économies en développement devrait ralentir à 4 %, contre un taux de 4,2 % l’année dernière, avant de remonter légèrement à 4,1 % en 2027, à la faveur de l’apaisement des tensions commerciales, de la stabilisation des prix des produits de base, de l’amélioration des conditions financières et du renforcement des flux d’investissement. Les projections sont plus favorables pour les pays à faible revenu, où la croissance devrait atteindre 5,6 % en moyenne sur la période 2026-2027, portée par le raffermissement de la demande intérieure, la reprise des exportations et la modération de l’inflation. Toutefois, cela ne suffira pas à réduire l’écart de revenu entre les économies en développement et les économies avancées. Le revenu par habitant dans les économies en développement ne devrait progresser que de 3 % en 2026, soit un point de pourcentage de moins que la moyenne enregistrée entre 2000 et 2019. À ce rythme, il représentera l’équivalent de 12 % seulement de celui des économies avancées.  Ces tendances pourraient accentuer encore le défi de la création d’emplois auquel sont confrontées les économies en développement, où 1,2 milliard de jeunes atteindront l’âge de travailler au cours de la prochaine décennie. Afin de relever ce défi, il faudra déployer un ensemble complet de mesures articulé autour de trois grands axes. D’abord, renforcer le capital physique, numérique et humain pour accroître la productivité et l’employabilité. Ensuite, améliorer l’environnement des affaires en renforçant la crédibilité de l’action publique et la certitude réglementaire, afin que les entreprises puissent se développer. Enfin, mobiliser des capitaux privés à grande échelle pour soutenir l’investissement. Toutes ces actions conjuguées peuvent contribuer à réorienter la création d’emplois vers des activités plus productives et formelles, soutenant ainsi la croissance des revenus et la réduction de la pauvreté. Les économies en développement doivent en outre renforcer la viabilité de leurs finances publiques, mise à mal ces dernières années par une conjonction de chocs, par des besoins de développement croissants et par le renchérissement du service de la dette. Dans un chapitre spécial, le rapport présente une analyse détaillée de l’utilisation des règles budgétaires par les économies en développement. Ces dispositions consistent à fixer des limites chiffrées sur les emprunts et les dépenses publiques afin de mieux gérer les deniers de l’État. Elles sont généralement corrélées à une croissance plus forte, à des investissements privés plus élevés, à des secteurs financiers plus stables, et à une plus grande capacité à faire face aux chocs extérieurs.  « Avec une dette publique à son plus haut niveau en plus de 50 ans, les économies émergentes et en développement doivent restaurer de toute urgence leur crédibilité budgétaire, explique Ayhan Kose, économiste en chef adjoint du Groupe de la Banque mondiale et directeur de la cellule Perspectives. Des règles budgétaires bien conçues peuvent aider les gouvernements à stabiliser la dette, à reconstituer des marges de manœuvre et à répondre plus efficacement aux chocs. Mais il ne suffit pas de les adopter pour qu’elles se traduisent en plus de stabilité et de croissance. Tout l’enjeu est d’assurer aussi leur crédibilité, leur application et l’engagement politique qui va avec. » Qu’il s’agisse de l’imposition de limites sur le déficit, la dette, les dépenses ou les recettes, plus de la moitié des économies en développement ont désormais instauré au moins une règle budgétaire. Elles voient généralement leur solde budgétaire s’améliorer de 1,4 point de pourcentage du PIB au bout de cinq ans (après neutralisation des

Djibouti : le Fonds africain de développement accorde un don de 21 millions de dollars pour les infrastructures urbaines, la résilience et l’adaptation au climat

Djibouti : le Fonds africain de développement accorde un don de 21 millions de dollars pour les infrastructures urbaines, la résilience et l’adaptation au climat

Le Conseil d’administration du Fonds africain de développement a approuvé, le 10 décembre 2025 à Abidjan, un don de 21 millions de dollars à Djibouti pour moderniser ses infrastructures urbaines essentielles et renforcer sa résilience climatique. Le financement fourni par le guichet concessionnel du Groupe de la Banque vise à soutenir la première phase du Projet intégré d’infrastructures urbaines et d’adaptation au climat de Djibouti, dont l’objectif est de réhabiliter sept kilomètres de routes et de systèmes de drainage dans la ville de Djibouti. L’introduction de solutions fondées sur la nature devrait améliorer la mobilité, réduire les inondations, renforcer la résilience au climat et améliorer les conditions de vie de la population urbaine de Djibouti, qui connaît une croissance rapide. L’approbation de ce projet intervient dans un contexte de croissance démographique rapide, d’infrastructures inadéquates et de risques climatiques croissants. Près de 73 % de la population vit dans la capitale, où l’urbanisation rapide, alimentée par l’exode rural et l’instabilité régionale, a entraîné l’expansion des bidonvilles, la saturation des infrastructures et la limitation de l’accès aux services de base. Les plaines coralliennes de la ville et les terres gagnées sur la mer augmentent également sa vulnérabilité aux inondations, comme l’ont montré le cyclone Sagar en 2018 et les grandes inondations de 2019 et 2020, qui ont mis en évidence de graves faiblesses. « Ce projet représente une avancée majeure dans le renforcement de la résilience au changement climatique de Djibouti, tout en améliorant la vie quotidienne de ses citoyens », a déclaré Late Lawson Zankli, conseiller du programme de Djibouti au sein du Groupe de la Banque africaine de développement. « En investissant dans des systèmes urbains modernes et résilients au climat, la Banque soutient la transformation de Djibouti en une ville portuaire plus sûre et plus durable, une ville dont le rôle stratégique de porte d’entrée économique régionale continue de débloquer des opportunités dans toute la Corne de l’Afrique. » La ville de Djibouti joue également un rôle économique essentiel dans la région. Selon les estimations, 90 % du commerce maritime de l’Éthiopie passe par les ports de Djibouti. Les infrastructures de transport et de drainage de la ville constituent donc des leviers stratégiques pour la compétitivité, la facilitation du commerce et l’emploi dans toute la Corne de l’Afrique. Il est donc essentiel d’améliorer ces systèmes et de les rendre plus résilients au climat, tant pour les communautés locales que pour maintenir l’efficacité du corridor Djibouti-Éthiopie. Ce projet est aligné sur le Plan national de développement de Djibouti et sur la « Vision 2035 » du pays. Il fait également progresser les volets infrastructure et résilience du Document de stratégie d’intégration régionale de l’Afrique de l’Est du Groupe de la Banque en intégrant une conception climato-intelligente, des espaces publics inclusifs et le renforcement des capacités institutionnelles afin de promouvoir une croissance urbaine durable et d’améliorer la compétitivité régionale. L’initiative fait également progresser les priorités stratégiques dans le cadre de la Stratégie décennale 2024-2033 de l’institution. Banque africaine de developpement

Maroc. Les infrastructures de marchés financiers maintiennent leur résilience

Maroc. Les infrastructures de marchés financiers maintiennent leur résilience

Bank Al-Maghrib salue des taux de disponibilité «satisfaisants» Les infrastructures de marchés financiers (IMFs) demeurent résilientes et sécurisées, affirme le wali de Bank Al-Maghrib, Abdellatif Jouahri, relevant que les résultats des actions de surveillance menées par l’institution publique indiquent des taux de disponibilité globalement satisfaisants. En ce qui concerne les moyens de paiement, « la Banque a poursuivi le renforcement de leur sécurité à travers l’examen de conformité des nouveaux produits et services de paiement et la conduite de missions thématiques de contrôle sur place », indique-t-il dans le rapport annuel de l’institution sur les infrastructures de marchés financiers et les moyens de paiement et leur surveillance – Exercice 2024. Stabilité des IMFs et vigilance accrue face à la fraude Pour faire face à la recrudescence des cas de fraude sur certains moyens de paiement, la Banque centrale « a assuré un suivi approfondi avec les assujettis des dispositifs mis en place de détection, d’alerte et de monitoring en temps réel de la fraude », a fait savoir le wali. Abdellatif Jouahri estime, par ailleurs, que l’année 2024 a constitué une étape clé avec l’avancement des travaux relatifs à la Stratégie nationale des paiements, élaborée par l’institution en concertation avec l’ensemble des acteurs de l’écosystème. Formulée sur la base des enseignements tirés de l’étude sur l’usage du cash et de l’étude sur l’acceptation des paiements électroniques, cette stratégie s’inscrit dans une vision intégrée visant à moderniser l’infrastructure nationale de paiement, à renforcer la confiance dans les paiements numériques et à promouvoir l’inclusion financière, précise-t-il. Pour Abdellatif Jouahri, il ne fait ainsi aucun doute que 2024 a été marquée par « des avancées notables, notamment dans la définition du cadre de gouvernance et la mise en place des mécanismes de coordination nécessaires à la mise en œuvre des chantiers prioritaires identifiés avec les parties prenantes ». Et le wali de préciser que ces chantiers portent, entre autres, sur l’accélération de l’acceptation des paiements électroniques, la définition d’un modèle de gouvernance unifié, ainsi que l’encadrement de la commission d’interchange, levier essentiel à une tarification équitable et à une dynamique d’acceptation durable. Le corpus juridique conférant à Bank Al-Maghrib la mission de surveillance des IMFs est constitué de la loi n°40-17 portant statut de Bank Al-Maghrib, notamment son article 9 et la convention multilatérale relative à la surveillance de ces IMFs. Il est important de souligner que dans le but d’assurer la convergence du cadre juridique de la surveillance des IMFs vers les standards internationaux, un projet de loi relatif à « la Surveillance des infrastructures de marchés financiers et des émetteurs de moyens de paiement » a été élaboré par la Banque. Selon les explications de BAM contenues dans sa publication, ce projet apporte des innovations majeures de nature à permettre à l’institution de renforcer la mise en œuvre de sa mission de surveillance des IMFs et des moyens de paiement, telle qu’annoncée avec la nouvelle loi n°40-17 portant son statut et de favoriser la convergence du dispositif légal et réglementaire régissant ladite surveillance vers les meilleures pratiques internationales. Comme cela est rappelé dans ledit rapport, les IMFs dans le paysage marocain s’articulent autour de sept systèmes : un système interbancaire de paiement de gros montants (SRBM), quatre systèmes de paiement de détail (le Switch monétique, le Switch mobile, le Système interbancaire marocain de télécompensation – SIMT- et la Plateforme de compensation des virements instantanés – PCVI) ainsi que deux systèmes dédiés à la compensation et au règlement/livraison des titres (la Bourse de Casablanca et Maroclear). Il est à préciser que le règlement de l’ensemble des soldes multilatéraux issus de ces systèmes est effectué en monnaie Banque centrale sur les livres de Bank Al-Maghrib et que les systèmes exogènes qui déversent des soldes nets multilatéraux pour règlement dans le SRBM sont considérés comme des participants techniques. Alain Bouithy

Maroc. Le secteur bancaire maintient sa capacité de résilience face aux chocs macroéconomiques 

Maroc. Le secteur bancaire maintient sa capacité de résilience face aux chocs macroéconomiques 

Le secteur bancaire conserve sa capacité à faire face aux perturbations macroéconomiques, sans compromettre le respect des normes réglementaires, selon le 12ème rapport annuel sur la stabilité financière – Exercice 2024. D’après le document publié conjointement par Bank Al-Maghrib (BAM), l’Autorité de contrôle des assurances et de la prévoyance sociale (ACAPS) et l’Autorité marocaine du marché des capitaux (AMMC), les tests de résistance macroéconomiques de solvabilité, menés par la Banque centrale sur la base de ses prévisions de juin 2025, ont réaffirmé la capacité des établissements bancaires « à absorber les chocs économiques tout en continuant de satisfaire les exigences réglementaires ». En générant un résultat net sur base sociale de 15,7 milliards de dirhams, le  secteur bancaire a poursuivi la consolidation de son assise financière a fait remarquer ledit rapport notant que le rendement de ses actifs est ressorti ainsi à 0,9% et celui de ses fonds propres à 9,5%. De l’avis des experts des trois institutions, «cette évolution lui a permis de renforcer le niveau d’adéquation de ses fonds propres, avec un ratio de solvabilité global de 16,2% et un ratio de fonds propres de base moyen de 13,5% ». Et de préciser que, sur base consolidée, ces ratios ressortent respectivement à 14,1% et 12,3% ». Il est important de noter qu’en termes de liquidité, les banques ont clôturé l’année 2024 avec un ratio à court terme (LCR) de 182%. Ce qui est bien au-dessus du minimum réglementaire de 100% et ce, en dépit de la hausse des besoins de liquidité en lien avec l’augmentation de la circulation fiduciaire. Le secteur des assurances a continué d’évoluer dans une dynamique favorable, son chiffre d’affaires global s’étant établi à 58,8 milliards de dirhams. Ce qui correspond à une hausse de 5,1%, répartie de manière équilibrée entre la branche non-vie (+5,2%) et la branche vie (+5%) qui « a renoué avec un rythme de croissance plus soutenu après une forte décélération constatée une année auparavant (+1,8%) ». Sur le plan de la rentabilité, le secteur a généré un résultat net comptable en hausse de 2,9% par rapport à 2023, à 4,4 milliards de dirhams, reflétant principalement les bonnes performances des activités non techniques et financières. Dans ces conditions, le rapport indique que le rendement des fonds propres (ROE) est resté quasi-stable à 9,6%. Et de constater une nette appréciation de +70% des plus-values dans le sillage de la bonne tenue du marché boursier et de la baisse des taux. Autre constat rapporté : les exercices de stress tests ont fait ressortir la résilience globale des entreprises d’assurances face aux conditions macroéconomiques et techniques défavorables. Dans un tout autre registre, et en dépit de l’amélioration temporaire de certains indicateurs financiers, notamment pour les régimes du secteur public, il ressort que les régimes de retraite de base ont continué d’enregistrer des déséquilibres structurels. BAM, ACAPS et AMMC constatent toutefois que la viabilité à long terme de ces régimes n’a pas connu d’amélioration significative. Toujours selon ledit rapport, « sur le marché boursier, l’indice MASI a enregistré une performance annuelle de 22,16% et la capitalisation boursière a progressé de 20% ». Alain Bouithy

La Banque mondiale soutient la connectivité et la résilience des infrastructures routières au Mali

La Banque mondiale soutient la connectivité et la résilience des infrastructures routières au Mali

La Banque mondiale a approuvé (récemment) un crédit de l’Association Internationale de Développement (IDA) d’un montant de 219.8 millions de dollars (environ 133 milliards F CFA) pour soutenir le Mali dans l’amélioration de la connectivité résiliente au climat des corridors routiers prioritaires du pays. Le Programme d’amélioration de la connectivité et la résilience des infrastructures routières (Mali Nafa Soro Siraw, Mali-NSS) réhabilitera et modernisera le tronçon Diéma-Sandaré, long de 137,7 km, du Corridor Bamako – Dakar par le Nord aux normes de résilience climatique. Il financera également la réhabilitation des aménagements annexes et hydrauliques le long des routes et pistes rurales dans les régions de Nioro et Kayes, autour de la zone d’influence du tronçon Diéma-Sandaré. Enfin, le projet renforcera les agences routières nationales par le biais d’un renforcement des capacités et d’investissements dans les institutions publiques. « La remise en état des tronçons détériorés améliorera la capacité d’adaptation du réseau routier national dans son ensemble, compte tenu de l’importance cruciale du Corridor Bamako – Dakar pour la connectivité. » a déclaré Clara de Sousa, directrice des opérations de la Banque mondiale pour le Mali. « Grâce à cette nouvelle opération, des infrastructures routières de meilleure qualité, plus sûres et résilientes au climat amélioreront l’accès à l’éducation, aux soins de santé et aux marchés ; elles permettront également l’accès aux opportunités économiques, en particulier pour les femmes et les jeunes filles. » Le projet bénéficiera indirectement à un million d’habitants situés dans un rayon de 150 km le long de la route. Les bénéficiaires directs sont les usagers de la route et les populations proches des routes rénovées et entretenues. Le projet réduira également la durée des trajets et les coûts de transport pour les usagers de la route. BM

TotalEnergies démontre la résilience de son modèle intégré et affiche un résultat net ajusté de 4,1 G$ au 3ème trimestre

TotalEnergies démontre la résilience de son modèle intégré et affiche un résultat net ajusté de 4,1 G$ au 3ème trimestre

Le Conseil d’administration de TotalEnergies SE, réuni le 30 octobre 2024 sous la présidence de Patrick Pouyanné, Président-directeur général, a arrêté les comptes de la Compagnie pour le troisième trimestre 2024. A cette occasion, Patrick Pouyanné a déclaré : « Dans un environnement pétrolier baissier, avec des marges de raffinage en fort repli, TotalEnergies démontre la résilience de son modèle multi-énergies intégré en affichant un résultat net ajusté de 4,1 G$ et un cash-flow de 6,8 G$ au troisième trimestre 2024. Cette résilience est portée en premier lieu par l’Exploration-Production qui affiche un résultat opérationnel net ajusté solide de 2,5 G$ en repli de seulement 7 %, un cash-flow stable à 4,3 G$ et une rentabilité des capitaux employés de 15,6 %. La production Amont s’établit à 2,41 Mbep/j sur le trimestre, bénéficiant de la montée en puissance du projet Mero 2 au Brésil, compensant partiellement les manques à produire sur Ichthys LNG et en Libye. Au troisième trimestre, TotalEnergies a mis en production le projet pétrolier à forte marge d’Anchor aux Etats-Unis, ainsi que le projet gazier Fenix en Argentine. La Compagnie a également lancé le projet GranMorgu au Suriname, qui contribuera à soutenir l’objectif de croissance de 3 % par an à horizon 2030. Le secteur Integrated LNG réalise un résultat opérationnel net ajusté de 1,1 G$ et un cash-flow de 0,9 G$, la faible volatilité des marchés ne favorisant pas les activités de négoce gaz et GNL. TotalEnergies poursuit avec succès la commercialisation de ses ressources GNL avec la signature ce trimestre de plusieurs contrats de vente à moyen terme en Asie. Compte tenu de la très forte baisse des marges de raffinage en Europe (-66 % par rapport au deuxième trimestre) et dans le reste du monde, l’Aval affiche ce trimestre un résultat opérationnel net ajusté de 0,6 G$ et un cash-flow de 1,2 G$, en baisse d’environ 40 % par rapport au deuxième trimestre, les activités de marketing et de négoce compensant le très fort repli du raffinage. Le secteur Integrated Power contribue également à la résilience du résultat de la Compagnie. Il affiche un résultat opérationnel net ajusté de 0,5 G$ et un cash-flow de plus de 0,6 G$. Sur les neuf premiers mois de l’année, le cash-flow croît de 35 % par rapport à 2023 et s’établit à 1,95 G$, en ligne avec la guidance annuelle de plus de 2,5 G$. TotalEnergies a poursuivi au cours de ce trimestre le déploiement de son modèle intégré électricité avec la mise en service de deux centrales solaires géantes avec batteries au Texas, l’acquisition d’une centrale à gaz au Royaume-Uni, le renforcement de ses partenariats avec Adani en Inde et avec RWE dans l’éolien offshore en Allemagne et aux Pays-Bas. Compte tenu de ces résultats solides, le Conseil d’administration a décidé la distribution d’un troisième acompte sur dividende au titre de l’exercice 2024 d’un montant de 0,79 € par action, en hausse de près de 7 % par rapport à 2023, et a autorisé des rachats d’actions* de 2 G$ au quatrième trimestre 2024, afin d’atteindre 8 milliards de dollars sur l’année. »  

L’économie marocaine a fait preuve de résilience mais le secteur privé est confronté à des défis

L’économie marocaine a fait preuve de résilience mais le secteur privé est confronté à des défis

Malgré divers obstacles, tels que le ralentissement de l’économie mondiale, un choc inflationniste et le tremblement de terre d’Al Haouz, l’économie marocaine a fait preuve de résilience et s’est redressée, avec une production réelle augmentant de 3,4 % en 2023, selon le dernier rapport économique de la Banque mondiale pour le pays. Les principaux moteurs de cette accélération ont été la reprise du secteur touristique, les niches manufacturières orientées vers l’exportation, notamment dans les secteurs automobile et aéronautique, ainsi que le redémarrage de la consommation privée. Des politiques macroéconomiques favorables, telles que des stratégies d’expansion du secteur public et de consolidation budgétaire, ont également contribué à cette croissance économique. De plus, le Maroc a enregistré une augmentation substantielle des investissements directs étrangers, offrant d’importantes opportunités de développement, et une baisse du déficit du compte courant à son niveau le plus bas depuis 2007. Cependant, l’économie marocaine fait face à des défis alors que les entreprises et les ménages peinent à se remettre des récents chocs, comme en témoignent une augmentation des faillites d’entreprises et une perte de 200 000 emplois dans les zones rurales en 2023, et ce malgré l’accélération économique. La consommation par habitant a à peine retrouvé ses niveaux d’avant la pandémie, et un nouveau programme d’aide sociale viendra soutenir les ménages les plus vulnérables. En 2024, la croissance économique devrait ralentir à 2,9 % en raison d’une mauvaise campagne agricole, mais le PIB non agricole devrait rester stable. « Ce rapport démontre l’importance de la productivité dans l’amélioration de la croissance économique et du niveau de vie d’un pays. Cela s’inscrit dans le Nouveau Modèle de Développement (NDM) et la vision de développement inclusif à long terme du Maroc », a déclaré Ahmadou Moustapha Ndiaye, directeur pays de la Banque mondiale pour le Maghreb et Malte. « Le pays a récemment accompli des progrès significatifs, notamment en rendant opérationnel le Conseil de la concurrence, en modifiant la loi sur la concurrence, et en concluant un accord antitrust historique avec les distributeurs de carburant. Pour tirer parti de ces avancées, et comme le souligne le NDM, des efforts continus devront être déployés, en particulier pour soutenir les petites et moyennes entreprises ». Le rapport comprend un chapitre spécial consacré à la dynamique du secteur privé marocain, soulignant ses performances en matière de productivité et la nécessité de surmonter les obstacles pour améliorer la création d’emplois. Cette analyse repose sur une étude menée conjointement avec l’Observatoire Marocain des Petites et Moyennes Entreprises, utilisant une base de données exhaustive des entreprises du secteur formel. Le rapport, intitulé « Libérer le potentiel du secteur privé pour stimuler la croissance et la création d’emplois », met en avant l’importance des données microéconomiques pour comprendre les tendances de la productivité et élaborer des politiques visant à améliorer la performance du secteur privé. Il souligne la nécessité d’un environnement commercial dynamique, favorisant l’innovation et la réaffectation des ressources vers des entreprises plus productives pour stimuler la croissance de la productivité. De plus, le rapport note que la prédominance des petites entreprises et des micro-entreprises au Maroc, qui peinent à se développer, contribue à l’insuffisance de la création d’emplois dans un pays à la main-d’œuvre en expansion. Enfin, il met en lumière les défis et les mesures nécessaires pour améliorer la productivité et la croissance dans le secteur privé formel.

Le CCSRS confirme la solidité et la résilience du secteur financier marocain

Le CCSRS confirme la solidité et la résilience du secteur financier marocain

Le Comité de coordination et de surveillance des risques systémiques (CCSRS) a salué mardi 26 la solidité et la résilience du secteur financier marocain, lors de sa 18ème réunion tenue au siège de Bank Al-Maghrib (BAM) à Rabat. Malgré un contexte macroéconomique difficile, au terme du premier semestre 2023, « le secteur bancaire a enregistré sur base sociale une hausse de 13,5% du résultat net cumulé des banques », a annoncé le CCSRS qui s’appuie sur les indicateurs de suivi. Cette performance, portée par une bonne tenue des résultats d’intermédiation et un redressement des résultats de l’activité de marché, « est venue consolider la solidité des banques dont les ratios d’adéquation des fonds propres ont atteint, à fin juin 2023, 15,8% pour le ratio de solvabilité et 12,9% pour le ratio des fonds propres de catégorie 1, sur base individuelle, pour des minimas réglementaires de 12% et 9%, respectivement », a-t-il fait savoir précisant que, sur base consolidée, ces ratios s’établissent à 13,4% et 11,4%. Lors de sa réunion, le Comité a en outre indiqué que les banques continuent de disposer de coussins de liquidité supérieurs au minima réglementaire. « Dans ces conditions, a poursuivi le CCSRS, l’exercice de macro stress test réalisé par Bank Al-Maghrib sur la base des projections économiques de décembre 2023 confirme de nouveau la résilience du secteur bancaire face aux scénarii de choc simulant une forte détérioration des conditions économiques ». Dans un communiqué rendu public au terme de sa réunion, le Comité a également affirmé, en ce qui concerne les infrastructures des marchés financiers, à l’instar de Maroclear, que celles-ci « font l’objet régulièrement de missions de contrôle sur place et de suivi de la mise en œuvre des recommandations y afférentes ». La même source affirme que « les résultats du suivi et des évaluations effectuées continuent de confirmer la forte résilience de ces infrastructures aussi bien sur le plan financier que sur le plan opérationnel et présentent toujours un niveau de risque faible pour la stabilité financière ». Au cours de sa réunion, le Comité a par ailleurs relevée que « le secteur des assurances a continué à démontrer sa résilience et à se développer, en dépit d’une conjoncture macroéconomique difficile ». Selon son analyse, à fin octobre, les primes émises ont augmenté de 1,4%, pour atteindre 47,4 milliards de dirhams, grâce à la dynamique de la branche non-vie qui a réalisé une croissance de 7,1% au moment où l’activité vie a baissé de 5,2% en lien notamment avec la hausse de l’inflation. Toujours selon le CCSRS, « sur le plan financier, le portefeuille des placements du secteur s’est apprécié de 3,3% pour s’établir à 229,6 milliards de dirhams ». Le Comité a en outre indiqué que « les plus-values latentes ont profité de la reprise du marché boursier et ont augmenté de 30,6% pour atteindre 19,6 milliards de dirhams ». Il ressort également que le résultat net s’est apprécié de 9,1% en glissement annuel, d’après le communiqué ajoutant qu’en termes de solvabilité le secteur continue de dégager une marge moyenne largement au-dessus du minimum réglementaire sous le référentiel prudentiel actuel. Au niveau du marché boursier, il apparaît que l’indice MASI a poursuivi une tendance haussière, enregistrant un gain de 11,89% au 12 décembre et ce, avec un niveau de volatilité modéré de 9,71% en moyenne ; tandis que la valorisation globale du marché est restée relativement élevée avec un PER à 17,7x, mais elle s’inscrit en baisse par rapport à la moyenne des 5 dernières années. Selon le Comité, le ratio de liquidité du marché boursier à fin novembre s’est élevé à 9,50% contre 8,51% une année auparavant. Sur le marché obligataire, les taux des BDT ont connu à la fin du premier semestre 2023 un recul notable, suivi d’une stabilisation tout au long du deuxième semestre avec un tassement du niveau de volatilité, a-t-il fait savoir notant que l’encours de la dette privée à fin octobre 2023 a atteint 250 milliards de dirhams, soit un recul de 1,71% en glissement annuel. Soulignons enfin que les projections de Bank Al-Maghrib suggèrent que la croissance économique devrait enregistrer une amélioration en 2023 à 2,7% après 1,3% en 2022, avant de se consolider à 3,2% en 2024 et à 3,4% en 2025. L’inflation devrait continuer son ralentissement et ressortirait au terme de l’année 2023 à 6,1% en moyenne contre 6,6% en 2022 avant de reculer sensiblement pour s’établir à 2,4% en 2024 et 2025. Alain Bouithy