Speak Up Africa, Sightsavers, Brands on a Mission et le REMAPSEN unissent leurs forces pour mettre en lumière les défis liés aux maladies tropicales négligées en Afrique

Speak Up Africa, Sightsavers, Brands on a Mission et le REMAPSEN unissent leurs forces pour mettre en lumière les défis liés aux maladies tropicales négligées en Afrique

Du 25 au 27 novembre 2025 aura lieu le 4ème forum des médias sur le thème : Contribution des médias pour le positionnement de la lutte contre les maladies tropicales négligées (MTN) en Afrique. Pour la réussite de cet événement, le REMAPSEN peut compter sur ses partenaires stratégiques dans la lutte contre les maladies tropicales négligées. Au nombre de ceux-ci, l’on peut citer Speak Up Africa. Selon M. Papa Djibril Faye, chargé du plaidoyer en santé à SUA« Les médias ont un rôle prépondérant à jouer dans l’éducation, la sensibilisation et la mobilisation des ressources » avant d’ajouter :« A travers ce forum, nous espérons que les journalistes du REMAPSEN seront outillés pour renforcer la couverture médiatique autour des MTN en Afrique, devenant ainsi des alliés du plaidoyer avec des récits accessibles et factuels » a-t-il conclu. Dans une vidéo transmise au comité d’organisation et diffusée au cours de la conférence de presse de lancement le 30 mai dernier, la Professeure Myriam Sidibé, Présidente Fondatrice de Brands On a Mission(BOAM) principal partenaire des Awards du REMAPSEN a expliqué aux médias, les missions de son organisation. Selon la Professeure Myriam Sidibé, BOAM est une agence qui opère dans la santé et le développement durable. « La mission de Brands On a mission est donc parfaitement alignée sur les objectifs du REMAPSEN » a-t-elle précisé. Concernant l’implication de BOAM dans l’organisation du forum des médias et des Awards 2025, elle tire sa source de l’évidence que les journalistes peuvent publier des récits pour changer des comportements. « Nous croyons que le récit est l’un des outils les plus puissants pour changer les comportements et à terme, les systèmes. A travers les Awards du REMAPSEN nous sommes fiers de célébrer et d’investir chaque année dans les voix des journalistes  africains, en particulierles jeunes qui façonnent les récits, porteurs de progrès ». La Professeure Myriam Sidibé a aussi indiqué que  le partenariat entre Brands On a mission et le REMAPSEN s’inscrit dans le cadre de AfricanVoices qui visent à amplifier des solutions africaines et à valoriser les champions locaux qui redéfinissent ce qui est possible dans les domaines de la santé, du climat et du développement durable avant de conclure « BOAM attend des journalistes une approche orientée vers des solutions mettant en lumière les défis et des innovations qui émergent localement.»  Le soutien de Sightsavers Dans son message, M. Simon Bush Directeur de la lutte contre les maladies Tropicales Négligées au siège de Sightsavers à Londres a écrit ceci.« Sightsavers est heureuse de rejoindre le forum des journalistes du REMAPSEN concernant la lutte contre les maladies tropicales négligées (MTN) qui se déroulera à Abidjan. Bien que les MTN soient évitables, elles continuent néanmoins d’affecter plus d’un milliard de personnes à travers le monde. Sightsavers aide donc les ministères de la Santé à travers l’Afrique afin de contrôler et d’éliminer cinq de ces maladies invalidantes : le trachome, l’onchocercose (la cécité des rivières), la filariose lymphatique, la schistosomiase et les vers intestinaux. À l’heure où de nombreux progrès récents concernant la santé mondiale sont menacés, les journalistes ont un rôle essentiel à jouer en demandant aux gouvernements de rendre compte de leurs engagements en matière d’élimination des MTN. Les journalistes peuvent également partager les histoires des personnes atteintes d’une MTN afin de briser la stigmatisation liée à ces maladies et d’encourager les malades à se présenter pour suivre un traitement. ». Avec l’engagement de ses partenaires, le REMAPSEN peut être rassuré quant au succès du prochain forum des médias sur les maladies tropicales négligées et des Awards du REMAPSEN dotés des prix Michel Sidibé.

Santé : le mois de novembre prochain sera marqué par un forum à Abidjan portant sur les maladies tropicales négligées

Santé : le mois de novembre prochain sera marqué par un forum à Abidjan portant sur les maladies tropicales négligées

COTE D’IVOIRE. En vue de l’organisation du forum annuel consacré aux médias, le Réseau des médias africains pour la promotion de la santé et de l’environnement (REMAPSEN) se propose d’instruire les journalistes de 35 pays africains sur la situation des maladies tropicales négligées en Afrique. L’information a été donnée au cours d’une conférence de presse le vendredi 30 mai à Abidjan. D’après le Président du conseil d’administration du REMAPSEN, M. Bamba Youssouf, « l’organisation de ce forum est une opportunité de sortir les MTN ne leur état de négligence et les placer au rang des sujets prioritaires dans le traitement de l’information par les médias en Afrique ». Placé sous le thème « Contribution des médias pour le positionnement de la lutte contre les maladies tropicales négligées en Afrique » les journalistes africains des pays francophones, anglophones, lusophones, hispanophones et arabophones se retrouveront à Abidjan du 25 au 27 novembre 2025 pour comprendre les enjeux et défis des maladies tropicales négligées. A en croire M. Coulibaly Zié Oumar, Directeur Exécutif du REMAPSEN « ce forum vise à briser le silence médiatique autour des MTN ». L’un des temps forts de cette conférence de presse de lancement du forum des médias 2025 a été la participation des Directeurs Coordonnateurs des programmes nationaux de lutte contre les MTN en Côte d’Ivoire. Tour à tour, le Docteur Djè Ngoran Norbert, Directeur Coordonnateur du programme national de lutte contre les maladies tropicales négligées à chimiothérapie préventive et le Dr Dizoé, Directeur coordonnateur du programme national de l’élimination de la lèpre ont instruit les journalistes sur la situation des MTN en Côte d’ivoire avant de se féliciter du choix des MTN comme thème Central du prochain forum des médias. Ils ont tous reconnu le rôle important des médias dans la sensibilisation des communautés et de plaidoyer auprès des pouvoirs publics et des partenaires avant de s’engager à faire du rendez-vous d’Abidjan, un véritable succès. Si le REMAPSEN peut organiser ce 4ème forum des médias, c’est grâce à l’appui technique et financier de ses partenaires dont certains ont renouvelé séance tenante leur soutien au REMAPSEN dans l’organisation de ce forum. Il ‘agit de Speak Up Africa et Sightsavers deux organisations fortement impliquées dans la lutte contre les maladies tropicales négligées et dont des déclarations d’appui et de soutien ont été lues au cours de la cérémonie. En marge de ce forum, le REMAPSEN organisera la 4ème édition des Awards dotés des prix Michel Sidibé, envoyé spécial de l’Union Africaine pour l’Agence du médicament.Dans un entretien vidéo, Madame Line Renée Batongué, Journaliste à la CRTV au Cameroun et Directrice des Awards a rappelé que ces prix récompensent chaque année, les efforts des meilleurs journalistes africains dans les domaines de la santé et de l’environnement ainsi que les pays les plus productifs dans la réalisation des programmes d’activités du REMAPSEN. Les Awards du REMAPSEN bénéficient chaque année de l’appui technique et financier de Brands on a mission dont le chef de mission Professeure Myriam Sidibé, s’est engagée encore cette année à soutenir le REMAPSEN. Dans son adresse, M. Yao Daniel, sous-Directeur chargé de la presse au District Autonome d’Abidjan s’est félicité du choix du M. Cissé Ibrahima Bacongo, Ministre Gouverneur du District Autonome d’Abidjan comme Président de la soirée des Awards du REMAPSEN qui aura lieu le jeudi 27 novembre 2025 à Abidjan. En terminant cette conférence de presse de lancement, M. Agnéro Alphonse Renaud, en charge des MTN à la Direction de la Communication du Ministère de la Santé, de l’Hygiène Publique et de la couverture maladie universelle et représentant le Directeur de la communication dudit Ministère, a dit toute la satisfaction du Ministre Pierre N’Gou Dimba, Président du forum des médias à accueillir les 70 journalistes étrangers à l’occasion du forum des médias sur les maladies tropicales négligées. Wilfrid Lawilla D.

Santé : Réaffirmons ensemble notre engagement à combler le déficit de sages-femmes, dixit Dr. Sennen Hounton

Santé : Réaffirmons ensemble notre engagement à combler le déficit de sages-femmes, dixit Dr. Sennen Hounton

A l’occasion de la Journée internationale de la Sage-femme 2025, le Réseau des Médias Africains pour la Promotion de la Santé et d’Environnement (REMAPSEN) du partenariat avec l’UNFPA pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre, a organisé le 5 mai 2025, sous le thème « Les sages-femmes : indispensables en toutes circonstances », Dans son speech, le Dr. Sennen Hounton, Directeur régional de l’UNFPA pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre (WCARO) a lancé un appel vibrant : « … nous devons aller au-delà du dialogue. Réaffirmons ensemble notre engagement à : – combler le déficit de sages-femmes ; – prioriser leur déploiement dans les zones les plus vulnérables ; – protéger les sages-femmes en contexte de crise et garantir un financement adéquat et pérenne ». Pour le Dr. Sennen Hounton, le thème de cette année, « Les sages-femmes : indispensables en toutes circonstances », résonne particulièrement en Afrique de l’Ouest et du Centre, où les urgences humanitaires, les conflits, les déplacements liés au climat et la faiblesse chronique des systèmes de santé affectent gravement les femmes et les filles. Ces crises touchent de manière disproportionnée les femmes enceintes, mettant en évidence le rôle essentiel des sages-femmes en première ligne. Les chiffres sont alarmants A en croire le Directeur régional de l’UNFPA pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre (WCARO), « plus de 500 femmes meurent chaque jour dans des contextes fragiles à cause de complications liées à la grossesse ou à l’accouchement. Dans notre région, une femme meurt toutes les quatre minutes ». Il a ajouté qu’« Un nouveau-né décède toutes les 17 secondes. Une fille sur trois devient mère alors qu’elle est encore une enfant. Et pourtant, un investissement accru dans les sages-femmes permettrait d’éviter près des deux tiers de ces décès. Car les sages-femmes ne se contentent pas de mettre des enfants au monde ; elles sauvent des vies, dans des conditions souvent extrêmement difficiles ». Le Dr. Sennen Hounton déplore le manque des ressources humaines dans la région d’Afrique de l’Ouest et du Centre d’après le dernier rapport sur L’État de la pratique de sage-femme ; « Malgré cela, notre région souffre d’un déficit criant en ressources humaines. Le dernier rapport sur L’État de la pratique de sage-femme estime à 100 000 le nombre de sages-femmes supplémentaires nécessaires d’ici fin 2025, ne serait-ce que pour répondre à 90 % des besoins de santé essentiels. Avec moins de 10 sages-femmes pour 10 000 habitants – bien en deçà des 44,5 recommandés par l’OMS – des pays comme le Tchad et le Niger, où la mortalité maternelle dépasse encore les 800 décès pour 100 000 naissances vivantes, connaissent des pénuries particulièrement critiques. Et ce sont les communautés rurales, pourtant les plus vulnérables, qui sont les moins bien desservies ». La sage-femme, une priorité stratégique pour l’UNFPA Pour valoriser ce métier très important, le Dr. Sennen Hounton confirme que l’agence du système des Nations-Unies, l’UNFPA a fait de la profession de sage-femme une priorité stratégique dans sa Feuille de route régionale 2025–2029 pour accélérer la réduction de la mortalité maternelle. Nous appuyons les gouvernements dans le renforcement de la formation, des cadres réglementaires et des modèles de soins dirigés par des sages-femmes. Des dispositifs d’urgence ont été activés dans 13 pays pour permettre une réponse rapide en situation de crise. « Les femmes ne meurent pas de maladies que nous ne savons pas traiter. Elles meurent parce que nos sociétés n’ont pas encore pris la décision que leur vie mérite d’être sauvée. », paroles du Professeur Mahmoud Fathalla, figure de proue de la santé maternelle mondiale, que le Directeur régional a bien voulu rendre hommage. Enfin, le Dr. Sennen Hounton lance un vibrant appel, en cette Journée internationale de la sage-femme, « soyons la génération qui prend et honore cette décision fondamentale : celle de sauver la vie des femmes ». Wilfrid Lawilla D.

Journée internationale des sages-femmes: le Burkina Faso alloue environ 12 % du budget de l’État pour réduire la mortalité maternelle

Journée internationale des sages-femmes: le Burkina Faso alloue environ 12 % du budget de l’État pour réduire la mortalité maternelle

En marge de la célébration de la Journée internationale des sages-femmes, un webinaire a été organisé le 5 mai 2025, par le Réseau des Médias Africains pour la Promotion de la Santé et de l’Environnement (REMAPSEN) sous le thème « Les sages-femmes : essentielles en toute crise ». Parmi les intervenants figurait le ministre de la Santé du Burkina Faso, Dr Robert Lucien Jean Claude Kargougou, a rendu hommage à toutes les sages-femmes du monde entier pour leur engagement inébranlable à sauver des vies, à garantir la santé et le bien-être des femmes et des nouveau-nés. Selon Dr Kargougou, le Burkina Faso, à l’instar de plusieurs pays de la sous-région, est confronté à une crise humanitaire, mettant ainsi en lumière l’importance cruciale des sages-femmes dans ces contextes. Il a souligné que leur déploiement constitue l’un des moyens les plus efficaces de prévenir les décès maternels et néonatals, de garantir l’accès à la santé sexuelle et génésique y compris la planification familiale et de répondre aux violences sexuelles et sexistes, qui s’intensifient en période de crise. Dans ce contexte, Dr Kargougou a souligné que les sages-femmes ont un rôle crucial en soutenant les femmes tout au long de leur grossesse, durant l’accouchement et pendant la période postnatale. Il est important de noter que près de trois femmes sur quatre suivies pendant leur grossesse le sont par une sage-femme ou un maïeuticien. Elles sont souvent les premières et parfois les seules à prodiguer des soins vitaux aux femmes et aux nouveau-nés en cas de crise, qu’elle soit due à une catastrophe naturelle ou à des actes de terrorisme. Elles parviennent à atteindre les femmes enceintes même dans les zones les plus reculées ou les plus dangereuses. Le ministre burkinabé de la Santé a, par ailleurs, mis en avant plusieurs initiatives visant à réduire la mortalité maternelle dans son pays, notamment : Une volonté politique affirmée, avec environ 12 % du budget de l’État alloué au ministère de la Santé depuis au moins 10 ans, malgré un contexte sécuritaire et humanitaire difficile ; le renforcement du recrutement des sages-femmes et des maïeuticiens, assurant leur déploiement sur l’ensemble du territoire. A en croire le ministre de la santé burkinabé, Dr Kargougou, il y a 20 ans, lorsqu’il était médecin-chef de district, un seul maïeuticien était disponible pour 150 000 habitants. Aujourd’hui, on trouve au moins une sage-femme ou un maïeuticien dans chacun des trente Centres de santé de premier échelon du district, et l’hôpital de district compte plus d’une dizaine de ces professionnels ; l’amélioration des capacités des écoles de formation ; la mise en place du réseau SONU, incluant la formation des médecins généralistes à la chirurgie essentielle, permettant ainsi aux femmes de bénéficier de césariennes même dans les régions les plus reculées ; la gratuité des soins maternels et néonatals; notamment la prise en charge de la fistule et des soins aux mères et aux nouveau-nés ; la mise en place d’une surveillance hebdomadaire des décès maternels grâce au dispositif de surveillance des maladies ; l’activation du CORUS sur les décès maternels, avec la nomination d’un incident manager. Il sied de noter que grâce à ces stratégies, la santé maternelle et infantile s’est améliorée au Burkina Faso. La prévalence contraceptive est passée de 22,5 % en 2015 à 31,5 % en 2021, tandis que le ratio de mortalité maternelle a chuté de 787 décès pour 100 000 naissances vivantes en 1990 à 198 décès pour 100 000 naissances vivantes en 2021, a renchéri le Dr Kargougou, ministre de la santé du burkinabé Wilfrid Lawilla D.

Médias : des journalistes ivoiriens formés sur le rôle crucial des médias dans la recherche, le développement et l’innovation en santé

Médias : des journalistes ivoiriens formés sur le rôle crucial des médias dans la recherche, le développement et l’innovation en santé

À Abidjan, en Côte d’Ivoire, un atelier de formation a réuni une trentaine de journalistes du 30 janvier au 1er février derniers, traitant du thème « le rôle des médias dans la recherche-développement et l’innovation en santé ». Cet atelier, organisé par Speak Up Africa en collaboration avec le Réseau des Médias Africains pour la Promotion de la Santé et de l’Environnement (REMAPSEN), visait à doter les journalistes des outils essentiels pour appréhender l’importance de la recherche, développement et de l’innovation dans l’optimisation des systèmes de santé en Afrique. Animé par Mme Yaye Sophiétou Diop, Directrice du Partenariat et du Développement de Speak Up Africa, et Roxane Fian, Chargée de programmes, l’atelier a permis aux participants d’approfondir leurs connaissances sur les maladies tropicales négligées, des pathologies encore sous-estimées malgré leur impact considérable sur les populations vulnérables. Un plaidoyer pour un financement accumulé de la recherche en santé Lors de son intervention, Mme Yaye Sophiétou Diop a mis en avant l’importance d’un financement adapté pour la recherche médicale en Afrique. « Il est crucial que les pays africains disposent de solutions financières incitatives adaptées, afin de maintenir leurs experts sur place et de garantir un plateau technique approprié pour la santé de leurs populations », a-t-elle déclaré. Elle a également souligné que le financement de la recherche en santé en Côte d’Ivoire reste insuffisant, avec seulement 0,07 % du PIB alloué à la RD&I depuis 2016. En 2020, les dépenses publiques de santé représentaient 5,7 % du budget national, un chiffre bien inférieur aux 15 % recommandés par l’OMS dans la Déclaration d’Abuja. Malgré cette situation, la Côte d’Ivoire dispose d’atouts majeurs, notamment l’Institut Pasteur de Côte d’Ivoire (IPCI), l’Institut National de Santé Publique (INSP) et son implication dans des programmes régionaux et internationaux dédiés à la recherche et le développement en santé. Le rôle clé des médias dans la sensibilisation Les journalistes présents ont pris des engagements concrets pour produire du contenu médiatique visant à soutenir les efforts de plaidoyer pour un financement accumulé de la recherche et du développement. Bamba Youssouf, président du REMAPSEN, a insisté sur la nécessité pour les médias d’exercer pleinement leur rôle de sensibilisation : « Par vos productions et articles, vous devez tirer la sonnette d’alarme de manière collective pour attirer l’attention des gouvernants, du secteur privé et de la communauté. » Un engagement durable pour la santé en Afrique Cette initiative marque une étape essentielle dans la mobilisation des médias en faveur d’un meilleur financement de la recherche et du développement en santé, contribuant ainsi à des politiques publiques plus efficaces et adaptées aux réalités du continent. Notons qu’une cinquantaine de journalistes africains ont participé de façon virtuelle à cet atelier qui a aussi permis à Speak Up Africa de présenter ses domaines prioritaires. Au terme dudit atelier, les participants ont reçu des certificats de participation, témoignant de leur engagement à promouvoir une couverture médiatique plus engagée et responsable sur les questions de santé en Afrique. Wilfrid Lawilla D.

L’autonomisation des femmes : « l’éducation est la clé de tout ce que nous faisons », dixit Arlette Mvondo

L’autonomisation des femmes : « l’éducation est la clé de tout ce que nous faisons », dixit Arlette Mvondo

Le Réseau des Médias Africains pour la Promotion de la Santé et de l’Environnement (REMAPSEN) a organisé, le mercredi 17 juillet dernier, un webinaire sur l’autonomisation des femmes et des filles en Afrique de l’Ouest et du Centre (AOC), avec comme invitée Mme Arlette MVONDO, conseillère régionale Violences à l’égard des femmes et des filles, au Bureau régionale de l’ONU Femme pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre. L’autonomisation des femmes et des filles en Afrique de l’Ouest et du Centre est un enjeu crucial pour le développement durable et la réduction de la pauvreté dans la région. Pour relever ce défi, l’accès à une éducation de qualité est fondamental. Cela inclut non seulement l’accès à l’école primaire et secondaire, mais aussi l’enseignement supérieur et la formation professionnelle. « Si on insiste sur la question d’autonomisation des femmes, c’est parce que, de manière générale, lorsque vous regardez la population est à 52% de femmes dans le monde. Cela veut dire qu’on doit faire des investissements sur les femmes si on veut parvenir à un haut niveau de développement souhaité. D’où la prise en compte de ces questions de genre au niveau de l’élaboration des politiques de développement », a déclaré Mme Arlette Mvondo. Des avancées significatives : contexte et incidences Selon Mme Arlette Mvondo, avant de parler des incidences, il faut parler du contexte, parce que pour comprendre pourquoi on doit investir sur les questions de d’autonomisation des femmes, il faut comprendre le contexte. « Depuis la première édition de la conférence de Beijing, Il y a eu énormément d’avancées sur tous les plans. Mais je pourrais dire qu’au niveau de notre région, Afrique de l’Ouest et du Centre, la principale avancée a été l’amélioration du cadre normatif, c’est-à-dire l’adoption des conventions internationales, régionales. Et au niveau pays, des lois qui ont donné un cadrage et ont permis de promouvoir, de respecter et de protéger les droits des femmes », soutient Mme Arlette Mvondo. « Lorsque je parle des droits des femmes ici, c’est vraiment les droits fondamentaux, donc l’accès à l’éducation, à la santé, à l’emploi décent et à une rémunération au regard de ce que nous offrons en matière de droit de travail, dans ses droits fondamentaux, sont importants et ça a permis de revoir à la hausse, par exemple, l’âge du mariage, donc, ce n’est plus forcément douze ans dans certains pays. Ça permet de revoir l’accès, par exemple, aux offres de méthodes contraceptives » ajoute-t-elle. A noter qu’en dépit d’une situation alarmante qui demeure dans notre région, il y a eu des avancées significatives sur les cas de violences faites aux femmes et aux filles au regard des défis que la région. L’on peut dire que ce cadre normatif a été très important. Au nombre des avancées figure aussi il y a des ministères qui sont dédiés spécifiquement pour travailler sur les questions d’égalité hommes-femmes et d’autonomisation des femmes. Le financement, un goulot d’étranglement Selon Arlette Mvondo, « les budgets alloués à ces différents ministères, cela ne permet pas d’avancer de manière significative tel qu’on le souhaite, mais n’oublions pas que nous travaillons sur des questions de changement social qui prennent du temps ». Elle a des problèmes structurels qui sont ancrés dans les normes sociales, dans les questions de tradition, dans les questions de culture. Mais ce n’est pas un obstacle, c’est juste pour dire que ça va prendre du temps, ça demande des investissements et ça demande une collaboration et une implication de tous. L’éducation, l’élément central « Lorsqu’on parle de questions d’incidence et d’impact véritable, j’ai envie de dire que l’éducation est la clé de tout ce que nous faisons », martèle Arlette Mvondo. Elle ajoute que « si nous avons des taux ou si nous arrivons à atteindre et surpasser même les minimums standards en matière qui sont requis en matière d’éducation, vous voyez déjà l’incidence…une forte représentation des femmes dans tous les secteurs de la vie et cela contribue immédiatement au relèvement du produit intérieur brut. Les dépenses que nous faisons sur le plan, par exemple, de la violence à l’égard des femmes sont énormes et je peux vous dire que ça représente 0,4% du PIB, dont vous voyez déjà l’impact. Donc, si on arrive à réduire les violences à l’égard des femmes qui sont faites dans notre région, on arrive à faire des gains au niveau du produit intérieur brut. Les questions de mortalité maternelle que nous avons et pour lesquelles les pays de l’Afrique Subsaharienne, notamment les pays de notre région, ont des taux également assez alarmants. Je bois ici le Nigéria et Tchad ». « Donc, si nous investissons sur les femmes en matière d’éducation, de santé, au niveau économique, nous allons pouvoir récupérer toutes ces dividendes et donc travailler main dans la main. Mais avec les autres acteurs de la société, justement pour permettre à nos pays de se développer sur le plan économique, social, culturel, politique et technologique. Qu’elles puissent terminer l’enseignement primaire, terminer l’enseignement secondaire, aller à l’université, réaliser leur rêve de devenir médecin, magistrats, femmes d’affaires, etc. Dont c’est cette capacité dont nous parlons, qui permet donc, plus tard, de pouvoir faire des choix conséquents. Et ces choix qui permettent maintenant de contribuer à la vie économique et, pourquoi pas, de relever le produit intérieur brut », a conclu Arlette Mvondo. Wilfrid Lawilla Diankabakana

Santé : l’UNPFA travaille avec des Etats dans la mise en œuvre des actions liées à la santé sexuelle et reproductrice

Santé : l’UNPFA travaille avec des Etats dans la mise en œuvre des actions liées à la santé sexuelle et reproductrice

Cette information a été donnée par le Dr Chilanga Asmani de l’UNFPA, Bureau régionale Afrique de l’Ouest et du Centre, lors du webinaire organisé par le Réseau des Médias Africains pour la Promotion de la Santé et de l’Environnement (REMAPSEN) le mercredi dernier, sur le thème : l’adoption et l’application des lois sur la SR/PF en Afrique de l’ouest et du centre, où en sommes-nous ? Au nombre des panélistes, le Dr Chilanga Asmani, en sa qualité de Conseiller régional chargé de programme et politique de planification familiale au Bureau régional du Fonds des Nations-Unies pour la Population (UNFPA) a édifié les journalistes sur les différentes actions menées, dans qui 23 pays de l’Afrique de l’Ouest et du Centre, par cette agence onusienne en charge des questions de santé sexuelle et reproductive. « Notre mandat c’est le fait que la santé et les droits sexuels et reproductifs sont essentiels, non seulement en termes de santé, mais aussi, ils sont essentiels pour la survie de personnes, développement économique, mais aussi le bien-être de tout le monde », a déclaré le Dr Chilanga Asmani. Il a ajouté que, « c’est avec des preuves, des recherches qui montrent que si on peut assurer la santé sexuelle et reproductive, il y a beaucoup d’avantages ». Mais on sait aussi que pour faire progresser ces domaines, il faut s’attaquer à différentes barrières qu’on voit dans les lois, les politiques, les économies, les normes et valeurs sociales, culturelles et traditionnelles, à en croire le Dr Chilanga… Pour cela, le bureau régional pour l’Afrique de l’Ouest et du centre travaille avec les Etats membres pour soutenir l’adoption et la mise en œuvre des différents engagements mondiaux et aussi les engagements régionaux en matière de santé sexuelle et reproductive. Pour le Dr Chilanga, il y a, par exemple, le programme d’action de la Conférence internationale sur la Population et le développement qui s’est tenue en 1994. « Il y a aussi les différentes conventions sur l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes. Nous savons que l’objectif est d’atteindre les ODD en 2030 et même au niveau des ODD, on parle de la santé sexuelle et reproductive ». Notons que l’UNFPA travaille avec les pays qui souscrivent aux Objectifs du Développement Durable. Le Dr Chilanga a précisé que dans la région africaine, il y a aussi le protocole de Maputo qui engage tous les pays membres de l’Union Africaine pour assurer la santé sexuelle et reproductive. En termes de bonne santé, dans cet engagement de l’Afrique de l’Ouest, du Centre, cela prend en compte la santé sexuelle et reproductive des adolescents et des jeunes. Alors nous travaillons avec les pays membres pour assurer la mise en œuvre de cet engagement. Selon le Dr Chilanga Asmani le mandat de l’UNFPA c’est de travailler avec les structures régionales et des partenaires comme le REMAPSEN pour s’assurer qu’on peut assister les pays à mettre en œuvre les actions liées à la santé sexuelle et reproductive. Wilfrid Lawilla D.

Santé : les médias appelés à renforcer la communication autour de la santé infantile, la vaccination et la nutrition

Santé : les médias appelés à renforcer la communication autour de la santé infantile, la vaccination et la nutrition

La question de la santé infantile, la vaccination et la nutrition en Afrique est au centre des débats dans le cadre du forum des médias organisé par le Réseau des Médias Africains pour la Promotion de la Santé et de l’Environnement (REMAPSEN) en partenariat avec l’UNICEF, qui s’est ouvert ce 21 novembre 2023, à Lomé, au Togo et prendra fin le 23 courant. La cérémonie d’ouverture a été honorée par la ministre de l’information, Florence Kouigan, qui a ouvert les travaux de ces assises. Ladite cérémonie a été ponctuée par trois allocutions, à savoir celle de M. Youssouf Bamba, président du comité exécutif du REMAPSEN, suivi de celle du Dr Aissata Ba Sidibé, représentante résident de l’UNICEF au Togo, Représentant la directrice régionale pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre. Enfin, celle de Mme le ministre de la Communication. Dans son mot, le président du REMAPSEN a dégagé les objectifs de cette rencontre : « l’objectif de ce forum est de renforcer la communication autour de la prévention et la prise en charge des maladies infantiles, la vaccination et la nutrition ». « …Pendant trois jours de travaux, nous allons nous abreuver à la connaissance des spécialistes et autres experts chargés de veiller quotidiennement sur la prévention et la prise en charge des maladies infantiles », a déclaré le président du REMAPSEN. Il a exhorté les participants (journalistes), membres du réseau, venus des pays de l’Afrique de l’Ouest et du Centre à une plus grande assiduité au cours de ce forum dont le thème porte sur le « rôle et responsabilités des médias dans la promotion de la santé infantile, la vaccination et la nutrition en Afrique. » Quant à la Représentante résident de l’UNICEF au Togo, Dr Aissata Ba Sidibé a rappelé le progrès qui se fait dans le domaine de la santé : « En cette période de célébration de la journée internationale de l’enfance… la situation sanitaire des enfants continue de s’améliorer avec une tendance à la baisse des taux de mortalité et morbidité. Le taux de mortalité chez les enfants de moins de 5 ans a en effet reculé de 71 à 64,4 pour 1000 naissances vivantes entre 2017 et 2020, une situation bien meilleure à la moyenne constatée dans les pays subsahariens ». Face aux défis auxquels l’Afrique de l’Ouest et du Centre fait face, sont accentués par des facteurs tels que le contexte socio-économique, l’insécurité dans certaines zones, l’impact du changement climatique et plus récemment, les effets de la pandémie de Covid-19 sur les systèmes de santé déjà fragiles, a déclaré la Représentante-Résident de l’UNICEF. Pour pouvoir s’engager davantage et prendre des décisions fondées sur les faits, le Dr Aissata Ba Sidibé, souligne que « les populations, y compris les jeunes, doivent avoir accès à une information régulière et de qualité. D’où son appel à une collaboration avec les médias est absolument essentielle. » Rôle et responsabilité des médias Il s’est avéré que les médias ont un rôle indispensable à jouer dans la sensibilisation sur divers domaines liés à la santé, particulièrement sur la santé infantile, la vaccination et la nutrition. Afin de concilier la parole à l’acte, le Dr Aissata Ba Sidibé a énuméré quelques points de réflexion dans divers domaines de collaboration, à savoir la sensibilisation, le plaidoyer, l’éducation, le dialogue, les ressources ainsi que la narration des journalistes. La ministre de l’information, Florence Kouigan, ouvrant les travaux, a rappelé aux participants le devoir de dresser le bilan à mi-parcours : « Au lendemain de la célébration de la journée internationale des droits des enfants, il est pour nous un devoir de mesurer le chemin parcouru, en n’occultant pas les défis qui persistent et en restant attentifs aux facteurs qui risqueraient de compromettre les avancées déjà réalisées ». Les médias étant indispensables dans la vulgarisation des questions de santé infantile, la vaccination et la nutrition, Mme Florence Kouigan s’est interrogé sur l’implication des médias dans la sensibilisation des populations sur ces questions : «Quelle part occupe la question des investissements dans le domaine de la santé, le développement des systèmes de santé, les programmes de vaccination ou encore la sensibilisation des communautés à l’importance de la nutrition infantile dans les grilles et programmes ? » Une façon pour la ministre de la communication et des médias d’interpeller les hommes de médias à prendre une part active dans la sensibilisation des populations sur la santé infantile, la vaccination et la nutrition. A noter qu’au cours de ces assises de trois jours, plusieurs thématiques seront débattues, notamment sur l’état de lieux de la santé néonatale et infantile en Afrique de l’Ouest et du Centre ; l’élimination de la transmission du VIH-SIDA mère-enfant et la prise en charge pédiatrique ; aussi sur les conséquences des grossesses et mariages précoces. Wilfrid Lawilla D.