La région MENA affiche un taux de chômage plus fort que celui du reste du monde

La région Afrique du Nord et Moyen-Orient (MENA) affiche un taux officiel de chômage plus fort que dans toute autre région du monde, a indiqué l’Organisation internationale du travail (OIT). Selon cette dernière, le problème serait particulièrement grave chez les jeunes. A l’en croire, près d’un quart de la population des moins de 30 ans est sans emploi et le chômage des jeunes coûte plus de 40 milliards de dollars chaque année à la région. Cette situation semble assez proche de celle que connait le Maroc. Selon une enquête du Haut-commissariat au plan, le taux de chômage des jeunes âgés de 15 à 24 ans est passé de 20,5% à 21,5%, au deuxième trimestre de l’année 2016, celui des femmes de 9% à 9,9% et celui des lauréats des grandes écoles et instituts est estimé à 9,1%. Dans le but d’enrayer un tant soi peu la hausse du chômage et réduire le sous-emploi des jeunes, l’OIT et la Société financière internationale (SFI), membre du Groupe de la Banque mondiale, ont signé un nouveau partenariat dont les termes ont été rendus publics récemment. En gros, l’OIT explique que cet accord vise à favoriser l’emploi des jeunes dans cette région en développant des politiques de soutien à l’entrepreneuriat, en s’assurant que cette catégorie sociale possède les qualifications requises par le marché du travail et en encourageant un nombre croissant de jeunes à devenir entrepreneurs. Selon les termes de cet accord, le nouveau partenariat sera concrètement consacré à un travail commun sur les politiques et les projets permettant de surmonter le décalage entre l’offre et la demande de qualifications. Il s’agira aussi de « partager les connaissances sur les réseaux de formateurs, leur évaluation et leur gestion, mais aussi d’élaborer des programmes nationaux adaptés à travers toute la région afin d’inclure les formations axées sur les compétences générales et la création d’entreprise », explique-t-on dans un communiqué. «L’objectif que nous partageons avec la SFI dans le cadre de ce nouveau partenariat est d’aider à l’élaboration de politiques qui favorisent l’entrepreneuriat, garantissent aux jeunes l’acquisition des compétences requises par le marché et encouragent davantage de jeunes à devenir entrepreneurs», a expliqué Ruba Jaradat, directrice régionale de l’OIT pour les Etats arabes. «L’une de nos priorités stratégiques dans la région est de soutenir un environnement propice aux affaires pour les entrepreneurs car cela suscite des créations d’emploi, provoque des innovations et aide à accroître la compétitivité de la région», a pour sa part expliqué Mouayed Makhlouf, directeur de la SFI pour le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord. Pour cette institution, il s’agit en gros de soutenir les petites entreprises, d’encourager l’entrepreneuriat, d’étendre l’accès au financement et de créer des emplois. Au-delà du chômage qui perdure dans la région, il faut relever un fait tout aussi préoccupant : le niveau de qualification des jeunes pose également problème. En effet, il ressort d’une récente enquête menée par l’incubateur de start-ups Wamda, financée par la SFI, que près de la moitié des entrepreneurs devaient se démener pour trouver du personnel qualifié. D’après les 963 entrepreneurs et 1.697 employés sondés, les demandeurs d’emploi ayant des compétences en vente, création d’entreprise et gestion, faisaient particulièrement défaut. « Environ 40% des employeurs avaient des difficultés à trouver des travailleurs dotés des savoirs comportementaux élémentaires comme la motivation et l’indépendance, et de grandes aptitudes », rapporte l’OIT. C’est dire l’importance d’agir vite. Car, comme l’a relevé Dimitris Tsitsiragos, vice-président Services clients mondiaux de la SFI, le chômage des jeunes a un impact sur les pays de la région. Il crée de l’instabilité et empêche de nombreuses économies régionales d’atteindre leur potentiel. «Relever le défi du chômage des jeunes, est essentiel si les pays veulent combattre la pauvreté et poser les fondations d’un développement économique durable », a-t-il estimé. A noter que depuis 2013, le programme KAB de l’OIT qui cible les jeunes en formation ou dans l’éducation technique ou supérieure, a été appliqué dans 366 institutions éducatives et a touché environ 150.000 étudiants dans la région. Ces cinq dernières années, le programme Start and Improve Your Business a permis la création de 510 nouvelles entreprises et de 1345 emplois.
Soutenir l’économie locale afin de renforcer la croissance dans la région Mena

Soutenir l’économie locale afin de renforcer la croissance dans la région Mena (Moyen-Orient et Afrique du Nord). Telle est le leitmotiv de QNET, une entreprise de vente directe leader sur le marché asiatique offrant une large gamme de produits améliorant la qualité de la vie. L’entreprise, dont les produits sont proposés aux clients et aux distributeurs dans plus de 100 pays à travers sa plateforme de commerce électronique propriétaire, est sur une stratégie de croissance ambitieuse pour 2016 dans la région Mena où elle travaille avec des fabricants de produits de beauté et style de vie aux ÉAU, en Egypte, au Maroc et en Tunisie, en vue de s’approvisionner et de développer des produits exclusifs de la région et pouvoir soutenir les petites et moyennes entreprises locales, souligne-t-elle. « Notre objectif c’est d’être présents de manière opérationnelle dans la région en travaillant étroitement avec les entreprises locales et de donner une ampleur internationale à leurs produits à travers notre plateforme e-commerce. Nos produits santé et bien-être, à l’instar de la gamme LifeQode, sont des succès », explique le directeur général régional de QNET Mena, Khaled Diab. Et d’ajouter : « Nous éduquons activement aussi le marché à propos du modèle de la vente directe et afin que chacun, quel que soit son milieu, puisse gagner un revenu légitimement dès lors qu’il est prêt à travailler dur et à exceller pour devenir l’un des brillant entrepreneurs », a-t-il ajouté. Quoiqu’encore à ses débuts dans la région, l’industrie de la vente directe a de beaux jours. Elle devait même gagner du terrain dans les années à venir, selon QNET qui cite les conclusions du rapport annuel 2015 de la Fédération mondiale des associations de la vente directe (WFDSA). En effet, il ressort de ce rapport, publié récemment, que l’industrie a poursuivi sa courbe de croissance soutenue en 2014 et a vu des ventes sans précédent ainsi qu’un engagement avec une croissance de 6,4% générant $182.8 milliards. « Derrière la tendance de croissance positive de la vente directe, il existe des millions d’entrepreneurs commercialisant un éventail de produits et de services. En 2014, leur nombre a augmenté et a atteint les 99,7 millions », commente QNET. A propos, un récent rapport de Euromonitor International relève que la vente directe au Maroc a augmenté de 16% en termes de valeur actuelle en 2015, pour atteindre 1.6 milliards de DH. « Le principal facteur soutenant un tel taux de croissance élevé, c’est l’intégration croissante des femmes dans ce travail, car ceci augmente leurs revenus et leur pouvoir d’achat », explique QNET. QNET est membre de l’Association de vente directe de Malaisie, de Singapour, des Philippines et d’Indonésie. Elle fait également partie de l’Association des produits alimentaires de santé et de l’Association de l’industrie des compléments de santé de Singapour. Il est à souligner que cette entreprise s’est développée et a prospéré dans plusieurs pays en Asie, au Moyen-Orient et en Afrique depuis sa fondation en 1998. Etablie à Hong-Kong depuis cette date, QNET est, par ailleurs, un sponsor sportif de premier plan dans le monde. Elle est présente dans les domaines du football, du badminton et d’autres sports, entre autres.