Le rappeur marocain ISSAM dévoile son premier album « Crystal »

Le rappeur marocain ISSAM dévoile son premier album « Crystal »

MUSIQUE. Apparu dans les radars de l’industrie musicale fin 2018 avec le tube Trap Beldi, morceau désormais emblématique de la trap Marocaine, et sa participation à deux titres sur l’album NAAR, Issam, fer de lance du rap casablancais, sort son premier album chez Island Def Jam / Universal Musique France. Teinté de mélancolie et des sentiments qui l’animent, l’album Crystal est à la fois futuriste, nostalgique et surréaliste. Issam y évoque ses passions, son passé, avec un regard particulièrement ému sur son enfance et sur ces moments qui ne reviendront pas. Pour ce premier album, Issam s’est entouré de Prince85, compositeur marocain connu pour son travail auprès de The Weeknd ou 21 Savage, qui signe une grande partie des morceaux, ainsi que des producteurs Adam K et Taemintekken. La trap d’Issam est livrée en Darija, avec des accents Raï.Loin de recopier les esthétiques françaises ou américaines, Issam ; dont les idoles vont de Cheb Hasni, Khaled à David Bowie, en passant par Prince et Jimmy Hendrix ; est soucieux de créer une musique et un univers visuel unique et authentique comme en témoigne le clip de Wra Tabi3a, premier extrait de Crystal, paru quelques mois plus tôt et dont Issam signait la réalisation et la direction artistique.

C8: Booba dit ses vérités sur son clash avec Kaaris dans TPMP

C8: Booba dit ses vérités sur son clash avec Kaaris dans TPMP

Le rappeur français Booba, de son vrai nom Élie Yaffa, s’est exprimé dernièrement sur ce qui l’oppose à Kaaris sur le plateau de l’émission « Touche pas à mon pote » (TPMP) présentée par Cyril Hanouna sur la chaîne de télévision généraliste française C8 . A revoir ci-dessous:

Martial Panucci, le rappeur qui déclame la glauque réalité du Congo

Martial Panucci, le rappeur qui déclame la glauque réalité du Congo

Le jeune rappeur talentueux est manifestement en passe de devenir la voix des sans voix. Il s’inscrit résolument dans la vocation originelle du rap consistant à mettre la musique au service militantisme politique, notamment par la dénonciation du mal vivre, des inégalités et injustices sociales, les abus de pouvoir et la mégestion; le tout sur fond d’une contestation en règle du pouvoir dictatorial, tyrannique, oppressif et répressif. Dans des chants particulièrement puissants et sulfureux quand ils ne véhiculent des messages au vitriol qui ne manquent pas d’émouvoir, d’interpeller les consciences et de responsabiliser le public. Sous ce rapport, il peut également être perçu comme un journaliste étale sur la place publique les méfaits du pouvoir ainsi que les infortunes de ces nombreux laissés-pour-compte que ne cesse de fabriquer le régime. Martial Panucci est incontestablement le porte drapeau du rap hardcore, militant et contestaire s’illustrant par des textes percutants, poétiques et bien élaborés (alliance rythme et rime). Son éducation y est pour quelque chose, car il est titulaire d’une licence ès lettres. Jeune diplômé confronté au chômage, a l’instar d’une multitude d’autres jeunes abandonnés sur le bas côte de la route par les pouvoirs publics, il n’a eu d’autre choix que d’embrasser la musique. Mais, il est important de le souligner, le rappeur ne vit pas de son art, en raison du fait qu’il subi une censure implacable sur tous les médias locaux; publics et confondus. Nous apprécions cependant le courage singulier de cet artiste qui évolue au Congo-Brazzaville où il ose braver une dictature des plus féroces au monde. Nous ne pouvons qu’apprécier son sens aigu du patriotisme et l’amour du pays qui lui instillent de l’audace. S’il est convenu que la musique adoucit les mœurs, par contre le rappeur s’en sert comme une arme susceptible de galvaniser les consciences dans la lutte contre la dictature, la tyrannie et l’oppression. René Mavoungou Pambou

Le rappeur SINIK présente « Contradictions », son nouveau clip

Le rappeur SINIK présente « Contradictions », son nouveau clip

Sinik annonce son retour avec un nouveau projet, « Immortel II », composé de 15 titres 100% inédits, dont la sortie officielle est prévue pour le 13 avril courant. En avant-gout du prochain album, le rappeur français a présenté récemment son nouveau clip intitulé « Contradictions ». Il s’agit du premier extrait dudit l’album que l’on annonce riche en textes sombres et rimes réfléchies. Considéré comme l’un des piliers du rap français, le rappeur reste une référence sur la scène rap française qui a prouvé, à maintes occasions, que les artistes français pouvaient offrir des shows de qualité. Pour nombre d’observateurs, il représente l’école des artistes ayant une plume touchante. Sinik, c’est tout simplement plus d’un million d’exemplaires vendus, des featuring célèbres avec entre autre James Blunt, Diam’s, Medine, KaynaSamet, et puis aussi et surtout une plume et des clashs qui vont avec. Son dernier projet « La Plume et le Poignard » a été à la fois un succès commercial puisqu’il s’est vendu à 50000 exemplaires, mais également un succès d’estime, indique-t-on autour de l’artiste rappelant, à ce propos, que « plus qu’encourageant pour un album sorti en totale indépendance et sans véritable action marketing. Juste le bouche à oreille et le web comme vecteurs de communication ». Soulignons qu’une tournée est prévue dans toute la France.

Afrique du Sud : le rappeur congolais Godkingz à l’affiche avec « Biso nde bango te »

Afrique du Sud : le rappeur congolais Godkingz à l’affiche avec « Biso nde bango te »

Les choses bougent du côté de Cap Town, en Afrique du Sud. Alain Junior Youlou alias Godkingz nous annonce la sortie prochaine d’un nouvel album, accompagné d’un DVD de sapologie, qui promet monts et merveilles. Le rappeur congolais et Fiston Morton, le producteur du nouveau bijou sonore et membre de l’équipe de l’émission « Maxi Parade » (qui traite de la Sape en Afrique du Sud), viennent en effet de créer un nouveau concept dénommé: « Biso nde bango te » (traduire: « Désormais, c’est nous et non eux »). Objectif: «exhorter les Congolais à plus de patriotisme et les encourager à soutenir l’art du pays », précise-t-on. « Biso nde Bango » est le premier titre du nouvel opus. Un morceau construit autour d’une musique typiquement rap hardcore avec un lyrique mixant lingala et anglais. Installé à CapeTown, Godkingz n’a pas échappé à l’influence de la culture sud-africaine et particulièrement celle de sa ville d’accueil que l’on retrouvera dans certains titres. Puisqu’il a décidé de rapper en afrikaans et xhosa, deux langues parlées à Cap Town, à travers le titre « Awe Awe my bro ». Un clin d’œil aux jeunes de la rue de cette grande cité. Autre titre au parfum sud-africain: « Mbangu Mbangu ». « Un mixer house music qui est un genre sud africain avec du coupe décale », nous explique-t-on. Ce titre est le fruit d’une collaboration avec son jeune et talentueux frère Affirme Avantage. Il est à souligner que le nouvel opus fait aussi un clin d’œil à un artiste bien connu de la scène congolaise auquel est resté attaché le rappeur. Il s’agit de feu Rapha Boundzeki dont la chanson culte « Corps de Dia » et l’intitulé « Matalana ba sa », a été reprise en version rap de la chanson culte de Rapha Boundzeki. Godkingz, qui ressuscite ainsi la musique de Rapha Boundzeki tout en apportant une part de créativité, est le premier artiste congolais à rapper sur une musique du défunt. « Kotisa yo », dernier titre, est un parfait croisement entre coupé décalé et ndombolo, bercé par la guitare solo de Ilus, un ancien guitariste du groupe Wenge Musica Maison Mere de Werason. « Le paramètre langue a été vraiment analysé et accentué afin qu’il marie vraiment le concept BISO NDE BANGO TE, qui signifie aussi parallèlement promouvoir tout ce qui concerne les languesvernaculaires du Congo », précise l’artiste. Précisons qu’un DVD de sapologie accompagne cet opus. On y trouvera l’interview de Godkingz autour de son nouvel opus et du DVD « BISO NDE BANGO TE », des vidéos clips des chansons « Matalana ba sa » et « Kotisa yo » ainsi qu’un bonus où lessapeurs congolais de Cape town s’exhibent vestimentairement et verbalement. Notons que l’album bénéficie d’une importante compagne marketing grâce notamment à l’appui d’ExibaBedel, journaliste de l’émission Studio Mix International à la Drtv; HansBitemo, un spécialiste en marketing et advertising et Marvel Mackaya, influente personnalité attachée au musicien Doudou Copa et consultant en matière fiscale, publicitaire et stratégique. Natif du Congo Brazzaville, Godkingz connaît ses premiers succès avec des chansons rap telles que « Gladiator Rhymin » et « The Time en collaboration », fruit d’une collaboration avec des artistes américains et colombiens, au sein de son labelrap indépendant crée en 2010 avec son frère Prince Youlou. Après deux albums « The Konspiracy Files Lp » et « Da Black Barbarian Mixtape », réalisés dans un style underground américain, le jeune rappeur part à la conquête du grand public congolais. Il décide alors de créer une nouvelle plateforme artistique en croisant le rap avec des genres musicaux variés tels que le Coupé Décalé, le Ndombolo, la House music et le Hip Hop. La sortie de l’album et du DVD est prévue pour le 18 mai.

« Red Nkoyi », le nouvel album du rappeur ENERGETYK bientôt dans les bacs

« Red Nkoyi », le nouvel album du rappeur ENERGETYK bientôt dans les bacs

Le rappeur congolais ENERGETYK nous annonce la sortie prochaine de son nouvel opus. Après deux précédents albums (« Popular attitude » et « Disciple du micro ») bien accueillis par ses fans et la critique, la nouvelle star montante du rap congolais et africain revient sur le marché du disque avec « Red Nkoyi » (traduire Panthère Rouge). Composé de 15 titres, cet album est un savant « mélange de valeurs africaines et d’humeur quotidienne », a confié à Starducongo.com le rappeur congolais qui vit en Tunisie. Ce dernier précise qu’il sera accompagné de quelques rappeurs et qu’il s’est occupé entièrement de la production de son prochain produit. Il est à souligner que la star congolaise a représenté le 23 mars dernier la musique congolaise en devenant le 1er artiste d’Afrique subsaharienne à chanter en live pour l’évènement écologique « Earth Hour ». L’artiste congolais s’est illustre avec brio sur la mythique avenue du président Habib Bourguiba à Tunis, en présence du président de la république tunisienne et de 5000 personnes. Enfin, s’agissant de ses projets, ENERGETYK nous confié qu’il projette de lancer à l’avenir une ligne de vêtements. Projet qui lui tient à cœur et sur lequel nous aurons l’occasion de revenir dans une prochaine livraison.

Beat Assailant fait sensation à Casablanca

Beat Assailant fait sensation à Casablanca

C’est un artiste américain de renom installé à Paris qui s’est produit samedi soir sur la Place Rachidi, à Casablanca. Beat Assailant, c’est de lui qu’il s’agit, a offert au public un show d’une rare beauté devant des milliers de festivaliers en liesse. Un merveilleux voyage dans le monde hybride de l’artiste au flow percutant qui a visiblement séduit les Casablancais dont de nombreux amateurs de musiques urbaines. Très détendu, comme à son habitude, le chanteur proposait ce soir-là des morceaux aux sonorités variées, mêlant funk, pop, soul et rock. Avec en toile de fond du jazz. Un mélange des genres magistralement orchestré par une dizaine de musiciens puis servi à des festivaliers à la fois impressionnés et charmés. Rappeur de renom, Beat Assailant se fait connaître du grand public grâce à « Hard twelve », son premier album solo sorti en 2005. Trois ans plus tard, « Imperial pressure » est dans les bacs. Nous sommes en 2008. « Album hybride », le nouvel opus, combine plusieurs genres musicaux à la joie des fans qui apprécient ce savant cocktail de funk, rock, soul et pop. L’année suivante, le rappeur américain enregistre un nouvel opus aussi riche que varié, « Rhyme space continuum ». Dans cet album, l’artiste qui tient à briser les frontières stylistiques se distingue par des pirouettes verbales d’une grande portée. Autant dire que les Casablancais avaient rendez-vous avec un artiste d’exception aux multiples influences. Un chanteur à la prestance naturelle qui a enflammé la Place Rachidi, allant jusqu’à descendre de la scène pour mieux apprécier la joie du public et offrir la dernière énergie de la soirée à des festivaliers très enthousiastes. Etendard marocain à la main, Beat Assailant a remercié ce public très réceptif et chaleureux avant de lui gratifier un dernier morceau, comme pour terminer en beauté la soirée. Décidément, le chanteur n’a pas encore fini de surprendre le public. Quelques minutes plutôt, le groupe de fusion marocain Sahara Génération ouvrait le bal de cette soirée haute en couleurs. Composé de sept musiciens, le groupe gadiri a confirmé tout le bien que l’on dit de ses prestations. Officiant dans un style mêlant des sonorités marocaines et occidentales comme le raï, blues, jazz, reggae et chaâbi, les musiciens de Sahara Génération ont tout donné ce soir-là. Très heureux, le public a longuement dansé et crié sa joie comme pour remercier ces jeunes talentueux musiciens. Soulignons que les deux ensembles se produisaient dans le cadre de la sixième édition du Festival de Casablanca, organisée par l’Association Forum Casablanca en partenariat avec la wilaya du Grand Casablanca, le Conseil de la ville, le Conseil de la Région et le Conseil préfectoral du Grand Casablanca. Et dont la clôture a été marquée, dimanche soir, par un spectacle de feux d’artifices organisé sur la Corniche d’El Hank.