Gabon : baisse de 5,2% des activités extractives au quatrième trimestre 2024

La production consolidée des activités extractives au Gabon a enregistré un recul de 5,2% au quatrième trimestre 2024, selon la dernière note de conjoncture sectorielle publiée par le ministère de l’Économie et des Participations consultée par l’agence Gabonaise de Presse. Ce repli est principalement attribué aux mauvais résultats du gaz naturel et du manganèse, malgré une dynamique positive dans le secteur pétrolier. Le secteur pétrolier a, en effet, progressé, affichant une hausse de 3,6% au dernier trimestre et une augmentation annuelle de 3,2%. Cette performance s’explique par une exploitation efficace des champs matures, l’ouverture de nouveaux puits et une exploitation sans perturbations majeures. À l’inverse, le secteur du manganèse a connu une chute importante de 29,3% au quatrième trimestre, contrastant avec la hausse de 10,8% observée à la même période en 2023. Sur l’ensemble de l’année, la baisse s’établit à 5,8%, conséquence d’un affaiblissement de la demande et d’un arrêt temporaire de production chez un opérateur majeur. Le gaz naturel commercialisé a également subi une baisse de 6,0% au quatrième trimestre 2024, alors qu’il affichait une progression de 4,5% un an plus tôt. Le recul est notamment dû à une diminution des commandes de la SEEG, de la Société de Patrimoine et de la SOGARA. Toutefois, en dépit de cette tendance négative en fin d’année, la production annuelle de gaz naturel affiche une hausse de 8,6%. Cette évolution sectorielle met en lumière les défis à relever pour assurer la stabilité et la croissance des activités extractives au Gabon. AGP
Maroc: La masse monétaire aurait progressé de 7,1% au quatrième trimestre 2024

Elle devrait évoluer au même rythme de croissance au premier trimestre 2025 La masse monétaire se serait accélérée au quatrième trimestre 2024, affichant un accroissement de 7,1%, en glissement annuel, après +6,7% au trimestre précédent, selon le Haut-commisssariat au planc (HCP) qui s’attend à ce qu’elle évolue au même rythme de croissance au premier trimestre 2025. Au quatrième trimestre 2024, « le besoin de la liquidité des banques aurait enregistré un nouveau pic au dernier trimestre de 2024 et resterait toujours important, bien qu’en décélération comparativement à la même période de 2023, suite au ralentissement de la circulation fiduciaire », a indiqué l’institution dans son point de conjoncture de janvier 2025 notant que Bank Al-Maghrib aurait, ainsi, augmenté le volume de ses financements aux banques. La même source précise que « l’amnistie fiscale, instaurée au mois de décembre 2024, devrait, néanmoins, permettre de renforcer les liquidités bancaires vers la fin de l’année 2024, diminuant ainsi les besoins de refinancement à partir du début de l’année 2025 et stabilisant partiellement le marché monétaire ». Toujours selon les estimations du HCP, les avoirs officiels de réserve auraient, également, accéléré durant la même période, affichant une croissance de 3,8%, de même que les créances nettes sur l’administration centrale qui auraient poursuivi leur augmentation à un rythme soutenu, traduisant une hausse de l’endettement monétaire du Trésor de 7,7%. Au dernier trimestre de l’année écoulée, les créances sur l’économie auraient décéleré, avant de retrouver une croissance plus soutenue au premier trimestre 2025. D’après l’institution, « leur encours aurait, en effet, augmenté de 5,6%, au quatrième trimestre 2024, en glissement annuel, après +6% enregistré un trimestre plus tôt. Cette évolution aurait été principalement imputable à l’inflexion des crédits à la trésorerie des entreprises ». Bank Al-Maghrib aurait, au cours de la même période, poursuivi son cycle d’assouplissement monétaire pour le deuxième trimestre consécutif en 2024. Il avait réduit son taux de 25 points de base à 2,50% au quatrième trimestre, après une première baisse de 25 points de base au deuxième trimestre 2024. Quant aux taux d’intérêt sur le marché interbancaire, ils se seraient stabilisés au niveau du taux directeur, marquant un recul de 29 points de base de leur niveau moyen en variation annuelle; tandis qu’ils auraient en parallèle nettement décru sur le marché des adjudications des bons du Trésor, avec des baisses de 56 points, 78 points et 89 points de base respectivement pour les taux de maturité 1 an, 5 ans et 10 ans, a conclu le Haut-commissariat soulignat que le dirham se serait apprécié sur le marché de change de 3,1% et 2,3% respectivement vis-à-vis de l’euro et du dollar américain. Martin Kam