Le Projet du Musée international du Vodun de Koffi & Diabaté Architectes remporte le Prix Wafx au World Architecture Festival 2023

Le Projet du Musée international du Vodun de Koffi & Diabaté Architectes remporte le Prix Wafx au World Architecture Festival 2023

Sélectionné parmi plus d’une centaine de projets, le « Musée International du Vodun » réalisé par le cabinet Koffi & Diabaté Architectes est lauréat du prix « WAFX » du World Architecture Festival 2023. WAFX Awards est décerné aux projets encore non réalisés qui abordent les grands enjeux de l’architecture, de la société et de la planète. De plus, le Musée International du Vodun est également finaliste dans la catégorie « Projet Futur – Culture ». Les associés Guillaume Koffi et Issa Diabaté présenteront le projet devant un jury de professionnel à Singapour le 30 novembre prochain.  Ce projet-phare du Programme d’Actions du Gouvernement Béninois vise à révéler et valoriser le riche héritage culturel du Bénin, avec une emphase particulière sur la culture du Vodun, qui a vu le jour au XVIIe siècle dans l’ancien Royaume du Dahomey et qui s’est répandue en Afrique de l’Ouest (Bénin, du Togo, du Nigeria et Ghana) puis en Amérique du Sud et dans les Caraïbes.  Le Musée international du Vodun incarne la volonté du gouvernement du Bénin de réhabiliter et d’offrir au monde la richesse des arts et des cultures liés au Vodun. Des projets majeurs se déclinent autour de la valorisation de ce patrimoine immatériel, notamment les Vodun Days, célébration annuelle qui se déroule chaque 10 janvier dans la Cité historique de Ouidah. Le Musée International du Vodun offrira une expérience muséale unique en Afrique de l’Ouest. Les touristes locaux et internationaux auront l’opportunité d’explorer et d’apprécier la richesse de la culture Vodun ainsi que son impact profond sur l’histoire et la société. Il s’agit d’un témoignage vivant de la richesse et de l’influence de cette culture fascinante et méconnue, qui mérite d’être célébrée avec justesse.  Situé à Porto-Novo, capitale du Bénin, le futur Musée International du Vodun occupera un site d’environ 16000 m². Son architecture circulaire et organique est ancrée dans les traditions ancestrales locales, en s’inspirant des Tata Somba, forteresses en terre typiques du pays somba, au nord du Bénin. Le Musée comprendra cinq espaces majeurs, comprenant un bâtiment d’accueil avec un auditorium pour 150 personnes, une salle d’exposition temporaire dotée d’un accès indépendant, et quatre salles d’exposition permanentes.  En affirmant la validité d’une pratique spirituelle longtemps stigmatisée mais jamais éteinte, le Musée International du Vodun se présente comme un repère, préservant et mettant en valeur la précieuse histoire du Bénin. Il représente un lien essentiel entre le passé, le présent et l’avenir.

Ce pays africain invité à participer au projet de station orbitale russe

La Russie propose à l’Afrique du Sud de participer à son projet de station orbitale, qui devrait à l’avenir remplacer la Station spatiale internationale (ISS), et des programmes habités. La délégation africaine, ainsi que d’autres de Turquie et du Brésil y sont intéressées, selon le directeur de l’agence spatiale russe. L’Afrique du Sud, ainsi que la Turquie et le Brésil portent un intérêt concernant le projet russe de construction de station orbitale, a fait savoir Youri Borissov, directeur général de l’agence russe spatiale Roscosmos. « L’intérêt pour la cosmonautique russe et les réalisations russes est très élevé. Nous avons fait part à nos collègues de nos projets de développement de station orbitale russe et de poursuite de notre programme habité. Ils ont été invités à participer », a-t-il déclaré le 3 octobre à Bakou lors du Congrès astronautique international. D’après lui, ses collègues turcs, brésiliens et sud-africains y portent « un sincère intérêt »… Lire la suite sur Sputniknews

Madagascar : la Banque africaine de développement et le gouvernement lancent un projet pour renforcer l’autosuffisance alimentaire et nutritionnelle dans le Sud du pays

Madagascar : la Banque africaine de développement et le gouvernement lancent un projet pour renforcer l’autosuffisance alimentaire et nutritionnelle dans le Sud du pays

Le gouvernement malgache et le bureau pays du Groupe de la Banque africaine de développement ont officiellement lancé le 13 juin 2023 à Fort-Dauphin (Sud de Madagascar), la première phase du Projet de pôle intégré de croissance agricole et agroindustrielle du sud de Madagascar. La cérémonie s’est déroulée en marge des Journées internationales des régions, organisées cette année, dans la région d’Anosy pour valoriser les potentialités régionales et promouvoir le partenariat pour le développement régional. D’un coût total de 19 millions de dollars américains, le projet vise à créer les conditions d’une amélioration des conditions de vie de la population et d’un renforcement de la résilience, outre préparer une deuxième phase. Objectifs : attirer les investissements publics et privés dans les filières porteuses de valeur ajoutée, à travers la transformation des produits agricoles et la fourniture d’intrants, et de prestation des services agricoles. « L’objectif final de la mise en œuvre de ce projet sera de contribuer à l’autosuffisance alimentaire et nutritionnelle et à la résilience de la population du Sud de Madagascar, notamment des régions Anosy et Androy face aux chocs climatiques », a déclaré le ministre de l’Agriculture et de l’Élevage, Harifidy Ramilison. Au total, six périmètres seront irrigués au cours de cette première phase, soit plus de 1 000 hectares, 160 autres hectares seront aménagés dans le cadre du programme « Titres verts » (visant à octroyer des titres fonciers aux paysans), outre la construction de trois forages à gros débit et à usage multiple et la réhabilitation de pistes de désenclavement des zones de production. Il est aussi prévu de poursuivre les études pour la mobilisation des ressources hydriques afin de mettre en valeur la riche plaine agricole d’Ambovombe. « Les activités du projet vont contribuer à accroître la production agricole, et à faciliter l’évacuation des récoltes pour être transformées dans les parcs agro-industriels qui vont être créés dans la deuxième phase du programme », a déclaré le responsable pays de la Banque Adam Amoumoun. « La production transformée pourrait être facilement acheminée au Port d’Ehoala, pour l’exportation. Elle pourra être également évacuée vers les marchés intérieurs du pays, à travers les routes qui seront bientôt construites, notamment la route nationale RNT12A en cours de réhabilitation, avec l’appui de la Banque africaine de développement, de l’Union européenne et d’autres partenaires financiers, dans le cadre du Projet d’aménagement de corridors et de facilitation du commerce ». Avant la cérémonie de lancement, plus de 40 personnes comprenant les équipes de gestion du projet et d’autres parties prenantes ont été formées trois jours durant sur les procédures de gestion des projets financés ou cofinancés par le Groupe de la Banque africaine de développement.

La Banque mondiale approuve un projet de 268 millions de dollars visant à relier les réseaux électriques de Tunisie et d’Europe

La Banque mondiale approuve un projet de 268 millions de dollars visant à relier les réseaux électriques de Tunisie et d’Europe

Mercredi (21 juin, DNR), le Conseil des administrateurs du Groupe de la Banque mondiale a approuvé un financement de 268,4 millions de dollars en faveur du projet d’interconnexion Tunisie-Italie (ELMED) qui reliera les réseaux électriques de Tunisie et d’Europe, et soutiendra l’essor du marché des énergies renouvelables essentiel pour le développement durable de la Tunisie et sa stratégie de lutte contre le changement climatique. Le projet phare ELMED renforce le partenariat de longue date entre la Banque mondiale et le gouvernement tunisien dans le secteur de l’énergie, tout en positionnant le pays comme une plateforme régionale pour les énergies renouvelables en reliant le réseau électrique de la Tunisie au réseau européen de grande envergure par l’intermédiaire d’un câble sous-marin de 600 mégawatts. En permettant le commerce d’une énergie propre et compétitive, le projet encourage la sécurité énergétique, intègre des sources d’énergie renouvelable et réduit les émissions de carbone tout en améliorant la viabilité financière du secteur électrique et en attirant des investissements en Tunisie. « ELMED est le premier projet de la Banque mondiale mené au titre du nouveau Cadre de partenariat pays (CPF) 2023-27 qui a été annoncé la semaine dernière, annonce Alexandre Arrobbio, le directeur pays de la Banque mondiale pour la Tunisie. Le soutien à la stratégie énergétique 2035 du gouvernement, qui vise une augmentation rapide de la part de l’énergie renouvelable (35 %) dans la consommation totale d’électricité, est l’une des principales priorités de la Banque dans le cadre de l’application du nouveau CPF. » Le financement du Groupe de la Banque mondiale couvrira une partie des investissements généraux pour la construction de la station principale de conversion et des sous-stations associées du côté tunisien, ainsi qu’une aide pour établir l’interconnexion. L’assistance technique proposée par le Groupe de la Banque mondiale comprendra une aide à l’établissement d’un Centre d’excellence pour l’énergie renouvelable qui permettra à la Tunisie de se positionner comme centre de formation pour les projets d’énergies renouvelables dans la région nord-africaine. Le projet ELMED est également soutenu par le gouvernement italien, l’Union européenne, la Banque européenne pour la reconstruction et le développement, la Banque européenne d’investissement et la Banque allemande de développement (KfW). Un financement additionnel inclut 25 millions de dollars de fonds concessionnels du Fonds vert pour le climat, mobilisés dans le cadre de l’Initiative d’atténuation des risques liés aux énergies renouvelables durables.

Lutte contre la radicalisation, l’extrémisme violent et le terrorisme au Bénin: Le Gouvernement, le Pnud et l’ambassade des Pays Bas lancent un projet pour  la cohésion sociale

Lutte contre la radicalisation, l’extrémisme violent et le terrorisme au Bénin: Le Gouvernement, le Pnud et l’ambassade des Pays Bas lancent un projet pour  la cohésion sociale

La salle de conférence de l’hôtel de ville de Parakou a abrité ce vendredi 17 février, la cérémonie de lancement officiel des activités entrant dans le cadre de la mise en œuvre du projet d’appui au renforcement de la cohésion sociale, à la prévention de l’extrémisme violent et à la lutte contre les conflits liés à la transhumance. Une cérémonie présidée par le ministre de l’intérieur et de la sécurité publique Alassane SEIDOU, en présence du représentant résidant du Programme des Nations Unies pour le développement (Pnud), du représentant de l’ambassadeur des Pays Bas près le Bénin, des préfets des départements menacés par le terrorisme ainsi que des maires de ces localités. L’étendue des bandes frontalières que le Bénin partage avec certains pays de son voisinage immédiat touché par le terrorisme augmente en effet les risques de vulnérabilité de ses citoyens et entame la cohésion sociale. C’est pourquoi, l’ambition dudit projet est de renforcer la résilience des populations des départements septentrionales confrontées depuis quelques temps aux phénomènes de la radicalisation et du terrorisme. Concrètement dans sa mise en œuvre, le projet contribuera à faire prendre conscience aux communautés à la base, de la nécessité pour elles de travailler à consolider la cohésion sociale et à éviter d’exacerber les conflits latents. Le projet vise également à renforcer les mécanismes de dialogue et de compréhension entre les différentes communautés en particulier, les agriculteurs et les éleveurs, souvent confrontés à la transhumance et aux problèmes liés à la gestion des ressources naturelles. Dan son allocution officielle de lancement du projet, le ministre Alassane SEIDOU a fait remarquer que le Gouvernement du président Patrice Talon est déterminé à construire une société dans laquelle tous les citoyens vivent en paix et bénéficient de la sécurité et de l’égalité des chances. Une conviction partagée par ses partenaires que sont le Programme des Nations Unies pour le développement et l’ambassade des Pays Bas près au Bénin qui œuvrent ensemble avec le gouvernement dans sa lutte contre la radicalisation, l’extrémisme violent et le terrorisme. Aoualé MOHAMED ABCHIR, Représentant résident du Programme des nations unies pour le développement, dira au cours de cette cérémonie que l’extrémisme violent et les conflits menacent la paix, la stabilité mais aussi le développement. Il se réjouit de la prise de conscience de ces problématiques par le gouvernement béninois et le félicite pour sa détermination à lutter efficacement contre. Il poursuit en disant que la prévention des conflits est une priorité fondamentale car elle permet de sauver des vies, de préserver les acquis de développement, de transformer structurellement les économies et de construire de meilleures perspectives de développement pour la réalisation des objectifs de développement durable. L’offre du Pnud en matière de prévention des crise dira-t-il, est axée sur une approche de développement consistant : au renforcement des infrastructures communautaires notamment, les infrastructures sociales de base  pour préserver le contrat social ; au renforcement de son appui à la gouvernance des ressources naturelles ; au renforcement des moyens de subsistance des populations vulnérables à travers l’appui à la création d’opportunités socio-économiques ; au renforcement du rôle des femmes et des jeunes dans les mécanismes de prévention et de gestion pacifique des conflits ainsi que leur autonomisation ; à l’établissement de partenariats avec les médias pour diffuser des informations justes et capables de mobiliser les communautés contre l’extrémisme violent ; au renforcement du rôle de sensibilisation des chefs et têtes couronnées ; au renforcement des capacités des forces de défense et de sécurité sur les droits de l’Homme… Le représentant de l’ambassadeur des Pays Bas au Bénin Antonie DE KAMP, dira pour sa part que pour la coopération néerlandaise, lutter contre la pauvreté, réduire les inégalités et renforcer la cohésion sociale sont des priorités. Ce qui justifie le choix du nord du Bénin dans ses interventions et sa coopération. Notons que le maire de la commune de Parakou a prononcé l’allocution de bienvenue aux participants à cette cérémonie de lancement officielle qui a connu également une présentation complète du projet par le Team leader  Ibouraïma YANKPE.

Au Togo, le Projet de transformation agroalimentaire soutenu par la Banque africaine de développement atteint sa vitesse de croisière

Au Togo, le Projet de transformation agroalimentaire soutenu par la Banque africaine de développement atteint sa vitesse de croisière

Dans l’agropole pilote de Kara, à quelque 423 kilomètres au nord de Lomé, la capitale togolaise, les bulldozers et les herseuses ne cessent de vrombir. À quelques mètres du bruit assourdissant, des ingénieurs et techniciens agricoles supervisent les travaux et discutent avec des représentants des populations riveraines du chantier en cours. Lancé à la fin de l’année 2018, le Projet de transformation agroalimentaire du Togo a atteint sa vitesse de croisière. D’un coût total de 35,19 milliards de francs CFA (5,36 millions d’euros), dont 22 % assurés par des dons, le projet est financé à hauteur de 47 % par la Banque africaine de développement, de 28 % par la Banque ouest-africaine de développement, de 17 % par le gouvernement togolais et de 8 % par la Fondation Seamaul. Il doit contribuer à accroître la part des produits agricoles transformés sur place, en la portant à 40 %, contre 19 % en 2018, ce, grâce aux investissements privés dans l’agro-parc. Il contribuera également à renforcer la sécurité alimentaire et nutritionnelle des populations et à créer de la richesse et des emplois pour les jeunes et les femmes. Depuis le mois de mars 2022, des unités de production ont été mises en place, de nouveaux espaces de culture ont été aménagés et les capacités techniques des producteurs ont été renforcées. « Dans certaines zones à aménager, nous avons suspendu les travaux pour permettre aux populations de profiter des pluies pour cultiver leurs champs. Sur une partie du site de Kara, nous continuons les travaux pour le périmètre réservé à la culture de l’anacarde », explique Pidezewe Agba, conseillère technique de la zone de Sanda Kagbanda (préfecture de Bassar). Elle indique que trois entreprises ont été retenues pour aménager 3 000 hectares de terre, sur financement de la Banque, et cinq autres pour les travaux d’aménagement de 2 100 hectares, sur financement de l’État togolais. Outre l’accompagnement technique apporté par des conseillers agricoles, les populations ont été dotées d’équipements agricoles, de plants d’anacarde, de semences, d’intrants et de pesticides. Du matériel pour les opérations post-récolte a été acquis et réparti au niveau des zones agricoles prioritaires aménagées : 11 batteuses multifonctions, 22 égreneuses et 1 moissonneuse de maïs, 11 vanneuses de céréales, 3 moulins à soja, 1 tamiseur vibrant, 22 bâches, 11 motopompes avec leurs accessoires et 11 tricycles à bennes.   Afin de répondre aux besoins en termes de stockage, d’espaces de séchages et d’accès aux zones de collecte et de distribution, 11 centres de transformation agricole ont été construits à Kara. D’ici à la fin de la campagne agricole de la fin de l’année 2022, tous ces appuis multiformes de la Banque et du gouvernement togolais devraient avoir stimulé la production céréalière pour la porter de 2 043 à 4 522,5 tonnes – soit une hausse de 120 % au moins. « Ces résultats du Projet de transformation agroalimentaire s’inscrivent dans le cadre de l’initiative du gouvernent togolais pour permettre au pays d’accélérer la transformation de son secteur agricole afin de parvenir à une agriculture productive, moderne et à haute valeur ajoutée pour l’économie nationale et la croissance du Togo », explique le responsable pays de la Banque africaine de développement au Togo, Wilfrid Abiola.

Centrafrique : La Cour constitutionnelle juge « inconstitutionnel » le projet d’une nouvelle Constitution

Centrafrique : La Cour constitutionnelle juge « inconstitutionnel » le projet d’une nouvelle Constitution

Après plusieurs recours déposés par une partie de l’opposition et la société civile, la Cour constitutionnelle lors d’une audience solennelle, ce 23 septembre à Bangui, a jugé inconstitutionnel le projet de rédaction d’une nouvelle loi fondamentale. Pour cette haute juridiction, les décrets instituant le comité chargé de la rédaction d’un nouveau texte et entérinant la désignation de ces membres sont illégaux. En marge d’une audience solennelle vendredi 23 septembre, la Cour constitutionnelle a jugé illégale la procédure engagée par le gouvernement. Pour cette institution, l’initiative populaire de la révision constitutionnelle n’est pas prévue dans la Constitution du 30 mars 2016 et que la souveraineté du peuple n’est exprimée, selon les termes de l’article 26 alinéa 1, que par voie de référendum ou par l’intermédiaire de ses représentants. Par ailleurs, les juges invitent le chef de l’Etat, s’il le désire, à avoir recours à un référendum constitutionnel en application des articles 41 et 90 de la Constitution. « Tout texte déclaré inconstitutionnel est nul et de nul effet » « Le décret portant création du comité chargé de rédiger la nouvelle Constitution, le décret entérinant la désignation de ses membres, le décret complétant certaines dispositions et le décret entérinant la désignation par leurs pairs des membres du bureau du comité, sont inconstitutionnels et sont annulés. Tout texte déclaré inconstitutionnel est nul et de nul effet » a proclamé Danielle Darlan, présidente de la Cour constitutionnelle. L’opposition au projet, crie victoire Pour le Bloc républicain pour la défense de la constitution, BRDC, la décision de la Cour constitutionnelle est une victoire. « C’est une décision qui prendra date dans les annales de la justice centrafricaine. Le droit a été dit. Cette décision inattaquable doit être respectée par tous les Centrafricains, sans exception » s’est réjoui Me Nicolas Tiangaye, membre de l’opposition démocratique. « Ce n’est pas une défaite, mais c’est le droit » De son côté, la partie gouvernementale assure avoir pris acte de la décision de la cour. Elle promet de réagir après la consultation de sa base. « Il est trop tôt pour répondre à cette question. Comme vous l’avez entendu, la décision de la Cour constitutionnelle est insusceptible de recours. Mais je ne pourrais pas m’étaler là-dessus. En tant qu’avocat, j’irai vers mes pairs pour que nous puissions en parler. Ce n’est pas une défaite, mais c’est le droit » a fait savoir Rigobert Vondo, avocat du gouvernement. Le projet de rédaction d’une nouvelle constitution, voulu par le pouvoir de Bangui, divise l’opinion nationale depuis le déclenchement de la procédure par le gouvernement. Des organisations politiques proches du pouvoir soutiennent le projet tandis que de nombreuses autres issues de l’opposition et de la société civile s’opposent à l’initiative.

Quid de l’adoption par le Parlement du projet « Pont route-rail Kin-Brazza » ?

Quid de l’adoption par le Parlement du projet « Pont route-rail Kin-Brazza » ?

OPINION. Après avoir ratifié l’adhésion de la Rdc dans la zone de libre échange africaine alors que nous n’exportons rien, signé des accords avec la Turquie pour la création de la place financière de Kinshasa alors que notre système financier est en totale déliquescence, l’Assemblée Nationale et le Sénat viennent de ratifier le projet de construction d’un pont route-rail Kinshasa-Brazzaville dont une des particularités sera d’intéresser nos agents économiques au Port de Pointe-Noire qui deviendra plus accessible par route que Banana. Moralité : pratiquant la navigation à vue faute de disposer d’une vision globale de notre processus de développement national, notre Etat devient lui-même le principal inhibiteur de notre émergence développementale. En effet, en autorisant la construction du pont route-rail Kin-Brazza, en plus d’étouffer dans l’oeuf le projet du port de Banana, notre Etat œuvre ainsi en faveur du tracé traditionnel de la route du Népad qui, en reliant Kinshasa à Kasumbalesa via Ilebo, laissera enclavées nos principales zones de production agricole que sont le Kivu, l’Ituri et l’Equateur par rapport à notre port en eau profonde de Banana. Par contre, comme le préconise la vision de gouvernance du Consensus Nationaliste, notre intérêt national veut plutôt que le pont route-rail Kin-Brazza ne soit pas construit pour ne pas défavoriser Banana au profit de Pointe-Noire et que la construction des segments d’autoroutes reliant respectivement Zongo sur l’Ubangi à Kasumbalesa via Ilebo et Ilebo à Banana via Kinshasa serait la bonne option dès lors qu’elle faciliterait l’accessibilité du port de Banana à nos agents économiques du Kivu, Katanga et de l’Ituri au détriment des ports Mombassa au Kenya et de Dar-es-Salam en Tanzanie qui seront les deux concurrents de Banana dans la sous-région. Bonne réflexion. A suivre !!! Par Faustin Bosenge