Congo. Réunion technique du projet timbre fiscal dématérialisé (TFD) à Brazzaville

Congo. Réunion technique du projet timbre fiscal dématérialisé (TFD) à Brazzaville

Lambert Ifoko, Conseiller fiscalo-douanier de Rigobert Roger Andely, Ministre des Finances, du Budget et du Portefeuille public a présidé, vendredi 28 janvier 2022 à Brazzaville, la réunion de l’équipe projet chargée de finaliser les travaux de la mise en œuvre du Timbre fiscal dématérialisé (TFD), placée sous le Comité de pilotage de la réforme du système d’information. La réunion a porté sur trois points, à savoir : le lancement des activités du projet Timbre fiscal dématérialisé ; l’examen du rapport de la visite sur les sites de l’équipe informatique ; le déploiement des machines à timbrer à Pointe-Noire. S’agissant du lancement des activités du projet TFD, le TFD a apporté des améliorations dans la sécurisation des recettes sur toute la chaîne et dans la traçabilité complète de la chaîne de gestion des timbres. La machine donne des informations à l’immédiat (montants détaillés des timbres vendus la journée, le mois et même l’année, par exemple). Dix (10) machines à timbrer (sur les 150 disponibles) sont déjà déployées dans les cinq (5) sites pilotes de la ville de Brazzaville, à raison de 2 machines par site. Donc, 140 machines attendent d’être déployées dans les départements (Pointe-Noire, Niari, Bouenza, Likouala, Cuvette, etc…). Le fonctionnement des machines dans les services d’enregistrement des domaines des timbres (EDT), le Chef de projet, Frantz Sentiment Onkilekemi a déclaré que les utilisateurs avaient suivi une formation de 1er niveau avant de les manipuler. Concernant la recharge en crédits de TFD, la tâche incombe à la Direction générale du Trésor, seule compétente à fournir les stocks des TFD. Le deuxième et le troisième point ont porté successivement sur le rapport de la visite de l’équipe informatique dans les bureaux, où elle a échangé avec les utilisateurs des machines à timbrer dans les 5 sites pilotes retenus : Brazzaville-Centre (ou La Plaine), Bacongo, Poto-Poto, Ouenzé et Talangaï. Au sortir de cette réunion, Lambert Ifoko s’est engagé à mettre en route, l’équipe de pilotage pour le déploiement des machines à timbrer à Pointe-Noire, pour que les timbres mobiles soient systématiquement reversés au Trésor. Madame Pierre-Edwige Céline Elodie Nguimbi Monguia, Directrice de l’Enregistrement, de la Fiscalité Foncière et Domaniale et Chef de projet métier, a signifié que, le Timbre fiscal dématérialisé remplace le Timbre physique, mobile ou imprimé sur papier. Car, il permet d’authentifier les documents enregistrés (actes, factures…).

Emerson met en œuvre un grand projet d’énergie verte au Moyen-Orient avec SirajPower

Emerson s’est associé à SirajPower pour mettre en place une centrale solaire sur le toit de son siège social pour le Moyen-Orient et l’Afrique à Dubaï, ce qui en fait la plus grande centrale solaire sur le toit d’un seul site à Jebel Ali. Cet important projet de durabilité soutient l’engagement à long terme d’Emerson et ses objectifs environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG) visant à promouvoir les efforts de décarbonisation, à minimiser les émissions et à améliorer l’efficacité des ressources. Outre SirajPower, Emerson a également désigné Clenergize Solar Consultants en tant que conseiller global pour couvrir les spécifications, les appels d’offres, la gestion des contrats, les examens de conception et la gestion de projet. La cérémonie officielle de signature s’est tenue le 26 juillet dans les locaux d’Emerson à JAFZA, en présence de Vidya Ramnath, présidente d’Emerson pour le Moyen-Orient et l’Afrique, et de Laurent Longuet, PDG de SirajPower, marquant le lancement de l’installation et de la mise en service du projet de toiture solaire, qui devrait être opérationnel avant la fin de l’année. Le toit solaire, qui sera financé, conçu, construit et exploité par SirajPower, est composé de 5 489 panneaux solaires couvrant une surface de 19 340 m² sur quatre entrepôts et bureaux d’Emerson à Jebel Ali Sud. Le système solaire a une capacité de 2,6 MWp et produira 3,923 GWh d’énergie propre par an. Ce projet réduira les émissions de carbone d’Emerson de 2 891 tonnes métriques par an. Ce projet s’inscrit dans le cadre du programme Shams Dubai de l’Autorité de l’eau et de l’électricité de Dubaï (DEWA), une initiative majeure visant à faire de Dubaï la ville la plus intelligente du monde en soutenant la diversification du bouquet énergétique et en encourageant l’utilisation de sources d’énergie propres et renouvelables. « Emerson transforme sa culture, ses pratiques commerciales et son infrastructure pour soutenir une planète plus inclusive et durable », a déclaré Vidya Ramnath. « Ce projet d’installation de panneaux solaires est un excellent exemple de notre engagement en faveur de la durabilité à Dubaï et s’inscrit dans notre cadre global de durabilité, le « Greening Of, Greening By, and Greening With Emerson », qui traite de la manière dont nous, en tant qu’entreprise, abordons la durabilité à travers la façon dont nous faisons des affaires, dont nous soutenons nos clients et dont nous collaborons avec les parties prenantes. » « Nous sommes ravis qu’une entreprise mondiale aussi importante qu’Emerson se joigne à notre voyage vers une économie plus verte. Les défis liés au changement climatique et au réchauffement de la planète prenant de plus en plus d’importance, de plus en plus d’entreprises commencent à donner la priorité à la durabilité dans le cadre de leurs objectifs pour un avenir durable. L’énergie propre étant au cœur même de la vision de durabilité des EAU pour les 50 prochaines années, nous sommes honorés de pouvoir aider le pays à atteindre ses objectifs », a déclaré Laurent Longuet, PDG de SirajPower. Emerson est conscient du rôle important qu’il joue dans l’avancement des technologies et des solutions qui contribuent à améliorer la durabilité environnementale de ses activités, de ses clients et des industries dans lesquelles il opère. Avec ce projet, Emerson s’engage en faveur de l’environnement en réduisant les émissions, en améliorant l’efficacité énergétique et des ressources, et en diminuant les déchets dans l’ensemble de l’entreprise. Des informations supplémentaires sur les initiatives ESG d’Emerson sont disponibles dans le rapport ESG d’Emerson sur Emerson.com/ESG.

Projet de cartographie des risques naturels dans les Etats-membres de la CEEAC

En octobre 2019, le groupement IGN FI – BRLi était attributaire du marché régional portant sur l’évaluation des aléas, vulnérabilités et des risques dans les Etats membres de la Commission de la Communauté Economique des Etats d’Afrique Centrale (CEEAC), l’organisation internationale pour le développement économique, social et culturel des Etats membres suivants : Angola, Burundi, Cameroun, République Centrafricaine, République du Congo, République Démocratique du Congo, Gabon, Guinée Equatoriale, Tchad, Sao Tome et Principe et Rwanda. Financé par l’Union Européenne, dans le cadre du programme ACP-UE de renforcement de la résilience aux aléas naturels de la CEEAC, et géré par la Facilité Mondiale pour la Prévention des Catastrophes et le Relèvement (GFDRR) de la Banque Mondiale, ce projet comportait l’organisation d’un atelier régional qui s’est tenu les 29 et 30 mars 2021 en visioconférence. Cet atelier marque la fin du projet. Organisé en deux demi-journées, l’atelier régional de validation de la Cartographie des Risques Naturels dans les Etats membres de la CEEAC s’est tenu les 29 et 30 mars 2021, en visioconférence compte tenu du contexte sanitaire lié au COVID 19. Dans son allocution introductive, s’exprimant au nom de Son Excellence Ambassadeur Gilberto Da Piedade VERISSIMO, Président de la Commission de la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale (CEEAC), SEM Honoré TABUNA, Commissaire à l’environnement, ressources naturelles, agriculture et développement rural, a rappelé combien les effets de la pression démographique, de l’urbanisation non planifiée, de la perte de biodiversité, de la dégradation des sols et des écosystèmes, du changement climatique impactaient lourdement le quotidien des populations des onze états membres d’Afrique centrale, soit 182 millions d’habitants. Depuis 1970 en effet, l’Afrique subsaharienne a connu plus de 2 000 catastrophes, dont un peu moins de la moitié au cours de la dernière décennie. Parmi les catastrophes les plus courantes en Afrique subsaharienne, on peut citer les inondations, les sécheresses mais aussi les cyclones, les tremblements de terre, les glissements de terrain, les éruptions volcaniques, l’érosion côtière et les épidémies. En introduction de la première journée, le chef de mission Gilles MARTIN est revenu sur les objectifs et les enjeux du projet, puis les experts d’IGN FI et de BRLi ont tour à tour présenté les méthodologies mises en œuvre pour l’évaluation des aléas, des vulnérabilités et des risques selon leurs expertises respectives : constitution des modèles hydrologique et hydraulique ; évaluation des aléas géotechniques ; exploitation des données climatiques ; et enfin étude des risques de submersion marine et d’érosion côtière. La seconde journée a consisté en la présentation et la validation des différents livrables du projet. L’Atlas des risques de la CEEAC produit dans le cadre du projet, a ainsi été présenté. Les risques y sont abordés à deux échelles très différentes : l’atlas présente, d’une part, les grands types d’aléas et leur répartition géographique dans la CEEAC (risques d’inondations fluviales, risques géotechniques, risques climatiques et risques spécifiques aux zones littorales) ; et inclut d’autre part un focus sur les principales villes de la zone, et leurs risques spécifiques. Comme l’a indiqué Camille Pinet, cheffe de projet chez IGN FI, « Nous avons fait en sorte que les résultats soient les plus clairs possible et qu’ils puissent être exploités par tous les profils d’utilisateurs : des experts et techniciens aux décideurs, en passant par le grand public. ». Outre l’atlas qui été produit, toutes les données collectées et produites dans le cadre du projet ont en effet été structurées dans une base de données, mise à la disposition de la CEEAC, et qui pourra être exploitée ultérieurement par les experts chargés de poursuivre le travail. Pour Marie-Christine Germain, directrice de projet chez BRLi, « cette base de connaissance unique permettra à l’ensemble des Etats-membres de mieux connaître le risque en fonction des spécificités de chaque territoire et ainsi d’être en mesure de construire des stratégies régionales ou nationales sur les zones les plus exposées aux risques qui pourront se décliner,  pour les zones particulièrement sensibles, en actions spécifiques visant à réduire les risques et les dommages aux personnes et aux biens ». Car comme l’a rappelé Semingar NGARYAMNGAYE, Coordonnateur Régional en Gestion des Risques de Catastrophes et Adaptation au Changement Climatique (GRC/ACC), ce projet ne constitue pas une fin en soi mais bien une étape, cette échelle d’étude, ne permettant pas d’élaborer des Plans de Prévention du Risque (PPR). Cet atlas constitue donc un tout premier socle synthétique de connaissances au service de la prévention des risques, qui doit reposer en amont sur l’éducation et faire partie intégrante de la gestion durable des territoires enclins à de profondes mutations socio-économiques et environnementales. A l’issue de l’atelier, les participants ont confirmé leur intérêt, et ont soulevé l’importance des formations et du transfert de compétences vers les équipes nationales, afin de permettre l’exploitation de ces données et leur mise à jour régulière. L’atelier a donné l’occasion aux participants de faire part de leurs commentaires sur le contenu de l’atlas, ainsi que de compléments d’information régionaux ou locaux. Ces contributions, transmises lors de l’atelier et pendant les quelques jours qui l’ont précédé et suivi, viennent enrichir les livrables du projet et y sont intégrées avant leur édition définitive. Une fois validé, l’atlas sera livré à la CEEAC en version numérique et en format papier. Au total, ce sont plus de quarante participants (points focaux RRC – réduction des risques de catastrophes – des pays-membres, représentants et experts, administrations et institutions concernées par la gestion des risques de catastrophes), qui ont participé aux échanges.

Soutenir l’agriculture familiale et réduire les importations de produits alimentaires en Union des Comores

Soutenir l’agriculture familiale et réduire les importations de produits alimentaires en Union des Comores

Un nouveau projet de développement agricole, qui aidera 35 000 petits agriculteurs vulnérables à améliorer la production des aliments locaux et à réduire la dépendance à l’égard des importations, a été lancé récemment à Moroni, capitale de l’Union des Comores. Le projet, financé par le Fonds international de développement agricole (FIDA) et le gouvernement de l’Union des Comores, a été lancé lors d’un atelier de démarrage réunissant des participants venus des sites du projet, des fonctionnaires du gouvernement et le personnel du FIDA. L’atelier a été ouvert par Moustadroine Abdou, vice-président chargé de l’agriculture de l’Union des Comores, et Ibrahima Bamba, Chargé du programme pays du FIDA aux Comores. L’agriculture étant la source majeure d’emplois et de revenus pour les populations rurales des Comores, génère plus de 35% du PIB. Malgré cela, les impacts du changement climatique empêchent les agriculteurs d’augmenter leur production et de réduire la dépendance des importations coûteuses des alimentaires. Le Projet d’appui à la productivité et à la résilience des exploitations agricoles familiales (PREFER) qui sera mis en cours dans 48 villages vise non seulement à accroître la production agricole et à renforcer la capacité des agriculteurs à faire face au changement climatique, mais aussi à augmenter leurs revenus et améliorer leur sécurité alimentaire et nutritionnelle. “Ce projet fait suite aux différents projets initiés par le gouvernement et ses partenaires en matière de développement de l’agriculture face aux aléas climatiques et ses impacts,” a déclaré Moustadroine Abdou. “Je suis persuadé que dans un court terme des résultats tangibles seront enregistrés pour la réduction des importations des produits vivriers, et la création d’emplois surtout des jeunes et l’amélioration des revenus des producteurs”. PREFER vise à promouvoir le développement de la production des aliments locaux tels que les bananes, le manioc et les légumes pour le marché intérieur afin de générer des excédents. Ainsi, les petits producteurs pourront les vendre pour augmenter les revenus. Il renforcera également l’accès aux services financiers ruraux pour permettre aux petits agriculteurs d’investir dans des équipements et des infrastructures pour la production et la transformation, et résoudre les problèmes de qualité afin d’obtenir de meilleurs prix pour leurs produits. « PREFER est en ligne droite avec la stratégie du FIDA pour les petits États insulaires en développement, qui consiste à développer une agriculture familiale plus performante et plus intelligente sur le plan climatique, liée aux marchés et génératrice de revenus », a déclaré Ibrahima Bamba. « Pour contribuer au succès de ce projet, un don du Fonds du programme d’adaptation de l’agriculture paysanne (ASAP) du FIDA financera la dimension environnementale et le renforcement des capacités pour aider les petits producteurs comoriens à faire face aux impacts du changement climatique ». L’accord de financement pour le PFEFER a été signé en juillet 2017 par Gilbert F. Houngbo, Président du FIDA, et Said Ali Said Chayhane, Ministre des finances et du budget de l’Union des Comores. Le coût total du projet s’élève à 10,6 millions d’USD, dont un prêt de 1,5 million USD et un don de 1,5 million d’USD du FIDA, plus 1,0 million d’USD du don ASAP du FIDA. Il sera cofinancé par l’Institut international d’agriculture tropicale (0,5 million d’USD), le gouvernement des Comores (0,5 million d’USD) et les bénéficiaires eux-mêmes (2,6 millions d’USD). Le déficit de financement de 3,0 millions d’USD sera couvert par le FIDA à travers un futur financement. Depuis 1991, le FIDA a contribué à six projets et programmes de développement aux Comores pour un montant total de 42,9 millions d’USD, dont 23,1 millions d’USD sous forme d’investissements ayant directement bénéficié à 60 855 ménages ruraux.