Baisse marquée des cours du sucre à l’échelle mondiale

L’indice de référence des prix mondiaux des produits alimentaires a fini l’année 2023 environ 10% en dessous de son niveau enregistré un an auparavant, a annoncé l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO). Il «s’est établi en moyenne à 118,5 points en décembre, ce qui représente une baisse de 1,5% depuis novembre et de 10,1% par rapport à décembre 2022 », a indiqué la FAO notant que, sur l’ensemble de l’année 2023, sa valeur moyenne était inférieure de 13,7% à celle de l’année précédente. Selon l’agence onusienne, la baisse la plus marquée a été observée au niveau des cours du sucre, en raison principalement du rythme soutenu de la production au Brésil, ainsi que de la diminution de l’utilisation de la canne à sucre pour produire de l’éthanol en Inde. Ainsi que l’a relevé l’organisation onusienne, « l’indice FAO des prix du sucre a cédé 16,6% depuis novembre et a atteint son niveau le plus bas depuis neuf mois, mais sa valeur est encore en hausse de 14,9% par rapport à décembre 2022 ». L’indice FAO des prix des huiles végétales a suivi la même tendance, puisqu’il a baissé de 1,4% par rapport à novembre, en raison de la faiblesse des achats d’huile de palme, de soja, de colza et de tournesol. A propos des cours de l’huile de soja, comme le relève la FAO, précisons qu’ils ont « en particulier été tirés vers le bas par un ralentissement de la demande dans le secteur de l’agrogazole et par l’amélioration des conditions météorologiques dans les principales régions de culture du Brésil ». Il est à souligner que la valeur de l’indice FAO des prix des huiles végétales sur l’ensemble de l’année 2023 était inférieure de 32,7% à celle de l’année précédente. Le fléchissement a aussi été observé dans l’évolution de l’indice FAO des prix de la viande qui a accusé un recul de 1% en glissement mensuel. Il est ainsi tombé à un niveau inférieur de 1,8% à celui de décembre 2022, sous l’effet de la faiblesse persistante de la demande à l’importation de viande de porc en Asie. Malgré l’abondance des disponibilités exportables dans les grandes régions de production, l’intérêt des acheteurs de la région pour la viande de bovins et la volaille s’est également amoindri durant cette période. En revanche, comme le montrent les données recueillies, les prix de la viande d’ovins ont augmenté à l’approche des fêtes de fin d’année. A l’inverse, les indices FAO des prix des céréales et ceux des produits laitiers ont pour leur part affiché des hausses au titre du mois de décembre dernier. Le premier indice a progressé de 1,5% en glissement mensuel, suite à la hausse « des prix du blé, du maïs, du riz et de l’orge, en partie sous l’effet de perturbations logistiques qui ont entravé les expéditions en partance des principaux pays exportateurs », selon les explications de l’institution internationale. Sur l’ensemble de l’année, il était en recul de 15,4% par rapport à la moyenne de 2022, en dépit du fait que l’indice FAO des prix de tous les types de riz ait enregistré une hausse de 21%, a-t-on fait remarquer attribuant cette variation au bon approvisionnement des marchés mondiaux. Quant au deuxième indice (produits laitiers), il ressort des chiffres qu’il a bondi de 1,6% par rapport à novembre, tandis que sa valeur était encore inférieure de 16,1% à celle de décembre 2022. L’agence onusienne attribue cette progression mensuelle principalement « à la hausse des cours du beurre et du fromage, qui s’explique par la vigueur des ventes internes en Europe de l’Ouest à l’approche des fêtes de fin d’année ». Elle constate, en outre, que la forte demande mondiale à l’importation a tiré vers le haut les prix internationaux du lait entier en poudre. Alain Bouithy
Maroc. Faire face à une inflation persistante et multifactorielle

L’inflation n’est toujours pas descendue à un niveau acceptable, en dépit des mesures mises en place jusqu’à ce jour. Elle s’est même maintenue à un niveau élevé en ce qui concerne les produits alimentaires, si l’on en croit les récentes analyses des institutions spécialisées. Un constat insupportable pour le Conseil économique, social et environnemental (CESE) qui note que les impacts subis par les ménages marocains depuis le déclenchement de la crise sanitaire ont été « amplifiés par l’inflation, avec à la clé une dégradation de leur pouvoir d’achat et de leur niveau de vie ». La tendance haussière des prix, en particulier ceux des produits alimentaires, pèse davantage sur les revenus modestes Il faut dire que le Maroc a été témoin d’une escalade quasi-ininterrompue des prix à la consommation à partir du dernier trimestre de l’année 2021, avec des taux d’inflation exceptionnels culminant à plus de 10% en février 2023, succédant à une moyenne de 6,6% en 2022, rappelle l’institution constitutionnelle dans son 12ème rapport annuel. Selon le CESE, présidé par Ahmed Réda Chami, « cette tendance haussière des prix, en particulier ceux des produits alimentaires, pèse davantage sur les revenus modestes, étant donné le poids plus élevé de ces produits dans leur panier de consommation ». Une situation de moins en moins tolérable pour la classe moyenne, « dans la mesure où cette catégorie de ménages dispose de faibles marges de manœuvre pour résister à des chocs inflationnistes importants. Ceci est d’autant plus vrai qu’ils recourent souvent à des services sociaux de base, tels que l’éducation et la santé, proposés par le secteur privé à des tarifs plus élevés, face à une qualité des services publics encore en deçà de leurs besoins et aspirations », fait-il remarquer. Face à une inflation persistante et multifactorielle, le Conseil estime nécessaire d’adapter de manière impérative les mesures visant à soutenir le pouvoir d’achat. Car, l’évolution de la situation est telle qu’« environ 3,2 millions de personnes supplémentaires ont basculé dans la pauvreté (1,15 million) ou dans la vulnérabilité (2,05 millions), ce qui tend à ramener notre pays à la situation qui prévalait en 2014 ». Tout en tenant compte des mesures prises par les pouvoirs publics, l’institution préconise pour cela des mesures additionnelles à court terme dans son 12ème rapport annuel. Elle recommande ainsi de renforcer le contrôle des pratiques anticoncurrentielles, en imposant des sanctions suffisamment dissuasives en cas d’infraction, ainsi que des mesures à même d’atténuer l’accumulation de marges excessives. Le CESE suggère aussi d’étudier la faisabilité d’instaurer, de manière provisoire, un contrôle de prix pour certains produits de première nécessité qui ont subi une hausse significative ou qui revêtent une importance capitale en tant qu’intrants communs au reste des produits, rappelant que « les articles 4 et 5 de la loi 104-12 relative à la liberté des prix et de la concurrence offrent une ouverture propice à la mise en œuvre d’un tel mécanisme ». Pour lutter contre l’inflation des produits alimentaires, l’institution plaide pour la subvention des intrants agricoles en particulier dont les semences, les produits phytosanitaires, les aliments de bétail. Elle plaide aussi pour l’accélération de la réforme des marchés de gros en adoptant un dispositif ouvert à la concurrence et conditionné par le respect d’un cahier de charges tout en facilitant l’accès logistique à ces marchés pour les petits agriculteurs et coopératives. A prendre également en compte, l’accélération de la publication des textes d’application de la loi 37-21 qui ouvre la possibilité de la commercialisation directe des produits agricoles issus des projets d’agrégation, sans passer par les marchés de gros. Autre mesure supplémentaire préconisée : le développement d’« un système d’information dédié afin de garantir, autant que faire se peut, une totale transparence des marchés par rapport aux quantités échangées, mais également en matière de prix et de marges pratiquées ». En plus d’accorder des aides directes aux ménages défavorisés pour atténuer l’impact sur leur pouvoir d’achat, le Conseil suggère d’étudier la faisabilité d’une réduction exceptionnelle des taux de TVA, ciblant spécifiquement les produits de première nécessité pesant davantage dans le panier des ménages défavorisés et de la tranche inférieure de la classe moyenne. S’il est convenu que l’inflation observée demeure dominée par des facteurs liés à l’offre et aux coûts de production dans certains secteurs, force est de constater qu’« elle est aussi influencée par des comportements potentiellement moins concurrentiels et des distorsions observées au sein des circuits de commercialisation », a tenu à faire remarquer le CESE. Ainsi, a-t-il estimé, « il convient également de ne pas exclure la possibilité d’apparition et de développement d’un phénomène d’inflation alimentée par l’augmentation des marges de certains producteurs, dénommé “greedflation“ ». Alain Bouithy
Les prix alimentaires mondiaux tirés vers le bas en août

Les prix internationaux de tous les produits alimentaires sont ressortis en baisse en août 2023, à l’exception du riz et du sucre, a annoncé l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO). L’Indice FAO des prix des produits alimentaires a enregistré une valeur moyenne de 121,4 points en août, traduisant une baisse de 2,6 points (2,1%) par rapport au mois de juillet et un recul de 38,3 points (24,0%) par rapport au pic atteint en mars 2022, a indiqué l’agence onusienne. D’après l’organisation internationale, «ce recul s’explique par la baisse des indices des prix des produits laitiers, des huiles végétales, de la viande et des céréales, tandis que l’indice des prix du sucre a progressé modérément». Dans le détail, l’Indice FAO des prix des huiles végétales a cédé 3,1% en août, contrebalançant ainsi partiellement la nette hausse de 12,1% enregistrée en juillet dernier. « Ce recul s’explique par la baisse des prix mondiaux des huiles de palme, de tournesol, de soja et de colza », a indiqué la FAO soulignant la chute de près de 8% des prix de l’huile de tournesol au cours du mois, la baisse de ceux de l’huile de soja sous l’effet de l’amélioration des conditions de culture du soja aux Etats-Unis d’Amérique ainsi que le recul modéré de l’huile de palme. En s’établissant en moyenne à 125,0 points en août, l’Indice FAO des prix des céréales a perdu 0,7% (0,9 point) par rapport à son niveau de juillet et 14,1% (20,6 points) par rapport à celui d’il y a un an. Il est à souligner que, sur fond de hausse saisonnière des disponibilités dans plusieurs des principaux pays exportateurs, les prix internationaux du blé ont diminué de 3,8% en août tandis que les cours internationaux des céréales secondaires ont reculé de 3,4% suite à une offre mondiale abondante de maïs. Toujours selon la FAO, les données en relation à cette rubrique montrent à l’inverse que «l’Indice FAO des prix de tous les types de riz a bondi de 9,8% depuis juillet et a atteint son cours nominal le plus élevé depuis 15 ans». Il est important de préciser que «les échanges ont été perturbés à la suite de l’interdiction des exportations de riz blanc Indica mise en place par l’Inde, le premier exportateur mondial de ce produit», comme le souligne l’agence. En affichant une valeur moyenne de 111,3 points durant le même mois, l’Indice FAO des prix des produits laitiers est ressorti en baisse de 4,0% (4,6 points) par rapport à juillet, suite essentiellement à la baisse des cours internationaux du lait entier en poudre. Ainsi que l’a fait savoir l’organisation, « il s’agit de la huitième baisse mensuelle consécutive de l’indice, dont la valeur accuse un retrait de 32,1 points (22,4%) par rapport à celle de l’année dernière au même mois ». En partie en raison d’une activité atone sur le marché due aux vacances d’été en Europe, la FAO a constaté aussi le recul des prix internationaux du beurre et du fromage au cours de cette même période. Après s’être établi en moyenne à 114,6 points, l’Indice FAO des prix de la viande s’est contracté de 3,0% (3,6 points) de moins qu’en juillet et de 5,4% (6,5 points) de moins que sa valeur enregistrée il y a un an. Selon les données relatives à cette rubrique, « les prix mondiaux de la viande d’ovins ont enregistré la plus forte baisse, sous l’effet d’une augmentation des disponibilités exportables, principalement en Australie, et d’un affaiblissement de la demande en Chine ». En progression de 1,3% (1,9 point) par rapport à juillet, l’Indice FAO des prix du sucre a atteint en août une moyenne supérieure de 34,1% (37,7 points) à celle d’il y a un an. « Cette hausse s’explique principalement par les préoccupations accrues que suscitent les répercussions du phénomène El Niño sur les cultures de canne à sucre, ainsi que par des précipitations en dessous de la moyenne en août et la persistance du temps sec en Thaïlande», a indiqué la FAO. L’agence constate toutefois que le volume important de la récolte qui a lieu actuellement au Brésil a limité la pression haussière sur les cours internationaux du sucre, tout comme la baisse des prix de l’éthanol et l’affaiblissement du real brésilien, a-t-elle fait remarquer. Alain Bouithy
Maroc. L’inflation ramenée à 5,5% sur un an

La hausse de l’indice des prix à la consommation s’est poursuivie en glissement annuel, selon les données publiées par le Haut-Commissariat au plan (HCP). En effet, « comparé au même mois de l’année précédente, l’indice des prix à la consommation (IPC) a enregistré une hausse de 5,5% au cours du mois de juin 2023 », a indiqué l’organisme public. Il s’agit toutefois d’un recul en comparaison avec les précédentes progressions observées depuis le début de l’année. L’indice des prix à la consommation a connu une baisse de 0,9% par rapport au mois précédent, selon le HCP Rappelons, à ce propos, que l’IPC s’était établi à 7,1% au cours du mois précédent (mai), après avoir atteint 7,8% en avril, 8,2% en mars, 10,1% en février et 8,8% en janvier de cette année. Cette nouvelle évolution s’explique par « la hausse de l’indice des produits alimentaires de 12,7% et de celui des produits non alimentaires de 0,6% », a souligné le HCP dans sa note d’information relative à l’indice des prix à la consommation du mois de juin 2023. En ce qui concerne les produits non alimentaires, le Haut-Commissariat indique que les variations vont d’une baisse de 5,6% pour le «Transport» à une hausse de 6% pour les «Restaurants et hôtels». La détente sur les prix ne devrait pas pour autant lever les inquiétudes des ménages Sur un mois, une légère détente a toutefois été observée au cours du sixième mois de l’année ; puisque les chiffres rendus publics par le HCP montrent que l’indice des prix à la consommation a connu, au cours du mois de juin 2023, une baisse de 0,9% par rapport au mois précédent. Qu’à cela ne tienne, la détente sur les prix ne devrait pas pour autant lever les inquiétudes des ménages dont une majorité s’attendent à une augmentation des prix des produits alimentaires au cours des 12 prochains mois, selon l’enquête de conjoncture réalisée par le Haut-Commissariat auprès de ces derniers au titre du deuxième trimestre 2023. D’après les résultats de cette enquête, « 72,5% des ménages s’attendent à une augmentation, 22,7% à un maintien au même niveau et 4,8% seulement à une diminution », a récemment rapporté le HCP déduisant que le solde d’opinion est resté négatif à moins 67,7 points, au lieu de moins 69,8 points un trimestre auparavant et moins 74,3 un an auparavant. Dans une note d’information sur son Budget économique exploratoire 2024, le Haut-commissariat prévoit que «l’inflation, exprimée par l’indice implicite du PIB, devrait connaître un ralentissement à près de 2,8% au lieu de 3,1% en 2022 ». Quoi qu’il en soit, et comme l’explique le Haut-commissariat dans sa note, la variation des prix observée en glissement mensuel « est le résultat de la baisse de 2,4% de l’indice des produits alimentaires et de la hausse de 0,1% de l’indice des produits non alimentaires ». A titre de comparaison, l’IPC avait connu une baisse de 0,4% au cours du mois de mai dernier, en raison de la baisse de 0,8% de l’indice des produits alimentaires et de 0,1% de l’indice des produits non alimentaires. Dans le détail, les baisses des produits alimentaires observées entre mai et juin 2023 ont concerné principalement les «Poissons et fruits de mer» (6,4%), les «Légumes» (5,5%), les «Viandes» (4,3%), les «Fruits» (3,5%), le «Lait, fromage et œufs» (1,0%), les «Huiles et graisses» (0,4%) et le «Pain et céréales» (0,2%). Le HCP a, en revanche, observé que les prix ont augmenté de 1,3% pour les «Eaux minérales, boissons rafraîchissantes, jus de fruits et de légumes», soulignant que la baisse, en ce qui concerne les produits non alimentaires, a concerné principalement les prix des «Carburants» avec 0,2%. A titre de rappel, les baisses des produits alimentaires observées entre avril et mai 2023 avaient concerné principalement les «Légumes» avec 7,9%, les «Poissons et fruits de mer» avec 7%, le «Lait, fromage et œufs» avec 0,6%, le «Pain et céréales» avec 0,4% et les «Huiles et graisses» et le «Café, thé et cacao» avec 0,1%. Selon les données relatives à cette période, les prix avaient en revanche connu une augmentation de 3,3% pour les «Viandes» et de 2,2% pour les «Fruits». S’agissant des produits non alimentaires, la baisse avait concerné principalement les prix des «Carburants» avec 2,9%. Toujours selon le HCP, en juin dernier, « les baisses les plus importantes de l’IPC ont été enregistrées à Beni-Mellal avec 2,2%, à Safi avec 2,1%, à Settat avec 1,9%, à Kénitra et Dakhla avec 1,8%, à Meknès et Al-Hoceima avec 1,5%, à Oujda avec 1,4% et à Fès avec 1,2% ». Des baisses ont également été observées à Tétouan et Errachidia avec 1,1%, à Marrakech, Tanger et Laâyoune avec 0,8% et à Casablanca avec 0,7%, a-t-il ajouté. A titre de comparaison, en mai, les baisses les plus importantes de l’IPC avaient été enregistrées à Al-Hoceima (1,9%), à Oujda (1,2%), à Safi (1,0%), à Tanger (0,8%), à Marrakech et Settat (0,6%), à Casablanca et Guelmim (0,4%), à Rabat et Dakhla (0,3%), à Agadir, Tétouan et Errachidia (0,2%). Dans sa précédente note d’information sur ce même sujet, des hausses avaient été enregistrées en revanche à Meknès (0,3%) et à Beni-Mellal (0,2%). Signalons enfin qu’au regard des récentes évolutions, le HCP estime que l’indicateur d’inflation sous-jacente aurait connu au cours du mois de juin 2023 une hausse de 0,1% par rapport au mois de mai 2023 et de 5,6% par rapport au mois de juin 2022. Alain Bouithy
Les exportations mondiales de biens intermédiaires réalisent une croissance soutenue

Les exportations de biens intermédiaires ont affiché une croissance soutenue au titre du deuxième trimestre de l’année 2022, a annoncé l’Organisation mondiale du commerce (OMC). Les données disponibles font ressortir qu’elles ont augmenté de 4% en glissement annuel au deuxième trimestre de 2022, pour atteindre 2500 milliards de dollars EU, a annoncé l’organisation internationale établissant les règles régissant le commerce mondial entre les pays. Cette évolution est portée par l’augmentation des expéditions de produits alimentaires intermédiaires, selon les données recueillies par l’OMC au cours de cette période. « Bien que plus lente que l’augmentation enregistrée pendant la même période un an plus tôt, la croissance globale continue d’indiquer une activité stable dans les chaînes d’approvisionnement mondiales », a constaté l’organisation dans un communiqué. Dans le détail, « la part des biens intermédiaires dans les échanges totaux (hors carburants) est restée à 50% au deuxième trimestre 2022, un ratio qui est resté constant au cours de la dernière décennie », a noté l’OMC. Par catégorie, il ressort des données recueillies que les exportations des produits alimentaires intermédiaires ont maintenu une forte croissance au cours du premier semestre 2022. Avec une croissance de 20% en glissement annuel au deuxième trimestre 2022, évaluée à plus de 120 milliards de dollars US, cette catégorie de produits a largement contribué à la croissance du commerce au sein des chaînes d’approvisionnement. Couvrant une large gamme d’intrants manufacturiers tels que les structures métalliques, les conducteurs électriques et les produits médicaux, les exportations mondiales d’autres fournitures industrielles ont pour leur part augmenté de 9 %. Toujours selon l’organisation internationale, les données indiquent que les exportations de pièces et accessoires de transport ont augmenté de 1% en glissement annuel ; tandis que celles de pièces de fabrication et accessoires (hors matériel de transport) ont reculé de 1%. Quant aux exportations mondiales de minerais, pierres précieuses et terres rares, l’OMC souligne qu’elles ont accusé une baisse de 11% en glissement annuel au deuxième trimestre 2022, suite notamment à la baisse des prix du minerai de fer observée depuis mars. A ce propos, précisons que « les importations de minerais de fer en provenance d’Australie figurent parmi les principales baisses (-25 %). A rappeler qu’en raison des exportations saisonnières massives de soja du Brésil, principalement vers la Chine, «l’Amérique du Sud et l’Amérique centrale ont enregistré la plus forte croissance des exportations de biens intermédiaires au deuxième trimestre, à 22%», affirme l’OMC relevant que le Brésil s’est classé au 13e rang des exportateurs, derrière la Chine à la première place. En hausse de 9%, la croissance enregistrée en Amérique du Nord est attribuée à l’augmentation de 74% des exportations d’or des Etats-Unis, en particulier vers l’Europe et l’Asie, selon les explications de l’organisation. Dans son analyse, l’OMC fait remarquer que « les exportations africaines de biens intermédiaires vers l’Amérique du Sud et l’Amérique centrale ont augmenté le plus parmi tous les flux interrégionaux (100 % d’une année sur l’autre) ». D’après l’organisation, ce flux commercial bilatéral comprenait des exportations d’urée et d’ammonium de l’Afrique vers l’industrie des engrais au Brésil. L’OMC ajoute par ailleurs que « les exportations régionales de biens intermédiaires destinées à l’Afrique ont été parmi les plus fortes augmentations ». En parallèle, des baisses ont été observées dans certaines régions du monde. En effet, comme le relève l’organisation, « les exportations européennes de biens intermédiaires vers l’Asie ont diminué de 11% tandis que les exportations nord-américaines de biens intermédiaires vers l’Asie ont chuté de 4%. Soulignons enfin que les exportations africaines de biens intermédiaires vers l’Amérique du Nord ont également diminué de 4 %. Alain Bouithy
Tunisie : pénurie de produits alimentaires et de carburant
Nette baisse des prix mondiaux des produits alimentaires en juillet

Les prix mondiaux des produits alimentaires ont enregistré une nette baisse en juillet dernier, selon un récent rapport de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO). Tiré vers le bas par les huiles végétales et les produits laitiers, l’indice FAO des prix des produits alimentaires s’est rétracté par rapport au mois précédent. En effet, il s’est établi en moyenne à 140,9 points en juillet, soit une baisse de 8,6% par rapport à juin. Ainsi que l’a souligné l’agence onusienne dans son rapport, « il s’agit de sa quatrième baisse mensuelle consécutive depuis qu’il a atteint, plus tôt dans l’année, son niveau le plus haut jamais enregistré ». Cependant, et comme l’a fait également remarquer l’organisation internationale dans ledit document, l’indice FAO des prix des produits alimentaires – qui permet de suivre l’évolution mensuelle des prix internationaux d’un panier de produits alimentaires couramment échangés- « est néanmoins resté supérieur de 13,1% à sa valeur de juillet 2021 ». Quoi qu’il en soit, et du point de vue de l’accès aux aliments, il est évident que «la baisse des prix des produits alimentaires, qui avaient atteint des niveaux très élevés, est positive », a estimé l’économiste en chef de la FAO, Maximo Torero. Quand bien même « de nombreuses incertitudes demeurent, notamment les prix élevés des engrais et leurs potentielles incidences sur la production et les moyens de subsistance des agriculteurs à l’avenir, les perspectives économiques mondiales sombres et les fluctuations des taux de change, menacent sérieusement la sécurité alimentaire mondiale», a-t-il reconnu. Les prix des principales céréales et des huiles végétales enregistrent une baisse à deux chiffres, selon la FAO. Dans le détail, les données recueillies par l’organisation montrent que l’indice FAO des prix des huiles végétales s’est affaissé de 19,2% en juillet, après s’être établi en moyenne à 171,1 points, soit une baisse de 40,7 points. Il tombe ainsi à son niveau le plus bas depuis 10 mois. « Ce net recul est principalement dû à la chute des prix mondiaux des huiles de palme, de soja, de colza et de tournesol », selon l’agence onusienne notant que les prix internationaux de l’huile de palme ont enregistré leur quatrième baisse mensuelle consécutive en juillet. « Les cours de tous les types d’huile ont chuté, en raison des abondantes disponibilités exportables prévues en Indonésie pour ce qui concerne l’huile de palme, de la nouvelle récolte abondante d’huile de colza qui est prévue et d’une demande d’huile de soja qui est restée atone », a-t-elle ajouté. Restons dans ce rayon pour souligner que les prix de l’huile de tournesol ont eux aussi accusé une baisse marquée, dans un contexte de demande mondiale à l’importation limitée, malgré les incertitudes persistantes quant à la logistique dans la région de la mer Noire. Les experts de la FAO sont persuadés que la baisse des prix du pétrole brut a également tiré les valeurs des huiles végétales vers le bas. En affichant une valeur moyenne de 147,3 points en juillet, soit une chute de 19,1 points, l’indice FAO des prix des céréales a cédé 11,5% au cours du mois dernier. Mais à en croire l’organisation, il reste tout de même en hausse de 16,6% (21,0 points) par rapport à sa valeur de juillet 2021. Il est à noter que « les prix de toutes les céréales représentées dans l’indice ont chuté, la plus forte baisse étant à mettre au compte des prix mondiaux du blé, qui perdent pas moins de 14,5% », a relevé la FAO. Ce recul s’est produit « en réaction à l’accord conclu entre l’Ukraine et la Fédération de Russie au sujet du déblocage des principaux ports de la mer Noire et du fait de l’arrivée des disponibilités saisonnières issues des récoltes en cours dans l’hémisphère Nord », a expliqué l’organisation. Soulignons également le recul des prix mondiaux des céréales secondaires et du maïs qui ont cédé respectivement 11,2% et 10,7% en juillet, suite en partie à l’accord concernant la mer Noire, ainsi qu’à l’accroissement des disponibilités saisonnières en Argentine et au Brésil. Quant aux prix internationaux du riz, l’agence onusienne annonce qu’ils ont également enregistré leur première baisse en 2022. S’agissant de l’indice FAO des prix du sucre, les chiffres révèlent qu’il s’est établi en moyenne à 112,8 points en juillet, soit un recul de 4,4 points. Il s’est ainsi rétracté de 3,8% par rapport au mois de juin, a fait savoir la FAO notant qu’il s’agit de la troisième baisse mensuelle consécutive de cet indice, qui atteint son niveau le plus bas depuis cinq mois. Comme l’a souligné la FAO dans son rapport, ce recul intervient « sur fond d’inquiétudes en ce qui concerne la demande future compte tenu du nouveau ralentissement de l’économie mondiale qui est attendu et en raison de l’affaiblissement du real brésilien et d’une baisse des prix de l’éthanol qui a donné lieu à une production de sucre plus importante que prévu au Brésil au cours du mois de juillet ». D’après la même source, la baisse des prix mondiaux du sucre pourrait être aussi influencée par « les informations indiquant une hausse des exportations et des perspectives de production favorables en Inde » ; tandis que le temps chaud et sec dans l’Union européenne a empêché une baisse plus nette des prix. Affichant une valeur moyenne de 146,4 points en juillet, soit 3,8 points de moins qu’en juin, l’indice FAO des prix des produits laitiers a cédé 2,5% en glissement mensuel. Mais pour les auteurs du rapport de la FAO, tout indique que ce niveau reste supérieur de 29,7 points (25,4%) à celui du mois de juillet de l’année dernière. Alors que les prix des laits en poudre et du beurre ont accusé une baisse en juillet dernier, les données de la FAO montrent que ceux du fromage sont restés stables grâce à la demande observée dans les destinations touristiques européennes. En recul de 0,5% par rapport à juin, l’indice FAO des prix de la viande a régressé « du fait de l’affaiblissement de la demande à l’importation de viandes bovine, ovine et porcine », a expliqué l’organisation internationale. En raison d’une solide demande
Baisse des prix des céréales, des huiles végétales et du sucre à l’échelle internationale

Les prix des céréales, des huiles végétales et du sucre ont reculé à l’échelle mondiale à fin juin, a annoncé l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO). Ceux des produits laitiers et de la viande ont en parallèle augmenté, a constaté la FAO notant que le baromètre des prix mondiaux des denrées alimentaires a légèrement fléchi pour le troisième mois consécutif. En effet, «l’indice FAO des prix des produits alimentaires affichait une valeur moyenne de 154,2 points en juin 2022, soit un recul de 2,3% par rapport à mai», a affirmé l’organisation internationale précisant toutefois qu’il est encore en hausse de 23,1% par rapport à juin 2021. Comme le fait remarquer l’économiste en chef de la FAO, Máximo Torero Cullen, «les facteurs qui ont tiré les prix mondiaux vers le haut en premier lieu continuent de peser». Ce dernier fait allusion, en particulier, à la forte demande mondiale, aux conditions météorologiques défavorables dans certains des principaux pays producteurs, aux coûts élevés de la production et du transport et aux perturbations dans les chaînes d’approvisionnement dues à la Covid-19. A tous ces facteurs « s’ajoutent les incertitudes découlant de la guerre qui se déroule actuellement en Ukraine», a-t-il souligné. Dans le détail, l’indice FAO des prix des céréales s’est établi en moyenne à 166,3 points en juin, soit une baisse de 4,1% par rapport au mois de mai, a fait savoir la FAO constatant qu’il reste toutefois en hausse de 27,6% par rapport à sa valeur de juin 2021. Bien qu’en chute de 5,7% en juin dernier, les prix internationaux du blé affichaient encore une valeur supérieure de 48,5% à celle de l’année dernière au même mois, a indiqué l’institution dans son rapport. Qu’à cela ne tienne, «le recul constaté en juin s’explique par la disponibilité saisonnière de nouvelles récoltes dans l’hémisphère nord, l’amélioration des conditions de culture dans certains des principaux pays producteurs et le relèvement des perspectives de production en Fédération de Russie». Quant aux prix internationaux des céréales secondaires, les données montrent qu’ils ont accusé un recul de 4,1%, tout en gardant leur valeur supérieure de 18,4% à celle d’il y a un an. A noter que la baisse en glissement mensuel des prix mondiaux du maïs (-3,5%) s’explique par l’accroissement des disponibilités saisonnières en Argentine et au Brésil et de l’amélioration des conditions de culture aux Etats-Unis d’Amérique. En s’établissant en moyenne à 211,8 points en juin, l’Indice FAO des prix des huiles végétales a enregistré une baisse de 7,6% par rapport au mois précédent. Selon l’agence onusienne, «les prix mondiaux de l’huile de palme ont fléchi sous l’effet de la hausse saisonnière de la production dans les principaux pays producteurs et de l’accroissement des disponibilités prévu en Indonésie». Les données recueillies par la FAO montrent en outre que ceux de l’huile de tournesol et de l’huile de soja se sont inscrits en baisse, suite au fléchissement de la demande mondiale à l’importation du fait de la hausse des coûts. En recul de 2,6% par rapport au mois de mai, l’Indice FAO des prix du sucre a pour sa part affiché une valeur moyenne de 117,3 points au titre du sixième mois de l’année. Ainsi que le relève la FAO dans son rapport, «il s’agit de la deuxième baisse mensuelle consécutive de l’indice, qui a atteint son niveau le plus bas depuis février, notamment parce que les perspectives concernant les disponibilités mondiales sont favorables». Aussi, tout porte à croire que le ralentissement de la croissance économique mondiale a également pesé sur la demande et les prix internationaux du sucre, ont estimé les experts de l’organisation. Rappelons que les prix internationaux de la viande et des produits laitiers ont marqué une tendance opposée à celle affichée par ceux des céréales, des huiles végétales et du sucre. En effet, selon les experts de l’agence onusienne, l’indice FAO des prix de la viande s’est établi en moyenne à 124,7 points en juin, soit 1,7% de plus qu’en mai, atteignant ainsi un nouveau niveau record et dépassant de 12,7% sa valeur de juin 2021. Il ressort des données analysées que «les prix mondiaux de tous les types de viande ont augmenté, notamment ceux de la volaille, qui ont nettement progressé et ont atteint un niveau record, du fait du resserrement persistant des disponibilités mondiales dû à la guerre en Ukraine et de l’apparition de foyers de grippe aviaire dans l’hémisphère nord», a indiqué l’organisation. De son côté, l’indice FAO des prix des produits laitiers a enregistré une valeur moyenne de 149,8 points en juin, soit 4,1 points (1,8%) de plus qu’en mai et un niveau supérieur de 24,9% à celui de juin 2021, a fait savoir la FAO relevant que les prix internationaux de tous les produits laitiers ont augmenté en juin denier. Pour l’institution, «la plus forte hausse est à mettre au compte des prix du fromage, laquelle s’explique principalement par l’envolée de la demande à l’importation sur le marché au comptant sur fond de craintes quant à une baisse des disponibilités plus tard dans l’année». En raison d’une forte demande à l’importation et de la faiblesse persistante de l’offre mondiale, l’organisation des Nations unies a indiqué que les prix mondiaux du lait en poudre ont augmenté au cours de la même période. Alain Bouithy