Maroc. L’inflation annuelle repart à la hausse en mars 2026

Maroc. L’inflation annuelle repart à la hausse en mars 2026

Portée par les produits alimentaires et les carburants L’inflation annuelle pointe de nouveau le bout de son nez. Après deux mois consécutifs de baisse, en glissement annuel, les prix à la consommation ont repris de la hauteur au cours du mois de mars 2026, a indiqué le Haut-commissariat au plan (HCP). Selon les chiffres publiés par l’institution publique, comparé au même mois de l’année précédente, l’indice des prix à la consommation (IPC) a enregistré une hausse de 0,9% au troisième mois de l’année en cours, mettant ainsi fin aux reculs consécutifs observés en février (0,6%) et janvier (0,8%) derniers. Ce rebond des prix s’explique par la hausse de l’indice des produits alimentaires de 0,6% et de celui des produits non alimentaires de 1,1%, a indiqué l’institution publique précisant que, pour les produits non alimentaires, les variations vont d’une baisse de 0,4% pour les «Loisirs et culture» à une hausse de 3,5% pour les «Biens et services divers». Les prix à la consommation augmentent de 1,2% sur un mois et de 0,9% sur un an Pour rappel, le recul annuel de l’IPC en février dernier avait été enregistré en raison de la baisse de l’indice des produits alimentaires de 2% et de Hausse de celui des produits non alimentaires de 0,4%. Au cours du même mois, les variations des produits non alimentaires allaient d’une baisse de 2,7% pour le «Transport» à une hausse de 3,8% pour les «Biens et services divers». Un mois plus tôt (janvier), le HCP avait attribué la première baisse de l’année de l’IPC au recul de l’indice des produits alimentaires de 2,1% et à la hausse de celui des produits non alimentaires de 0,4%, ajoutant que les variations des produits non alimentaires étaient allées d’une baisse de 2,9% pour le «Transport» à une hausse de 2,8% pour les «Biens et services divers». Dans sa note d’information relative à l’IPC du mois de mars 2026, l’institution constate que les prix à la consommation ont connu une hausse de 1,2% par rapport au mois précédent, résultant de la hausse de 1,9% de l’indice des produits alimentaires et de 0,6% de l’indice des produits non alimentaires. Selon la même source, les hausses des produits alimentaires observées entre février et mars 2026 ont concerné principalement les «Légumes» (9,7%), les «Fruits» (2,6%), les «Viandes» (2,4%), les «Poissons et fruits de mer» (1,3%) et le «Café, thé et cacao» avec 0,3%. En revanche, les prix ont diminué de 2,4% pour les «Huiles et graisses» et de 0,2% pour le «Lait, fromage et œufs». Pour les produits non alimentaires, la hausse a concerné principalement les prix des «Carburants» avec 10,7%. A titre de comparaison, les hausses des produits alimentaires observées entre janvier et février 2026 avaient concerné principalement les «Poissons et fruits de mer» (4,5%), les «Fruits» (2,1%), les «Viandes» (1,6%), les «Légumes» (1,0%) et le «Lait, fromage et œufs» et le «Café, thé et cacao» (0,4%). Dans une note relative à cette période, l’organisme avait en revanche fait état d’une diminution des prix pour les «Huiles et graisses» et pour les «Eaux minérales, boissons rafraîchissantes, jus de fruits et de légumes» respectivement de 2,2% et 0,4%. S’agissant des produits non alimentaires, la note relevait une hausse ayant concerné principalement les prix des «Carburants» (3,1%). En mars 2026, les hausses les plus importantes de l’IPC ont été enregistrées à Guelmim et Al-Hoceima (2,7%), à Errachidia (1,8%), à Agadir (1,6%), à Safi (1,4%), à Tanger (1,3%), à Marrakech, Dakhla et Béni-Mellal (1,2%), à Laâyoune (1,1%), à Casablanca, Oujda et Tétouan (1,0%), à Kénitra, Rabat et Meknès (0,9%) et à Fès et Settat (0,7%), selon le HCP. A titre de comparaison, le mois précédant, elles avaient été enregistrées à Oujda et Tanger (1,4%), à Tétouan (1,2%), à Fès, Kénitra et Al-Hoceima (0,7%), à Béni-Mellal (0,6%), à Agadir, Meknès et Dakhla (0,5%) et à Casablanca, Rabat et Settat (0,3%). En revanche, selon la note du HCP d’alors, des baisses avaient été enregistrées à Safi avec 0,4% et à Guelmim et Errachidia avec 0,2%. Au final, l’institution estime que l’indicateur d’inflation sous-jacente aurait connu au cours du mois de mars 2026 une hausse de 0,1% par rapport au mois de février 2026 et une baisse de 0,6% par rapport au mois de mars 2025, a conclu l’institution. Rappelons qu’en 2025, l’indicateur d’inflation sous-jacente aurait connu une hausse de 0,8% par rapport à l’année 2024. En effet, l’IPC annuel moyen avait enregistré, au terme de cette année-là, une augmentation de 0,8% par rapport à l’année 2024, conséquence de la hausse de l’indice des produits alimentaires de 0,8% et de celui des produits non alimentaires de 0,5%. Les variations enregistrées pour les produits non alimentaires étaient allées d’une baisse de 2,6% pour le «Transport» à une hausse de 3,3% pour les «Restaurants et hôtels». Alain Bouithy

Recul des prix mondiaux des produits alimentaires en décembre 2025

Recul des prix mondiaux des produits alimentaires en décembre 2025

Malgré la hausse des cours des céréales et du sucre Selon l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), l’indice des prix mondiaux des produits alimentaires a reculé en décembre 2025 par rapport au mois précédent. Les chiffres publiés par l’agence onusienne montrent que « la baisse des cours des produits laitiers, de la viande et des huiles végétales a plus que compensé les hausses des cours des céréales et du sucre ». La FAO précise que « l’indice FAO des prix des produits alimentaires s’est établi en moyenne à 124,3 points en décembre, soit un repli de 0,6% par rapport à novembre et de 2,3% par rapport à sa valeur enregistrée il y a un an ». A noter que, sur l’année 2025, l’indice a affiché une valeur moyenne de 127,2 points, soit 4,3% de plus que la moyenne de 2024, la hausse des prix mondiaux des huiles végétales et des produits laitiers ayant compensé les baisses des cours des céréales et du sucre. Dans le détail, et d’après les informations communiquées par l’institution, l’indice FAO des prix des céréales a bondi de 1,7% en décembre par rapport au mois de novembre. Cette évolution, explique-t-elle, est portée par « le regain d’inquiétudes liées aux flux d’exportation de la mer Noire, de la forte demande à l’importation de maïs, de l’importante production intérieure d’éthanol au Brésil et aux États-Unis d’Amérique et de l’augmentation des prix dans tous les segments du marché du riz ». Ainsi, la valeur moyenne de l’indice des prix des céréales était inférieure de 4,9% à celle de 2024, ce qui marque sa troisième année consécutive de repli et constitue sa moyenne annuelle la plus basse depuis 2020. En recul de 35,2% par rapport à 2024, la valeur moyenne de l’indice FAO des prix de tous les types de riz a décliné suite à l’abondance des disponibilités exportables, à la forte concurrence entre les exportateurs et à la diminution des achats de certains pays importateurs d’Asie. Comparé au mois de novembre, l’indice FAO des prix des huiles végétales a accusé de son côté une baisse de 0,2% au douzième mois de 2025 et chutant ainsi à son niveau le plus bas depuis six mois. De l’avis des experts de la FAO, « cette baisse est due au recul des prix des huiles de soja, de colza et de tournesol, qui ont plus que compensé la hausse des cours de l’huile de palme ». Et d’ajouter qu’en 2025, l’indice s’est établi en moyenne à 17,1% de plus qu’en 2024, ce qui le situe à son niveau le plus élevé depuis trois ans, dans un contexte de resserrement de l’offre mondiale. Toujours selon l’agence, l’indice FAO des prix de la viande s’est contracté pour sa part de 1,3% par rapport à son niveau révisé de novembre. L’institution constate cependant qu’il est resté supérieur de 3,4% à sa valeur de décembre 2024, du fait de la baisse des prix observée dans toutes les catégories de viande, en particulier pour la viande bovine et la volaille. Sous l’effet d’une forte demande mondiale à l’importation et des incertitudes croissantes du marché liées aux épidémies de maladies animales et aux tensions géopolitiques, l’organisme international indique que cet indice a enregistré une moyenne supérieure de 5,1% à son niveau de 2024. Précisons que « les prix mondiaux de la viande bovine et ovine ont augmenté » au cours de cette période, « tandis que ceux de la viande porcine et de la viande de volaille ont baissé », comme cela est indiqué dans le communiqué de la FAO. En raison de l’effondrement des prix du beurre dû à l’augmentation saisonnière de la disponibilité de la crème en Europe, l’indice FAO des prix des produits laitiers a de son côté perdu 4,4% par rapport à novembre dernier. D’après l’institution, au cours de l’année dernière, « l’indice s’est établi en moyenne à 13,2% de plus qu’en 2024, porté par une forte demande mondiale à l’importation et par l’offre limitée de disponibilités exportables plus tôt dans l’année ». Enfin, la hausse de 2,4% de  l’indice FAO des prix du sucre par rapport au mois de novembre est justifiée essentiellement par la forte chute de la production de sucre dans les principales régions cultivatrices du sud du Brésil, mais reste à un niveau inférieur de 24,0% à celui de décembre 2024. En conclusion, les données recueillies montrent que « l’indice a enregistré un niveau moyen inférieur de 17,0% à celui de l’année précédente, ce qui constitue la valeur annuelle la plus faible depuis 2020, étant donné les importantes disponibilités à l’exportation », d’après l’agence. Alain Bouithy

Baisse des prix mondiaux du sucre et des produits laitiers

Baisse des prix mondiaux du sucre et des produits laitiers

Léger recul de l’indice FAO des prix des produits alimentaires à fin septembre, selon la FAO Les prix mondiaux du sucre et des produits laitiers ont enregistré une baisse à fin septembre 2025, entraînant un léger recul de l’indice de référence des prix des produits alimentaires à l’échelle mondiale. D’après l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), « l’indice FAO des prix des produits alimentaires s’est établi en moyenne à 128,8 points en septembre, contre une valeur révisée de 129,7 points en août ». Le niveau atteint en septembre dernier représente ainsi une hausse de 3,4% par rapport à un an auparavant, précise l’agence onusienne dans un nouveau rapport publié récemment. En recul de 4,1% depuis août 2025 (après s’être établi en moyenne à 99,4 points en septembre), l’indice FAO des prix du sucre se place désormais à son niveau le plus bas depuis mars 2021. Selon les explications de l’institution, « cette baisse est essentiellement due à une production de sucre plus élevée que prévu au Brésil et à des perspectives de récolte favorables en Inde et en Thaïlande, dues à l’abondance des pluies de mousson conjuguée à une expansion des superficies ensemencées ». Avec une valeur moyenne de 148,3 points, l’indice FAO des prix des produits laitiers a chuté de 2,6% au cours de la même période. D’après la FAO, « les prix  mondiaux du beurre ont reculé de 7%, en partie car la demande de glaces a faibli dans l’hémisphère Nord et que les prévisions de production en Océanie se sont améliorées ». L’affaiblissement de la demande des principaux pays importateurs et la concurrence plus forte entre les exportateurs sont les principales causes de la chute des cours du lait en poudre, explique le rapport ajoutant que les prix du fromage n’ont que légèrement fléchi en septembre dernier.  A noter que l’indice FAO des prix des céréales a perdu 0,6% par rapport à son niveau d’août et que les prix mondiaux du blé ont fléchi pour le troisième mois consécutif face à une demande internationale modérée et à la confirmation d’une récolte abondante dans de gros pays producteurs. D’après la FAO, l’abondance de l’offre attendue ainsi que la suspension temporaire des taxes sur les exportations de céréales en Argentine ont contribué au recul des prix du maïs. Quant à l’indice FAO des prix de tous les types de riz, les données recueillies montrent qu’il a perdu 0,5%, suite à la diminution des commandes de la part des acheteurs aux Philippines et en Afrique.  En ce qui concerne l’indice FAO des prix des huiles végétales, il « a enregistré une valeur moyenne de 167,9 points en septembre, soit 1,2 point (0,7 pour cent) de moins qu’en août, mais un niveau encore supérieur de 25 points (18 pour cent) à celui de septembre 2024 », a fait savoir ledit rapport. Ce recul s’explique par le recul des cours de l’huile de palme et de l’huile de soja, indique la même source. Enfin, l’indice FAO des prix de la viande est le seul à avoir enregistré une hausse en septembre : 0,7% par rapport à sa valeur révisée d’août. Il a ainsi atteint un nouveau niveau record, soit 6,6% de plus qu’un an auparavant. Pour les experts de la FAO, « la hausse traduit l’augmentation des prix de la viande bovine et de la viande ovine, tandis que les cours de la viande porcine et de la volaille sont restés globalement stables ». Il est important de préciser que les prix de la viande bovine se sont hissés à un niveau record, sous l’effet d’une forte demande aux Etats-Unis d’Amérique, où les disponibilités intérieures limitées et un écart de prix favorable ont continué à encourager les importations, comme le souligne le rapport.   Alain Bouithy

REPORTAGE. Les prix des produits alimentaires restent sur leur trend haussier (Maroc)

REPORTAGE. Les prix des produits alimentaires restent sur leur trend haussier (Maroc)

Alors que le Ramadan touche pratiquement à sa fin   Un Ramadan éprouvant pour de nombreuses familles marocaines. Et pour cause, les prix observés depuis le début de l’année 2025 et récemment signalés par le Haut-Commissariat au plan (HCP), continuent de poursuivre un trend haussier dans plusieurs marchés et grandes surfaces de la capitale économique. Les multiples contrôles sur les marchés et la lutte contre toutes les formes de spéculation à l’encontre des fluctuations de prix durant le mois sacré n’y changent rien. Les prix alimentaires restent sur une trajectoire ascendante. Selon les données du Haut-Commissariat, entre décembre 2024 et janvier 2025, les prix des “Poissons et fruits de mer” ont augmenté de 6,0%, les “Légumes” de 4,7%, les “Viandes” de 2,0%, les “Fruits” de 1,6% et le “Lait, fromage et œufs » de 0,6%. Un Ramadan enrobé par la cherté de la vie Plus de deux mois après la publication des statistiques précitées, alors que la fin du mois de jeûne s’approche, la tendance, selon Leila, ne se contredit pas, car tout reste à un prix cher : «Les prix de la viande, des légumes, du poisson, des œufs, des fruits et des autres produits très prisés pendant le mois de Ramadan sont chers ». Selon cette quadragénaire, qui s’approvisionne au marché de légume de Hay Souaret, « seuls les prix de la menthe, de la semoule, de la farine et de l’huile n’ont pas vraiment changé ». Pour Mariam, trentenaire, « je n’irais pas jusqu’à dire que ce sont les pires hausses que nous ayons vécues, mais après tout ce que nous avons traversé ces dernières années, lorsque l’inflation était à son pic, on espérait un peu de répit. Or, ce n’est pas le cas ». Pour cette jeune informaticienne, « rien que cela est perturbant, surtout pour des jeunes comme moi qui souhaitent débuter leur vie professionnelle sur de bonnes bases. Il se trouve que les factures d’électricité ont également grimpé récemment ». Les prix des aliments connaissent habituellement de légères hausses durant le mois de jeûne. « Ce n’est donc pas nouveau. Par ailleurs, la hausse des prix a été observée bien avant le début du Ramadan. Autant dire que nous nous attendions quelque peu à ces augmentations. Le problème, c’est que les fortes hausses des années passées nous ont laissés exsangues, alors que le pouvoir d’achat est resté quasi inchangé pour bon nombre d’entre nous », fait remarquer pour sa part Khadija, qui fait ses courses au marché des Roches Noires et de temps à autre au Marché Central où, déplore-t-elle, les prix ont également bondi. Si, comme le suggérait le HCP, les hausses les plus importantes enregistrées à fin janvier dernier l’ont été à Settat (1,5%), à Safi (1,3%), à Tétouan, Guelmim et Al Hoceima (1,1%), à Kénitra et Marrakech (1,0%), un tour d’horizon des étales des marchés de Casablanca montre que la ville blanche n’a pas été épargnée par ces augmentations. Un constat partagé par Imane qui déplore à son tour la cherté de certains aliments de base et les conséquences sur certaines traditions en lien avec cette période. Selon cette jeune comptable habituée du marché Berycha et du quartier Alsace Lorraine à Casablanca, « on invite de moins en moins les proches et parents à partager le ftour ensemble faute de moyens pour acheter les différents aliments traditionnellement consommés durant le mois sacré». Alain Bouithy Les cours du sucre, des produits laitiers et des huiles végétales grimpent à l’échelle mondiale  Au niveau mondial, l’indice FAO des prix des produits alimentaires a, au mois de février 2025, connu une hausse, selon l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO). Et de préciser que cet indice «s’est établi à 127,1 points en moyenne en février, en hausse de 1,6 % par rapport au mois précédent et de 8,2 % par rapport à son niveau de février 2024 ». Dans un rapport publié récemment, l’organisation internationale attribue cette progression essentiellement aux prix du sucre, des produits laitiers et des huiles végétales qui ont augmenté respectivement de 6,6%, 4,0% et 2,0%.    

Forte augmentation des prix du sucre à l’échelle mondiale

Forte augmentation des prix du sucre à l’échelle mondiale

Les prix internationaux de tous les principaux produits alimentaires ont bondi en septembre, a indiqué l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO). Dans un récent rapport, l’agence onusienne révèle que « l’indice de référence des prix mondiaux des produits alimentaires a affiché sa plus forte hausse depuis 30 mois en septembre, les cours de tous les groupes de produits qui figurent à l’indice ayant augmenté ». Ainsi, l’indice FAO des prix des produits alimentaires s’est établi en moyenne à 124,4 points en septembre, soit 3% de plus qu’en août et 2,1% de plus que sa valeur enregistrée un an auparavant. Pour rappel, les prix internationaux de tous les produits alimentaires avaient enregistré une baisse au cours du précédent mois (août), hormis ceux du riz et du sucre. L’indice FAO des prix des produits alimentaires s’était alors établi en moyenne à 121,4 points, traduisant ainsi un recul de 2,1% depuis le mois de juillet et de 24% par rapport au pic atteint en mars 2022. Selon l’organisation internationale, en septembre dernier, les données recueillies montrent que les prix du sucre ont enregistré la progression la plus marquée à l’échelle mondiale. En s’établissant en moyenne à 125,7 points en septembre, l’indice FAO des prix du sucre a gagné 10,4% (soit 11,9 points) de plus qu’en août, une valeur cependant encore inférieure de 37 points (22,7%) à celle affichée un an auparavant. D’après les explications de la FAO, cette évolution s’explique principalement par la détérioration des perspectives de récolte au Brésil et par les inquiétudes quant à la décision de l’Inde de lever les restrictions sur l’utilisation de la canne à sucre pour produire de l’éthanol (ce qui pourrait avoir des incidences sur les disponibilités exportables de sucre du pays). En atteignant une valeur moyenne de 113,5 points en septembre, l’indice FAO des prix des céréales a pour sa part gagné, soit 3,3 points (3,0%) de plus qu’en août. L’institution indique toutefois que ce niveau reste encore inférieur de 12,8 points (10,2%) à celui de septembre 2023. La hausse enregistrée en septembre provient principalement de l’augmentation des prix du blé et du maïs à l’exportation, souligne le rapport. Après trois mois consécutifs de baisse, les prix mondiaux du blé sont en hausse, en raison du temps excessivement humide au Canada et dans l’Union européenne qui a suscité des inquiétudes.  Il importe toutefois de noter que cette hausse « a été partiellement compensée par les prix compétitifs des disponibilités en provenance de la région de la mer Noire ». Toujours selon la FAO,  les prix mondiaux du maïs ont eux aussi progressé, sous l’effet du faible niveau de l’eau du fleuve Madeira au Brésil et du fleuve Mississippi aux États-Unis d’Amérique, tandis que l’indice FAO des prix de tous les types de riz a cédé de 0,7%. En ce qui concerne l’indice FAO des prix des huiles végétales, il a affiché une valeur moyenne de 142,4 points en septembre, grimpant ainsi de 6,2 points (4,6%) par rapport au mois d’août et atteignant dès lors son niveau le plus haut depuis début 2023. L’affermissement des cours des huiles de palme, de soja, de tournesol et de colza explique cette variation, selon l’organisation qui justifie par ailleurs la hausse des prix internationaux de l’huile de palme par la production plus faible que prévu dans les principaux pays producteurs de l’Asie du Sud-Est. Quant au rebond des cours mondiaux de l’huile de soja, il « est principalement imputable à un volume de broyages moins important que prévu aux États-Unis d’Amérique », souligne le rapport. La progression de l’indice FAO des prix des produits laitiers de 3,8% en septembre est imputable à une hausse des prix de tous les produits laitiers. Pour la FAO, la plus forte augmentation est « à mettre au compte des prix du lait entier en poudre, qui se sont affermis en raison d’une forte demande à l’importation en Asie, malgré l’accroissement saisonnier de la production laitière en Océanie ». Quant à la hausse de l’indice FAO des prix de la viande, sa hausse de 0,4% est justifiée principalement par l’affermissement des prix de la volaille dû essentiellement à une forte demande à l’importation de produits en provenance du Brésil. L’organisation ajoute par ailleurs que « les prix mondiaux de la viande de bovins et de porcins sont restés stables, tandis que ceux de la viande d’ovins ont légèrement fléchi par rapport aux niveaux du mois d’août ». Alain Bouithy

Maroc. Les prix à la consommation bondissent de 1,7% à fin août

Maroc. Les prix à la consommation bondissent de 1,7% à fin août

Conséquence de la hausse de l’indice des produits alimentaires   L’inflation a bondi au cours du mois d’août 2024. Selon le Haut-commissariat au plan (HCP), l’indice des prix à la consommation (IPC) a en effet enregistré une hausse de 1,7% par rapport au même mois de l’année 2023. L’inflation continue ainsi de s’inscrire dans une tendance haussière, les prix à la consommation ayant enregistré leur huitième hausse consécutive de l’année en cours. En effet, cette nouvelle hausse de l’IPC intervient après les hausses enregistrées durant les mois de janvier (2,3%), février (0,3%), mars (0,9%), avril (0,2%), mai (0,4%), juin (1,8%) et juillet (1,3%). Selon les explications de l’institution chargée de la production, de l’analyse et de la publication des statistiques officielles au Maroc, l’évolution de l’IPC observée en août dernier est la « conséquence de la hausse de l’indice des produits alimentaires de 2% et de celui des produits non alimentaires de 1,4% ». En ce qui concerne les produits non alimentaires, les variations vont d’une baisse de 1,4% pour la «Santé» à une hausse de 3,7% pour le «Logement, eau, gaz, électricité et autres combustibles», a également relevé le Haut-commissariat dans sa note d’information relative à l’Indice des prix à la consommation (IPC) du mois d’août 2024. A titre de rappel, la hausse de l’IPC de 1,3% enregistrée en juillet 2024 avait été attribuée à celle de l’indice des produits non alimentaires de 1,8% et de celui des produits alimentaires de 0,5%. Pour les produits non alimentaires, les variations étaient allées d’une baisse de 1,2% pour la «Santé» à une hausse de 3,8% pour le «Logement, eau, gaz, électricité et autres combustibles». L’indicateur d’inflation sous-jacente en hausse de 0,3% sur un mois et de 2,6% sur une année Dans sa note, l’organisme public indique en outre que l’IPC a connu, au cours du mois d’août 2024, une hausse de 0,8% par rapport au mois précédent, expliquant que « cette variation est le résultat de la hausse de 1,8% de l’indice des produits alimentaires et de la stagnation de l’indice des produits non alimentaires ». Selon la même source, les hausses des produits alimentaires observées entre juillet et août 2024 ont concerné principalement les «Viandes» (6,8%), le «Lait, fromage et œufs» (3,5%), les «Poissons et fruits de mer» (2,8%), les «Légumes» (2,4%), le «Café, thé et cacao» (0,3%) et les «Huiles et graisses» (0,1%). En revanche, poursuit le Haut-commissariat, les prix ont diminué de 4% pour les «Fruits». Pour les produits non alimentaires, la baisse a concerné principalement les prix des «Carburants» avec 1,8%, a-t-il fait savoir. A titre de comparaison, les baisses des produits alimentaires observées entre juin et juillet 2024 avaient concerné principalement les «Légumes» (6,5%), le «Lait, fromage et œufs» (1,0%) et les «Huiles et graisses» (0,5%). En revanche, les prix avaient augmenté de 4,7% pour les «Poissons et fruits de mer», de 0,9% pour les «Fruits» et de 0,4% pour le «Sucre, confiture, miel, chocolat et confiserie», comme l’avait souligné le HCP dans sa précédente note affirmant, pour ce qui est des produits non alimentaires, que la hausse avait concerné principalement les prix des «Carburants» avec 1,3%. A noter que les hausses les plus importantes observées en août dernier ont été enregistrées à Al-Hoceima (2,8%), à Safi (1,5%), à Errachidia (1,2%), à Agadir, Dakhla, Settat et Beni-Mellal (1,1%), à Oujda (1,0%), à Fès et Tétouan (0,9%), à Kénitra (0,8%), à Meknès (0,7%), à Casablanca, Marrakech et Rabat (0,6%), à Guelmim (0,5%) et à Tanger et Laâyoune (0,4%). Entre juin et juillet 2024, rappelons que les baisses les plus importantes de l’IPC avaient été enregistrées à Errachidia (1,1%), à Safi (1,0%), à Fès et Marrakech et Dakhla (0,5%), à Agadir et Rabat (0,4%) et à Oujda, Meknès et Settat (0,3%). Toujours selon l’institution, des hausses avaient été enregistrées durant cette même période à Laâyoune et Beni-Mellal avec 0,5%, à Kénitra avec 0,4% et à Tanger et Guelmim avec 0,2%. A la lecture de l’évolution de l’IPC telle qu’observée au cours du mois d’août 2024, le Haut-commissariat a déduit que l’indicateur d’inflation sous-jacente aurait connu une hausse de 0,3% par rapport au mois de juillet 2024 et de 2,6% par rapport au mois d’août 2023. Alain Bouithy

Les prix mondiaux des produits alimentaires restent inchangés en juillet

Les prix mondiaux des produits alimentaires restent inchangés en juillet

La hausse des cours des huiles végétales, des produits carnés et du sucre compensant la baisse des prix des céréales Les cours internationaux des produits alimentaires sont restés inchangés au cours du mois de juillet 2024, pour le deuxième mois consécutif, a annoncé l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO). La hausse des prix des huiles végétales, des produits carnés et du sucre ayant compensé la baisse actuelle de ceux des céréales, « l’indice de référence des prix mondiaux des produits alimentaires est resté globalement inchangé en juillet», a expliqué vendredi l’agence onusienne. «L’Indice FAO des prix des produits alimentaires s’est établi en moyenne à 120,8 points en juillet, un niveau légèrement inférieur à sa valeur révisée du mois de juin, qui était de 121 points», selon l’organisation internationale notant un recul de 3,1% de l’indice par rapport à sa valeur enregistrée un an plus tôt. Dans le détail, les prix mondiaux à l’exportation de toutes les principales céréales ayant affiché leur deuxième mois consécutif de baisse, les données recueilles montrent que l’Indice FAO des prix des céréales a reculé de 3,8% par rapport à juin. En effet, l’Indice FAO des prix des céréales a affiché une valeur moyenne de 110,8 points en juillet, correspondant à une baisse de 4,4 points (3,8%) par rapport au mois de juin et 15,1 points (12,0%) de moins que sa valeur de juillet 2023. D’après les explications des experts de la FAO, les cours du blé ont fléchi en raison de l’accroissement des disponibilités saisonnières dû aux récoltes hivernales en cours dans l’hémisphère Nord et des conditions généralement favorables au Canada et aux États-Unis d’Amérique, qui laissent présager d’abondantes récoltes de blé de printemps plus tard dans l’année. Quant au recul des prix du maïs à l’exportation, il s’explique par la progression plus rapide que l’an dernier des récoltes en Argentine et au Brésil et par les conditions de culture qui sont restées solides aux Etats-Unis. L’institution note en outre que « l’Indice FAO des prix de tous les types de riz a reculé de 2,4% par rapport au mois de juin, dans un contexte d’activités commerciales globalement calme en ce qui concerne les variétés Indica et Japonica ». Poursuivant son analyse, l’organisation indique que l’Indice FAO des prix des huiles végétales a en revanche gagné 2,4% par rapport à juin et a atteint son niveau le plus élevé depuis un an et demi. En effet, il a enregistré une valeur moyenne de 135  points en juillet, correspondant à une progression de 3,2 points par rapport à juin. Selon les explications de la FAO, «les cours mondiaux des huiles de palme, de soja, de tournesol et de colza ont tous augmenté, sous l’effet d’une forte demande d’huile de soja dans le secteur des agrocarburants et de la détérioration des perspectives de récolte concernant l’huile de tournesol et de colza dans plusieurs grands pays producteurs». Avec une valeur moyenne de 119,5 points en juillet, soit 1,5 point de plus qu’en juin et 1 point de plus que sa valeur de l’année dernière au même mois, l’Indice FAO des prix de la viande est ressorti en hausse de 1,2% au cours du mois dernier. Précisons que cette évolution s’inscrit dans un contexte marqué par une forte demande d’importation de viande ovine, bovine et de volaille, quand bien même bien « les prix de la viande porcine auraient légèrement baissé en raison d’une offre excédentaire en Europe de l’Ouest», a fait savoir l’organisation. Quant à l’Indice FAO des prix du sucre, les données suggèrent qu’il a progressé de 0,7% par rapport au mois de juin, enregistrant ainsi une valeur moyenne de 120,2 points en juillet, soit 0,8 point de plus qu’au mois précédent. L’institution fait état d’une production plus faible que prévu au Brésil qui a contrebalancé les effets de l’amélioration des niveaux de pluies de mousson en Inde et les conditions météorologiques favorables en Thaïlande. A noter que l’Indice FAO des prix des produits laitiers est resté inchangé en juillet, la baisse des cours du lait en poudre ayant compensé la hausse des cours du beurre et du fromage. Selon la FAO, il «s’est établi en moyenne à 127,7 points en juillet, un niveau pratiquement identique à celui de juin et 8,6 points (7,2%) de plus que sa valeur enregistrée il y a un an», a-t-elle conclu. Alain Bouithy

Recul des cours  du blé et du maïs à l’échelle mondiale

Recul des cours  du blé et du maïs à l’échelle mondiale

L’indice FAO des prix des produits alimentaires s’est de nouveau inscrit sur une tendance baissière en janvier 2024, selon les chiffres publiés récemment par l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO). Il s’est établi en moyenne à 118 points au cours du mois dernier, soit une baisse de 1% depuis décembre et de 10,4% par rapport à la valeur qu’il affichait il y a un an, d’après les explications de l‘agence onusienne.    Cette nouvelle baisse s’explique essentiellement par le recul des prix des céréales, en particulier du blé et du maïs et de la viande, a indiqué la FAO dans son dernier rapport. En effet, les données recueillies montrent que l’indice FAO des prix des céréales a cédé 2,2% depuis le mois précédent. Il s’est établi en moyenne à 120,1 points en janvier, soit 2,7 points de moins qu’en décembre et 27,4 points (18,6%) de moins qu’en janvier 2023. Dans le détail, elles suggèrent que les prix mondiaux du blé à l’exportation ont reculé en janvier, sous l’effet d’une forte concurrence entre les exportateurs et de l’arrivée sur le marché de nouvelles récoltes dans les pays de l’hémisphère Sud. Suite à l’amélioration des conditions de culture et du démarrage de la récolte en Argentine ainsi que de l’augmentation des disponibilités aux États-Unis d’Amérique, les prix mondiaux du maïs ont dans le même temps nettement baissé, a noté l’organisation internationale ajoutant que les prix mondiaux de l’orge et du sorgho ont également fléchi en janvier. En revanche, il ressort des mêmes chiffres que « les cours du riz ont progressé de 1,2% en janvier, du fait d’une forte demande à l’exportation de riz Indica de qualité supérieure en provenance de Thaïlande et du Pakistan et d’achats supplémentaires effectués par l’Indonésie », a-t-elle fait savoir. Toujours à propos des céréales, les dernières prévisions contenues dans le Bulletin sur l’offre et la demande de céréales, prévoient que la production mondiale de céréales en 2023 devrait atteindre un nouveau niveau record, après avoir atteint 2 836 millions de tonnes, soit 1,2% de plus qu’en 2022.  La production de céréales secondaires en passe d’atteindre son niveau le plus élevé jamais enregistré Compte tenu de l’ajustement à la hausse de 12 millions de tonnes apporté ce mois-ci, l’institution des Nations unies prévoit en outre que « la production mondiale de céréales secondaires atteindra le niveau record de 1 523 millions de tonnes », a-t-elle indiqué précisant que la plus grande partie de la révision tient compte de nouvelles données officielles provenant du Canada, de la Chine (continentale), des États-Unis d’Amérique et de la Turquie. En ce qui concerne l’utilisation mondiale de céréales en 2023-2024, elle devrait s’établir à 2 822 millions de tonnes, soit 8,9 millions de tonnes de plus que ce qui était indiqué dans les prévisions de décembre et une croissance de 1,2% par rapport au niveau de 2022-2023, a souligné la FAO. Cette variation ferait suite principalement au fait que « l’utilisation dans l’alimentation animale devrait être plus importante que prévu précédemment, en particulier dans l’Union européenne, ainsi qu’en Australie et aux Etats-Unis d’Amérique ». L’organisation en déduit que le rapport stocks/utilisation de céréales au niveau mondial en 2023-2024 devrait ainsi atteindre le niveau confortable de 31,1% et ainsi dépasser celui de 2022-2023, qui était de 30,9%. De ce fait, la FAO prévoit à présent que les échanges mondiaux de céréales en 2023-2024 atteindront 480 millions de tonnes, soit une augmentation de 0,8% par rapport à l’année précédente. Précisons que cette prévision « tient essentiellement au fait que l’on s’attende à présent à un accroissement du volume des échanges de céréales secondaires, tandis que les échanges mondiaux de blé et de riz pourraient bien se contracter », comme l’a expliqué l’institution. Il est important de noter que l’indice FAO des prix de la viande, également responsable du recul des prix mondiaux des produits alimentaires en janvier, a enregistré son septième mois consécutif de baisse et cède ainsi 1,4% depuis décembre. Cette variation est intervenue suite à l’abondance des disponibilités dans les principaux pays exportateurs qui a tiré vers le bas les prix internationaux de la volaille, de la viande bovine et de la viande porcine, a expliqué la FAO révélant que les prix internationaux de la viande d’ovins ont en revanche bondi après une forte demande mondiale à l’importation et de la diminution de l’offre d’ovins de boucherie en Océanie. Alain Bouithy