Football/PSG : Luis Enrique déclare la guerre à la presse

Football/PSG : Luis Enrique déclare la guerre à la presse

Luis Enrique a récemment montré une impatience flagrante envers les journalistes, suscitant un débat houleux dans le monde des médias sociaux. Lors d’une interview après la victoire contre le Stade Rennais, Alexandre Ruiz de Free a posé une question apparemment anodine à Luis Enrique : « Y a-t-il des choses à améliorer ? » Cette question a déclenché une réaction exaspérée de l’entraîneur espagnol, qui a tourné son agacement vers Ludovic Giuly et Rio Mavuba, reprochant à Alexandre Ruiz d’être excessivement négatif dans ses interviews. Cette altercation publique a pratiquement officialisé le mécontentement de Luis Enrique envers la presse, un mécontentement qui était déjà perceptible après la défaite à Newcastle et les questions remettant en question son choix tactique. Malgré les avertissements des journalistes espagnols quant au caractère difficile de Luis Enrique et à son refus de discuter avec la presse, certains se demandent s’il ne coupe pas également le lien avec les supporters en refusant de clarifier ses choix tactiques et les axes d’amélioration de son équipe. La tension monte depuis plusieurs semaines, et le visage souriant lors de sa présentation en conférence de presse s’est transformé en une attitude fermée et méfiante envers les journalistes. Pour une partie du public, les journalistes sont trop sensibles, car Luis Enrique ne les considère pas comme de véritables experts. Il l’a d’ailleurs exprimé ouvertement en affirmant que les anciens joueurs comprennent mieux le football que les journalistes. Les observateurs assidus du PSG ont remarqué qu’il serait difficile d’obtenir des informations plus précises sur les plans de Luis Enrique, ce qui risque de le mettre en conflit avec certains d’entre eux. Depuis l’arrivée de QSI à la tête du PSG, les entraîneurs ont adopté différentes approches en matière de communication. Cependant, aucun d’entre eux n’a exprimé un rejet aussi marqué que Luis Enrique. Il est déterminé à se concentrer uniquement sur les résultats et a prévenu qu’il serait prêt à assumer la responsabilité s’ils ne sont pas satisfaisants. Il est fort probable qu’il sera tenu pour responsable en cas d’échec. Ya Willy.

Presse : La chaîne de télévision «Africanews» menacée de fermeture

Presse : La chaîne de télévision «Africanews» menacée de fermeture

«Au mois d’octobre, face à la multiplication de nouvelles rumeurs et des articles de presse sur la suspension de la vente, nous avons saisi une nouvelle fois la direction d’Euronews pour avoir la vérité sur l’avenir de la chaîne. Toujours par vidéoconférence, le président du directoire nous a fait savoir que l’opération de cession était compromise et qu’en absence d’un nouveau preneur, la chaîne était condamnée à la fermeture », a informé la porte-parole du collectif du personnel d’Africanews, Armelle Nga. Armelle Nga a fait cette déclaration au cours d’un point de presse, le 13 janvier 2019 à leur siège, au cours duquel le personnel d’Africanews a lancéun appel au directoire du groupe Euronews/NBC afin de les  rassurer sur sa disponibilité à trouver dans les meilleurs délais un nouveau preneur solide et sérieux pour assurer l’avenir de ce projet à la dimension de l’Afrique. Ces agents ont en outre suggéré à la direction de la chaîne de déléguer un représentant crédible à Pointe-Noire au Congo afin de fluidifier les relations au sein de l’entreprise d’une part et avec les autorités d’autre part. Cette entreprise de presse s’apprête à jeter l’éponge pour n’avoir pas trouvé un nouveau preneur. Cette filiale qui n’est âgée que de cinq ans, est une filiale d’Euronews/NBC. Selon les agents, c’est par voie de presse que les agents de cette structure ont appris la vente de leur outil de travail dont le principal actionnaire est Euronews/NBC. Les agents affirment et confirment que les raisons de la fermeture du siège social que l’on requalifie dans les discours de « bureau » de Pointe-Noire, ne se justifie pas. Pour eux, la chaîne a une valeur marchande, s’appuyant sur  l’intérêt que lui portent des investisseurs comme celui avec lequel Euronews aurait conclu un préaccord de vente en juillet dernier. Africanews emploie une soixantaine d’employés de douze nationalités dont une majorité avec un  Contrat à Durée Indéterminée. Selon ces agents, la chaîne a connu une progression exponentielle entre sa mise à l’antenne  en novembre 2019, ne serait-ce qu’en termes de sollicitations commerciales.     Les agents d’Africanews affirment ne pas militer pour la fermeture mais pour la survie de l’entreprise. Ils sollicitent pour cela l’apport de tous pour sauver leur structure. Florent Sogni Zaou

Procès Mokoko et Dabira: la presse a-t-elle joué son le rôle ?

Procès Mokoko et  Dabira: la presse a-t-elle joué son le rôle ?

Les procès de Mokoko et de Dabira ont suscité beaucoup d’intérêt et de curiosité au sein de la population, des médias nationaux et internationaux. Au terme de ces deux procès, la question que l’on peut se poser est celle de savoir si la presse, tant nationale qu’étrangère, a travaillé en toute liberté ? A l’ouverture du procès de Jean-Marie Michel Mokoko et autres, comme il est de coutume dans beaucoup d’événements, quelques flottements ont été observés, notamment en ce qui concerne l’accès de la presse à la salle d’audience. En effet, au premier jour du procès, la sécurité du palais de justice a retenu à l’écart de la salle, tous les journalistes, sauf ceux de Télé Congo, la chaine nationale. Interprété comme une volonté d’organiser ce procès à huis clos, cet incident malheureux a été très vite résolu. Tous les reporters accrédités ont pu avoir accès à la salle d’audience jusqu’à la fin des deux procès. La diffusion chaque soir, par la chaine de télévision nationale, Télé Congo des grands moments des audiences quotidiennes a, d’une part, renforcé l’intérêt que ces procès avait suscité dès le premier jour et d’autre fait augmenter l’audimat de Télé Congo. Les autres chaînes de radio et de télévisons nationale ont, elles aussi joué leur rôle, en relayant le déroulement des procès, du début jusqu’aux sentences. La presse écrite et en ligne n’est pas, pour sa part, restée en marge de cette actualité. Elle a inondé la toile et les kiosques à journaux de l’actualité sur ces procès. Autant dire que la presse, dans sa diversité, a couvert ces procès sans restriction. En ce mois de mai, où est célébrée la Journée mondiale de la liberté de la presse, bénéficier d’une telle liberté pour couvrir ces procès est plus que bon signe pour la démocratie. Deux procès, deux traitements dans les médias internationaux ! Radio France Internationale a organisé une couverture spéciale pendant tout le procès du général Jean-Marie Michel Mokoko et autres. Elle a même dépêché à Brazzaville, sa correspondante permanente à Kinshasa, alors que cette Radio en a un à Brazzaville. Contrairement à ce procès, celui du général Dabira n’a pas bénéficié du même intérêt au niveau des médias internationaux, y compris RFI. On aura ainsi constaté qu’il y a eu deux procès, deux traitements différents dans les médias internationaux. Les chevaliers de la plume et du micro congolais, notamment, peuvent se féliciter du travail qu’ils ont accompli pendant les deux procès, Mokoko et Dabira. A en croire quelques journalistes interrogés, ils reconnaissent que les autorités judiciaires leur ont permis de travailler dans toute liberté. Wilfrid LAWILLA