Le désarmement au centre des préoccupations au Tchad
Au Tchad, plus de deux semaines après la signature de l’accord de paix entre la junte militaire et les politico-militaires à Doha, au Qatar, la question du désarmement est au centre du dialogue national qui vient de s’ouvrir. Si ce processus est prévu dans l’accord de Doha, sa mise en œuvre semble encore incertaine et pour cause : les mouvements rebelles signataires ne sont pas ceux qui possèdent le plus d’hommes et d’armements. Cessez-le-feu et DDR Cet accord de paix prévoit un cessez-le-feu général, la mise en place d’un programme de désarmement, démobilisation et réinsertion. Mais aussi, l’adoption et l’application d’une loi d’amnistie ainsi que la libération réciproque des prisonniers de guerre. Cependant, plus de deux semaines après, le processus de désarmement n’a toujours pas été entamé. Les leaders des mouvements rebelles signataires se sont contentés de revenir au Tchad pour prendre part au dialogue national, tout en conservant leurs troupes et équipement militaires intacts… Lire la suite sur DW
Auriac Boubelo : Le renouvèlement des passeports et le payement de la bourse, principales sources de préoccupations des Congolais de Tunisie

INTERVIEW. Plus d’un demi-millier de Congolais vivent actuellement en Tunisie, dont une majorité d’étudiants. Ils sont répartis principalement entre les villes de Tunis, Sousse et Sfax, selon l’Association des étudiants et stagiaires congolais en Tunisie (A.E.S.C.T). Son président, Auriac Boubelo, évoque dans cet entretien les préoccupations de ces derniers. PAGESAFRIK : Pouvez-vous vous présenter et nous parler brièvement de votre parcours universitaire ? Je suis Auriac Boubelo, étudiant en Master 2 Droit des Affaires. Je suis arrivé en Tunisie en 2017 après avoir obtenu mon bac A. J’ai eu à choisir le Droit comme domaine de mes études parce que j’ai toujours voulu combattre l’injustice dans toutes ses formes. Ma première année en Tunisie n’a pas été du tout facile du point de vue social vu que j’étais néophyte ; du coup il a fallu que je m’acculture en apprenant l’idiome (le dialecte tunisien) pour m’intégrer dans mon pays d’accueil. Qu’est-ce qui vous a amené à suivre vos études en Tunisie ? Était-ce votre premier choix ? C’est l’envie d’étudier dans de meilleures conditions et sans tracasserie. Car, j’étais très déçu de voir mes amis et connaissances de l’Université Marien Ngouabi ne pas pouvoir suivre leurs cursus comme ils eurent souhaité. Mon premier choix s’était porté sur la France. Mais à cause des procédures trop longues qui pouvaient encore me retenir au pays, j’ai opté pour la Tunisie. Vous avez été réélu en mai dernier président de l’AESCT. En cette qualité, pouvez-vous nous présenter la communauté congolaise de Tunisie ? L’Association des Etudiants et Stagiaires Congolais en Tunisie (A.E.S.C.T) est une organisation à but non lucratif, apolitique et laïque, née de la volonté de mettre en place une structure visant à regrouper l’ensemble des étudiants et stagiaires congolais en séjour d’études en Tunisie. Créée à Tunis, conformément au décret-loi N° 2011-88, daté du 03 août 2003 à Tunis sur base académique et associative, l’A.E.S.C.T a pour but de renforcer les liens de solidarité et de fraternité facilitant l’intégration de tous les étudiants et stagiaires congolais en Tunisie ; mettre en place un cadre de suivi académique pour accompagner les Congolais en séjour d’études en Tunisie et servir de relais entre les étudiants et stagiaires congolais en Tunisie et le Congo. L’Association se fixe aussi comme but de défendre le plein droit, les intérêts de tout étudiant et stagiaire congolais en Tunisie et de promouvoir la culture congolaise en Tunisie. Le croisement des chiffres actuels avec des sondages antérieurs estime l’effectif des Congolais en Tunisie à plus de 600 personnes. L’intégration de vos compatriotes se passe comme vous le souhaitez ? Selon notre expérience, l’intégration des Congolais ne se passe pas comme on le souhaite du fait que nombreux parmi eux ont du mal à s’intégrer et aussi parce que nous ne disposons pas des moyens nécessaires pour organiser des activités à même d’y contribuer. Quelles sont les principales préoccupations et les difficultés auxquelles ils sont confrontés ? Le renouvèlement des passeports et le payement de la bourse sont les principales préoccupations des Congolais de Tunisie. Ces deux points sont capitaux, car ils sont la principale source des problèmes que rencontre notre communauté. En effet, beaucoup d’étudiants et de stagiaires congolais vivent en situation irrégulière sur le territoire tunisien du fait que leurs passeports sont arrivés à expiration. Ils ont régulièrement des soucis avec la police tunisienne à cause de cette situation et nous ne cessons de recevoir des appels afin de trouver des solutions. S’agissant des boursiers, nombreux n’étudient plus faute de moyens. Certains d’entre eux sont obligés de chercher des petits boulots pour survivre. Et quand bien même ils en trouvent, cela se fait dans le noir pour la simple raison que les étudiants étrangers n’ont pas le droit de travailler en Tunisie. C’est ainsi que beaucoup tombent sur des employeurs qui abusent d’eux, surtout les femmes. Sachant qu’ils traversent de graves difficultés financières et sont en situation irrégulière, ils essaient au maximum de tirer profit de la situation. D’ailleurs, je suis plusieurs fois intervenu dans ce genre de cas. La situation est telle que nous sommes obligés de cotiser tout le temps afin d’assister un tant soit peu les compatriotes en grande difficulté. En avez-vous fait part aux autorités congolaises locales et nationales et ont-elles pu vous apporter leur aide ? Oui, nous rendons régulièrement compte de toutes ces situations au Consulat du Congo Brazzaville en Tunisie qui nous a mainte fois assistés, notamment dans les cas d’arrestation. Mais il faut savoir que les problèmes auxquels nous sommes confrontés demandent plus d’assistance financière (cas sociaux, organisation des activités académiques et culturelles, entre autres). Comment qualifieriez-vous les rapports entre l’AESCT et le Consulat du Congo en Tunisie ? Les rapports entre l’AESCT et le Consulat du Congo Brazzaville en Tunisie sont normaux. Comme je venais de le dire, ils nous assistent quand ils le peuvent, surtout en matière d’arrestation. Etant donné que les problèmes des Congolais vivant en Tunisie sont nombreux et variés, j’insiste que nous voulons plus que l’assistance actuelle. Avez-vous des conseils à donner aux étudiants qui souhaiteraient poursuivre leurs études en terre tunisienne ? Oui, j’aimerais conseiller aux étudiants souhaitant poursuivre leurs études en Tunisie de toujours contacter l’AESCT pour mieux s’informer sur les différents aspects liés à la vie estudiantine en Tunisie et éviter de se faire arnaquer par des personnes indignes de confiance. Il est important qu’ils sachent que l’AESCT est le seul organe auquel le Consulat du Congo Brazzaville en Tunisie a donné le pouvoir de gérer les problèmes estudiantins. Aux parents d’étudiants, je les exhorte d’avoir l’œil sur les études de leurs enfants, car nombreux préfèrent mettre l’argent de côté au lieu de payer l’école et choisissent quelque parfois de ne pas aller au cours. Il est toujours important qu’ils se rapprochent de l’AESCT qui peut les aider à mieux surveiller le parcours académique de leurs enfants. Pour ceux d’entre eux qui ont du mal à payer les études de leurs enfants, essayez au moins de trouver une solution afin que ces derniers rentrent au pays ou ailleurs dans
Rentrée gouvernementale : Apporter des réponses urgentes aux préoccupations essentielles des Burkinabè, selon le Président du Faso

Le gouvernement a effectué ce mercredi 8 septembre 2021 sa rentrée, à la présidence du Faso. L’exécutif renoue ainsi avec les travaux de l’hebdomadaire Conseil des ministres suspendus durant le mois d’août. Les activités gouvernementales reprennent donc avec plus d’intensité. Pour le Président du Faso, Son Excellence Roch Marc Christian Kaboré, cette reprise permettra au gouvernement, de travailler d’arrache-pied, pour apporter des réponses aux préoccupations pressantes des Burkinabè. Ce mercredi 08 septembre 2021, les membres du gouvernement, arrivent hâtivement au palais de Kossyam, les bras chargés de dossiers. L’ambiance ordinaire des jours du traditionnel conseil des ministres reprend du service. C’est la reprise des activités du reste jamais suspendues durant ce mois d’août. La session est présidée par le Chef de l’Etat, pour qui le mois d’août n’a pas été du tout repos. « Déjà, je dois vous dire que je n’ai pas pris de congé. Vous êtes Burkinabè comme tout le monde, vous avez vu la situation au mois d’août, donc en tant que président du Faso, il m’était impossible de prendre des vacances dans ce contexte », a-t-il confié à la presse. Pour cette rentrée, plusieurs grands dossiers attendent les membres du gouvernement. En plus de la question sécuritaire, il y a la question de la vie chère, des logements sociaux, les problèmes fonciers. Mais le président du Faso se veut rassurant. Roch Marc Christian Kaboré note que « l’équipe gouvernementale est engagée à trouver l’ensemble des solutions qui permettront aux Burkinabè de vivre dans une certaine sérénité» . Outre ces dossiers susmentionnés, il y a la préparation du budget 2022 et de la conférence sur le financement du PNDES II. « Le gouvernement doit s’atteler également à la préparation du Plan national de développement économique et social (PNDES) en sa deuxième phase, pour que d’ici le mois de novembre, nous puissions le soumettre aux partenaires pour le développement », précise le Président du Faso. Le Premier ministre, arrivé quelques minutes avant, s’est réjoui de retrouver l’équipe gouvernementale pour poursuivre avec plus de détermination, la mise en œuvre des grands chantiers de l’agenda du Chef de l’Etat. Pour Christophe Joseph Marie Dabiré, ce dernier trimestre de l’année 2021 sera consacré à la mise en œuvre de ces promesses présidentielles. « Nous allons travailler à faire en sorte que dans le dernier trimestre de 2021, nous puissions engager les grandes réformes que le Président du Faso a annoncées lors de sa campagne présidentielle et lors de son investiture » a indiqué Christophe Joseph Marie Dabiré.